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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 13:00

1408
" Personne ne tient plus d’une heure " dit-on de la chambre maléfique dans laquelle s’aventure le sceptique John Cusack. La formule pourrait facilement s’appliquer à l’attention du spectateur, qui au bout de soixante minutes, s’échappe, la faute à un séjour trop longuet et des effets de style fatigants. Dans cette adaptation d’une nouvelle du maître du frisson Stephen King, Mike Enslin, auteur cynique et sceptique de plusieurs ouvrages type " Guide du Routards des lieux hantés américains ", découvre l’existence de cette chambre 1408 du Dolphin Hotel, dans laquelle se seraient produites des dizaines de morts inexpliquées. L’écrivain, malgré les incessantes mises en garde du charismatique mais peu présent Samuel Jackson, décide d’y séjourner. Commence alors une démonstration d’épouvante efficace dans une première partie qui regorge de scènes frissonnantes et ingénieuses, à l’image des scènes avec le poste de radio ou la stressante ballade sur une corniche sans fenêtre que n’aurait pas renié La Quatrième Dimension.

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La musique mixe intelligemment les instruments avec des bruits de parquet qui grince pour donner un résultat original et assez angoissant. Le son est d’ailleurs un des éléments clés dans la mise en scène de l’angoisse selon Michael Hafström, qui joue avec le volume allant du silence complet à la débauche de décibels. John Cusak porte le film sur ses épaules et livre une performance remarquable, son talent n’était plus à prouver. Malheureusement, le reste du film ne suit pas. Le scénario tourne en rond et se perd dans des allers et retours éprouvants pas vraiment nécessaires, avant de basculer dans l’excès et le grand-guignolesque qui enlèvent toute crédibilité que l’on aurait pu trouvé auparavant. Tiré d’une nouvelle, le film paraît pourtant bien long et reste plus que prévisible malgré le potentiel de l’œuvre originale. La Chambre 1408, pour laquelle on émet de fortes réservations, ne révolutionnera donc pas le genre et ne parviendra sûrement pas à se hisser au panthéon des meilleurs adaptations de Stephen King. Les plus inconditionnels de King et les curieux trouveront leur compte avec l’interprétation de John Cusack et les frissons de la première partie réussie. Dans les salles le 16 janvier 2008
notes6

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