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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 16:04

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Cette semaine, Nicolas de Filmosphère nous offre sa critique en avant-première du Territoire des Loups, un film de circonstance vu le froid polaire qui sévit dehors. Tandis que nos amis de Cineblogywood nous offre un moment de dépaysement plus exotique avec le trailer de Get the Gringo avec Mel Gibson. On retrouvera Filmgeek et Cinefeed le week-end prochain ! Bonne lecture !

 

Filmosphere: Le Territoire des loups : Liam Neeson, le survivant

Cineblogywood : Get the Gringo : Mel Gibson et un trailer qui Mexique

Hollywood&Co:  critique: Easy Girl (Easy A)

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 10:30

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Le nouveau numéro du magazine américain Vanity Fair met à l'honneur les espoirs féminins d'Hollywood sur sa couverture très glamour. C'est le photographie Mario Testino qui a immortalisé le moment avec une ambiance feutrée et jazzy, dans les tons nacrés. Sur la couverture, qui se déplie en trois volets, onze actrices prennent la pose dans de sublimes robes rappelant le faste des années 20. On retrouve entre autre Rooney Mara, qui éblouit le public en ce moment dans Millenium – Les Hommes qui n'Aimaient pas les Femmes de David Fincher, aux côtés de Mia Wasikowski que l'on avait vu l'an dernier dans Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton.

 

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Jennifer Lawrence est également présente, qui devrait connaître un grand succès cette année avec le premier opus  de Hunger Games, adaptation fantasy très attendue. Jessica Chastain qui fut omniprésente l'an passé (Tree of Life, La Couleur des Sentiments, Take Shelter...), représente les rousses avec classe. Également présente sur cette magnifique photographie: Paula Patton qu'on a vu aux côtés de Tom Cruise dans Mission Impossible: Protocole Fantôme, ainsi que Lily Collins qui sera la Blanche-Neige de Tarsem Singh et la jeune Shailene Woodley révélée dans The Descendants avec George Clooney. Une génération d'actrices glamour et talentueuses qu'il faut suivre de très près donc. Pour les lecteurs parisiens, vous pouvez parfois trouver le magazine Vanity Fair au Publicis Drugstore sur les Champs Elysées.

 

+ d'infos: www.vanityfair.com

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:48

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Inédit dans les salles françaises, Easy Girl (titre original: Easy A) est le film qui a lancé la carrière d'Emma Stone que l'on a vu depuis dans des succès tels que La Couleur des Sentiments ou Crazy, Stupid, Love. Comédie adolescente loin des clichés du genre, le film de Will Gluck revisite les thèmes du roman La Lettre Écarlate à travers les yeux d'une lycéenne en quête de notoriété. Emma Stone incarne Olive, une jeune étudiante de 18 ans qui, poussée par sa meilleure amie, prétend avoir perdu sa virginité avec un petit ami imaginaire. Le petit mensonge est tombé dans l'oreille d'une garce à tendances super cathos qui fera de la rumeur un scandale. Très vite, Olive est pris au jeu du mensonge et doit en affronter les conséquences.

 

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Porté par l'interprétation charmante et charismatique d'Emma Stone (dont on ne se lasse jamais) et fort d'un scénario pertinent et rythmé, le film se suit avec un plaisir constant sans jamais que l'ennui ne s'installe. Les dialogues sont souvent exquis et le réalisateur ne manque pas de bonnes idées (. Il propose une plongée intéressante dans le monde lycéen et une approche intelligente et légèrement subversive des thèmes chers à cet univers: l'hypocrisie politiquement correcte, les réseaux sociaux et le culte à la célébrité, les rumeurs etc... On notera la minute critique du réalisateur en direction de l'adaptation de La Lettre Écarlate avec Demi Moore, très drôle et bien exécutée.

 

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Outre sa géniale tête d'affiche, Easy Girl se targue d'une talentueuse galerie de seconds rôles. Stanley Tucci et Patricia Clarkson incarnent les parents libéraux de l'héroïne avec un humour réjouissants, Thomas Haden Church joue un prof sympathique et cool et il est toujours agréable de retrouver Lisa Kudrow à l'écran. Au final, Easy Girl est une comédie bien au dessus de la moyenne, drôle, charmante et cynique. Si elle n'a pas eu les honneurs d'une sortie en salles en France (une hérésie quand des films comme Jack & Julie en bénéficient!), ce n'est pas une excuse pour passer à côté !

