Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 13:22

spidey

 

Reboot attendu au tournant, The Amazing Spider-Man se dévoile enfin et s’avère un divertissement honnête et fun mais plutôt décevant, même si ce n’est pas le désastre annoncé. A peine plus de dix ans après le premier portage réalisé par Sam Raimi (remercié après des différents artistiques sur le troisième opus), ce reboot se pose plus en nécessité mercantile (afin de conserver les droits du personnage chez Sony) qu’une véritable motivation artistique. C’est donc à Marc Webb, réalisateur de la comédie romantique 500 Jours Ensemble, qu’est incombé la tâche de relancer la franchise. La cible est résolument plus jeune et l’intrigue se focalise sur la genèse d’un Peter Parker encore lycéen à la recherche des secrets de ses parents disparus, et sa phase de découverte de ses nouveaux pouvoirs. 

 

spidey2

 

Dans The Amazing Spider-Man, la genèse de l’homme-araignée passe par une première partie plutôt bien maîtrisée dans laquelle le jeune homme est présenté comme un geek timide au passé plein de secrets familiaux. Le réalisateur mène bien sa barque et gère les relations humaines avec talent. Un certain air de comédie indépendante se dégage de quelques scènes et les émotions sont plutôt bien gérées. D’autant que du côté de l’interprétation, Andrew Garfield est vraiment efficace et s’approprie le rôle sans trop de problèmes. Il est touchant et drôle en Peter Parker et débite de la vanne avec charisme sous le masque de Spider-Man. On aurait aimé voir Emma Stone plus à l’écran tant elle fait un rôle féminin intéressant en Gwen Stacy et qu’une alchimie évidente entres les deux perce l’écran. Quelques pistes intéressantes sont exploitées: la relation entre Peter et le père de Gwen Stacy, chef de la police qui a pour cible l’homme-araignée qu’il considère comme un délinquant, et le portrait de l’adolescence vise très juste. 

 

spidey3

 

Là où le bât blesse c’est quand le scénario tente de justifier une telle remise à zéro alors que les films de Sam Raimi sont encore dans toutes les mémoires. L’histoire jamais racontée promise est en fait un arc scénaristique lourdingue qui lie le secret des parents de Peter Parker et les recherches menées par le Dr. Connors (Rhys Ifans aussi classe que son alter ego numérique reptilien est laid) qui vont également influer sur les origines de Spider-Man. Malgré les efforts pour se démarquer du prédécesseur, une impression de déjà-vu plane sur la majorité du film (la piqûre, la mort de l’Oncle Ben, les sessions d’entraînement sont traités de façon soit trop similaire soit en moins bien…). La 3D est mise contribution de bien belle manière, surtout dans les scènes de survol de Manhattan (en dix ans les effets numériques se sont beaucoup améliorés), l’usage avec parcimonie des vues subjectives et autres acrobaties du héros qui en mettent plein la rétine. Mais la mise en scène des séquences de bravoure manquent cruellement d’énergie et d’épique pour convaincre. 

 

spidey4

 

On sent l’œil moins habitué du réalisateur à mettre en image des prouesses de superhéros qui abuse d’un découpage nerveux, des mouvements de caméras grossiers et de ralentis outranciers. La partition musicale s’avère de plus décevante de la part d’un James Horner qu’on a connu plus inspiré. Au final, The Amazing Spider-Man se pose en divertissement efficace mené par un casting brillant, mais dont l’existence même est dénuée d’intérêt artistique. Sam Raimi avait posé et installé les bases d’une franchise tellement enthousiasmantes et solides qu’il est limite inconscient d’avoir voulu la rebooter aussi tôt, pour un résultat certes honnête, mais qui n’amène en soi rien de nouveau. 

Critique: Jonathan Rabeute

6.gif

Sortie en Salles: 04.07.2012

Partager cet article

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article

commentaires

Bernard 17/07/2012 11:56

J'ai trouver le film décevant rien avoir avec les autres , il nous manque tous simplement Tobey Maguire