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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:00

Depuis Borat en 2006 dans lequel il a tourné en ridicule des dizaines d’américains, Sacha Baron Cohen est devenu un chat noir pour beaucoup. Alors quand l’énergumène décide de récidiver avec un nouveau personnage, le comédien de tous les excès s’est métamorphosé quitte à en devenir méconnaissable. Fini le journaliste kazakh moustachu, poilu et enrobé, Brüno est un présentateur autrichien gay victime de la mode au corps sculptural et entièrement épilé. Le concept n’a pas changé, à travers les extravagances de son personnage, il souligne la bêtise des gens qu’il rencontre dans ses pérégrinations, et cette fois-ci, il va encore plus loin, très très loin même. La storyline un peu légère suit le présentateur, viré de son émission en Autriche, se confronter au rêve américain et surtout aux mœurs conservatistes caractéristiques de certaines régions des USA. Plus trash que jamais, Brüno tire à vue sur les homophobes, les catholiques, la superficialité du monde de la mode et de la célébrité, la folie de l’adoption (Angelina et Madonna prennent cher !)…


Si les scènes jouées manquent un peu de fraîcheur (elles sont de toute façon très peu nombreuses), les moments de vérité réservent des scènes d’anthologie à la pelle : le talk show durant lequel il présente son enfant à un public outré, l’entretien surréaliste avec un pasteur spécialisé dans la conversion de gay en hétéro ou ce final mythique où il embrasse son partenaire à pleine bouche au milieu d’une arène de combat, devant un public d’homophobes enragés. Pire, il faut le voir s’acharner à résoudre le conflit israélo-palestinien en chantant une niaiserie avec les représentants des deux parties. On ne peut pas lui enlever l’incroyable courage (ou démence) qu’il a eu pour se mettre dans des situations pareilles (et encore, je ne vous ai quasiment rien révélé !). Brüno est un spectacle à réserver à un public averti, Sacha Baron Cohen n’hésitant à se montrer intégralement en full frontal à la caméra : prudence pour les prudes. Le film de Larry Charles est un défouloir jubilatoire, hallucinant d’audace et de provoque extrême, qui fait malgré tout réfléchir derrière les nombreux fous rires. Et ne manquez pas le clip caritatif à la fin, avec des guest-stars à foison!
Sortie en Salles: 22.O7.O9

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Published by Kinoo - dans Cinéma
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commentaires

Paul Laurendeau 23/07/2009 11:18

Bruno c'est l'homosexualité masculine sous le capitalisme. Délicat...

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/08/13/homosexualite-masculine-et-capitalisme/

mais partiellement salutaire.

Paul Laurendeau 23/07/2009 11:18

Bruno c'est l'homosexualité masculine sous le capitalisme. Délicat...

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/08/13/homosexualite-masculine-et-capitalisme/

mais partiellement salutaire.