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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 14:43

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C'est un menu éclectique qu'on vous propose dans le Best-Of de cette semaine. Bonne lecture à tous !

 

Filmosphere: Himizu, chaos lyrique chez Sono Sion 

Cinefeed : Extrêmement fort incroyablement près: Le 11 septembre au travers des yeux d'enfant

Cineblogywood : Grands prix de la vidéo et VOD - palmarès 2012 

Hollywood&Co:  Les Studios Aardman: L'Art de la Pâte

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:01

 

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Si Pixar représente ce qu'il se fait de mieux en matière d'animation en images de synthèses (malgré le dérapage mercantile de Cars 2), les studios Aardman sont sans aucun doute les maîtres de l'animation en stop motion. Aujourd'hui, les héros de Wallace & Gromit sont aujourd'hui ancrés dans la culture populaire, mais comme toutes les success stories, la genèse d'Aardman débute modestement. La grande aventure commence par l'association de trois britanniques qui avaient le même rêve, celui de faire de l'animation au cinéma. Peter Lord et David Sproxton créent le personnage de Morph au début des années 1980, un héros de glaise animé image par image qui rencontre vite le succès. Si bien que les deux compères fondent les studios Aardman (d'après leur toute première création animée, un superhéros) et perfectionnent leur art avec de nombreuses expériences (la série Conversation Pieces, le clip Sledgehammer pour Peter Gabriel...) et sont vite rejoints par le talentueux Nick Park.

 

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Les hommes d'Aardman: Peter Lord, david Sproxton et Nick Park

 

C'est à ce dernier que l'on doit le premier Oscar du studio, qu'il a remporté pour son court-métrage L'Avis des Animaux (Creature Comforts), déclinée plus tard en série télévisée, mais surtout la création du duo qui restera à ce jour les icônes de la maison: Wallace & Gromit. C'est avec le court-métrage Une Grande Excursion que l'inventeur maladroit mangeur de crackers et son chien malin font leur début et séduisent le public. L'animation image par image a un charme certain et l'humour so british s'exportent à l'étranger. Wallace & Gromit sont plebiscités pour deux nouvelles aventures: Un Mauvais Pantalon et Rasé de Près (2 Oscars). Le format court commence à être trop étroit pour le fourmillement d'idées des artistes du studio. Ainsi, Dreamworks et Aardman annoncent leur partenariat en 1997 dans lequel le studio de Steven Spielberg co-financera et distribuera les longs-métrages du studio.

 

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Un animateur sur le plateau de Creature Comforts - Wallace & Gromit

 

Le premier fruit de cette collaboration sort sur les écrans au début du nouveau millénaire. Chicken Run, qui revisite La Grande Évasion dans un poulailler anglais, rencontre un succès public et critique. Le charme du studio est intact, l'humour omniprésent et l'animation en stop motion revient sous les projecteurs. En 2005 et après dix ans d'absence, Wallace & Gromit font leur retour sur grand écran avec Le Mystère du Lapin-Garou, dont le casting vocal compte Ralph Fiennes et Helena Bonham Carter. Là encore, le succès est au rendez-vous et le film décroche l'Oscar du Meilleur Film d'Animation, parmi de nombreuses autres récompenses.

 

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Chicken Run - Wallace & Gromit : Le Mystère du Lapin-Garou - Souris City

 

Mais la pâte à modeler ne suffit plus et cinq ans pour délivrer un nouveau film est un délai très long. C'est dans cette optique qu'Aardman se lance dans l'animation en images de synthèse tout en gardant l'identité visuelle particulière de leurs personnages avec Souris City. Le film demeure efficace et rencontre des critiques plutôt positives mais ne renouvelle pas le succès des précédents, et met un terme à la collaboration avec Dreamworks (officiellement pour divergences artistiques).


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Mission: Noël - Les Lapins Crétins - DC Nation

 

Après un incendie qui a ravagé une grande partie de leurs locaux à Bristol, réduisant en cendres trente années d'archives, les studios Aardman reprennent du poil de la bête et signent un nouvel accord avec Sony Pictures pour leurs prochains films d'animation. Après un nouveau court-métrage de Wallace & Gromit (Un Sacré Pétrin) qui a battu des records d'audience à la télévision britannique, ils dévoilent Mission: Noël en 2011, leur deuxième film en images de synthèse. En 2010 et en partenariat avec Nintendo, les studios ont également réalisés une série de courts-métrages dérivée des jeux vidéos des Lapins Crétins destinée à la diffusion sur internet.

