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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:00

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Les épisodes de Resident Evil en film se suivent et ne se ressemblent pas forcément. De qualité souvent inégale, avec une héroine de plus en plus proche d'un personnage de Dragon Ball Z massacrant des zombies par dizaine à tour de bras. L'ensemble tenait plus de l'adaptation d'un Devil May Cry que d'un Resident Evil. Pourtant, Paul W.S Anderson avait posé les bases d'une solide adaptation du survival horror éponyme en réalisant un premier film relativement angoissant, plein de sursauts pour le spectateur et assez fidèle à l'esprit du jeu vidéo. De retour aux commandes depuis Afterlife, le réalisateur de Mortal Kombat et Event Horizon parvient-t-il à remettre les choses dans l'ordre?

 

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Toujours emmené par Milla Jovovich dans le rôle d'une Alice décidée d'en finir avec Umbrella, traversant par la même les décors de New York, Tokyo et Moscou, le casting s'enrichi de têtes bien connues qui par leur caméo, confirme l'orientation plus que jamais fan service du film. Ainsi, Rain (Michelle Rodriguez), Jill Valentine (Sienna Guillory), Carlos Oliveira (Oded Fehr) et d'autres font leur grand retour avec plus ou moins d'efficacité. Celui de Michelle Rodriguez fait plaisir en soi, mais est assez peu utile et surtout gratuit. De nouveaux venus nous arrivent pour le meilleur (la sublime Ada Wong, le bourru Barry Burton) et pour le pire (le totalement loupé Leon S. Kennedy héros ultra charismatique des jeux vidéos dont le ratage ici fera grincer des dents).

 

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Le film rempli néanmoins son contrat. Celui de divertir. On ne voit pas le temps passer. Les longueurs qui émaillaient parfois Afterlife n'existent plus ici, et c'est un déluge d'action qui nous est proposé, avec des effets 3D un poil plus maitrisés et moins faciles qu'auparavant. Les références et clins d'oeils au jeu sont nombreux (Barry et son magnum, la relation Leon/Ada....). Pour le reste, le film a toujours du mal à savoir dans quel genre concourir. Le laboratoire d'Umbrella toujours digne de l'Etoile Noire de Star Wars fera sourire et les fans du jeu s'insurgeront toujours des combats dignes de Matrix. Mais au final, la série vidéoludique ne se résume-t-elle pas elle même de plus en plus à de l'action non stop? Nonobstant, Resident Evil Retribution reste un divertissement honnête. A savourer sans prise de chou, pop corn à la main, qu'on aime ou pas le jeu vidéo.

 

critique: Julien Gendron

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Sortie en salles: 26.09.2012

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Published by Kinoo - dans Critique
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commentaires

Centre d'appel 09/10/2012 09:35

je me vois déjà en train d'avaler des tonnes de pop corn!
Manon