Rencontres

Mercredi 29 juillet 2009


Les studios Pixar dévoilent enfin leur dernier film d’animation au public français, Là-Haut atterrit dans les salles de notre beau pays. L’occasion de partager avec vous cette courte interview de John Lasseter que nous avons réalisé avec Grandmath lors du dernier Festival de Cannes. On se remet dans le contexte : 13 mai au soir, nous assistons in extremis à la projection du film au Palais des Festivals, grâce aux précieux sésames que nous a déniche notre contact. Encore sur les nuages après le film (vous pouvez lire ma critique ici), nous rentrons très tard à l’hôtel et nous nous endormons vers 3h du matin. 10H le lendemain, nous sommes réveillés par des multiples appels sur nos téléphones. Notre contact nous avise qu’un créneau s’est libéré pour interviewer le big boss de Pixar et Disney suite à un désistement d’un journaliste (pauvre fou !) et que nous avons dix minutes environ pour être au Carlton sur la Croisette. Notre hôtel étant à La Bocca, c’était quasiment mission impossible, mais nous ne pouvons passer à côté d’un tel privilège. Nous nous habillons en deux secondes et attrapons un taxi au vol pour filer à toute allure au Palace. Là, en sueur sous le soleil de la Côte d’Azur, nous préparons nos questions et après quelques minutes d’attente, nous entrons Grandmath et moi dans la salle à la rencontre de John Lasseter. Pour des fans de Disney et Pixar comme nous, c’était un grand moment, malgré la fatigue et le stress. Je vous propose de visionner l’interview ci-dessus (en anglais seulement) et je vous ai concocté une petite transcription ci-dessous :

Kinoo : Vous avez réalisé une superbe avant-première à Paris en 2007 pour Ratatouille, aujourd’hui vous êtes à Cannes pour présenter Là-Haut, vous comptez revenir l’an prochain pour Toy Story 3 ?
John Lasseter : Je dois vous l’avouer, la première de Ratatouille à Paris était l’une des plus belles jamais réalisées, c’était le cadre parfait pour le film. Mais je vous l’avoue, être ici à Cannes et faire l’ouverture du festival avec Là-Haut, c’est comme un rêve. Je ne voulais pas que cela s’arrête et c’est sûrement pour ça qu’on est restés éveillés très tard hier soir (rires).

Kinoo : Le film est très drôle, pourtant il y a des thèmes très sombres, un peu comme dans chaque nouveaux films Pixar. Comment vous y prenez-vous pour prendre autant de risques à chaque film ?
John Lasseter : Là-Haut est notre dixième film, et tous nos films ont été originaux et ont proposés des choses que personnes n’avaient vus jusqu’alors, et pour se faire, il vous faut prendre des risques. La chose la plus importante pour nous est le dosage entre les émotions et l’humour. Walt Disney disait toujours que pour chaque éclat de rire il y a une larme derrière. Et en tant qu’admirateur des films de Walt, j’applique cette idée à chacun de nos longs-métrages. Ce film est très spécial et aborde des thèmes très émouvants avec le personnage de Carl qui apprend que la plus grande aventure dans la vie est faite des petites choses du quotidien. Je trouve que c’est un thème merveilleux.

Kinoo
: Vous êtes également consultant artistique de Walt Disney Imagineering (les concepteurs des parcs à thèmes Disney ndlr), et à chaque nouveaux films Pixar, il y a une nouvelle attraction qui se construit quelque part. Avez-vous déjà des idées pour Là-Haut ?
John Lasseter : Vous savez, j’adore travailler avec Imagineering, et notre méthode est d’attendre de voir comment le film résonne avec le public avant de lancer un projet, même si on a des idées bien sûr. D’ailleurs, le réalisateur Pete Docter, le producteur Jonas Riviera et moi-même somme des fondus de Disneyland. En Californie, nous préparons une reproduction grandeur nature de Radiator Springs, la ville tirée du film Cars, et nous venons d’ouvrir deux attractions interactives en Californie et en Floride appelées Toy Story Mania basée sur les aventures de Woody et Buzz l’Eclair. C’est ce qui fait également la force de travailler avec un studio comme Disney, vos personnages continuent de vivre au-delà du film grâce aux parcs à thèmes. Mais il est primordial que cela commence avec un bon film.

Kinoo : Maintenant que vous avez le plus beau métier du monde, est-ce que vous trouverez le temps de réaliser à nouveau bientôt ?
John Lasseter : Vous savez, je ne dis jamais jamais, ma carrière m’a amenée à superviser Pixar et Disney artistiquement, ainsi qu’Imagineering et j’adore ce que je fais, j’adore mon métier. J’adore collaborer les réalisateurs comme Pete Docter sur Là-Haut, mais j’aime réaliser également. Je continue d’ailleurs de réaliser avec les courts-métrages inspirés de Cars (Cars Toon ndlr), donc je n’ai pas totalement raccroché.

Propos recueillis par Jonathan Rabeute et Mathias Dugoujon


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Lundi 15 juin 2009

La semaine dernière, la sulfureuse Megan Fox et Shia Labeouf effectuaient la tournée mondiale pour promouvoir la sortie de Transformers 2 : La Revanche. Après le Japon et la Corée du Sud, les deux jeunes comédiens se sont arrêtés à Paris et se sont confrontés aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Georges V. Dans le Salon Anglais du palace, j’attends l’arrivée de la belle et de Labeouf avec mes collègues, tout aussi impatients que moi de voir la plantureuse Fox en live. Et dès son arrivée, le public masculin a été subjugué tandis que les femmes scrutaient ses moindres faits pour les critiquer après. Les deux acteurs ont l’air plutôt en forme, ils apparaissent décontractés et se sont prêtés au jeu de la conférence de presse avec humour et une sincérité qui fait plaisir à voir. Quand, par exemple, un journaliste lui demande si la scène finale tournée en Egypte pouvait faire référence à quelconque message politique, Shia Labeouf lui rétorque avec le sourire : «On parle de Transformers man ! Ce sont des jouets à la base, je ne pense donc pas qu’il faut y voir de messages hormis celui de profiter du spectacle ! ».


