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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:19

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Cela fait déjà dix sept ans que je foulais la grande salle du Grand Rex pour découvrir Le Roi Lion, précédé d'un spectacle féérique. L'un de mes premiers souvenirs de cinéma qui demeure à ce jour l'un des plus marquants. Pour fêter la ressortie du film en Blu-Ray le 24 août prochain, Disney avait organisé une projection exceptionnelle du film en 3D, l'occasion pour moi et quelques privilégiés de découvrir à nouveau ce film, apothéose du deuxième âge d'or de Disney, sur grand écran. Dès l'ouverture, on est à nouveau plongé dans les couleurs chaudes de l'Afrique, parfaitement rendues à l'écran par les artistes du studio. On frissonne dès que Lebo M entonne sa chanson alors que le soleil se lève sur la savane et que les animaux commence leur procession vers le Rocher des Lions.

 

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Chaque plan est un régal pour les yeux tant l'animation est soignée, fluide et belle, à l'apogée de son art. La force du film n'a pas perdu de son intensité au fil des années. La scène de la débandade, où l'image de synthèse est utilisée à bon escient, est un exemple parfait d'une scène de cinéma parfaitement maîtrisée. L'animation, la musique, le montage, tous les éléments sont en parfaite harmonie et le climax atteint son but sans problèmes. Comment ne pas verser une larme quand Simba tente de réveiller son père, ou commencer à fredonner les chansons d'Elton John et Lebo M ? Des mélodies qui sont depuis rentrées dans la culture populaire à l'instar d'Hakuna Matata ou encore L'Amour Brille Sous les Étoiles.

 

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Le revoir aujourd'hui permet aussi de se rendre compte de l'admirable travail d'adaptation pour offrir une relecture abordable et originale d'Hamlet, de l'écriture du scénario qui ne néglige aucune minute pour développer l'intrigue et ses personnages ou encore des thèmes abordés tels que le deuil et les responsabilités, qui touchent obligatoirement d'une façon ou d'une autre les spectateurs. Si la 3D n'apporte réellement pas grand chose, le seul fait de revoir ce grand classique au cinéma était un moment de bonheur régressif. Un film historique pour les studios Disney et l'industrie du cinéma en général.

 

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Le 24 août 2011 en Blu-Ray, Blu-Ray 3D et DVD Disney.

Le 11 avril 2012 en 3D dans les salles équipées.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 20:19

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La page FaceBook du film : www.facebook.com/AvengersFR

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 19:27

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Après avoir cassé des oeufs, délectez-vous du Best-Of de cette semaine encore une fois très varié. Bonne lecture !

 

Filmgeek :Comment patienter jusqu'à la Saison 3 de Sherlock + Concours

Filmosphere: Rencontre avec une légende, Francis Ford Coppola 

Cineblogywood : Radiostars, un morning qui soulève les foules

Hollywood&Co:  série: Once Upon a Time

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:15

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Par notre Guest Critic Masao: Prenez des scènes de gunfight à la John Woo, ajoutez-y des combats d'arts martiaux à la Tsui Hark et saupoudrez d'une pincée d'humour à la Tarantinoet vous obtiendrez The Raid. Derrière son titre et son scénario ultra convenu se cache une véritable perle dont le mot d'ordre est fan service. Aux commandes, Gareth Evans, réalisateur britannique qui s'était déjà fait remarquer avec Merantau et qui a pour spécialité les films d'action avec des acteurs indonésiens. L'histoire tient sur un timbre poste : un commando de police est envoyé prendre d'assaut un immeuble au coeur des quartiers pauvres de Jakarta pour en extraire un baron de la drogue. Mais celui-ci, au courant de leur arrivée, verrouille sur eux un piège mortel. Coincés dans cette forteresse, face à des fous furieux (dans tous les sens du terme), les policiers vont lutter pour leur survie à chaque étage.

