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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:01

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Artiste talentueux des studios Pixar où il a officié sur Le Monde de Nemo et WALL•E en tant que réalisateur, Andrew Stanton laisse l'animation pour les prises de vue réelles en s'attaquant à un défi colossal: adapter la saga littéraire de science-fiction qui a inspiré les plus grands cinéaste du genre depuis des dizaines d'années. La Princesse de Mars, écrit par Edgar Rice Burroughs, a en effet posé les bases de la science-fiction moderne et George Lucas, James Cameron ou encore Ridley Scott ont tous puisé dans cette œuvre pour bâtir leurs propres univers. Le défi pour Stanton n'en est que plus laborieux, proposer avec John Carter un film à la fois fidèle mais qui ne passe pas également pour une copie de ce qui s'est déjà fait à l'écran. Mission accomplie.

 

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On sent tout de suite la passion du réalisateur pour son sujet. Le soin accordé aux détails qui font vivre un univers est méticuleux et la genèse du personnage est bien amenée et loin d'être bâclée. On découvre donc John Carter, vétéran et veuf de la Guerre Civile américaine qui se refuge dans une caverne lorsque son convoi est attaqué par des indiens. Après une rencontre du troisième type, il est transporté sur Barsoom, plus connue des terriens sous le nom de Mars. Là, il porte secours à une Princesse en détresse et s'immisce dans un conflit entre les villes humanoïdes de Zodanga et Helium, et les Tharks: une race d'énormes créatures verdâtres à deux paires de bras.

 

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Si le scénario tacle des thèmes familiers, il faut tout de même souligner l'effort pour donner de la profondeur aux personnages et au récit en partant d'une œuvre originale vieille de plus de cent ans. C'est classique dans le bon sens du terme à défaut de révolutionner le genre. Taylor Kitsch porte le film sur ses épaules musclées et possède le charisme, le physique et l'humour nécessaires à un tel héros. Lynn Collins incarne la princesse rebelle Dejah avec un peu moins de présence mais avec un physique à se damner. Les seconds rôles humains (Ciaran Hinds, James Purefoy et Polly Walker) sont par contre négligés tandis que Mark Strong continue de jouer au méchant. Les Tharks, créatures incarnées grâce à la magie de la performance capture par Thomas Haden Church et Willem Defoe, rivalisent de réalisme avec les N'avis de James Cameron.

 

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John Carter offre aussi de superbes moments de bravoure parfaitement maîtrisée, à l'image du combat dans l'arène avec les deux grands singes blancs. La scène où le héros combat une armée de martiens, entrecoupée de séquences en flashbacks de sa famille disparue, témoigne de la virtuosité du réalisateur et offre une dose d'émotion étonnante pour une séquence d'action. Les décors sont visuellement splendides, offrant des paysages arides et ruines exotiques fidèles aux descriptions du roman. Malgré la durée assez conséquente du film, on sent qu'il aurait fallu plus de temps pour installer un univers aussi riche, le scénario emprunte pas mal de raccourcis et la relation entre Carter le princesse en prend un coup niveau crédibilité. Mais au final, John Carter est un spectacle au charme nostalgique et marqué par une mise en scène moderne. Un blockbuster qui a du cœur et dont on souhaite le succès, car on retournerait volontiers sur Barsoom.

 

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Sortie en salles: 07.03.2012

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Published by Kinoo - dans Critique
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commentaires

David T 21/03/2012 14:01

C'est un peu foutraque, certains personnages sont transparents, mais le fim est bourré de charme. Une grande aventure trippante.

Aurore 12/03/2012 21:33

J'ai adoré ce film! Un bon moment, et les 2h30 sont passées vite. Je pense y retourner! :)

David T 09/03/2012 14:02

Je suis trèèès curieux de le voir. Les avis sont tellement contrastés d'une personne à l'autre...