Megan Fox, quand à elle, a accumulé les poses lascives et les mouvements de langues totalement sexy faisant d’elle une femme fatale dans la lignée d’Angelina Jolie. Parfois hautaine, elle n’a pourtant pas renié à livrer quelques informations sur l’un de ses futurs projets qui lui tient à cœur, l’adaptation du comics Fathom. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à balancer sur Jessica Alba, qui devait à l’époque tenir le rôle de l’héroïne et qui ne semblait pas très investie dans le projet : « Je l’ai vu en parlé lors d’une interview et elle n’était clairement pas aussi impliquée que je peux l’être sur Fathom. Mickael Turner (l’auteur du comics et récemment décédé) était pour moi l’un des plus talentueux dans son domaine et je compte bien lui rendre hommage». Elle a également bien rigolé, comme toute la salle d’ailleurs, quand Shia Labeouf nous a livré une anecdote amusante à propos du tournage avec les militaires américains. « Quand nous sommes arrivés sur le porte-avion à la rencontre des marins en mer depuis des longs mois, il fallait voir les regards que Megan attirait ! Mais rassurez-vous, ils sont restés très corrects et ma camarade a pu se réfugié dans les quartiers du capitaine ! (rires) ». Le jeune comédien est également revenu sur ses scènes de cascades et les blessures qu’il s’est infligées : « Pour moi, si je regarde un film d’action et que je  ne crois pas aux scènes de bravoures, c’est raté ! », avant de revenir sur son nom imprononçable :  « Shia veut dire don de Dieu et je dois mon nom de famille mal épelé (qui vient du mot français « bœuf ») à ma grand-mère qui était une lesbienne hippie en conflit avec sa famille et qui a interverti les lettres de son nom en signe de rébellion ».


Avec beaucoup de dérision, il a précisé l'extrême difficulté de jouer l'amour et l'attraction face à une femme comme Megan Fox: «Il n'y a qu'au cinéma où je peux sortir avec des déesses pareillesé». Les deux jeunes comédiens, à peine plus de vingt ans et déjà millionnaires (ça fait réfléchir et surtout jalouser !), se sont montrés très sympathiques et ce, malgré la presse présente souvent peu cliente des blockbusters américains. Ils ne se sont pas laissés démonter pour autant et ont même eu le luxe de faire de l’humour. Le professionnalisme U.S en somme, totalement maîtrisé, même à à peine plus de 20 ans.

Transformers 2: La Revanche :
au cinéma le 21.O6.O9
Les photos sont disponibles en taille réelle dans ma galerie FlickR: cliquez ici

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Jeudi 2 avril 2009

Un jeudi en mars, je me lève avec juste trois heures de sommeil au compteur et m’apprête pourtant à aller interviewer Vin Diesel et Michelle Rodriguez pour leur retour dans la saga préférée des amateurs de tuning, Fast & Furious. Pour en rajouter une couche, c’était le jour de la grève générale en France et craignais déjà de me retrouver dans une galère infernale dans les transports. Et bien en fin de compte, le trafic était tout à fait correct et je suis arrivé en avance à l’hôtel Bristol et ai donc pu profiter de la terrasse du 7ème étage sous un soleil radieux. Les attachés de presse m’annoncent un peu de retard, Michelle Rodriguez ne descend pas de sa chambre à l’heure, ce qui fout en l’air tout le planning. C’est pas grave, je profite de cette terrasse délicieuse en préparant mes questions pour Vin Diesel.

La filmo sélective de Vin Diesel: Débuts avec Spielberg dans Il Faut Sauver le Soldat Ryan - Action star du temps du premier Fast & Furious - Dans la peau de Riddick dans Pitch Black - Quand Vin Diesel s'essaie à la comédie  dans Baby Sittor

A l’heure de le rencontrer, je suis un tout petit peu nerveux, car bon il en  impose tout de même. Au final, l’acteur est très sympathique, toujours le sourire aux lèvres. Un gros nounours quoi. Je le salue en lui demandant si il n’était pas trop fatigué car il présentait la veille à Lilles avec le reste de l’équipe (Paul Walker que je n’ai pas eu en interview désolé les filles, Justin Lin etc…). Il me dit que non mais que c’est tout de même très frustrant d’être à Paris seulement pour un jour, ils repartent après les entrevues pour Londres. Le temps passe super vite, j’ai à peine le temps de lui poser trois questions tellement il avait des choses à dire. Entre le pied qu’il prend une fois qu’il est derrière le volant et sa frustration de ne pas pouvoir réaliser ses cascades à cause des assurances très strictes à Hollywood, il n’est pas avare en anecdotes. Sa voix résonne comme un moteur intérieur et est bien reconnaissable. Avant de partir, je le prends en photo alors qu’il sourit après que je lui ai dit que j’étais son avant-dernier interview de la journée (il a du en faire 15-20 dans la matinée).