 

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Ce scénario digne d'un jeu vidéo pourrait nous faire craindre un simple film d'action comme on en a déjà vu mille fois. Et pourtant, dès les premières minutes, The Raid annonce la couleur avec la scène du marteau et des balles dans le tiroir. Vous êtes face à un film qui ne se prend pas au sérieux, à l'humour décalé et à la noirceur sans fin. La réalisation est magistrale. Chaque plan de caméra est minutieusement choisi et la photographie est d'excellente facture. Le film nous surprend à chaque combat en inventant des tours de force et des cascades jamais vues auparavant. Les musiques ne sont pas en reste avec des compositions dignes de Juno Reactor, Rob Douganou Prodigy. Mais outre les musiques, la bande son d'une manière générale est superbe et provoque l'empathie du spectateur en lui donnant presque l'impression de prendre les coups à la place des personnages. La violence est omniprésente, clairement assumée et on sent que le réalisateur était totalement libre. L'intention est clairement de rendre hommage aux meilleurs films du genre. On retrouve notamment l'esprit « montée d'une tour » et combats à chaque étage cher aux films de Bruce Leeou encore le combat final interminable contre un boss infatigable qu'affectionne Tsui Hark.


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Si on devait trouver un défaut au film qui n'est pas réellement dû à un problème de conception, ce serait que les scènes d'action sont si intenses et font tellement monter l'adrénaline qu'on s'ennuie assez rapidement lors des scènes de dialogues, trop impatients que ça reparte. Coté jeu d'acteur, c'est assez médiocre et sur-joué la plupart du temps, mais n'est ce pas volontaire ? Gareth Evansle dit lui-même avant que le film ne démarre : « don't take this movie too seriously ». Mention spéciale cela dit à Iko Uwaisqui rejoint le panthéon des dieux du combat aux cotés de Bruce Lee, Jet Liet Tony Jaa. En somme, une véritable claque qui mine de rien, fait du bien. Le tonnerre d'applaudissement qui envahissait la salle à la fin de chaque scène d'action en dit long, très long...

 

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Sortie en salles: 20.06.2012

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 01:23

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Au cinéma, la folie des contes de fées revisités affole Hollywood depuis Alice in Wonderland. Dans les prochains mois on aura droit à deux visions de Blanche-Neige, à La Belle au Bois Dormant du point de vue de Maléfique (jouée par Angelina Jolie), à une revisite d'Hansel & Gretel (avec Jeremy Renner et Gemma Arterton), sans oublier Jack & le Haricot Magique sous l'égide de par Bryan Singer. Mais la télévision n'est pas en reste puisque la chaîne ABC diffuse depuis la rentrée 2011 Once Upon a Time, une série qui mêle l'univers des contes avec la réalité d'une petite ville de l'Amérique profonde.

 

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A Storybrooke, dans l'état du Maine, les habitants sont en fait des personnages de contes de fées maudits par la Méchante Reine qui est en fait le Maire de la ville. La mémoire effacée et le temps arrêté, les personnages de notre enfance mènent une vie monotone jusqu'au jour où le jeune Henry amène sa mère biologique Emma, qui s'avère être la fille de Blanche-Neige et la seule personne à pouvoir briser le sort. Le postulat de départ est intéressant et plutôt bien mené, même si il rappelle furieusement Il Etait Une Fois (le film des studios Disney de 2006), il parvient à capturer l'essence des contes et d'en jouer. Il y a un certain fun à voir ces relectures de Cendrillon, Pinocchio ou encore de La Belle au Bois Dormant prendre vie d'une manière inédite. Chaque épisode alterne la trame dans le monde réel et des flashbacks dans l'univers fantaisiste du conte, un peu kitsch sur les bords mais plutôt efficace.

 

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Dans l'ensemble, le casting est plutôt convaincant à commencer par Ginnifer Goodwin qui incarne à merveille Blanche-Neige et son alter ego Mary Margaret Blanchard. Jennifer Morrison (Dr. House) fait une héroïne charismatique tandis que Lana Parilla brille dans le rôle de la Méchante Reine. Robert Carlyle (The Full Monty, 28 Semaines Plus Tard) cabotine à mort et semble avoir calquer son jeu sur celui d'Heath Ledger dans The Dark Knight pour donner vie à Rumpelstiltskin.On peut également regretter le manque de second degré de la série qui aurait gagné à un peu plus d'humour.L'ensemble est également trop sage, le côté sombre des contes n'est qu'effleuré et on aurait aimé plus d'audace de ce côté là (mais ne rêvons pas, sur une chaîne familiale comme ABC). Si l'idée de départ ferait à coup sûr un bon film, il n'est pas sûr qu'elle se tienne sur la longueur dans la configuration d'une série. Le concept survira-t-il à la première saison alors que passé les huit premiers épisodes, une certaine lassitude s'installe déjà ?

