Mercredi 29 juillet 2009
Les studios Pixar dévoilent enfin leur dernier film d’animation au
public français, Là-Haut atterrit dans les salles de notre beau pays. L’occasion de partager avec vous cette courte interview de John Lasseter que nous avons réalisé avec Grandmath lors du dernier Festival de Cannes. On se remet dans le contexte : 13 mai au soir, nous assistons in extremis à
la projection du film au Palais des Festivals, grâce aux précieux sésames que nous a déniche notre contact. Encore sur les nuages après le film (vous pouvez lire ma critique ici), nous rentrons très tard à l’hôtel et nous nous endormons vers 3h du matin. 10H le lendemain, nous sommes réveillés par des
multiples appels sur nos téléphones. Notre contact nous avise qu’un créneau s’est libéré pour interviewer le big boss de Pixar et Disney suite à un désistement d’un journaliste (pauvre fou !) et
que nous avons dix minutes environ pour être au Carlton sur la Croisette. Notre hôtel étant à La Bocca, c’était quasiment mission impossible, mais nous ne pouvons passer à côté d’un tel
privilège. Nous nous habillons en deux secondes et attrapons un taxi au vol pour filer à toute allure au Palace. Là, en sueur sous le soleil de la Côte d’Azur, nous préparons nos questions et
après quelques minutes d’attente, nous entrons Grandmath et moi dans la salle à la rencontre de John Lasseter. Pour des fans de Disney et Pixar comme nous, c’était un grand moment, malgré la
fatigue et le stress. Je vous propose de visionner l’interview ci-dessus (en anglais seulement) et je vous ai concocté une petite transcription ci-dessous :Kinoo : Vous avez réalisé une superbe avant-première à Paris en 2007 pour Ratatouille, aujourd’hui vous êtes à Cannes pour présenter Là-Haut, vous comptez revenir l’an prochain pour Toy Story 3 ?
John Lasseter : Je dois vous l’avouer, la première de Ratatouille à Paris était l’une des plus belles jamais réalisées, c’était le cadre parfait pour le film. Mais je vous l’avoue, être ici à Cannes et faire l’ouverture du festival avec Là-Haut, c’est comme un rêve. Je ne voulais pas que cela s’arrête et c’est sûrement pour ça qu’on est restés éveillés très tard hier soir (rires).
Kinoo : Le film est très drôle, pourtant il y a des thèmes très sombres, un peu comme dans chaque nouveaux films Pixar. Comment vous y prenez-vous pour prendre autant de risques à chaque film ?
John Lasseter : Là-Haut est notre dixième film, et tous nos films ont été originaux et ont proposés des choses que personnes n’avaient vus jusqu’alors, et pour se faire, il vous faut prendre des risques. La chose la plus importante pour nous est le dosage entre les émotions et l’humour. Walt Disney disait toujours que pour chaque éclat de rire il y a une larme derrière. Et en tant qu’admirateur des films de Walt, j’applique cette idée à chacun de nos longs-métrages. Ce film est très spécial et aborde des thèmes très émouvants avec le personnage de Carl qui apprend que la plus grande aventure dans la vie est faite des petites choses du quotidien. Je trouve que c’est un thème merveilleux.
Kinoo : Vous êtes également consultant artistique de Walt Disney Imagineering (les concepteurs des parcs à thèmes Disney ndlr), et à chaque nouveaux films Pixar, il y a une nouvelle attraction qui se construit quelque part. Avez-vous déjà des idées pour Là-Haut ?
John Lasseter : Vous savez, j’adore travailler avec Imagineering, et notre méthode est d’attendre de voir comment le film résonne avec le public avant de lancer un projet, même si on a des idées bien sûr. D’ailleurs, le réalisateur Pete Docter, le producteur Jonas Riviera et moi-même somme des fondus de Disneyland. En Californie, nous préparons une reproduction grandeur nature de Radiator Springs, la ville tirée du film Cars, et nous venons d’ouvrir deux attractions interactives en Californie et en Floride appelées Toy Story Mania basée sur les aventures de Woody et Buzz l’Eclair. C’est ce qui fait également la force de travailler avec un studio comme Disney, vos personnages continuent de vivre au-delà du film grâce aux parcs à thèmes. Mais il est primordial que cela commence avec un bon film.
Kinoo : Maintenant que vous avez le plus beau métier du monde, est-ce que vous trouverez le temps de réaliser à nouveau bientôt ?
John Lasseter : Vous savez, je ne dis jamais jamais, ma carrière m’a amenée à superviser Pixar et Disney artistiquement, ainsi qu’Imagineering et j’adore ce que je fais, j’adore mon métier. J’adore collaborer les réalisateurs comme Pete Docter sur Là-Haut, mais j’aime réaliser également. Je continue d’ailleurs de réaliser avec les courts-métrages inspirés de Cars (Cars Toon ndlr), donc je n’ai pas totalement raccroché.
Propos recueillis par Jonathan Rabeute et Mathias Dugoujon

Pour la promotion de Doute, le film de John Patrick Shanley, je me
suis entretenu un tête à tête avec la délicieuse Amy Adams. Depuis Enchanted où elle était parfaite dans le rôle de la princesse Gisèle (à la fois resplendissante, naïve et
drôle), j’ai suivi sa carrière de très près, limite amoureux, quitte à remonter le temps pour voir Junebug, Ricky Bobby Roi du Circuit ou encore Arrête-Moi si tu Peux. Depuis on
l’a vue dans La Guerre Selon Charlie Wilson avec Tom Hanks ou encore Miss Pettigrew avec Frances McDormand. On la retrouvera dans la suite de La Nuit au Musée avec Ben
Stiller et Alain Chabat. Inutile de vous dire que j’avais la pression à l’idée de la rencontrer. Je franchis la porte de la suite d’une chambre du Plaza Athénée, et elle est là debout en train de
boire un Coca que son attachée de presse lui a apporté. Elle s’excuse : « Sorry I need my Coke break » en souriant. Je lui répond que je suis aussi accro au soda et elle rigole. Je me
présente et m’installe en lui disant qu’elle est sublime et que j’adore ce qu’elle a fait de sa carrière jusqu’alors. Elle porte une robe jaune et un petit haut noir qui lui vont à ravir et a les
cheveux longs, lâchés sur ses épaules, et je ne vois que ces yeux bleus hypnotiseurs. J’ai un temps de latence avant de poser ma première question tellement j’étais subjugué.
Pour la promotion de leur dernière comédie
A l’heure même où le film décrochait 13 nominations aux Oscars,
Dans Les Grands Frères, il y a une scène hilarante où son personnage s’énerve
dans un Starbucks concernant les noms des différentes tailles de verre (Large, Venti). « Ce snobisme m’a toujours titillé, chez eux Venti c’est large, Large c’est moyen, pour moi Large c’est
large, venti c’est de l’italien ! ». Le temps passe, comme toujours quand l’interview est agréable, très vite. Je lui demande de faire l’intro de l’interview en présentant le film et comme
il ne connaît pas le titre en français, il le remplace par… Quantum of Solace ! Je repars en lui serrant la main et en le prenant en photo pour ma collection. J’ai passé un excellent moment.
J’enchaîne peu après avec Seann, qui est arrivé un peu en retard à cause de douleurs dans le dos. Je lui demande si tout va bien et me dit qu’il n’y a pas de soucis en commandant un verre de vin
rouge (il est 11h30). « Quand on est à Paris, il faut en profiter ! ».
















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