La filmo sélective de Michelle Rodriguez:  Le film de la révélation, Girlfight - Sexy et as de la mécanique dans le premier Fast & Furious - L'arme au poing dans Resident Evil - Sur une île déserte dans la saison 2 de la série Lost, les disparus

Prochaine étape, Michelle Rodriguez qui a finalement commencé ses interviews. Je ne vous cache pas que j’avais des aprioris négatifs avant de la voir. Elle a sa réputation de bad girl et les autres journalistes m’ont dit qu’elle tirait la gueule en interview et qu’il fallait vraiment lui tirer les vers du nez. Hmmm, un coup d’œil sur les moniteurs des ingénieurs du son et je vois Michelle qui en effet, est loin d’avoir le sourire aux lèvres. Peu importe, je suis un warrior, je fonce. En entrant, je vais lui serrer la main en me présentant. Première question, c’est vrai elle est pas du genre expressive. Deuxième question, je lui demande selon elle, les raisons du succès de la franchise Fast & Furious. Et là, d’un coup elle s’est ouverte et a été inspirée en me disant que c’est la première fois qu’autant de moyens sont déployés pour un film dont le sujet est très « sous-culture ». Elle n’a pas la langue dans la poche et balance pas mal sur les films romantiques qui l’ennuient au plus haut point :  « Si je veux voir des couples qui se déchirent et des nénettes qui chialent je regarde ma propre vie », me dit-elle en rigolant. L’ambiance est alors géniale, elle m’appelle « dude » ou « man ». Le temps va bientôt me manquer et je lui pose une dernière question sur Avatar, le film plus que très attendu de James Cameron auquel elle a participé. « J’étais sûr que tu allais poser cette question » me sort-elle tout sourire, « je ne peux évidemment rien dire du film mais l’expérience de travailler avec Jimmy a été formidable, c’est un véritable génie, tout le monde le lui dit et il doit en être lassé d’entendre tous ces compliments à force ! » Bref, l’interview se termine et elle me dit « take care man ! » pendant que je pars. Une belle surprise !
Fast & Furious 4: Dans les salles le 28.O4.O9
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Vendredi 13 mars 2009

Pour la promotion de Duplicity, Clive Owen et Julia Roberts étaient à Paris. J’ai eu l’immense honneur de rencontrer le premier en interview mais pas la deuxième (ça aurait été quelque chose quand même, maybe next time !). Pour moi, Clive Owen est un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Il a joué dans trois de mes films favoris : Closer, Inside Man et Children of Men. Et puis il a une filmographie assez béton. Outre le fait d’avoir tourné sous la direction de Mike Nichols ( et d'avoir décroché le Golden Globe du Meilleur Second Rôle Masculin) ou de Spike Lee, il a également été l’un des héros de Sin City de Robert Rodriguez (on se souvient du sale quart d’heure qu’il fait passer à Benicio Del Toro dans les chiottes), tenu tête à Cate Blanchett dans Elizabeth : l’Âge d’Or et décroché le premier rôle du blockbuster Le Roi Arthur produit par Bruckheimmer. Et c’est pas prêt de s’arrêter puisqu’il est à l’affiche ce mois-ci de deux films : Duplicity le 25 mars et L’Enquête avec Naomi Watts actuellement en salles. A noter aussi qu'il est l'égérie du parfum Hypnôse de Lancôme. Bref, rencontrer le bougre en vrai c’était une occasion à ne pas rater.

Les rôles de Clive Owen: Sous l'armure du Roi Arthur - Avec Natalie Portman dans Closer - Noir & blanc dans Sin City - Post-apocalyptique dans Les Fils de l'Homme

Physiquement, il en impose le Clive Owen : visage bien dessiné, regard perçant et ténébreux, la chemise blanche entrouverte laissant apparaître sa pilosité, bref un concentré de testostérone en puissance. Très gentil, on sent quand même qu’il faut pas le chercher le Clive. Comme à mon habitude, je lui demande en entrant si tout se passe bien et si il a eu le temps de profiter de la ville. Il me répond que tout va bien et que c’était la deuxième fois en quelques semaines qu’il venait à Paris mais qu’à chaque fois il a un planning trop serré pour pouvoir en profiter. J’attaque ma première question en lui demandant comment se sont passé les retrouvailles avec Julia Roberts, qu’il a aimé et surtout bien insulté dans Closer, Entres Adultes Consentants. « Il y a eu beaucoup moins d’insultes sur Duplicity », me dit-il en rigolant, « malgré les apparences de Closer, Julia et moi avions pris énormément de plaisir et beaucoup rigolé sur le tournage. Quand j’ai su qu’elle avait signé pour ce film, j’ai tout de suite dit oui à l’idée de travailler avec elle ». Il continue à faire l’éloge de l’actrice qui selon lui est très professionnelle.


Dans le film, il joue un espion industriel et on assiste à la guerre sans merci que se livrent les grosses firmes pour conserver leurs secrets. Je lui demande si il trouve des similarités entre cet univers et celui des studios hollywoodiens. Ce à quoi il me répond qu’il ne pense pas que ça aille aussi loin. Il me confie également qu’il a décroché le rôle grâce à George Clooney qui l’a présenté au réalisateur Tony Gilroy (à qui l’on doit le film Michael Clayton) lors d’une soirée à New York. Avant de partir, je lui demande où en est le projet Inside Man 2 avec Spike Lee. « Le scénario devrait être terminé très bientôt et selon sa qualité je serai de retour avec Jodie Foster et Denzel Washington. Nous sommes en tout cas très excité à l’idée d’une suite. ». Moi aussi pardi ! Une petite photo du monsieur pour immortaliser le moment (en haut du billet) et je repars sous le soleil printanier de Paris en repensant à ce face à face des plus agréable.