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 23:36

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Pas de blagues, le Best-Of de cette semaine vous propose un conte défait par Tarsem, les comptes du box-office U.S dominé par Hunger Games, un irlandais obsédé et obsessant et des marionettes sur le retour. Bonne lecture ! 

 

Filmosphere: Blanche neige, le fade miroir de Tarsem 

Cinefeed : Box-office US, Gros démarrage pour Hunger Games

Cineblogywood : Michael Fassbender - un spot qui tourne à l'Obsession

Hollywood&Co:  critique: Les Muppets, le Retour

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 00:01

 

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C'est un véritable raz-de-marée qui s'est emparé du box-office mondial, Hunger Games s'est immédiatement classé à la troisième place des meilleurs démarrages de tous les temps avec 155 millions de dollars de recettes lors du premier week-end d'exploitation aux Etats-Unis. Même en France où la saga littéraire écrite par Suzanne Collins est beaucoup moins connue, le film parvient à détrôner Cloclo du box-office. Un score qui a rassuré les producteurs car la question que tout le monde avait à la bouche avant la sortie était de savoir si le film avait de quoi lancer une franchise et marcher sur les plates-bandes de la concurrence (Twilight pour ne par le nommer).

 

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L'affluence à la séance de minuit, les fans campaient devant le cinéma pour être les premiers à voir le film.

 

Pour le studio Lionsgate qui n'avait pas connu pareil succès depuis belle lurette, c'est une aubaine. Les tickets de la séance de minuit se sont arrachés aux U.S.A et les salles affichent généralement complet tous les soirs. Les chiffres confirment la bonne décision d'avoir d'ores et déjà lancé la production du deuxième opus (Catching Fire) prévu pour une sortie à l'automne 2013. Côté librairies, les livres ont connu un regain d'intérêt depuis quelques mois déjà et les ventes décollent à nouveau. De plus, la saga peut se targuer d'une communauté de fans aussi active, voire plus, que les Twi-hards fans de vampires et de loup-garous. Ces derniers ont largement contribué à l'excellent démarrage via les réseaux sociaux et sont sûrs de ne pas être négligés par la division marketing des films quand il s'agira de créer le buzz autours du tournage et autres actualités.

 

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Pour le casting, c'est la consécration. Jennifer Lawrence qui incarne Katniss avait déjà été remarquée au cinéma dans Winter's Bone (elle d'ailleurs été nommée à l'Oscar pour ce rôle) et dans X-Men: Le Commencement, mais c'est avec Hunger Games qu'elle est en ce moment propulsée au sommet de sa popularité. Elle collectionne les couvertures de magazines et les interviews, bref, Hollywood n'a de yeux que pour elle. Pour son camarade Josh Hutcherson qui jusqu'alors s'était illustré dans une myriade de divertissements familiaux (Voyage au Centre de la Terre 3D, Le Secret de Terrabithia, Zathura...) mais aussi dans le sympathique Tout Va Bien! The Kids Are All Right, il s'apprête à rejoindre Daniel Radcliffe et Robert Pattinson dans le cœur des jeunes adolescentes. Liam Hermsworth devrait connaître le même sort quand son personnage aura droit à plus de temps d'apparition dans le prochain volet.

 

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Des fans costumés - Un aperçu du merchandising tiré du film

 

Hunger Games est en passe de venir un véritable phénomène et c'est une mécanique habilement huilée. Si la romance entre les trois personnages principaux passionne le public féminin, la saga peut se targuer de pouvoir attirer les garçons grâce aux scènes d'action, un véritable plus par rapport à la bleuette Twilight décriée pour sa niaiserie. Quand aux adultes, ils finissent par aller voir de quoi il retourne, attiré par le débat sur les limites de la télé-réalité et la société moderne. On a pas fini d'en entendre parler!

