Musique

Mercredi 5 août 2009

C’est tout frais et c’est officiel ! Robbie Williams est de retour ! Il faut dire qu’on s’inquiétait nous, avec toutes ces rumeurs qui courraient sur son état de santé, sa passion dévorante pour les extra-terrestres, on commençait à perdre espoir., surtout que Rudebox nous avait laissé un goût mitigé. Mais nous pouvons désormais nous rassurer, puisque le site officiel du chanteur annonce la sortie de son nouvel album pour le 9 novembre 2009. Robbie Williams bossait sur ce nouvel opus, baptisé Reality Killed the Video Star, depuis de longs mois avec son producteur Trevor Horn. Le premier single, Bodies, sortira le 12 octobre et sera disponible sur les plates-formes de téléchargement en ligne un jour avant. Sur le site officiel, vous pouvez visionner une vidéo montrant le photoshoot auquel s’est livré l’ex Take That pour la promotion de son album. Pour fêter ça, je vais me remettre Escapology dans la platine !


Site officiel: http://www.robbiewilliams.com
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Lundi 13 juillet 2009

La semaine dernière, j’ai eu la chance d’assister à deux lives de Raphael Saadiq, de passage en France pour une série de concerts. J’écoute et j’adore son dernier album quasiment en boucle (rien de tel pour débuter la journée) et j’étais très curieux de le voir sur scène. Et j’ai été servi ! Avant son concert au Bataclan, j’ai pu assisté à son showcase privé au Studio SFR, une toute petite salle très conviviale et où il s’est produit avec son génial band. Un moment détendu et surtout très agréable à écouter et regarder l’ancien guitariste de Lucy Pearl entonner ses tubes dans des versions acoustiques de façon décontractée et généreuse. Parfait apéritif avant le concert de vendredi soir, qui était magique. Sous son look classe et de premier de la classe, Raphael Saadiq est une vraie bête de scène. Ne tenant pas sur place, c’est un vrai bonheur de le voir occuper l’espace en dansant et chantant jusqu’à l’épuisement. Le concert débute et l’ambiance est résolument soul avec « Love That Girl » ou encore « 100 Yard Dash » qui rend super en live, surtout avec cette petite incursion rock en fin de chanson. Il reprend également « Don’t Mess With My Man » et « Dance Tonight » de la période Lucy Pearl, et bien sûr l’une de mes chansons préférés de son dernier album, « Just One Kiss ».


Moment d’humour quand avant d’entonner « Let’s Take a Walk », il joue avec son public féminin en brandissant la clé de sa chambre sur les premières paroles (I want some sex, some sex with you…), énorme. Ses choristes pétaient également le feu, surtout la chanteuse et ses chorégraphies improbables, et ils ont eu leur moment pour démontrer l’ampleur de leur talent. Pareil pour les musiciens dont les freestyles ont impressionnés et déchaînés. Leur énergie était contagieuse et le public était soulevé et conquis (manquait un peu de clim quand même !). Si bien qu’il a eu droit à deux rappels tonitruants. Le premier s’est fait par la reprise de « I Want You Back » en hommage à Michael Jackson devant une assistance en folie (vidéo ici). Le concert se finit par une reprise de « Let the Sunshine In » qui clôture deux heures de show enivrantes et réjouissantes. Malgré la fatigue, j’en suis ressorti avec l’envie de danser.

