Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 07:32

Après nous avoir délivré le navet préhistorique 10.000 B.C, Roland Emmerich revient à ses premiers amours: la destruction de masse. Et dans le domaine, il peut se targuer de plusieurs apocalypses: une invasion alien dans Independance Day (il plancherait d’ailleurs sur deux suites), un bouleversement climatique fatal dans Le Jour d’Après. Pour 2012, la recette n’a pas changé. Partant de la croyance populaire (plus buzz que fondée) selon laquelle plusieurs prophéties s’accorderaient à dire que la fin du monde serait arrêtée au 21 décembre 2012, le réalisateur allemand en tire un film catastrophe efficace sur les effets spéciaux mais catastrophique dans tous les autres domaines. Le scénario tire en longueurs et les dialogues sont ridicules de clichés. Pas facile pour les acteurs, même de la trempe de John Cusack, de se dépatouiller avec un matériel de base aussi niais. On passera sur les invraisemblances et les incohérences de beaucoup de scène, la crédibilité en prend un coup. Le héros a quand même beaucoup, beaucoup de chance pour se tirer à chaque fois des pires situations!


La direction d’acteurs paraît inexistante, le réalisateur préférant sans aucun doute se concentrer sur les scènes de catastrophe et il n’a pas son pareil pour donner au public du grand spectacle pour tout amateur de destructions massives. Les images de la Californie ravagée par un tremblement de terre géant ou d’un raz-de-marée engloutissant l’Himalaya en mettent plein la vue, grâce à des effets visuels dans l’ensemble réussis. Le problème est que pour les spectateurs qui avaient visionné la bande-annonce comme moi, il n’y a pas grand-chose d’inédit à se mettre sous la dent si ce n’est les interminables scènes de dialogues barbantes. On s’ennuie ferme en attndant le prochain moment de bravoure.  2012 est un blockbuster popcorn efficace car les spectateurs en auront pour leur argent, mais qui manque cruellement de consistance et d’un réel intérêt cinématographique.  A voir une fois pour les belles images mais pas plus: Qui se sentirait honnêtement de se retaper 2h40 de 2012 (à la limite en passant les scènes ennuyeuses, à savoir les ¾ du film!)?

Partager cet article

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article

commentaires