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 14:35

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L'apogée du Muppet Show semblait bien loin, la franchise connaissait un réel passage à vide après la mort de Jim Henson et les téléfilms réalisés à cette période n'avais pas le charme des débuts. Heureusement pour nos amis, les studios Disney et le comédien Jason Segel, fan de la première heure, se sont lancé le défi de relancer la carrière de Kermit et compagnie. Avec Les Muppets: Le Retour et le succès du film outre-Atlantique, on parle déjà d'un retour de l'émission télévisée et d'une suite, et vu la qualité du film c'est amplement mérité!

 

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L'acteur révélé par la série How I Met Your Mother s'est attelé à l'écriture du scénario avec l'aide de Nicholas Stoller et a su conservé l'esprit des Muppets intact tout en y insufflant la dose idéale de modernité et en jouant sur la corde nostalgique avec brio. Assumant pleinement la perte de notoriété des marionnettes, le film prend le parti d'en jouer et présente la bande des Muppets disséminée aux quatre coins de la planète après que leur succès n'ait décliné. Un jour, un de leurs plus grands fans, Walter, leur apprend que le légendaire Muppets Studio était menacé de destruction par un homme d'affaire véreux. A l'aide de leurs amis humains, Gary et Mary, ils vont réunir la troupe et monter un grand spectacle pour sauver leur théâtre et leurs studios.

 

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La trame est des plus classiques mais est parfaitement menée et a l'avantage de laisser libre court à la folie de ces personnages qui ont besoin de place et de temps pour s'exprimer. On retrouve cette galerie de personnalités avec un plaisir non dissimulé: on rit aux blagues qui tombent à l'eau de Fozzie, aux crises de rage d'Animal, à l'irrésistible comportement de diva de Miss Piggy, aux tours ratés de Gonzo... Mais le film aborde brillamment le côté émotionnel et nostalgique à l'instar des émouvantes scènes de retrouvailles entres Kermit et Fozzie ou les dialogues étonnamment touchantes avec Piggy.

 

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Ajoutez à cela des numéros musicaux entraînants à la bonne humeur contagieuse dont les chansons ont été écrites par Bret McKenzie (de la série Flight of the Conchords). Côté humains, Jason Segel etAmy Adams font de parfaits compagnons aux Muppets, livrant un jeu mêlant naïveté enfantine et énergie communicative. Chris Cooper (vu dans la trilogie de Jason Bourne) cabotine dans le rôle du méchant de service et ça passe. Côté caméos, il y a de quoi se régaler avec Jack Black, Jim Parsons (oui, Sheldon de The Big Bang Theory), Emily Blunt et d'autres encore dont je vous laisse la surprise. Au final, le film est une franche réussite qui relance avec talent la franchise des Muppets trop longtemps oubliée ou malmenée. Un condensé de bonne humeur, d'émotions et de nostalgie dans lequel on retrouve les Muppets tels que dans nos souvenirs.

 

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Les Muppets : Le Retour n'a pas eu les honneurs d'une sortie en salles en France (et c'est assez incompréhensible) mais sera disponible en Blu-ray et DVD le 2 mai 2012. Jetez-vous dessus, c'est un ordre !

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 22:22

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Personne ne les attendait et pourtant Persée et ses créatures mythologiques sont de retour. Après le Clash, le héros incarné par Sam Worthington affrontent désormais La Colère des Titans sous la direction de Jonathan Liebesman (responsable du récent World Invasion: Battle Los Angeles). La formule n'a pas changé depuis le premier opus puisqu'après le Kraken, le film s'approprie d'autres monstres de la mythologie grecque et romaine dans un blockbuster bourrin, sans finesse et sans saveur. Le charme des effets spéciaux de Ray Harryhausen de l'originale dont s'inspire cette nouvelle franchise est bien éloignée, le numérique a pris le pas sur l'animation image par image mais pour un résultat pas forcement meilleur.