 

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Sur le tournage de Les Pirates! Bons à Rien, Mauvais en Tout.

 

Ce mois-ci, c'est leur grand retour à la pâte à modeler qui créé l'évènement avec Les Pirates! Bons à Rien, Mauvais en Tout. Une histoire de flibustiers dont le Capitaine est doublé par Hugh Grant en version originale. Le studio s'est également associé à la maison d'édition DC Comics pour une série de courts mettant en scène une vision enfantine des superhéos Batman, Superman et compagnie dans DC Nation. Concernant le futur, le studio reste très discret et on ne sait pour le moment que Nick Park développe son prochain film, qui ne sera pas une aventure de Wallace & Gromit. Dans tous les cas, moi je serai au rendez-vous !

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 16:42

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Adapté d'une saga littéraire à succès et nouvelle coqueluche du public adolescent, Hunger Games se dévoile enfin sur le grand écran. Pour les néophytes comme moi, une petite présentation s'impose: Dans un monde futuriste et totalitaire, la société divisée en douze districts se passionnent pour les Hunger Games, les Jeux de la Faim. Dans cette compétition filmée, un garçon et une fille de chaque district s'affrontent dans une chasse à l'homme jusqu'à la mort. L'héroïne Katniss, issue du quartier le plus pauvre et très habile au tir à l'arc, se porte volontaire pour remplacer sa petite sœur désignée.

 

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Taclant les thèmes intéressants du livre, des limites de la télé-réalité au conformisme en passant par le dictat de l'apparence, le film a le mérite de proposer un réel contenu et se suit sans trop de déplaisir. Surtout que la distribution est plutôt réussie. Controversé lors de l'annonce de son casting pour le rôle principale, Jennifer Lawrence porte le film sur ses épaules en faisant preuve d'un charisme fou et en donnant à son personnage des nuances et une crédibilités nécessaires. A ses côtés, Josh Hutcherson confirme son aura de nouveau jeune premier d'Hollywood alors que Liam Hermsworth n'a guère à faire à part être beau. Les seconds rôles de prestige (Woody Harelsson, Lenny Kravitz, Elizabeth Banks et Stanley Tucci) sont convaincants malgré le ridicule de leurs costumes et coiffures d'un goût réellement douteux.

 

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Le scénario s'en sort honorablement et installe l'univers et les personnages de manière plutôt efficace mais le réalisateur Gary Ross a du mal à maîtriser son rythme, ce qui résulte en plusieurs scènes en trop et des longueurs agaçantes. Sa caméra n'est pas posée et a tendance à trembler même dans les scènes de dialogue et ça devient vite agaçant. Quand au scènes de bravoure, elles sont à quelques exceptions près, dénués d'intensité et de tensions. On n'a pas le temps de s'identifier et de se mettre dans la peau des jeunes héros et la mort de ceux-ci ne nous touchent guère. Premier volet d'une trilogie annoncée, Hunger Games laisse un peu sur sa faim pour ceux qui comme moi attendaient un peu plus de punch dans la mise en scène et dans la critique sociale. Qualitativement cependant, ça mérite beaucoup plus de rencontrer le succès que les romances vides de Twilight.

 

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Actuellement en salles

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 22:40

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Honneur à Hunger Games dans le Best-Of de cette semaine avec les avis de Filmosphère et Filmgeek qui ont vu le film en avant-première, tandis qu'on retrouve les nouvelles du box-office U.S via Cinefeed et qu'on découvre les premières photos du Warner Bros Studios Tour de Londres avec les coulisses d'Harry Potter. Enjoy !

 

Filmgeek: Critique du film Hunger Games

Filmosphere: Hunger Games, le film pas si phénoménal 

Cinefeed :  [box-office US] démarrage du 09/03 : Le Lorax toujours en tête 

Cineblogywood : Les Coulisses de Harry Potter - le sphotos de l'attraction 

Hollywood&Co:  Rencontre: Questions à Ryan Meinerding, artiste chez Marvel Studios

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 19:26

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Ryan Meinerding est un artiste talentueux qui officie chez Marvel Studios depuis le premier film Iron Man. Il a depuis supervisé la direction artistique d'Iron Man 2, de Captain America: First Avenger, Thor et Avengers. Il avait auparavant débuté dans le monde du jeu vidéo et travaillé sur l'adaptation de Watchmen. Nous l'avons rencontré à Paris, à l'occasion de l'exposition de ses œuvres à la galerie Arludik, qui se tient du 15 mars au 14 avril 2012.