La photo de Clive Owen en taille réelle sur ma galerie FlickR: cliquez ici
Duplicity: En salles le 25.O3.O9
L'Enquête: Actuellement dans les salles

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Vendredi 27 février 2009
Cette semaine, toute l’équipe de Watchmen effectuait leur tournée promo européenne. Il avaient commencé par Londres lundi et sont arrivés ensuite à Paris. Mardi, ils (sauf Matthew Goode, qui sera remplacée par Carla Gugino, on gagne au change) ont présenté le film lors d’une conférence de presse (Le confrère de Cinéshow y était: cliquez ici) et sur les plateaux télé et radio. Mercredi, ils ont consacré la matinée à des interviews avec la presse télévisée et j’ai eu la chance d’en faire partie. Arrivée à l’Hôtel Meurice, je patiente dans la suite d’attente où je rencontre Anderton de Cinéblogywood qui couvrait l’événement également. On me remet le CD de la bande originale (ça tombe bien elle dépote) et je ne tarde pas à commencer ma première interview : Billy Crudup et Jackie Earle Haley, qui incarnent respectivement le géant bleu Dr Manhattan et le psychopathe Rorschach.

Les deux acteurs sont souriants et me confient qu’ils ont pu négocier de rester un jour de plus à Paris. Ils ont de la chance, la météo ce jour est radieuse. Ma première question est pour Billy Crudup, je lui demande si ce n’était pas frustrant de voir ses camarades en costumes super cool alors qu’il devait se coltiner des capteurs de mouvement partout sur le corps pour les besoins des effets spéciaux. Il me confie qu’au début il était un peu déçu, mais que très vite il a vu comment les autres galéraient dans leurs costumes de latex (surtout pour le Hibou et le Spectre Soyeux) et qu’il se sentait très bien comme ça. Pour Jackie, son grand défi a été de transmettre les émotions de son personnage entièrement recouvert d’un masque. Il est d’ailleurs à la complète inverse de son personnage de fou furieux, souriant, gentil et blagueur. Ma seconde interview sera avec Zack Snyder, le réalisateur du film. Le pauvre a l’air fatigué d’enchaîner les questions et les entrevues mais reste pro jusqu’au bout. On sent la passion et la détermination qu’il a du avoir pour mener à bien ce projet pharaonique (qui n’est que son deuxième film). Il me confirme qu’une version Director’s Cut de 3h30 sortira dans un circuit restreint aux USA cet été et peut-être en France si le film marche bien (il touche du bois).

De gauche à droite: Zack Snyder - Billy Crudup (Dr Manhattan) & Jackie Earle Haley (Rorschach)

J’enchaîne ensuite avec Jeffrey Dean Morgan (le Comédien) et Carla Gugino (Le Spectre Soyeux I), qui ont l’air très complices. D’entrée très souriants, ils sont ravis eux aussi d’avoir décroché un peu plus de temps pour profiter de la capitale française. Très charismatique et avec un air de Javier Bardem, Jeffrey me confie que c’était pas facile de jouer un personnage aussi exécrable et à la rendre toutefois attachant pour le public. Le mérite en revient au bouquin et au scénario selon lui. Il est également content d’être sorti de son image de malade sympa de Grey’s Anatomy. Pour Carla, tourner dans Watchmen était un grand pied, surtout pour le costume un peu kitsch et son rôle de pin-up au on goût de nostalgie. Quand je les ai pris en photo, ils m’ont tout de suite invité à les rejoindre pour immortaliser la rencontre. Très sympa ! Je termine par le duo Malin Akerman et Patrick Wilson. Rencontrer la première était pour moi un grand moment puisque je suis sa carrière depuis la série The Comeback où elle donnait la réplique à Lisa Kudrow. Et elle est aussi sexy en vrai que dans le film moulée dans le latex. Patrick Wilson quant à lui a la classe d’un Kevin Costner et son talent n’est plus à prouver. On l’a vu dans des rôles forts dans Little Children avec Kate Winslet et Hard Candy avec Ellen Page.

De gauche à droite: Malin Akerman (Le Spectre Soyeux II) & Patrick Wilson (Le Hibou) - Carla Gugino (Le Spectre Soyeux I) & Jeffrey Dean Morgan (Le Comédien)

Je suis subjugué par la beauté de Malin, elle est maquillée okay, mais quand même, quelle bombasse ! Et puis elle parle un peu français en plus, dans un accent à tomber. Bon je commence l’interview par leur demander comment on aborde un projet qui est si attendu par une grand nombre de fan. Elle me répond que c’est un mélange de pression et de motivation qui prédomine et que ça permet de donner le meilleur pour ne pas décevoir, et que de toute façon Zack Snyder était lui-même un fan et qu’il n’allait pas décevoir de ce côté là. Sur la question des costumes, ils avouent avoir pas mal souffert, même si le mot est un peu fort pour Patrick Wilson qui précise que comédien n’est pas franchement pas un travail fatiguant (une jolie preuve d’humilité), mais que ça les a pas mal aidé pour rentrer dans la peau de leur rôle. Je termine en demandant à Malin quelques mots en français pour la caméra et je fonds tellement elle est belle. Justiciers brutaux, perdus, désespérés, violents à l'écran, les Watchmen sont en vrai des comédiens plein de bonne humeur, très pro et vraiment très sympas. Un super moment quoi !