 

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Le design des créatures et de l'imagerie mythologique de l'ensemble lorgne plus du côté des jeux vidéos (God of War) et des films de monstres peu ragoûtants que de la classe que pourraient inspirer les Dieux de l'Olympe. Ainsi, avec toujours une liberté à la limite du blasphème, Persée affronte cette fois une chimère qui dégueule des flammes, des cyclopes au bide plein de bières et le Minotaure et bien sûr le Titan du titre, l'impressionnant Kronos. A sa décharge, le film peut se targuer de scènes d'action plutôt efficaces et d'une 3D meilleure que le précédent volet. Côté casting, Sam Worthington s'affuble d'une nouvelle coupe plus raccord mais pas moins ridicule et prouve qu'il est le nouvel action man d'Hollywood.

 

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A ses côtés, la nouvelles venue Rosamund Pyke fait moins potiche que Gemma Arterton mais manque cruellement de charisme, autant que Toby Kebbell qui joue le fils de Poseidon. On se demande encore ce que sont venus faire Liam Neeson, Bill Nighy et Ralph Fiennes dans cette farce, où il cabotinent dans les rôles respectifs de Zeus, Héphaïstos et Hadès. Est-il nécessaire d'évoquer le scénario banal au possible qui reprend la trame du premier et les dialogues qui quand ils ne sont pas beuglés sont horriblement insipides ? Au final, on se retrouve sans surprise devant un pur produit mercantile dont les inspirations mythologiques ne sont qu'une excuse culturelle pour balancer au public un blockbuster bourrin et laid. On a vu les Dieux plus inspirés !

 

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Actuellement en salles

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:56

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Marilyn Monroe est sans doute l'une des icônes les plus célèbres de l'industrie du cinéma et il est étonnant qu'avec la folie des biopics qui s'est emparée d'Hollywood qu'on ne lui en ait déjà pas consacré un. Cette semaine, l'erreur est réparée ou presque puisque c'est sous les traits de Michelle Williams qu'elle prend vie dans My Week with Marilyn. Cependant, le film de Simon Curtis ne prend pas le parti d'un biopic exhaustif et se focalise sur une semaine de la vie de l'actrice. A travers les yeux de Colin Clark, jeune assistant du réalisateur devenu documentaliste et qui a depuis raconté ses mémoires dans The Prince, The Showgirl & Me (dont est adapté le film), le spectateur assiste au tournage de Le Prince et la Danseuse ainsi qu'aux moments privilégiés qu'il a vécu en compagnie de l'actrice.

 

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Le concept peut décevoir tant Marilyn Monroe méritait un grand biopic couvrant une période plus grande de sa riche vie, mais My Week with Marilyn n'est pas exempt de qualité. Visuellement, la reproduction d'époque est de bonne facture: de la photographie soignée aux costumes et décors fidèles en passant par la bande originale entraînante et jazzy. Il offre également une incursion intéressante dans les coulisses d'un film de l'âge d'or hollywoodien: les caprices de stars, les pontes des studios envahissants et les histoires entre les prises. Le jeune Eddie Redmayne est convaincant dans le rôle principal tandis que Kenneth Brannagh brille dans son interprétation de Sir Laurence Olivier, acteur vieillissant et réalisateur exigeant.

 

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Rayonnante, Michelle Williams incarne l'icône avec une justesse remarquable. Ne tombant pas dans le piège du mimétisme, elle a su capté les expressions et la personnalité de Marilyn Monroe de façon remarquable. Sa prestation éclipse les seconds rôles qui sont pourtant loin de démériter (Judi Dench, Emma Watson, Julia Ormond...). Le principal défaut du film réside peut-être dans son choix de vouloir aborder qu'un petit moment d'une carrière et d'une vie exceptionnelle. Le rythme un tantinet longuet et sa mise en scène très sobre confère au long-métrage des allures de téléfilm. Au final, My Week with Marilyn se suit dans déplaisir mais on ne peut s'empêcher de penser qu'une telle icône mériterait plus de prestige et de scandale. Tout ceci est bien trop propret et anecdotique.

 

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Sortie en salles: 04.04.2012

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