 

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Actuellement disponible en Blu-Ray & DVD chez Sony Distribution

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 20:17

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Alors que l'année 2012 débutait à peine, l'équipe du documentaire Félins était à Paris pour rencontrer la presse dans le cadre du palace Hyatt Park près de la place Vendôme. Des contrées sauvages de l'Afrique des lions aux fastes d'un hotel parisien, le décalage était au rendez-vous mais les réalisateurs Keith Scholey et Alastair Fothergill et la cadreuse Sophie Darlington n'étaient pas avares en anecdotes. En tant que grand fan de documentaires animaliers, j'ai saisi l'opportunité de rencontrer ces pointures du genre (à eux trois, on leur doit les séries Planète Bleue et Planète Terre et le film Un Jour sur Terre), l'occasion de revenir sur leurs anecdotes de tournage.

Hollywood&Co: La question qui me vient après la vision de ces très belles images est comment faites-vous pour filmer d'aussi belles histoires avec des acteurs aussi imprévisibles ? Est-ce que vous écrivez l'histoire avant ou est-ce que vous vous adaptez aux animaux ?

Alastair Fothergill: Keith et moi avons passé des années auprès de ces animaux. Les connaissant autant, nous savions dès le départ le potentiel émotionnel de leur vie sauvage. Nous avions donc une ébauche de scénarios pour nos lionnes et nos guépards mais nous étions vraiment dépendants d'eux. Si Sita n'avait pas réussi à mener à bien l'éducation de ces enfants, ça aurait été désastreux pour nous qui avions tout de même besoin d'une fin heureuse.

 

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H&Co: J'imagine que l'on s'attache facilement aux bêtes en passant autant de temps à leurs côtés...

Keith Scholey: Absolument, on s'investit physiquement mais surtout psychologiquement dans ce tournage. Et c'est très difficile de voir des choses terribles se dérouler devant nos yeux. Mais nous avons une règle c'est de ne jamais intervenir, ne jamais déranger le cours de la nature.

Sophie Darlington: Quand les deux bébés guépards sont portés disparus et qu'on assistait aux cris et aux pleurs désespérés de la mère dans la nuit, ça m'a brisé le cœur. Évidemment, lorsque vous passez neuf mois, sept jours sur sept, aux côtés de ces fascinants animaux, ils deviennent des membres de votre vie.  Et malgré la tentation, nous ne pouvons pas interférer.

H&Co: Après tant d'années d'expérience dans la nature, est-ce que le tournage de Félins vous a toutefois réservé des surprises ?

Alastair: Tout à fait, nous avons eu des moments inédits qui nous ont pris par surprise. Jamais nous aurions cru voir un lion défier des crocodiles au bord d'une rivière, c'est une image que personne n'avait jamais rapporté. Le moment où la mère guépard attaque les lions pour défendre ses enfants est assez extraordinaire également, ce n'est pas comme ça que ça se déroule habituellement.

Caroline: On avait jamais vu des guépards nager à travers une rivière non plus. Je pense que le film nous a offert des moments de vie de ces félins qu'on n'avait pas eu l'occasion de voir auparavant.

 

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H&Co: Quelles sont les qualités pour travailler avec les animaux ?

Keith: La connaissance et l'expérience sont deux clés pour faire un tel film. Vous devez être familier avec les animaux que vous filmez au point d'anticiper leurs mouvements et leurs décisions. Il faut être capable de se projeter dans la tête de ces lionnes et de ces guépards pour parvenir à se positionner et avoir les meilleures images possibles.

Alastair: C'est un sentiment génial que vous éprouvez lorsqu'ils font exactement ce à quoi vous vous étiez préparés ! (rires). Plus sérieusement, avec l'expérience vous forcez la chance de votre côté.

Caroline: La patience est une qualité nécessaire. Nous passons des heures, assis sur nos jeeps, à attendre que les félins se manifestent. Et bien sûr la passion doit être au rendez-vous, vous devez aimer chaque jour ce que vous faites.

H&Co: Est-ce qu'il y a un animal de votre enfance qui vous a donné envie de faire ce que vous faites aujourd'hui ?

Alistair: J'ai toujours aimé les chimpanzés (prochain film ndlr) même si les séries et les films américains lui ont donné une image bien trop simpliste. Je suis toujours frappé des points communs que ces primates partagent avec l'homme. Ils sont passionnants.