Peu après, je poursuivai ma Watchmen Week en assistant à la soirée Allociné Family & Friends qui proposait une projection du film après un cocktail dînatoire. Avec un mal de crâne persistant et une fatigue que je traînais depuis lundi, je n'ai pas pu rester jusqu'au bout mais ça m'a fait plaisir de voir des cinéblogueurs que je lis tous les jours, revoir mes habituels et voir le staff Allociné au boulot (super efficace!). Vivement la prochaine que je puisse en profiter à 100%

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Jeudi 12 février 2009

Pour la promotion de Doute, le film de John Patrick Shanley, je me suis entretenu un tête à tête avec la délicieuse Amy Adams. Depuis Enchanted où elle était parfaite dans le rôle de la princesse Gisèle (à la fois resplendissante, naïve et drôle), j’ai suivi sa carrière de très près, limite amoureux, quitte à remonter le temps pour voir Junebug, Ricky Bobby Roi du Circuit ou encore Arrête-Moi si tu Peux. Depuis on l’a vue dans La Guerre Selon Charlie Wilson avec Tom Hanks ou encore Miss Pettigrew avec Frances McDormand. On la retrouvera dans la suite de La Nuit au Musée avec Ben Stiller et Alain Chabat. Inutile de vous dire que j’avais la pression à l’idée de la rencontrer. Je franchis la porte de la suite d’une chambre du Plaza Athénée, et elle est là debout en train de boire un Coca que son attachée de presse lui a apporté. Elle s’excuse : « Sorry I need my Coke break » en souriant. Je lui répond que je suis aussi accro au soda et elle rigole. Je me présente et m’installe en lui disant qu’elle est sublime et que j’adore ce qu’elle a fait de sa carrière jusqu’alors. Elle porte une robe jaune et un petit haut noir qui lui vont à ravir et a les cheveux longs, lâchés sur ses épaules, et je ne vois que ces yeux bleus hypnotiseurs. J’ai un temps de latence avant de poser ma première question tellement j’étais subjugué.

Les rôles d'Amy Adams: Avec Leonardo DiCaprio dans Arrête-moi si tu peux - Entre Tom Hanks & Julia Roberts dans La Guerre Selon Charlie Wilson - Princesse Disney dans Il Etait Une Fois (Enchanted) - Dans la peau de l'aviatrice Amelia Eckheart dans La Nuit au Musée 2

L’interview se passe très bien, elle répond souriante aux questions, avec ce sourire craquant. Je parviens à la faire rire en évoquant la scène où son personnage, une nonne institutrice, parvient à regarder derrière elle en installant un cadre sur son tableau de la salle de classe. Je lui dis que grâce à elle, j’ai percé le secret de mon professeur de maths au collège. Je termine l’interview avec une question sur Enchanted, je lui demande si les enfants la reconnaissent dans la rue et lui demande des autographes. A quoi elle me dit que sans maquillage et sans robe, elle ne ressemble pas tant que ça à Gisèle. C’est vrai mais elle n’en est pas moins très jolie et je lui demande une photo. Elle accepte même de poser avec moi et se lève pour se mettre à mes côtés. Au moment où le petit oiseau allait sortir je sors le fameux « Gisèle !!! » du Prince Edward et elle éclate de rire (d’où la petite grimace sur la photo). Un super moment !

Pas eu le temps de dégainer mon appareil pendant le tapis rouge, vous devrez vous contenter des photos officielles :)

Le soir je la retrouve sur le tapis rouge où elle me reconnaît. Elle est encore plus belle en robe de soirée noire et coiffée d’un grand chignon. Mais ma présence à cet événement était pour décrocher quelques mots à la grande Meryl Streep. La pression est à son comble, c’est peut-être l’actrice la plus douée de sa génération et a incarné des rôles cultes. En plus son personnage dans Doute est carrément odieux donc ça ne fait qu’ajouter à mon stress. Ca y est, elle arrive à mon niveau. Elle porte une robe aux couleurs du drapeau américain, nous sommes à la veille de la journée d’investiture de Barrack Obama à la Maison Blanche. Je la salue en lui disant que c’est un incroyable honneur de la rencontrer, ce à quoi elle rigole et me tient le bras en répondant :  « Mais c’est un honneur pour moi aussi ! ». Gentille et professionnelle, elle m’a mis à l’aise en toute simplicité. Un peu déconcerté, je bafouille deux secondes avant de lui demander son secret pour passer d’un rôle où elle chante, danse en sautant sur des lits dans Mamma Mia à un personnage aussi froid dans Doute. Elle me dit en souriant qu’elle n’en a aucun. Après trois questions, elle doit déjà partir non sans nous saluer ma collègue et moi de façon polie et agréable. Avoir un tel monstre du cinéma devant soi c’était vraiment un moment qui me restera marqué pour longtemps.

Photos Meryl Streep © Disney
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Jeudi 5 février 2009

Pour la promotion de leur dernière comédie Meilleures Ennemies, les sublimes Anne Hathaway et Kate Hudson ont eu la bonne idée de faire un passage par Paris. Après avoir profité de leur peu de temps libre pour faire un peu de shopping (c’est les soldes après tout !), elles ont consacrées leur matinée à rencontrer les journalistes. J’en faisais partie, et j’étais très heureux de revoir Anne Hathaway, que j’avais déjà interviewé avec Steve Carrell l’été dernier à Madrid pour Max la Menace. Cette fois-ci, pas de Steve Carrell qui tienne, ce sera moi et elle, tout seuls (bon et les cameramen)! Après quelques minutes d’attente dans le couloir, à écouter les conversations futiles des maquilleurs persos de la star, je peux enfin entrer dans la suite. Elle est là, elle se lève pour m’accueillir et je lui dis « you look magnifique » (en référence bien sûr au parfum dont elle est l’égérie), ce à quoi elle me répond « Oh ça me rappelle quelque chose » en souriant. Son sourire est toujours aussi sublime et elle, craquante. Avant de commencer l’interview, je la félicite pour ses nominations aux cérémonies de récompense pour sa performance dans Rachel Getting Married (inédit en France).