 

Qu'est-ce que ça fait de voir son travail exposé dans une galerie d'art au cœur de Paris ?

(Rires) Je me sens incroyablement chanceux d'avoir fait partie de cette fabuleuse aventure chez Marvel Studios depuis Iron Man, et d'avoir l'opportunité de voir mon travail sous la lumière dans une galerie c'est vraiment génial.

 

Quels ont été les principaux défis dans le processus de transposer des héros de papier sur le grand écran ?

Notre challenge a été d'ajouter aux dessins assez simples des comics books plusieurs degrés de réalisme. On effectue des recherches dans les versions des costumes qui iraient avec la vision du réalisateur, et dès qu'un acteur a été choisi on s'adapte à son physique et à sa morphologie. On dessine presque sur son corps, pas littéralement bien sûr (rires).

 

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Comment avez-vous aborder le côté kitsch du costume de Captain America par exemple ?

C'est vrai qu'il y a un élément de kitsch comme vous dites sur le costume de Cap tel qu'on le voit dans les comics, mais pour moi le script du film a fait la majeure partie du boulot en expliquant d'où venait l'accoutrement et son évolution sur le terrain. On a essayé de donner au costume un côté pratique pour le soldat qu'est le héros, avec ces multiples poches en cuir et le casque. Mon costume préféré de ce film est sans doute celui avec la veste en cuir, qui se déchire après les combats et qui révèle les couleurs plus flashy de la combinaison patriotique en dessous.

 

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Votre style est plutôt réaliste, comment avez-vous aborder l'univers plus fantastique de Thor ?

Avec quelques difficultés (rires). Charlie Wen, mon collaborateur, a fait un super job sur ce film. Il a pris pour inspiration les dessins originaux de Kirby et a cherché à ajouter des détails réalistes et des références à la mythologie nordiques, tout en les modernisant. Pour moi, j'ai approché les personnages plus comme des guerriers que des dieux et cela s'en ressent dans leurs armures.

 

Vous avez travaillé avec plusieurs réalisateurs, de Jon Favreau (Iron Man) à Kenneth Brannagh (Thor) en passant par Joe Johnston (Captain America: First Avenger). Est-ce que leurs différentes personnalités ont affectés votre travail ?

Ce qui est génial chez Marvel Studios, c'est que l'équipe créative a l'opportunité de travailler directement avec le réalisateur et les producteurs. Avec Joe Johston par exemple, quand il n'aimait pas ce qu'il voyait, il s'asseyait avec nous et commençait à dessiner pour nous montrer sa vision. Notre job est de les aider à réaliser leurs films et à rendre leur travail le plus facile et le plus fidèle à leur vision possible. Habituellement chez les autres studios, il faut passer par deux ou trois intermédiaires pour faire valider nos dessins aux réalisateurs, chez Marvel je peux aller voir le cinéaste directement pour une question. Ils ont tous été fantastiques et ouverts.

 

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Lorsque vous avez commencé sur Iron Man, aviez-vous déjà le film Avengers en tête et avez-vous du, par conséquence, faire attention à une certaine continuité dans le style de vos travaux sur les différents films ?

C'est surtout Kevin Feige (le président de Marvel Studios, ndlr) qui avait ce chantier gigantesque en tête dès le début. Pour nous les artistes, il était surtout question de faire le meilleur film possible à chaque fois, de respecter le personnage et son univers autant qu'on le pouvait. Mais grâce à l'implication de Kevin dans les décisions artistiques de chaque film, les univers aussi différents soient-ils, parviennent à se mêler sans soucis pour les Avengers.

 

Avengers: Exposition Ryan Meinerding - Galerie Arludik, 12, rue Saint-Louis en l’île 75004 Paris. Du 15 mars au 14 avril 2012

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:00

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La Dame en Noir est un double événement. Premièrement c'est le retour des mythiques studios de la Hammer qui a fait les beaux jours d'Universal en créant une célèbre galerie de monstres, de Dracula à Frankeinstein en passant par La Créature des Marais. Et puis le film signe aussi le premier rôle adulte de Daniel Radcliffe après la sortie de la franchise Harry Potter, l'occasion de voir comment le jeune comédien amorce ce nouveau virage de sa carrière. Et franchement, c'est plutôt réussi. L'histoire suit Arthur Kipps, jeune notaire et veuf avec un jeune fils dont la mort de sa femme le ronge depuis des années. Pour garder son emploi, il accepte de se rendre dans un village éloigné et pas très accueillant pour traiter les affaires de la propriétaire d'un lugubre manoir, décédée récemment. Là, il est le témoin de l'apparition d'un esprit malsain et d'une étrange malédiction qui pousse les enfants à la mort.

