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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 14:55

C'était la Fête du Cinéma ce week-end, et ça continue dans les cinémas UGC jusqu'à demain. Peut-être que ces deux films ont fait ou vont faire partie de vos séances. Avec cette chaleur, la fraicheur d'une bonne salle de cinéma est plus que bienvenue, alors ne vous privez pas !

bachirValse avec Bachir : Bredouille à Cannes, cette Valse avec Bachir devrait se rattraper avec son exploitation nationale et ce ne serait que justice rendue. L’œuvre d’Ari Folman, un cinéaste israélien, se révèle être une peinture marquante et atypique de l’histoire de son pays. Alors que le Persepolis de Marjane Satrapi est encore dans les esprits, le cinéaste a tout de même choisi l’animation pour y dépeindre ses souvenirs. Un choix osé mais payant, la poésie et la force du message sont transcendés par l’animation. Plus parlants que des images documentaires, les dessins animés du film bénéficient d’une recherche graphique sublime qui contraste avec le choc de ce qu’ils relatent. La scène magistrale et enivrante qui voit les soldats sortir de la mer tels des fantômes, en est une illustration probante. Transposant à l’écran ses blessures mais aussi celles de son pays, le réalisateur joue avec la chronologie pour mieux restituer le malaise et la déroute psychologique de ses personnages, ce qui entraine quelques problèmes de rythme d'ailleurs. Fouillant dans ses souvenirs perdus, Ari Folman dénonce, réfléchit et témoigne. Des représailles sanglantes des chrétiens phalangistes sur des réfugiés palestiniens à l’assassinat du président libanais Bachir Gémayel, tous les évènements marquants sont présentés à la fois de manière réaliste et fantasmagorique, grâce à la magie de l’animation. On sort sonné et même bouleversé par la force des images animées, qui laissent leurs Image810places sur les dernières minutes à des images vraiment réelles qui rappelle qu’il ne s’agit hélas pas que d’un mauvais rêve. Une expérience à vivre et à admirer.

definitelyUn Jour Peut-Être: Révélé par l’action dans Mi$e à Prix, Ryan Reynolds s’essaie cette fois à la comédie romantique et s’entoure de trois jolies femmes pour marquer le coup. Le comédien interprète Will, un trentenaire bientôt divorcé dont la fille de dix ans veut absolument tout savoir sur sa vie amoureuse. Il décide alors de tout lui raconter, de ses débuts à New York en tant que militant pour Bill Clinton, en passant par ses flirts dont l’un d’entres eux se soldera par la naissance de sa fille. Cette dernière, avec le spectateur, devra deviner selon le récit de son paternel, laquelle est sa mère. Le concept est original pour une comédie romantique qui s’étale sur plusieurs années, contrairement à la plupart se déroulant sur quelques jours. Le scénario évite tous les clichés du genre, ou presque, et c’est fort appréciable. Mais la force d’Un Jour Peut-Être réside indéniablement dans son casting impeccable. Ryan Reynolds fait preuve d’une surprenante aisance dans le genre, loin de ses précédents rôles, et convainc dans la peau de ce jeune papa divorcé. L’alchimie avec Abigail Breslin (révélée par Little Miss Sunshine et qui a bien grandie) qui joue sa fille en est d’ailleurs l’illustration. Face à lui, trois femmes toutes aussi délicieuses les unes que les autres, triées par couleur de cheveux et tempérament. La blonde Elizabeth Banks est le premier amour de lycée, la brune Rachel Weisz est l’intellectuelle fatale qui flirte avec son professeur (Kevin Kline), et Isla Fisher incarne la rousse vénitienne candide et désinvolte.Fort de dialogues savoureux et d’une mise en scène pointilleuse, le film se dote
d’un note nostalgique des années 90 des plus savoureuses. Mêlant un soupçon de Love Actually et un peu de Bridget JonesImage4 au masculin, Un Jour Peut-Être est un film qui réjouira les fans du genre et ne déconcertera pas les autres.

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