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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 15:40

luckyluke
A l’Ouest, que du nouveau ! L’homme qui tire plus vite que son ombre s’anime sur grand écran et entraîne les spectateurs de 7 à 77 ans dans une ruée vers le rire. Avant d’être incarné par Jean Dujardin en 2008, l’homme qui tire plus vite que son ombre s’anime au cinéma. Et c’est les talentueux studios Xilam, déjà familiers du personnage pour l’avoir animé à la télévision, qui se sont chargé de l’adaptation. Si le scénario de " Tous à l’Ouest " est assez convenu, cette nouvelle aventure de Lucky Luke est remarquable en plusieurs points. Inspiré de l’album " La Caravane ", le film suit un groupe d’immigrants européens, auxquels notre cow-boy solitaire favori prêtera main forte dans leur traversée des Etats-Unis. Ce road movie a des inspirations très cartoon, de Chuck Jones à Tex Avery, les animateurs s’en sont donné à cœur joie et cela se traduit par des scènes assumées de délires en tout genre, à l’image des pétages de plomb de Joe Dalton ou encore des courses poursuites délirantes. L’animation est d’ailleurs d’excellente facture et a bénéficié d’une attention minutieuse. Le format cinéma permet à l’univers de Lucky Luke de gagner en dimensions épiques et en angles et prises de vue cinématiques. On retrouve une galerie de têtes connues issues de l’imagination de Morris et Goscinny avec un grand plaisir nostalgique. Lambert Wilson, Clovis Cornillac ou encore François Morel composent le casting vocal le plus cool de l’Ouest et s’éclatent visiblement à prêter respectivement leurs voix à Lucky Luke, Joe Dalton et Rantanplan. Le film se paye même le luxe d’avoir la chanteuse Dee Dee Bridgewater qui incarne une pulpeuse meneuse de revue, dont l’accent américain ajoute une touche d’authenticité et un charme certain au film. Entre les gags et les scènes de bravoure, on savoure les clins d’œil et les références cinéphiles qui abondent. Petit bémol qui dénote, on aurait aimé voir Lucky Luke s’illustrer dans plus de scènes de bravoures, les trop peu nombreuses fois où il démontre ses talents d’as de la gâchette étant très réussies et nous laissant un peu sur notre faim. Mais ne boudons pas notre plaisir à retrouver le " poor lonesome cow-boy " dans une aventure cinématographique en tout point éclatant. Les studios Xilam, déjà remarqués à la télévision pour les séries " Les Zinzins de l’Espace " ou " Oggy et les Cafards ", sont assurément à surveiller. Dans les salles le 5 Décembre.
notes7

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