Raphael Saadiq revient à Paris le 5.10.09 pour un concert au Grand Rex.
Photos: NRK
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Samedi 27 juin 2009

J’ai appris la nouvelle ce matin au travail de la bouche de mes collègues. Ayant passé la nuit d’hier sans courant électrique à la maison (je m’éclairais à la bougie, c’était cocasse), je n’avais pas eu vent des rumeurs et des nouvelles qui agitaient les médias. Michael Jackson n’est plus. Je n’étais pas un fan invétéré de l’artiste, pas autant que les Mathias par exemple qui m’ont l’air effondrés par la nouvelle, mais je restais admiratif du parcours de l’homme et du talent indéniable dont il faisait preuve sur scène. Ses pas de danses étaient de l’ordre du prodige et le Moonwalk est juste mythique. Et puis c’est tout de même avec Michael Jackson que les clips musicaux sont nés et il nous a livré des sommets du genre (« Thriller », « Bad »…). Je n’arrivai pas à croire à la nouvelle durant toute la matinée, concrétisée pour ma part par un petit encart au conditionnel dans le journal du jour. Toute la journée, je me ressassais dans la tête que ce n’était peut-être qu’un gigantesque coup marketing : Face aux ventes énorme des billets de concert marquant son retour sur scène, le feu King of Pop ne s’est peut-être pas senti à la hauteur de ses débuts et a préféré disparaître (comme Elvis ouais !), pour mieux ressusciter dans quelques mois avec la sortie d’un nouvel album. Ou alors, doutant de sa popularité, il crée une fausse mort pour se rassurer (comme Ross dans Friends ouais !).

Mais ces délires se sont vite effacés quand je suis rentré chez moi, il y a quelques minutes et en lisant les témoignages à travers le monde pleurant l’icône d’une génération. Combien d’artistes ont été inspiré par la carrière de MJ ? Même si ces dernières années ont été éprouvantes et que bien des zones d’ombres ont entachés le monde fantaisiste de l’artiste, il faut saluer la mémoire d’un mythe. Comme quoi, on se rend compte que personne n’est immortel, même Michael l’Invincible, et ça fait quand même un choc. La dernière fois qu’une mort m’ait autant attristée fut celle de la Princesse Diana je pense en 1997, avec la même ferveur médiatique. Et comme on est sur un blog à tendance cinéphiles, il est fort probable que cette triste nouvelle va pousser Hollywood à donner le feu vert à un biopic sur la tumultueuse destinée du chanteur. Le plus dur restera à trouver un acteur caméléon pour incarner Michael Jackson. Quoique Johnny Depp en Willy Wonka dans Charlie & la Chocolaterie, c’était pas loin déjà !

Photo: Empireonline

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Dimanche 21 juin 2009

En ce jour de Fête de la Musique, je reviens sur le concert auquel j’ai assisté il y a trois jours à Paris, celui des Naturally 7 au New Morning. Le nom de ce groupe ne vous dit peut-être rien, mais vous avez sûrement vu leur vidéo sur Dailymotion, dans laquelle les sept frères new-yorkais entonnent dans le métro parisien In The Air Tonight  à capella, à la grande surprise des passagers. Les mecs de Naturally 7, ce sont un peu les musiciens de la crise : fauchés pour s’acheter des instruments de musique ? Qu’à cela ne tienne, ils les remplacent avec leurs cordes vocales. En véritables pros du beatbox, ils parviennent à recréer un panel impressionnant de sons et d’instruments (harmonica, piano, platine de DJ…) et le rendu est juste hallucinant à voir en live. Le plus bluffant restant les démos individuelles de chacun avec notamment Warren qui recrée devant nous une batterie invisible, brillant !

Dans la petite salle du New Morning, le groupe a mis le feu. Généreux et plein d’humour, les frangins ont instauré une complicité avec le public dès les premières notes, culminant avec une chanson interactive où les spectateurs étaient invités à participer en chantant le refrain. R’nB, gospel, Hip-Hop ou Soul, les influences du groupe sont très variées et la setlist en était le reflet avec des chansons comme Wall of Sound ou Bless This House. Ils terminent évidemment par In the Air Tonight, dans une ambiance de folie. Après des rappels enjoués, ils sont revenus sur scène pour nous présenter un extrait de leur nouvel album aux couleurs très Motown. Au final, voir les Naturally 7 en live est une expérience à part entière pour pouvoir se rendre compte de l’immense talent (ou doit-on parler de don à ce stade là ?) de cette fraternité new-yorkaise. Ne les manquez pas si ils reviennent, bientôt on le souhaite!

