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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:38

dictator

 

Après Borat et Brüno, Sacha Baron Cohen nous présente sa nouvelle création sous une barbe bien fournie et un costume haut en couleurs: The Dictator. Si le film est entièrement scénarisé contrairement à ses deux précédentes sorties sur grand écran, il n'en est pas moins incisif et franchement très drôle à défaut d'être surprenant et original. Le général Aladeen règne sur le pays imaginaire de Wadiya, paye pour coucher avec les plus belles femmes du monde et participe à ses propre Jeux Olympiques organisés en son honneur. Convoqué aux Nations Unies à New York pour répondre de ses actes, le dictateur va confronter sa personnalité à l'ignorance des américains et tout faire pour que son pays ne devienne jamais une démocratie.

 

Dictator2

 

On imagine bien la difficulté de piéger de vraies victimes après les succès de Borat et des précédents personnages du comédien, c'est pour cette raison que le réalisateur et complice Larry Charles a cette fois-ci opté pour une fiction, perdant au passage le côté spontané et réaliste des réactions qui faisait partie intégrante de l'expérience Sacha Baron Cohen. D'autant que le scénario est plutôt balourd et n'est que prétexte à accumuler les gags sans réel cohésion ni intérêt pour l'histoire ou les personnages. Ainsi malgré leurs énergies, les personnages incarnés par Anna Farris et Ben Kingsley sonnent creux. Mais il faut avouer que du côté de l'humour, on est pas déçus et le film réserve son lot de scènes à la fois jubilatoires, offensantes et hilarantes.

 

Dictator3

 

Tournant une nouvelle fois l'Amérique en dérision, le comique tacle cette fois l'ignorance et les amalgames, les paranos et les écolos sans oublier des blagues vaseuses sur les juifs et les asiatiques. L'introduction du personnage dans son pays est habilement mené et vous donnera de quoi muscler vos zygomatiques et n'omettons pas les caméos étonnants de Megan Fox, John C. Reilly, Edward Norton et Ben Laden (ou presque!). Il n'oublie pas non plus d'être incisif, bousculant ainsi l'hégémonie américaine dans un discours final délicieux d'ironie. Moins surprenant et plus prévisible que ses précédentes créations, The Dictator vous fera toutefois passer un moment de pure déconne dont la folie ne vous laissera pas indifférent. « Aladeen Motherfucker! »

 

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Sortie en salles: 20.06.2012

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Published by Kinoo - dans Critique
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