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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 16:58

Dans l’inconscient collectif et pour le grand public, L’Etrange Noël de Mr Jack a été réalisé par Tim Burton. Et pourtant, le véritable réalisateur du film se nomme Henry Selick et il nous présente aujourd’hui son dernier film, Coraline. A l’heure où les studios d’animation se livrent bataille sur le front de la 3D à coups d’images de synthèses toujours plus bluffantes les unes que les autres, l’animation image par image est un art en perdition. Heureusement, il reste des artistes comme Henri Selick (ou Nick Park, le papa de Wallace & Gromit) qui y tiennent encore. Et tant mieux, car le charme de Coraline réside en partie dans cet art, cette animation imparfaite qui nous ramène à nos souvenirs d’enfance quand on faisait vivre nos propres jouets. Basé sur un conte de Neil Gaiman, le film suit les aventures de la jeune Coraline Jones, qui vient d’emménager avec ses parents, toujours trop débordés pour s’occuper d’elle, dans une nouvelle maison. La jeune héroïne en profitera pour explorer la maison de fond en comble jusqu’au moment où elle découvrira une étrange petite porte, passage vers un monde parallèle où tout le monde possède des boutons à la place des yeux et où ses parents seraient devenus parfait. Le scénario est finement écrit, même si il n’évite pas quelques longueurs à mi-parcours et réserve son lot de surprises et aborde des thèmes familiers de façon originale.


Les personnages sont moins nombreux que dans l’Etrange Noël, mais sont plus travaillés et n’en sont pas moins loufoques à l’image de Miss Forcible et Miss Spink, les deux divas à la retraite maquillées à la truelle et doublées par French & Saunders en VO. Il ne va sans dire que visuellement c’est époustouflant de beauté (et plus encore en 3D). L’univers crée par Henry Selick et son équipe est à la fois enchanteur (le jardin merveilleux des parents boutonneux), poétique et aussi effrayant (la transformation de la nouvelle mère). A ce titre, j’ai trouvé le film très sombre par moment et certains passages pourraient effrayer les plus jeunes. C’est encore plus magique quand on se dit que tout a été construit et animé à la main. La musique de Bruno Coulais, légère et envoûtante, sublime les images déjà très belles. Au final, Coraline est un petit bijou d’animation qui ramène le spectateur en enfance en un clin d’œil. Un classique instantané.


Club 300 : J’ai assisté lundi dernier à une projection spéciale du film, introduite par Henry Selick (très intéressant et qui a l’air assez excentrique et posé à la fois), Neil Gaiman et Bruno Coulais dans le cadre du Club 300. Outre le fait que le film était projeté en 3D, les trois hommes ont ainsi pu livré quelques anecdotes sur la création du film avant de remettre une lithographie du film à une spectatrice, heureuse gagnante d’un tirage au sort. Une jolie soirée !

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Published by Kinoo - dans Cinéma
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