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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 01:30

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Cinq ans après le culte Hedwig And The Angry Inch, John Cameron Mitchell réalise un petit bijou qui n'a laissé personne indifférent à sa sortie en 2005. Shortbus est une plongée dans la vie sexuelle de trois personnages new-yorkais au lendemain du traumatisme du 11 septembre. Sofia est une sexologue qui n'a jamais connu d'orgasme, James et Jamie sont un couple homo traversant une crise. Leurs chemins se croisent au Shortbus, un club underground où les tabous sont rompus et la sexualité exacerbée.

 

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Passé le choc des images de relations sexuelles filmées à l'état brut, le film aborde des thèmes résolument sombres teintés d'une mélancolie latente caractéristique de l'Amérique post-World Trade Centre. Malgré la noirceur des réflexions sur l'amour et la sexualité, Shortbus est un film totalement positif. Les dialogues sont superbes, l'interprétation du casting d'amateurs est juste et parfaite, brute de décoffrage et sans artifices. Les émotions sont parfaitement retranscrites et chacun se retrouvera obligatoirement dans l'une des histoires et on en sort avec la forte envie d'aimer. Vivement décrié à sa sortie à cause de ses scènes de sexe sans complexe, Shortbus ne vire pourtant pas dans la pornographie ou le glauque comme un film de Larry Clark par exemple. Il y a même une certaine poésie qui se dégage de ces images de coïts, de ménage à trois, de délires sado maso, filmés avec finesse et esthétisme,et accompagnés par une bande originale envoûtante.

 

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Au final, John Cameron Mitchell réussit avec Shortbus à toucher le spectateur au plus près, en peignant son intimité de manière réaliste et personnelle. Plus qu'un film, c'est une expérience de cinéma puissante et inédite, un coup de cœur à toutefois réserver à un public averti.

 

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Published by Kinoo - dans Critique
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