De gauche à droite : Les rôles d'Anne Hathaway: Princesse Malgré Elle - Le Secret de Brokeback Mountain - Le Diable S'Habille en Prada - Max La Menace

Comme le film parle de mariage, j’ai fait dans l’original et j’ai préparé un wedding interview. Elle me confie ne pas avoir rêvé de mariage étant petite, même pas de mariage de princesses. Elle se verrait plutôt dans une cérémonie intimiste où elle jouerait sa chanson préférée qu’elle me chantonne (j’ai complètement oublié le titre par contre). Comme demoiselle d’honneur célèbre, elle choisit Emily Blunt, sa camarade de jeu dans Le Diable d’habille en Prada. Avant de partir, elle me dit qu’elle pense m’avoir déjà vu avant. Mon cœur s’accélère (bordel de mince Anne Hathaway se souvient de ma face, c’est énorme) et je lui dit qu’en effet, on s’était vu l’an passé en Espagne. Elle rigole « Yes of course ! ». Je lui demande à la prendre en photo, elle me dit uniquement si je suis dessus (si elle insiste :D).
De gauche à droite : Les rôles de Kate Hudson: Presque Célèbre - Comment te Larguer en 10 Leçons - Toi, Moi & Dupress - L'Amour de l'Or

Ensuite, rendez-vous avec Kate Hudson, la blonde du film qui est aussi productrice. Maquillée normalement (et pas à la truelle comme dans le film), elle est plutôt jolie mais incarne parfaitement le cliché de l’américaine, souriante jusqu’aux oreilles, elle se vend un max. Très sympa y a pas de soucis, mais elle parle et parle et en fin de compte je n’ai pu poser que la moitié de mes questions. J’ai eu néanmoins le temps d’apprendre que de produire un film sur le mariage est encore plus stressant que de préparer un vrai mariage, et qu’elle choisirait Sofia Loren comme demoiselle d’honneur (rien que ça !). Deux personnalités différentes que sont Anne et Kate, mais toutes les deux très gentilles et disponibles. La matinée s’achève et je repars le sourire aux lèvres à l’idée d’avoir marqué ne serait-ce qu’un millionième de neurone d’Anne Hathaway ^^.
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Vendredi 23 janvier 2009

A l’heure même où le film décrochait 13 nominations aux Oscars, L'Etrange Histoire de Benjamin Button donnait sa conférence de presse européenne dans un grand palace parisien, hier jeudi 22 janvier. Et suite à un concours de circonstance, j’ai pu y assister. Après de multiples contrôles de sécurité, je m’installe enfin dans le salon du Bristol où la conférence allait se tenir. Après quelques minutes de patience et quelques encas avalés, Brad Pitt et David Fincher en personne font leur entrée sous les applaudissements nourris des journalistes. Brad portait sa moustache qu’il entretient depuis le tournage du dernier Tarantino (dont il annonce qu’il sera très sanglant) et un béret avec allure, le voir en vrai ça fait quand même quelque chose. Et puis David Fincher, qui est juste l’un de mes cinéastes cultes (Seven, Fight Club…) est très classe. Je filme le tout tandis qu'une collègue d'Evene prend mon appareil pour faire des photos...floues (appareil de m*rde, faut que j'investisse dans un reflex!). Que retenir de cette conférence ?

Brad nous confie avec humour et très décontracté qu’il a emmené ses enfants sur le tournage à plusieurs reprises et que ces derniers n’ont pas été plus choqués que ça par la maquillage important qu’il porte dans le film. Qu’il ne travaille qu’avec des réalisateurs super nice, c’est pourquoi il a accepté de nouveau de collaborer avec David Fincher pour la troisième fois. Qu’après Babel, Cate Blanchett continue à le surprendre et qu’il a beaucoup appris à ses côtés et il a même donné le numéro de sa chambre (mais je pense qu’Angelina Jolie est derrière la porte, prête à défoncer la face de toute groupie). David Fincher a quant à lui révélé quelques anecdotes de tournage et remémorer des souvenirs de l’époque de Seven. Un moment intéressant et un peu irréel que de voir discuter à quelques mètres, deux figures de proue d’Hollywood.

Retrouvez ma critique de L'Etrange Histoire de Benjamin Button dès la semaine prochaine
Mes photos floues mais en taille réelle sur FlickR: cliquez ici
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Lundi 19 janvier 2009

Quand on m’a annoncé que j’allais rencontré Jim Carrey, mon sang n’a fait qu’un tour. Jim Carrey c’est peut-être l’acteur qui m’a accompagné toute mon enfance.  J’ai ri aux cartooneries de The Mask, suivi les délirantes enquêtes d’Ace Ventura, grassement rigolé aux gags de Dumb & Dumber et plus tard été ému par ses prestations dans The Truman Show et Eternal Sunshine Of A Spotless Mind. Bref, j’allais rencontrer un mythe. Et pour couronner le tout, j’ai traversé la Manche pour me rendre à Londres, où se tenait la première mondiale de Yes Man, le nouveau film de l’acteur aux mille grimaces. Premier rendez-vous, le tapis rouge très animé sur Leicester Square où des cheerleaders assuraient l’ambiance à coups de chorégraphies endiablées (chapeau bas aux danseuses légèrement vêtues alors que le froid était polaire). Après quelques minutes d’attente, un bus à étage typiquement londonien aux couleurs du film débarque sur la place, avec à son bord Jim Carrey et l’équipe du film. La foule de fans est surexcitée et scande « Yes » à tout bout de champs. L’ambiance est là. A notre micro défilent Zooey Deschannel pétrifiée par le froid et surtout Jim himself, dynamique et fidèle à son image malgré le froid. Il prendra du temps pour signer des autographes aux nombreux fans le long du tapis rouge, très classe.