Pour les lecteurs suisses, le groupe sera le 11.O7 au Montreux Jazz Festival, lequel propose déjà un programme alléchant: Lily Allen, Mos Def, Black Eyed Peas, Emily Loizeau, Jamie Cullum, Raphael Saadiq...
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Mardi 12 mai 2009



Bobby Darin était l’un des plus grands crooners des Etats-Unis dans les années 50-60, et n’avait pas à pâlir face à un Frank Sinatra ou à un Dean Martin. Tout aussi à l’aise le micro à la main, Bobby Darin était un entertainer né pour ça et possédait une voix bien reconnaissable. Ses prestations étaient un régal pour les oreilles et un moment de détente et de rigolade assuré. Parmi ses tubes, on peut compter Dream Lover, Mack The Knife (un de mes favoris) ou encore Things. Ses talents de comédiens lui ont vite valu une jolie carrière sur le grand écran, il a d’ailleurs remporté le prix du meilleur acteur à Cannes en 1962 pour le film Points de Pression. Tout ça pour dire que je suis un grand admirateur de la carrière musicale du monsieur et qu’en ce jour où je m’envole vers le sable chaud et les eaux bleues de la Croisette, la chanson Beyond the Sea (reprise de La Mer de Charles Trénet) est la parfaite mélodie pour m’accompagner. Sur la vidéo ci-dessus, vous pouvez témoigner de l’immense talent de Mr Darin, maniant la décontraction et la classe avec brio. On n’en fait plus des comme lui aujourd’hui !

Et si la vie de Bobby Darin vous intrigue, vous pouvez toujours visionner l'honnête biopic sorti en 2004, baptisé également Beyond the Sea avec Kevin Spacey dans le rôle titre.
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Mardi 28 avril 2009

En ce moment, je n’arrête pas d’écouter The Way I See It en boucle. Il s’agit du dernier album de Raphael Saadiq, un talentueux chanteur qui fut jadis l’un des protégés de Prince (il a des références quoi !). Rien n’est plus agréable que de mettre en lecture l’un des titres figurant sur le disque afin d’écouter ce mélange de soul et de R&B aux sonorités résolument Motown. Le single qui passe en ce moment, Love That Girl, est terriblement efficace et donne envie de se rendre dans un club de jazz et de se trémousser sur la piste (de plus, la fille dans le clip est à tomber par terre). La chanson Big Easy est une complainte touchante en hommage à la Nouvelle Orléans de l’après Katrina. Le duo avec Joss Stone, Just One Kiss, est terriblement sensuel et charnel et les deux voix se marient à merveille. Sur scène, Raphael Saadiq se livre à des performances vocales impressionnantes et ça me tue de l’avoir loupé lors de son passage à Paris il y a quelques jours (complet). Mais je me rattraperai en juillet prochain lors de son retour au Bataclan. En attendant, son album va m’accompagner tout l’été.

Raphael Saadiq en concert le 10 juillet 2009 au Bataclan: Réservations dans les points de vente habituels
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Lundi 6 avril 2009



Parce que quand la température est aussi douce qu'elle ne l'a été aujourd'hui et que le soleil embellit les rues et les personnes, on a envie de se poser tranquillement au bord de l'eau et de profiter de l'instant. Et la musique de Jack Johnson est le parfait accompagnement à un tel moment. Sit back & enjoy!
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Mardi 3 février 2009
Gâchis. C’est le mot qui me vient à l’esprit quand je pense à Mariah Carey. A ses débuts, elle était une chanteuse incroyable qui possédait le pouvoir d’enchanter le public avec sa voix aux multiples octaves. Des ballades langoureuses qui faisaient de parfaits slows ou des morceaux plus rythmés comme Fantasy, elle pouvait tout chanter. Ses performances étaient presque toujours en live et cela produisait parfois de vrais moments d’émotion.

