Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 00:01

HPsaga.jpg

 

HPWEEKLOGO.gifLa saga Harry Potter touche à sa fin ce mois-ci, l'occasion pour moi de revenir sur ces films qui ont enchanté toute une génération de spectateurs. Pour ma part, je n’ai lu aucun des bouquins et ai découvert la saga que tardivement, lors de la sortie de La Coupe de Feu. Je m’étais loué les trois premiers épisodes et je m’étais fait une séance rattrapages. Harry Potter à l’Ecole des Sorciers est un premier jet honnête mais loin d’être enchanteur. Chris Colombus se contente d’adapter le roman de J.K Rowling à la lettre, sans y insuffler une once de personnalité. On y découvre donc la première année à Poudlard du petit sorcier à lunettes, que campe un tout jeune Daniel Radcliffe parfait pour le rôle. Les effets spéciaux sont réussis et la musique de John Williams est magique, ce qui ne suffit pas à faire de ce film un monument de fantasy. Harry Potter & la Chambre des Secrets va dans le sens du premier opus en approfondissant l’univers et les personnages de la saga. Ainsi, Ron et Hermione campés par Rupert Grint et Emma Watson, prennent du galon, tandis que l’impressionnante galerie de seconds rôles s’installent (Alan Rickman, Maggie Smith). Kenneth Brannagh ouvre également le bal des grands acteurs anglais à faire leur passage dans la série. Le scénario du film est un peu plus étoffé et offre des scènes fantastiques plus osées (attaque d’araignées géantes). Les décors et les costumes sont toujours aussi soignés et participent au dépaysement magique que garantit désormais Harry Potter.

HPSaga3.jpg


Pour le troisième volet, Chris Columbus laisse sa place de réalisateur à Alfonso Cuarón et la différence se fait nettement sentir. Plus mature, plus travaillé, plus sombre, l’univers d’Harry Potter & le Prisonnier d’Azkaban est à la fois poétique, lyrique et enchanteur. Le scénario, qui voit Harry recherché par un prisonnier récemment évadé d’Azkaban (et joué par Gary Oldman), est parfaitement calibré et permet au cinéaste de sortir des sentiers battus par son prédécesseur. La mise en scène est virtuose, comme l’illustre la dernière partie du film où les héros revivent une scène sur un mode différent. Les comédiens, qui grandissent à vue d’œil et s'habillent en survêts, gagnent en charisme et commencent à maîtriser leurs personnages sur le bout des doigts. Audacieux, ce troisième opus est une franche réussite et demeure jusqu’à maintenant mon préféré de la saga, même si Harry Potter & la Coupe de Feu est plutôt réussi également.

 

HPSaga2.jpg
Mike Newell (le réalisateur de Quatre Mariages et un Enterrement) est aux commandes et fait entrer Harry et sa clique dans l’adolescence avec beaucoup d’humour british mais surtout de justesse (comme en témoigne l’excellente scène de bal). Mais ce quatrième volet est également le plus épique de tous, avec les épreuves intenses auxquelles se livrent les élèves de Poudlard : combat contre un dragon terrifiant, course sous-marine haletante… Et la tonalité sombre dans laquelle la franchise s’est lancée se confirme avec l’apparition de Voldemort, incarné par Ralph Fiennes, redoutable sous son maquillage reptilien, et la mort d’un personnage au terme du long-métrage. Harry Potter & l’Ordre du Phoenix, réalisé par David Yates, est moins convaincant. Si le casting s’offre des pointures (dont Imelda Staunton dans le rôle de l’excentrique et stricte Dolores Ombrage), la mise en scène souffre d’une platitude embarrassante. Le scénario accumule les rebondissements mais le réalisateur semble dépassé par les évènements et a du mal à gérer les émotions (la mort de Sirius Black est d’une fadeur !) et les scènes de bravoure (le combat entre Dumbledore et Voldemort est décevant). Trop académique, pas assez ambitieux, ce cinquième opus est sauvé par l’univers bien établi de Harry Potter, qui garantit toujours un moment de magie et de dépaysement.

 

HpSaga5.jpg

 

Désormais réalisateur attitré de la saga, David Yates continue sur sa lancée avec Harry Potter & le Prince de Sang-Mêlé. Dans une atmosphère toujours de plus en plus sombre et oppressante, les héros font face à leurs hormones bouillants dans des scènes qui contrebalancent la noirceur générale du film. L'alchimie entres Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson atteint son maximum et ils font preuve d'une complicité imparable à l'écran (en même temps, ils ont littéralement grandis ensemble sous nos yeux!). On regrettera un traitement maladroit des émotions et des scènes phares de ce volet. La mort de Dumbledore est par exemple totalement ratée et bâclée. Le septième et dernier volet de la saga se voit divisé en deux parties. La première, Harry Potter & les Reliques de la Mort – Partie 1, est une préparation à la grande conclusion avec une quête aux Horcruxes palpitante avec une réalisation plus inspirée de la part de David Yates. Ce qui laisse présager un final en beauté.

 

HpSaga4.jpg

 

Au final, la saga Harry Potter est plutôt inégale, démarrant avec deux films très sages mais établissant les bases d’un univers riche et atteignant des sommets de divertissement avec des cinéastes aventureux, un casting de grands acteurs britanniques qui se succèdent de film en film, des effets spéciaux saisissants et une histoire originale passionnante. Malheureusement, la saga perd en audace sur ses deux dernières sorties et on espère que David Yates s'est surpassé pour conclure cette saga comme il se doit. Rendez-vous vendredi pour découvrir ma critique d'Harry Potter & Les Reliques de la Mort – Partie 2.

Partager cet article

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article

commentaires

BenFohrer 05/07/2011 08:27


Je ne suis pas un fan mais pourtant comme l'année dernière je vais y aller 2 heures en avances avec quelques amies histoire d'avoir de bonnes place et de pouvoir spoiler à des amis :P