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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:40

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Steven Soderbergh est un réalisateur pour le moins productif (trois films à l’affiche en un an) et éclectique. Du film de braquage au drame intimiste, en passant par des essais expérimentaux ou des actionners bourrins, le cinéaste aime varier les plaisirs. Pour son dernier film, il s’est inspiré des débuts de stripteaser de son acteur Channing Tatum (qu’il a dirigé dans Piégée) pour livrer une plongée enivrante dans l’univers de ces hommes qui s’effeuillent pour vivre. Inspiré de faits réels donc, Magic Mike suit le parcours du jeune Adam, ouvrier sans talent sur un chantier, qui est pris en main par Mike, trentenaire entrepreneur qui se déshabille sur scène en attendant de réaliser ses rêves, qui l’embarque dans la folie du striptease: argent facile, filles et soirées.

 

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Channing Tatum dévoile ici une sensibilité inattendu et révèle une palette d’émotions riche et convaincante. Comme il l’avait fait pour Julia Roberts dans Erin Brokovitch ou George Clooney dans les Ocean’s, Soderbergh parvient à diriger son comédien pour en tirer le meilleur. Le jeune acteur déploie toute l’étendue de ses talents physiques lorsqu’il s’agit des numéros dansés, félin et sexy en diable, il galvanise l’assemblée que ce soit en solo ou en groupe. Car le public féminin et gay ne seront pas déçus du voyage, une troupe de beaux gosses du petit et grand écran se trémoussent et se dévoilent sous la caméra inspirée et virevoltante du réalisateur. Vous pouvez compter sur Alex Pettyfer (Numéro Quatre), Matt Bomer (FBI, Duo très Spécial), Adam Rodriguez (Les Experts: Miami) ou encore Joe Manganiello (True Blood) pour faire grimper la température grâce à des chorégraphies efficaces et une bande originale énergisante.

 

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Dans le rôle du patron excentrique de la boîte de nuit, Matthew McConaughey (spécialiste des rôles torse nu) a l’air de s’éclater mais son numéro est lourdingue à la longue et manque de finesse. Si le scénario demeure très convenu dans l’évolution de ses personnages et dans la romance un peu forcée et que le côté sombre du revers de la médaille est sous-traité (les problèmes de drogue etc…), Soderbergh réussit à proposer un film plutôt classe pour un sujet aussi léger. Il s’amuse toujours autant avec l’image, le cadrage et la lumière (il assure d’ailleurs la photographie lui-même sous le pseudonyme de Peter Andrews) et délivre un spectacle jouissif qui sent bon la sueur et l’huile auto-bronzante. Pas un projet majeur mais qui tient plutôt bien ses promesses.

 

crititque: Jonathan Rabeute

 

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Sortie en salles: 15.08.2012

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Published by Kinoo - dans Critique
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