Keith: J'ai été élevé dans une réserve africaine et je me rappellerai toujours de la première fois où j'ai vu un guépard chasser. J'avais été frappé par sa vitesse et sa grâce. C'est une image qui m'est restée.

Caroline: Il y a un film que je regardais petite qui m'a donné l'amour des animaux. Il s'appelait Born Free et racontait comment un couple élevait une lionne nommée Elsa.

 

 

Propos recueillis par Jonathan Rabeute

Félins: Actuellement dans les salles

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 14:29

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La sortie dans nos salles de l'excellent Detachment, dans lequel Adrien Brody incarne un professeur dépressif dans un système scolaire américain défaillant, est l'occasion pour nous de revenir sur les films où les stars investissent les bancs de l'école. Le milieu scolaire est plutôt propice aux belles histoires avec ces élèves en mal de vivre et dont le corps professoral incarne souvent un modèle et une aide précieuse. Parmi les plus marquants, on se rappelle évidemment de M. Keating, le professeur du Cercle des Poètes Disparus qui encourageait ses disciples à s'épanouir librement à travers la littérature. Acclamé par la critique et le public (cinquième place du box-office annuel en 1989), le film a même valu à Robin Williams une nomination à l'Oscar du Meilleur Acteur.

 

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Detachment - Le Cercle des Poètes Disparus

 

Les écoles en milieux défavorisés sont souvent le cadre de films soulignant le besoin et l'envie de réussir des jeunes qui n'y parviendront qu'avec l'aide d'un bon encadrement. Esprits Rebelles s'inscrit tout à fait dans cette lignée. Michelle Pfeiffer y incarne une ex-Marine reconvertie dans l'enseignement à qui l'on confie une classe réputée sulfureuse. Malgré les difficultés et les clash, elle se battra tous les jours pour la réussite de ses protégés. Loin d'être un film exceptionnel, Esprits Rebelles n'est pas avare en bons sentiments et aura marqué le public grâce notamment à la chanson extraite de la bande originale interprétée par Coolio. Après avoir fait swinguer l'église, Whoopi Goldberg et ses nonnes chantantes s'attaquent à un lycée difficile dans Sister Act, acte 2. Prêchant la bonne morale et les bons sentiments à travers la chanson et des numéros musicaux enjoués, le film est réjouissant et peut se targuer d'avoir révélé la chanteuse Lauryn Hill (qui sera plus tard la voix des Fugees).

 

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Sister Act, acte 2

 

Toujours dans la musique avec Rock Academy, Jack Black incarne un artiste raté qui se retrouve à enseigner à une jeune classe pour pouvoir payer son loyer. Découvrant les multiples talents de ses jeunes élèves, il décide de monter un groupe avec ces derniers en leur transmettant les valeurs et l'histoire du rock. Le comique grimaçant y trouve son meilleur rôle (avec High Fidelity bien sûr) dans ce film jouissif au jeune casting parfait et à la bande originale culte. Moins recommandable, le professeur incarné par Ryan Gosling dans Half Nelson, un film dramatique franchement réussie dans lequel le héros a du mal à jongler entre sa passion de l'enseignement et sa vie privée désastreuse qui le pousse à la drogue et le désespoir. Le film peut se vanter d'une interprétation sans faille de la part de Gosling et d' une réalisation mûrie et réfléchie. Encore moins fréquentable, la prof trash de Bad Teacher que joue une Cameron Diaz en roue libre dans un film faussement méchant, aux quelques scènes drôles, qui finit par retomber dans les clichés et les bons sentiments.

 

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Rock Academy - Half Nelson

 

Ceci n'est qu'une petite liste exhaustive des professeurs au cinéma, d'autres sont également allé au tableau pour les besoins d'une belle histoire: la Palme d'Or 2008 d'Entre les Murs, Julia Roberts dans Le Sourire de Mona Lisa ou encore Takeshi Kitano dans Battle Royale. Et vous, quels profs vous ont marqué sur le grand écran ?

