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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 00:13

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Depuis le colossal succès de Transformers, les studios de cinéma se sont jeté sur les licences de jouets susceptibles de lancer de lucratives franchises sur grand écran. Inspiré du jeu Rock 'Em Sock 'Em Robots avec lequel des millions d'enfants américains ont pu faire boxer un robot rouge et un bleu sur un ring miniature, Real Steel est la nouvelle production Dreamworks et propose un divertissement étonnamment efficace. Généralement avec ce genre de production, il ne faut pas être trop regardant sur la qualité du scénario, du niveau de l'interprétation et se contenter d'en prendre plein la vue avec les effets spéciaux. Fort heureusement et par une heureuse association de talents, cette production de Steven Spielberg remplit non seulement son contrat mais démontre également qu'un divertissement mainstream ne doit pas forcément être mauvais.

 

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Dans un futur proche, la boxe est devenue si violente que les robots ont remplacé les humains sur le ring. Charlie, ancien champion et père en quête de rédemption auprès du fils qu'il avait abandonné, s'est reconverti dans les combats mécaniques sans grand succès. Mais lorsque son fils vient passer l'été avec lui à la mort de sa mère, ils vont s'associer pour construire et entraîner le meilleur robot de la compétition, Atom, trouvé dans une décharge. Spécialiste du divertissement familial, Shawn Levy (La Nuit au Musée, Treize à la Douzaine) parvient à poser les bases d'un univers de science-fiction avec des éléments réalistes pour le rendre crédible. Si la trame et les thèmes sont éculés (le pardon, David contre Goliath, la rédemption etc...), le traitement peut se targuer d'être original et de sortir des sentiers battus. La relation père-fils a été maintes fois traitée au cinéma, pourtant elle est traité de manière juste et moderne.

 

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La réussite du film doit beaucoup à Hugh Jackman qui parvient à incarner un héros au départ plutôt détestable (il n'a que faire de son propre fils et est prêt à le troquer à la tante contre un chèque) à quelqu'un d'attachant et émouvant (le sportif à la reconquête de la gloire perdue). Les seconds rôles s'en sortent également avec les honneurs, Evangeline Lilly prouve qu'on peut jouer dans un blockbuster dans être une potiche et le jeune Dakota Goyo, au look un peu trop « bieberesque », bénéficie d'une alchimie convaincante avec Hugh Jackman. Je me suis surpris à m'être pris au jeu du film, grâce aux scènes de bravoure brillamment exécutées avec des plans très inspirés, et à même être ému par le final. Loin d'être un divertissement familial basique, Real Steel crée la surprise en proposant un spectacle visuellement à la hauteur de ses ambitions et se paye le luxe d'avoir du fond en plus de la forme.

 

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Sortie en Salles: 19.10.11

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Published by Kinoo - dans Critique
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