Surtout avec des chansons comme Hero, Without You ou I Still Believe et son duo avec Whitney Houston pour la bande originale du Prince d’Egypte. Elle se mesurait aux grandes chanteuses de l’industrie (notament dans l'émission culte Diva's Live avec également Shania Twain uh!uh!). Bref, une diva au sens noble du terme.

Aujourd’hui, elle est devenue peu à peu une pseudo artiste de RnB aux chansons fades et sans personnalité. Elle s’habille de façon vulgaire et ne perd pas une occasion pour exhiber sa poitrine en toute circonstance. Pire, elle n’assure quasiment jamais de prestations en live durant ses tournées de promotion, préférant bouger les lèvres en cabotinant sur du playback. Une hérésie pour une chanteuse qui peut se targuer d’atteindre des notes extrêmement aiguës. Ne parlons pas de ses manières exaspérantes qui ne font que ternir son image et de ses caprices de stars incroyables. Je ne sais pas qui blâmer, ses agents pour les mauvaises directions artistiques qu’ils lui ont donné ou elle-même. J’omettrai exprès sa « carrière » au cinéma.

Mariah Carey - Hero (Live @ Proctor's Theatre 1993)

Dans tous les cas, je me visionnais des performances de la Mariah Carey d’il y a dix ans et je me rends compte à quel point c’est dommage qu’elle n’ait pas continué dans une voie plus honorable, à la hauteur de son talent, au lieu de se complaire dans la facilité commerciale.

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Mardi 28 octobre 2008
Hier soir au théâtre du Châtelet, l'ambiance était résolument swing et jazzy. Jamie Cullum donnait un concert et le public était au rendez-vous, et moi aussi! Comme le chanteur l'a dit lui-même, il s'est fait plutôt discret cette année et ne s'est donné que par deux fois sur scène. La première fois étant pour Clint Eastwood, rien que ça (le chanteur a d'ailleurs écrit et composé la chanson du film Gran Torino qui sortira prochainement dans nos salles).

On m'avait vanté les mérites de son talent scènique et il n'a pas déçu. Dès qu'il est apparu, le jeune crooner pop habite la scène et l'alchimie avec le public se fait naturellement. Simple, drôle et surtout très doué, il nous a offert un spectacle haut de gamme. Rien que le meilleur concert de l'année pour ma part. Il a commencé par nous offrir "I've Got You Under My Skin" avant de vanter le public français et le bon vin. Puis, sûrement inspiré par la météo dégueulasse de la journée a repris "Singin' in the Rain" qu'il a remixé avec le "Umbrella" de Rihanna. Etonnant mais le résultat est génial. Les temps forts se sont succéder tout le long de la soirée. La chanteuse française Camille est venue reprendre son tube "Je prends ta douleur" avec Jamie qui assurait les percussions avec ses mains et le piano (incroyable!).


Puis les deux sont descendus de la scène pour interprèter une chanson au milieu du public. Un grand moment. Il a également repris ses plus grands tubes, "Get your Ways", "Twenty Something", "Photograph", avec une énergie débordante et communicative. Je ne pouvais pas m'empêcher de battre la mesure. Les musiciens étaient aussi très doués et l'ambiance était conviviale. Ils n'hésitaient pas à partir dans des solos vraiment kiffants. On avait pas l'impression d'assister à un énième concert formaté avec une tracklist pré-établie, mais plus à un boeuf entres potes. Un moment magique et unique en somme, à l'image de ce final magnifique sur "High & Dry" avec Camille qui assurait les choeurs. Les rappels en fin de spectacle parlent d'eux-mêmes. Même avec la lumière rallumée et les techniciens venus démonter la scène, le public du théâtre du Châtelet (dont le cadre est déjà magnifique) en redemandait encore. Magique ce Jamie je vous dis!

