Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 20:00

orphanageheader
Ça y est ! J’ai enfin vu l’Orphelinat, le phénomène cinématographique de l’année en Espagne. Il m’a fallu le temps pour aller le découvrir en salles car je ne voulais pas aller voir ce film seul. Malgré les avis positifs qui m’ont été rapportés, j’ai surtout retenu les avertissements envers le potentiel effrayant de l’œuvre (n’est-ce pas Brice ?). Comme le hasard fait bien les choses, Poka, fraîchement UGCisée, avait aussi envie de le voir. Deux ou trois SMS après, nous voilà plongés dans le noir pour découvrir la dernière production de Guillermo Del Toro. Si ce dernier n’en est que producteur, il est indéniable qu’il partage avec le réalisateur Juan Antonio Bayona, un goût prononcé pour le mélange du cinéma horrifique et de poésie comme il l’avait illustré sur le Labyrinthe de Pan. Dans l’Orphelinat, Laura revient vivre avec sa famille dans l’établissement où elle a grandi, dans lequel elle projette d’inaugurer un centre pour jeunes handicapés. Son fils Simon ne tarde pas à entrer en contact avec des amis imaginaires avant de disparaître mystérieusement…
orphanagebanner
De ce synopsis, le cinéaste espagnol nous entraîne de main de maître dans une intrigue ficelée et éprouvante pour les nerfs. Les tourments de l’héroïne, magistralement portée par Belén Rueda,  face à la disparition de son fils et aux phénomènes surnaturels sont propices à des scènes d’effroi particulièrement efficaces. Mais point de surenchères de gore débile à la Saw ici, Bayona mise plutôt sur la subtilité soulignée par un montage intelligent dont la scène de la médium est une parfaite illustration. Le scénario nous tient en haleine en abordant des thèmes pertinents et murs, malgré quelques longueurs vers le milieu du film, jusqu’à un dernier acte survolté où culmine un final tout bonnement magnifique. Un concentré de poésie qui contraste avec le glauque et le sordide de ce qui se passe dix minutes avant. Dommage qu’un épilogue inutile avec le mari vienne alourdir ce climax idéal. Pour une première réalisation, Bayona signe une œuvre incontournable que l’on ne devrait pas limiter au genre horrifique.
note8

Partager cet article

Repost 0

commentaires

sab 28/03/2008 02:00

Tout le monde m'en parle mais pourtant je ne me sens pas over motivée pour aller le voir. Il faut dire aussi, ces temps ci j'ai envie de films légersEt le probleme des films d 'horreur et de suspense, c'est que j'ai l'impression d'en avoir déjà vu ^un peu trop ...bisousss

Brice 26/03/2008 05:01

Mais je vois pas du tout de quoi tu veux parler Kinoo ;)