 

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Loin de l'horreur actuel qui repose souvent sur de la surenchère de gore qui ravit le public, La Dame en Noir revient aux codes du film d'épouvante à l'ancienne et le fait avec brio. Le réalisateur James Watkins (Eden Lake) effectue un travail remarquable pour établir une atmosphère inquiétante avec un jeu d'ombres et de faibles lumières qui crée un sentiment perturbant à l'image. Le décor est soigné et regorge de jouets glauques qui renforcent l'ambiance malsaine de la maison. L'usage des jump scares (procédé visant à faire sursauter le public) pourrait sembler un peu kitsch mais rentre totalement dans le thème d'un film d'horreur old school et c'est plutôt bien maîtrisé. Les plans regorge de petits détails et d'indices (des ombres qui bougent, des reflets discrets dans les miroirs) qui indiquent qu'une force invisible est tapie dans l'ombre.

 

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Même si le rôle requérait un acteur plus âgé et avec plus de vécu, Daniel Radcliffe s'en sort vraiment avec les honneurs. Malgré sa relative jeunesse, il a su apporté la dose nécessaire de maturité et possède un charisme assez remarquable pour porter le film sur ses épaules (il est à l'écran durant la majorité du film). Le scénario, signé Jane Goodman (X-Men: Le Commencement, Kick-Ass), offre une belle mythologie à cette Dame en Noir avec une structure et un rythme bien construits dont on regrette juste la fin qui finit sur une note positive alors que le ton du film était résolument ancré dans le désespoir. Dans l'ensemble, le film est un vibrant hommage à l'âge d'or des studios de la Hammer tout en les rendant à nouveau modernes en renouvelant avec respect les codes du genre.

 

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Sortie en salles: 14.03.2012

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 00:01

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Produit par Todd Phillips (Very Bad Trip) et réalisé par Nima Nourizadeh, ce film utilise le concept des found footages utilisé récemment par Chronicle et Devil Inside dans des genres différents, en l'appliquant cette fois-ci au film pour adolescents en rut. C'est ainsi que nous suivons trois losers lycéens bien décidés à devenir populaires et surtout à perdre leur virginité en organisant la plus grosse fête qui soit. Ils décident d'en filmer tous les préparatifs et c'est ainsi que nous assistons à leur Projet X. Le premier quart d'heure montre le groupe en pleine organisation, rameutant le maximum de personnes grâce aux réseaux sociaux et rassurant les parents qui n'ont pas idée de ce qui va advenir de leur maison.

 

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Et la fête commence... On retrouve tous les clichés du genre, des ados en train de se murger avec des litres d'alcool dans les fameux gobelets rouge aux jolies filles qui se dévêtissent rapidement, en passant par la visite obligatoire de la police et la destruction de la maison de l'hôte. Mais dans Projet X, la démesure est le mot d'ordre et les compères vont devoir affronter un dealer pyromane, un voisin violent et d'autres surprises. Les situations sont cocasses et font sourire voire rire mais le concept de la caméra subjective est vite fatiguant, et on se demande bien l'intérêt d'un tel film au final.

 

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La morale est douteuse (bourrez-vous la face et retournez votre quartier pour être populaires, quitte à écoper de quelques années de prison) et c'est aussitôt oublié dès le générique passé. Il n'en reste que la bande originale efficace et le jeu des trois jeunes comédiens (Miles Teller, Martin Klebba, Eddie Hassell) plutôt rafraichissants. Un mix d'American Pie et Cloverfield divertissant mais sans intérêt. Message aux producteurs: des vidéos de mes soirées pendant mon année en Floride sont disponibles pour une suite si vous le souhaitez.

 

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Sortie en salles: 14.03.2012

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 07:16

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L'année 2012 sera charnière pour Taylor Kitsch, le jeune comédien sera en effet sur tous les fronts et devrait si tout va bien, voir sa carrière décoller. Aujourd'hui, il est à l'affiche de John Carter, la grosse production Disney dans lequel il incarne le sculptural héros bataillant sur Mars dans un science-fiction très réussi. Ce n'est pas tout, puisqu'on le retrouvera cet été dans Battleship, une autre grosse production d'Universal dans lequel la Marine américaine fait face à une invasion extra-terrestre. Il jouera aux côtés de Liaam Neeson, Alexander Skarsgard et de la chanteuse Rihanna. Le jeune comédien y retrouve le réalisateur Peter Berg, qui avait crée la série Friday Night Lights dans lequel il a percé.