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:45

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Aujourd'hui on revient sur l'un des films les plus drôles de l'industrie de l'animation, Kuzco: L'Empereur Mégalo. Le projet baptisé Kingdom of the Sun à ses débuts se voulait être une fresque épique dans la lignée du Roi Lion, de Pocahontas et d'Aladdin. Mais de remaniements de scénarios en réduction de budget et de temps, le film final n'a plus rien à voir avec le projet original et c'est tant mieux. Car si on ne retrouve pas le souffle épique et romanesque d'un grand Disney, Kuzco peut se targuer d'offrir un film d'animation dans la pure tradition cartoon de Tex Avery riche en gags hilarants et doté d'un scénario ficelé avec un rythme soutenu.

 

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A des lieux des standards des studios de la souris et de ses valeurs bien pensantes, le film tourne autours de son héros antipathique et détestable: un jeune empereur inca égoïste et imbu de sa personne qui n'hésite pas à mettre à la rue des paysans pour construire sa villa estivale. Mais un jour, sa conseillère et sorcière Yzma (dessinée comme une vieille diva hollywoodienne ridée et accompagnée de son gigolo écervelé Kronk) le transforme en lama à la suite d'un licenciement abusif et il devra faire équipe avec le bon Pacha pour remettre de l'ordre dans sa vie. Commence alors un buddy movie déjanté accumulant les gags et les dialogues exquis (la version française est d'ailleurs, et c'est rare, d'excellente qualité voire meilleure que l'américaine). L'humour lorgne avec brio du côté des Monty Pythons, de Tex Avery et de Chuck Jones sans rougir. Jouant avec les codes du cinéma, les moindres détails du décor, les poses des personnages, les temps de pause dans les dialogues, les regards intensifiés... tout est mis à contribution pour les besoins du rire. Et ça fonctionne à merveille.

 

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On a rarement ri dans un Disney depuis longtemps. La scène de l'écureuil martyrisé par le héros qui prend ensuite sa revanche avec un ballon de baudruche est irrésistible de drôlerie, quand à la scène du restaurant, elle démontre en dix minutes l'étendue des talents des réalisateurs et des animateurs pour faire rire. Si le design paraît simpliste, l'animation est soignée et très fluide tandis que les couleurs sont chatoyantes, ce qui donne un look agréable au film. Audacieux, drôle, très drôle, Kuzco L'Empereur Mégalo fait partie de ces perles dont trop peu ont entendu parler face aux grands classiques plus connus de la maison Disney. Alors si vous n'avez pas encore visionné ce petit bijou animé, réparez vite votre erreur.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:26

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C'est un Best-Of Light qu'on vous offre cette semaine puisque Filmgeek et Filmosphère ont du passé leur tour pour cause de planning chargé et de Gérardmer. Bonne lecture et bon dimanche !

 

Cineblogywood :  Rétrospective Robert Altman à la Cinémathèque - l’Amérique en ligne de mire 

Cinefeed.com : un test pour les fans de La vérité si je mens ! 

Hollywood&Co:  portrait: Le Fracassant comeback de Robert Downey Jr.

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 22:28

detachment

 

Le réalisateur Tony Kaye, bien que très discret, aime les sujets qui fâche et l'avait déjà prouvé en traitant le racisme et l'extrémisme dans American History X et en filmant le documentaire Lake of Fire sur l'avortement. Douze ans plus tard, il s'attaque au système scolaire américain avec Detachment, un film aux allures de docu-fiction qui suit le quotidien d'un professeur remplaçant qui jongle entre les difficultés rencontrées dans l'école où il officie et ses problèmes personnels.

 

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Detachment est un bilan déprimant du programme « No Child Left Behind », une restructuration du système scolaire signée sous l'administration de George W. Bush et dont les résultats sont loin de l'utopie escompté. Adrien Brody incarne le malaise ambiant du corps professoral en livrant une performance très juste d'un mentor qui tente tant bien que mal à guider ses élèves malgré les difficultés. Les seconds rôles sont tenus par quelques grands acteurs, on y voit par exemple l'excellente Marcia Gay Harden dans le rôle de la principale désabusée ou encore le prof shooté aux pilules joué par James Caan et une conseillère au bord de la crise de nerf interprétée par une Lucy Liu étonnante. On regrette qu'ils soient un brin sous-exploités, à l'image du personnage joué par Christina Hendricks dont la relation avec le héros aurait mérité plus de temps.