De gauche à droite: The Mask - Ace Venture - Dumb & Dumber - The Truman Show - Eternal Sunshine Of A Spotless Mind

Le lendemain, le deuxième rendez-vous était fixé dans un hôtel près du centre de la capitale britannique. Je commence la session avec Zooey Deschannel qui me confie avoir rigolé 100% du temps sur le tournage grâce à Jim, tandis que Peyton Reed le réalisateur (qui a réalisé ma comédie culte préférée Bye Bye Love) se remémore les craintes qu’il avait à faire tourner la scène du saut à l’élastique avec Jim et sans doublure. Ensuite, petit coup de pression, je suis le premier à pouvoir interviewer Jim qui vient d’arriver… et ça s’est passé à merveille. Souriant, disponible et agréable, l’acteur répond avec humour aux questions que je lui pose. Moi je suis un brin impressionné quand même ! Il précise que son « sphincter » était très serré lors du saut à l’élastique et qu’il est aussi dans la vrai vie, quelqu’un qui dit « yes » à tout ce qui lui arrive. Lorsqu’on rencontre des grands noms tels que Jim Carrey, il y a toujours une légère appréhension d’être déçu de l’homme en réalité, qu’il ne soit pas tel qu’on l’imaginait. Et bien je suis content que cela n’a pas été le cas avec Jim Carrey, qui s’est montré adorable et très professionnel, plein d’humour et d’énergie. On sent que c’est un homme foncièrement bon et gentil quand il parle et ces minutes (trop) rapides ont été géniales. Une petite photo (que j'ai pris moi-même tant bien que mal du bout du bras) pour immortaliser l'instant. Jim Carrey, moi je dis YES et deux fois YES !
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Jeudi 15 janvier 2009

De passage à Paris pour la promotion du film Les Grands Frères (Role Models en V.O), Paul Rudd et Seann William Scott ont consacré une matinée à rencontrer les journalistes français dans un grand hôtel parisien. J’ai sauté sur l’occasion, car j’adore Paul Rudd. En France, on le connaît surtout parcequ’il a joué le compagnon de Phoebe dans les deux dernières saisons de Friends. Mais aux Etats-Unis et pour ma part, c’est ses rôles dans les comédies désormais cultes comme Anchorman aux côtés de Will Ferrell et Steve Carell, qu’il a marqué les esprits. Le nom Seann William Scott ne vous dit peut-être rien, mais si je vous dis Stifler dans American Pie, vous visualisez tout de suite le mec qui a joué les attardés assoiffés de sexe dans la franchise graveleuse.

C’est avec un entrain certain que je suis entré dans la salle d’interview dans laquelle se tenait Paul Rudd. Je le salue et lui fais part de mon degré de fanatisme concernant ses films. Il me remercie en souriant et avant que la caméra ne tourne, je lui demande si il a le temps de profiter de Paris à quoi il me répond qu’en deux jours c’est trop court, mais qu’ils ont bien fait la fête hier soir jusqu’à 4h30 du matin. L’entrevue se passe à merveille. Souriant 100% du temps, Paul est disponible, drôle et super sympa. Je lui demande si les gens le reconnaissent dans la rue et si oui, comment il l’appelait. « J’ai joué beaucoup de personnages différents donc il n’y en a pas un qui ressort particulièrement. Ah si, on me demande souvent comment va Phoebe (rires) ! ».

De gauche à droite: Paul Rudd avec Lisa Kudrow dans Friends - Anchorman, la Légende de Ron Burgundy - Seann William Scott dans American Pie - Paul & Seann dans Les Grands Frères

Dans Les Grands Frères, il y a une scène hilarante où son personnage s’énerve dans un Starbucks concernant les noms des différentes tailles de verre (Large, Venti). « Ce snobisme m’a toujours titillé, chez eux Venti c’est large, Large c’est moyen, pour moi Large c’est large, venti c’est de l’italien ! ». Le temps passe, comme toujours quand l’interview est agréable, très vite. Je lui demande de faire l’intro de l’interview en présentant le film et comme il ne connaît pas le titre en français, il le remplace par… Quantum of Solace ! Je repars en lui serrant la main et en le prenant en photo pour ma collection. J’ai passé un excellent moment. J’enchaîne peu après avec Seann, qui est arrivé un peu en retard à cause de douleurs dans le dos. Je lui demande si tout va bien et me dit qu’il n’y a pas de soucis en commandant un verre de vin rouge (il est 11h30). « Quand on est à Paris, il faut en profiter ! ».

Malgré son état (dont la fête d’hier soir a fortement contribué je pense), l’interview se déroule là aussi très bien. Je dois dire qu'il a pas mal vieilli depuis American Pie, et a fait de la gonflette. Dans le film il porte un horrible costume de minotaure, mascotte de la boisson énergétique que son personnage promeut, je lui demande comment c’était. « Horrible ! Je n’y voyais rien, je transpirais comme jamais et au final je me suis dit, mais pourquoi diable je n’ai pas demandé à une doublure de faire ça, puisqu’on ne voit jamais mon visage, j’aurai pu me contenter de faire la voix, mais je suis un acteur qui va au bout des choses et professionnel », me dit-il en rigolant, « je comprends maintenant ce que ressentent les personnages à Disneyland ! ». Tout se passe bien, il est extrêmement gentil et posé, contrairement à ses personnages. Avant de conclure l’interview, une photo de moi et Stifler s’impose !
Les Grands Frères – Dans les salles le O4.O2.O9
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Samedi 27 décembre 2008

Actuellement dans les salles, Australia réunit à l’écran Hugh Jackman et Nicole Kidman et ne déçoit pas les fans du grand Baz Luhrmann. L’équipe du film était d’ailleurs à Paris au début du mois pour présenter le film à la presse, et j’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence de presse grâce à ma collègue adorée. Ce n’est pas sans une certaine appréhension que je m’installais dans la salle, sachant qu’en face de moi, à quelques pas, allaient s’asseoir Nicole, Hugh et Baz. On a lu plein de choses sur Nicole Kidman, comme quoi elle était devenue horrible après avoir abusé de la chirurgie esthétique. Et bien si c’est vrai, ça ne se voit pas du tout ! Lorsqu’elle est rentrée dans la salle, elle était tout simplement divinement belle. Ses yeux bleus illuminaient la pièce et elle irradiait dans sa robe sobre mais très très classe. Hugh Jackman est aussi handsome en vrai, et il est très grand ! Pendant la conférence, le public était captivé par les réponses de Baz Luhrmann qui est un homme résolument passionnant à écouter. Que ce soit les anecdotes de tournage ou le scandale du traitement des aborigènes en Australia, on aurait pu l’écouter pendant des heures.


