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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 18:45

Faubourg36FAUBOURG 36 : Après le succès de ses Choristes, Chritophe Barratier ne change pas de registre et reste dans le film d’époque franchouillard et musical. Il retrouve Gérard Jugnot et Kad Mérad, aux côtés de Clovis Cornillac, qui campent trois ouvriers du spectacle au chômage qui décident d’occuper le music-hall qui les employaient auparavant, en montant un spectacle populaire. La reconstitution d’un Paris de carte postale est assez réussie, même si les clichés (dont les distributeurs internationaux raffolent) et les plans vus et revus (les toits de Paris la nuit etc…) abondent. L’atmosphère recrée à travers la musique, la photographie, les décors et les costumes, fonctionne. Au delà de ça, le film est quand même pas très original et emprunte à beaucoup d’inspirations (le triangle amoureux à la Moulin Rouge entre autre !), et s’étale sur deux longues heures (il aurait gagné à couper une demi heure). Ceux qui n’ont pas encore marre de voir Cornillac et Merad dans trois films français sur quatre seront ravis de les retrouver surtout qu’ils livrent ici une performance des plus agréables. La jeune Nora Arnezeder est resplendissante et chante bien, mais ne possède qu’une palette d’émotions très limitée. Au final, ce Faubourg 36 est un bon film populaire, gentil mais trop lisse. Dans le même genre d’histoire, on préfèrera l’excellent Madame Henderson Présente de l’anglais Stephen Frears avec Judi Dench, Anthony Hopkins et Kelly Reilly.
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entrelesmursENTRE LES MURS : Récompensé par la Palme d’Or à Cannes, Entre les Murs propose une plongée dans le quotidien des acteurs de l’éducation de notre pays. Dans un collège difficile du 10ème arrondissement de Paris, nous suivons François, un jeune professeur, confronté au problèmes inhérents de son métier, pas facile tous les jours. L’immersion de ce docu fiction est très réussie, la caméra est au plus près des personnages, permettant de saisir leur moindre émotion. François Bégodeaux (qui a aussi écrit le livre dont le film est inspiré) campe un professeur sensible, proche de ses élèves mais non exempt de défauts (donc humain !). Face à lui, les jeunes comédiens sont déconcertants de naturel dans des rôles que l’on imagine de composition. A l’opposé, les scènes entres adultes sont beaucoup moins convaincants, oscillant entre surjeu et manque de naturel. Même si le film possède quelques longueurs, la fraîcheur de leurs échanges, les messages et les thèmes abordés sans jamais être trop lourds (l’exclusion des sans papiers, la conseil de discipline…), font que l’on passe tout de même un bon moment. Le film m’a également rappelé quelques souvenirs dissipés de cours, mais tout de même, le collège a bien changé depuis la mienne de scolarité !
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commentaires

Paulo 30/09/2008 22:08

Peut-être que mon engouement était lié au fait d'être invité à une avant première... Ça faisait longtemps.Personnellement, j'ai bien accroché avec ce côté cliché de Paris en fait...Bon après pour les acteurs, c'est pas faux, mais j'aime beaucoup Cornillac... même si on le voit partout ces derniers temps.Mais c'est clair que j'ai beaucoup pensé à Moulin Rouge par moment... C'est ce qui m'a plu aussi.

eelsoliver 30/09/2008 19:29

Bravo pour cet article sur ces 2 films de qualité: tu retrouveras leur critique sur mon blog, catégorie actualité du cinéma!