Bon, mes photos sont dégueulasses mais il est assez difficile à prendre le Jamie, toujours à bondir partout ^^
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Vendredi 26 septembre 2008

brite4 Les skyblogs sont en liesse, Britney Spears est de retour cette semaine et a généreusement lâché son nouveau single, « Womanizer » tiré de son prochain album "Circus", sur internet. Encore une soupe de bruits électroniques que l’on nous sert comme sa nouvelle œuvre d’art. Désolé, mais comme pour les deux précédents albums, cela ne prends pas (plus).

Ce que j’aime chez un(e) artiste c’est la performance vocale et sa capacité à nous habiter, à nous transporter avec sa voix, son interprétation. C’est la raison pour laquelle des pseudos artistes comme Britney ou Mylène qui camouflent leur manque évident de talent derrière des artifices (des concerts pyrotechniques qui en mettent plein les yeux mais rien dans les oreilles par exemple) ne me font absolument rien.

Ici, c’est pareil. Quatre notes de synthétiseur mises l’unes derrière l’autre, un technicien du son qui s’amuse à bidouiller les gémissements de la Spears et ils nous pondent un « tube ». Personnellement, ça ne me transporte pas ça, à part peut-être dans des visions de night-clubs glauques, de néons crasseux et d’ecstasy. Honnêtement, elle n’aurait pas pété un câble l’an passé en se rasant le crâne, en devenant une mère indigne, en se mettant mauvaise avec Paris Hilton et Lindsay Lohan, ses disques ne se vendraient pas et les médias ne nous assèneraient pas son « retour miraculeux ». Mais bon, tant que ça marche...

Il est loin le temps où elle minaudait sur Baby One More Time, au moins c'était drôle et écoutable et son personnage d'ado rebelle était sympathique. Aujourd'hui "femme", elle se prend vraiment au sérieux et ça le fait pas. Et ne dites pas que je crache sur le commercial, il m'arrive d'écouter et même d'apprécier (oui oui!) les Pussycat Dolls, Girls Aloud ou autre Rihanna par exemple. C’est pas tout ça, mais moi je retourne frissonner avec les performances d’Alicia Keys ou Jamie Cullum, car c’est quand même d’un autre niveau.

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Dimanche 27 juillet 2008

jamie L’autre jour, j’en avais marre des écouteurs de l’Ipod et de leur qualité sonore vraiment pourrie. Je me suis donc décidé à m’acheter un casque à la Fnac et quel bonheur de jouir d’un son qui rend justice à ce que vous écoutez. Et en l’occurrence là, c’était Jamie Cullum qui était à l’honneur, avec les chansons de son premier album Twenty Something. Jamie, c’est un jeune chanteur et pianiste de jazz britannique qui fait office de véritable surdoué. A 15 ans, il avait déjà à son actif plus de mille concerts. Ses influences sont diverses et variées : de Ray Charles à Monk, en passant par Esther Philips, Tom Waits ou encore Miles Davis, il se nourrit d’éclectisme. D’ailleurs ça se ressent à l’écoute de ses chansons, oscillant entre jazz, pop, hip hop. Ses deux derniers albums (Twenty Something et Catching Tales) sont des petits bijoux qui offrent des chansons originales au swing indéniable (Get Your Way, High & Dry…) mais aussi des reprises de standards à l’image de sa rayonnante version de Singin’ in the Rain. Cinéphile, il a récemment participé aux bandes originales de Grace is Gone et de Meet the Robinsons, dans lequel il a pour alter ego une grenouille jazzman !

Prodige au piano, le Jamie Cullum est à ce que j’entends une vraie bête de scène. Son charisme et son aisance scènique lui permettent de jouer en concert sans playlists pré-établies. Il improvise selon l’ambiance et ces concerts durent en moyenne deux heures (et c’est un minimum). Je n’ai jusque là pas eu la chance de le voir en live, mais ce sera réparé dès l’automne puisque Jamie sera en concert au Théâtre du Châtelet à Paris, le 27 octobre prochain. Je suis déjà impatient !