 

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John Carter - Battleship

 

Après une enfance passée à Vancouver où une prometteuse carrière d'hockeyeur fur stoppée net par une blessure au genou, il déménagea à New-York pour poursuivre son rêve de devenir acteur. Il fait ses premiers pas, non pas dans le cinéma, mais face aux objectifs des photographes en tant que mannequin pour Abercrombie & Fitch et Diesel. Mais sa tenacité finit par payer puisqu'il décroche des petits rôles dans Des Serpents dans l'Avion et dans la série Kyle XY. Il décide ensuite de partir pour Los Angeles afin de mettre toutes les chances de son côté et réussit à intégrer le casting du film Le Pacte du Sang aux côtés de Chace Crawford (Gossip Girl). C'est son rôle dans ce film supernaturel qui tapera dans l'œil du directeur de casting de la série Friday Night Lights. En incarnant un jeune joueur de football américain, il est couronné par la critique pour son interprétation, ce qui lui vaudra de commencer à être courtisé par Hollywood.

 

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Le Pacte du Sang - Friday Night Lights - X-Men Origines: Wolverine

 

C'est ainsi qu'on l'a vu dans la peau du mutant Gambit dans X-Men Origines: Wolverine, un rôle secondaire dans une grosse franchise de superhéros. Après John Carter et Battleship et selon le succès de ces derniers, on devrait le retrouver dans les rangs des acteurs sur lesquels il faudra compter. En attendant, il a tourné sous la direction d'Oliver Stone dans Savages dans lequel il incarne un dealer de marijuana entouré d'un casting royal (John Travolta, Salma Hayek, Blake Lively...). Il retrouvera également Peter Berg pour son projet suivant, Lone Survivor, ou la recréation de l'opération militaire Red Wing durant laquelle des mercenaires américains avaient pour mission de capturer un taliban. Il y partagera l'affiche avec Mark Wahlberg et Ben Foster.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 00:01

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C'est un véritable événement pour les fans de Tim Burton. L'exposition créée par le MOMA de New-York arrive à Paris grâce à la Cinémathèque française. Dès mercredi, les visiteurs pourront donc se plonger dans l'univers merveilleux du maître de l'imaginaire fantastique. Le vernissage pour la presse s'est déroulé lundi matin et nous avons eu la chance d'y assister, ainsi qu'à la conférence de presse avec le maître.

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Dès l'arrivée on est plongé dans le monde psychédélique du réalisateur avec une petite salle éclairée en lumière noire où ses œuvres fluorescentes prennent vie (un carrousel psychédélique en est la pièce maîtresse). La plus grande salle est consacrée à l'artiste Tim Burton et à ses centaines de croquis, de dessins, de peintures et sculptures qu'il a réalisé au cours de sa carrière. De ces gribouillages du lycées à ses notes d'université de CalArts (l'école d'art des animateurs Disney), en passant par ses illustrations du livre pour enfants La Triste Fin de l'Enfant Huître & Autres Histoires, les murs sont remplis de petites pépites. Des clowns inquiétants, des monstres facétieux, des femmes étranges et des créatures burlesques font partie de la riche galerie qui s'offre à vous.

 

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Il est très intéressant d'observer les premières esquisses de l'artiste, influencé par les films de monstres et de Vincent Price, et on peut également voir un livre pour enfants (dessiné et colorié aux marqueurs!) qu'il avait envoyé à Disney pour publication (accompagné de leur lettre de refus). Vous pourrez également repérer ci et là des dessins préparatoires du projet avorté Superman Lives qu'il devait réalisé avec Nicolas Cage dans le rôle principal. On y voit même le nain de jardin de la publicité Hollywood Chewing Gum qu'il avait réalisé.

 

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La partie consacrée à ses œuvres cinématographiques est un peu moins fournie mais réserve tout de même de jolies pièces: le costume et un gant d'Edward aux Mains d'Argent, le pull agora d'Ed Wood, des figurines des Noces Funèbres et du prochain Frankenweenie en exclusivité. Un mur est consacré à L'Etrange Noël de M.Jack avec beaucoup de storyboards et de dessins préparatoires ainsi qu'une dizaine de têtes du héros dans diverses expressions. Mars Attack est bien représenté avec les figurines des aliens décortiqués et plusieurs artworks.