Nicole Kidman évoque sa nouvelle vie de famille et confirme qu’elle pense privilégier sa fille pendant les prochains mois. Je prends le micro et ose poser la question qui brûle les lèvres de toutes les femmes de l’assistance : Comment s’est passé le tournage de la scène de la douche de l’Outback dans laquelle Hugh Jakman se lave à l’aide d’un seau d’eau en pleine nature. Je demande également comment Baz a su dosé l’humour, le drame et l’aventure dans son film et trouver la juste limite dans tout ça. L’équipe rigole et Hugh Jackman répond qu’il s’agit de la manière authentique de se laver des drovers en Australie, et mime même la scène à nouveau. Un bon moment ! Les meilleures choses ayant toujours une fin, il est déjà l’heure pour eux de partir. Quant à vous, courrez voir le film si ce n’est déjà fait ! Les photos sont sur ma galerie FlickR : cliquez ici.
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Lundi 8 décembre 2008

Il y a de ça deux mois, je ne connaissais rien du phénomène Twilight. La série de bouquins écrits par Stephenie Meyer remporte un succès gigantesque depuis cinq ans aux Etats-Unis et trois ans en France. Tout s’accélère à la sortie du film aux Etats-Unis le dernier week-end de novembre où il s’est imposé en roi du box-office U.S, se payant même le luxe de faire de l’ombre au dernier Disney et à Australia de Baz Lhurmann. Visant un public principalement féminin, la saga déclenche les passions et c’est donc avec une certaine appréhension que suis allé voir la film. Et bien j’ai été agréablement surpris (vous pourrez lire mon avis en détail plus tard) et c’est donc content que je suis allé à la rencontre de la réalisatrice Catherine Hardwicke et des deux têtes d’affiche, Robert Pattinson et Kristin Stewart qui était ce week-end à Paris.

Le rendez-vous était donné à l’hôtel de Crillon sur la place de la Concorde. Devant l’entrée se tiennent déjà des dizaines de fans majoritairement féminines et de moins de 20 ans. Je papote avec l’une d’entres elles histoire d’en savoir plus sur le phénomène (elle a failli me tuer d’ailleurs quand elle a appris que je rencontrais Robert). Quand j’arrive dans la suite qui sert de salle d’attente, les attachées de presse et les journalistes présents ne parlent que de la coiffure de Rob soigneusement négligée. Je commencerai avec Catherine Hardwicke. Un très bon moment où la cinéaste, très aware, s’est avérée être des plus loquace, peu avare en anecdotes de tournage et a confiée s’être émerveillé de son séjour à Paris, ayant fait des études d’architecture. Elle a avoué être fan de Lars Von Trier et des premiers films de Scorcese. Pas mal comme références.


Ensuite je rencontre Kristin Stewart qui incarne Bella dans le film. La jeune actrice (18 ans) a l’air fatiguée et c’est compréhensible, ils sont en train d’enchaîner les interviews depuis 11h du matin (il est 16h15). Après un début difficile où il a fallu lui tirer les vers du nez, l’interview se déroule plutôt bien et je lui décroche même des sourires et des rires. Elle me raconte comment elle a trouvé l’inspiration pour jouer une scène cruciale du film où elle se fait empoisonner par un vampire ou l’enfer du tournage en extérieur dans le climat capricieux et humide de l’Oregon. Avant de partir, je la prends en photo et elle me dit de la refaire deux fois car elle a du mal à prendre la pose. J’ai eu droit à une belle grimace. Peu après, je traverse le couloir pour rejoindre la chambre dans laquelle était installé Robert Pattinson. Le ténébreux acteur s’excuse en riant car il a besoin d’aller aux toilettes, pas étonnant, il vient de se vider une bouteille de Coca :D.

A son retour je commence l’interview par lui demander si sa vie a changé après le succès phénoménal du film aux USA. Il me dit qu’il n’est pas retourné à la vie normale depuis puisqu’il fait le tour du monde pour la promotion de Twilight, donc il me rappellera pour me répondre plus tard. Il partage sa douleur à se faire suspendre par des câbles pour les besoins de la scène de combat final dans la salle aux miroirs, et que à côté la partie de Quidditch dans Harry Potter c’était de la gnognotte (il jouait Cecric Digory). Musicien, il a également passé son temps libre pendant le tournage à faire des bœufs avec le reste du casting dans la chambre de leur hôtel. Un bon moment à écouter les réponses calmes et posées de ce vampire mégaclasse,  surtout quand je sais que des milliers de fans aimeraient être à ma place! L’heure tourne, est ils doivent déjà se préparer pour aller sur la plateau du Grand Journal. En sortant de l’hôtel, le nombre de fans a décuplé. Le plus drôle : Geneviève de Fontenay qui devait loger au Crillon a sûrement cru que la foule était pour elle puisqu’elle posait pour les fans qui tenaient des bannières « We Love You ». Quelqu’un a osé lui dire que ce n’était pas pour elle ? :D
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