Ci-dessus: A gauche, le duo sur Love Cats des Cure en live avec Katie Melua; à droite, le clip de Get Your Way.

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Dimanche 6 juillet 2008

mikaprince Vendredi dernier, c’était le concert de Mika au Parc des Princes. Un an et demi après son premier concert au Trabendo, un an après l’Olympia et quelques mois après le Zénith, le chanteur a attiré 55000 personnes dans un stade comble. Mais avant de le voir sur scène, il a fallu se taper trois premières parties, Virgin Show oblige. Yelle a comme à l’habitude assuré avec ses tubes aussi fluos que sa garde robe. Panic at the Disco a apporté une touche british très appréciable, tandis que Dyonisos s’est éternisé pendant une longue heure et son chanteur a joué la star en se jetant deux fois dans le public (non je ne suis pas fan).

22h arrive et c’est enfin l’heure de voir celui pour qui on est venu. Et l’artiste n’a vraiment pas déçu, la foule de ses fans a considérablement augmentée et son aisance sur scène aussi. La scène d’ailleurs, était à l’image du chanteur. Un énorme visage de clown dont la bouche formait une arche, le tout parfaitement illuminé et dont l’habillage graphique était sublime. Mika est arrivé sur scène sur le traditionnel Relax, Take it Easy. La foule était en transe, moi aussi, tellement content de le revoir en live. A peine la chanson commencée, qu'il commence déjà à se débarasser de son gilet et de ses bretelles. A ce rythme là il chantera Lollipop avec une feuille de vigne. Il enchaîne avec My Interpretation au piano, suivi de Billy Brown. Il nous fait ensuite cadeau d’un tout nouveau titre tiré du prochain album, Rain, une jolie balade qui est une parfaite démonstration de ses talents vocaux à monter dans les aigus, avant de reprendre I Just Can’ Get Enough avec une variation très punchy.

Puis les Big Girls étaient à l’honneur quand le chanteur a entonné son tube pulpeux en compagnie de ses non moins pulpeuses danseuses, alors que deux énormes jambes gonflables servent de background. Puis c’est Love today, après une jolie intro, la température monte d’un cran, le Parc des Princes sautille au son du refrain avant le solo percussions en compagnie de sa batteuse (qui a beaucoup maigri depuis six mois !), il fait chaud, il a chaud, Mika enlève le haut. Les deux se livrent un duel percutant pour finir la chanson en apothéose. L’univers poétique et coloré du chanteur prend toute son ampleur avec Happy Ending, la scène accueille les danseurs grimés en clown, portant des ballons blancs, la voix de Mika est en parfaite harmonie avec celles de ces charmantes choristes. A la fin, l’un des clowns s’envole avec les ballons vers le haut de la scène, grand moment.
mikabannerprinces
Tout s’enchaîne très vite après, Grace Kelly, Ring Ring, jusqu’au final, Lollipop. Après la traditionnelle intro des animaux en fourrures se livrant à des actes étranges, des dizaines de danseurs et danseuses sont sur scène, les confettis tombent du ciel, c’est l’extase. Mais le concert n’est pas encore fini, après les rappels, Mika revient sur scène seul, et s’installe au piano. Il nous annonce une surprise et entonne les premières notes de Grace Kelly, qu’il chantera intégralement (ou presque) en français. J’avoue que je n’ai pas compris totalement tous les couplets, mais le geste était là et c’était vraiment sympa. Puis sa troupe revient sur scène pour reprendre une version remixée et plus rythmée de Relax, Take it Easy, avec des effets de lumières et lasers à tomber. On se serait cru dans une discothèque géante. Encore une fois, le jeune chanteur a démontré l’étendue de ses talents, sa folie extravagante, sa capacité à charmé les foules de plus en plus grandes… Il a réussi à adapter son univers particulier à une grande échelle, un grand show à l'américaine! La prochaine étape c’est quoi maintenant ? La lune ? En tout cas, je suis prêt à le suivre jusque là si il le faut !

Photos by PurePeople

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