 

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Côté inédits, on découvre ses propositions de monstres (tous refusés) pour Taram & le Chaudron Magique du temps où il faisait ses armes chez Disney. On reste un peu sur notre faim face aux quelques croquis pour Sleepy Hollow, aux deux portraits pour Alice in Wonderland et le set de rasoirs de Sweeney Todd. Mais on se console avec un costume et des accessoires du futur Dark Shadows.

 

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L'exposition se termine par une collection de serviettes en papier sur lesquelles Tim Burton a esquissé au fil des années un impressionnante galeries de personnages caractéristiques de son univers. Ces dernières concluent parfaitement la visite, témoignant de la nature personnelle des œuvres présentées, jamais destinées à être vues par le grand public. Une incursion dans l'imaginaire de Tim Burton passionnante et incontournable pour les fans.

 

 

La conférence de presse s'est tenue à midi et le cinéaste est revenue sur sa carrière et ses inspirations, en plus de répondre à quelques questions franchement débiles de journalistes. Puis, il a donné une masterclass devant une foule compacte que vous pouvez retrouver en ligne sur le site de la Cinémathèque française. Vous y retrouverez également le calendrier des projections de la rétrospective et de la carte blanche de Tim Burton. > > > http://www.cinematheque.fr/

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:01

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Artiste talentueux des studios Pixar où il a officié sur Le Monde de Nemo et WALL•E en tant que réalisateur, Andrew Stanton laisse l'animation pour les prises de vue réelles en s'attaquant à un défi colossal: adapter la saga littéraire de science-fiction qui a inspiré les plus grands cinéaste du genre depuis des dizaines d'années. La Princesse de Mars, écrit par Edgar Rice Burroughs, a en effet posé les bases de la science-fiction moderne et George Lucas, James Cameron ou encore Ridley Scott ont tous puisé dans cette œuvre pour bâtir leurs propres univers. Le défi pour Stanton n'en est que plus laborieux, proposer avec John Carter un film à la fois fidèle mais qui ne passe pas également pour une copie de ce qui s'est déjà fait à l'écran. Mission accomplie.

 

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On sent tout de suite la passion du réalisateur pour son sujet. Le soin accordé aux détails qui font vivre un univers est méticuleux et la genèse du personnage est bien amenée et loin d'être bâclée. On découvre donc John Carter, vétéran et veuf de la Guerre Civile américaine qui se refuge dans une caverne lorsque son convoi est attaqué par des indiens. Après une rencontre du troisième type, il est transporté sur Barsoom, plus connue des terriens sous le nom de Mars. Là, il porte secours à une Princesse en détresse et s'immisce dans un conflit entre les villes humanoïdes de Zodanga et Helium, et les Tharks: une race d'énormes créatures verdâtres à deux paires de bras.

 

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Si le scénario tacle des thèmes familiers, il faut tout de même souligner l'effort pour donner de la profondeur aux personnages et au récit en partant d'une œuvre originale vieille de plus de cent ans. C'est classique dans le bon sens du terme à défaut de révolutionner le genre. Taylor Kitsch porte le film sur ses épaules musclées et possède le charisme, le physique et l'humour nécessaires à un tel héros. Lynn Collins incarne la princesse rebelle Dejah avec un peu moins de présence mais avec un physique à se damner. Les seconds rôles humains (Ciaran Hinds, James Purefoy et Polly Walker) sont par contre négligés tandis que Mark Strong continue de jouer au méchant. Les Tharks, créatures incarnées grâce à la magie de la performance capture par Thomas Haden Church et Willem Defoe, rivalisent de réalisme avec les N'avis de James Cameron.

 

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John Carter offre aussi de superbes moments de bravoure parfaitement maîtrisée, à l'image du combat dans l'arène avec les deux grands singes blancs. La scène où le héros combat une armée de martiens, entrecoupée de séquences en flashbacks de sa famille disparue, témoigne de la virtuosité du réalisateur et offre une dose d'émotion étonnante pour une séquence d'action. Les décors sont visuellement splendides, offrant des paysages arides et ruines exotiques fidèles aux descriptions du roman. Malgré la durée assez conséquente du film, on sent qu'il aurait fallu plus de temps pour installer un univers aussi riche, le scénario emprunte pas mal de raccourcis et la relation entre Carter le princesse en prend un coup niveau crédibilité. Mais au final, John Carter est un spectacle au charme nostalgique et marqué par une mise en scène moderne. Un blockbuster qui a du cœur et dont on souhaite le succès, car on retournerait volontiers sur Barsoom.

 

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Sortie en salles: 07.03.2012

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