 

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Le réalisateur n'y va pas de main morte pour dépeindre les différentes aberrations qui jalonnent le parcours des enseignants (violences et menaces des élèves, parents irresponsables, culture des résultats au profit des marchés immobiliers, suicide des jeunes etc...) et utilisent mille et une techniques, d'images en noir et blanc façon documentaires à des animations à la craie sur tableau noir en passant  par des confessions en gros plan du personnage principal, pour montrer les raisons du désespoir. Car l'atmosphère pesante du film est totalement assumée et n'y allez pas en vous attendant à ne serait-ce que sourire une minute. Les thèmes traités y sont noirs (le héros tente de sauver une jeune prostituée de la rue, que joue la jeune et talentueuse Sami Gayle) et le réalisateur ne propose aucune solution, aucun espoir, juste un témoignage en l'état, brut, qui aurait peut-être mérité plus de finesse.

 

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Sortie en salles: 01.02.2012

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 20:08

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A le voir caracoler en tête du box-office en duo avec Jude Law dans Sherlock Holmes: Jeu D'Ombres ou s'éclater dans son armure de superhéros dans les franchises Marvel, on oublierait presque que Robert Downey Jr revient de loin. On se souvient de ses débuts remarqués dans la peau de Charlie Chaplin dans le film biographique de Richard Attenborough, une performance nommée à l'Oscar qui laissait augurer une carrière prometteuse. Mais les démons de la drogue et de l'alcool vont avoir raison de lui et il entame une véritable descente aux enfers. Hollywood le boycotte, seuls les producteurs de la série télévisée Ally McBeal lui font confiance et lui offrent un rôle récurrent.

 

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Chaplin - Ally McBeal

 

Mais là encore, ses démons le rattrapent et il fait la une de la presse people lorsqu'il est viré du plateau de la série après une arrestation médiatisée en possession de drogues et armes à feu. Fustigé par les journalistes, le comédien touche le fond et décide de rentrer en cure de désintoxication. Le premier pas vers la renaissance, c'était sa dernière chance. Un séjour en rehab qui lui fera le plus grand bien et qui l'aidera à nouer de meilleures relations avec son fils de huit ans à l'époque.

 

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Son comeback, il le doit en partie à Shane Black, le scénariste de L'Arme Fatale qui réalisait son premier film au milieu des années 2000: Kiss Kiss Bang Bang. Petit bijou de polar à l'humour délicieusement noir dont il confie le premier rôle à Robert Downey Jr. Sa performance tout en auto dérision séduit la critique et il commence à reprendre le chemin des studios qui lui proposent plusieurs petits rôles: Good Night, Good Luck de George Clooney, la comédie familiale Raymond avec Tim Allen, le film expérimental A Scanner Darkly de Richard Linklater. David Fincher lui offre même un rôle dans son polar Zodiac.

 

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Iron Man

 

Au même moment, une célèbre maison d'édition de comics book se lançait dans la production de films et cherchait l'acteur idéal pour incarner le héros de Iron Man, leur premier film. Le succès de Pirates des Caraïbes avait convaincu les producteurs de Marvel qu'un blockbuster pouvait cartonner avec un bad boy en tête d'affiche et ont donc proposé le rôle à Robert Downey Jr, le casting parfait pour interpréter Tony Stark selon les fans. Le succès est au rendez-vous, acclamé par la critique et le public, le film truste le sommet du box-office pendant des semaines en 2008 et propulse à nouveau l'acteur sous le feu des projecteurs. Il savoure son retour triomphal qui a un doux goût de revanche sur la vie.

 

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Tonnerre Sous les Tropiques - Sherlock Holmes

 

Tout s'accélère pour Robert, les studios et les producteurs se l'arrachent mais le comédien n'accepte que des projets qui le motivent. A l'instar de la super comédie Tonnerre Sous les Tropiques mené par Ben Stiller et dans lequel il partage l'affiche avec Jack Black. Son interprétation d'un acteur blanc qui se prend pour un black est plusieurs fois cité dans les cérémonies de récompenses. Il peaufine sa réputation d'acteur respectable face à Jamie Foxx dans Le Soliste de Joe Wright. Cettte année encore, Robert Downey Jr semble intouchable. Depuis son retour fracassant, il  a tourné dans deux franchises qui continuent en 2012. Actuellement à l'affiche de Sherlock Holmes: Jeu d'Ombres, le deuxième opus de la franchise initiée avec Guy Ritchie, on le retrouvera dans l'armure d'Iron Man dans The Avengers en mai où il fera équipe avec Captain America et Thor. Deux grosses productions qui vont continuer de l'installer confortablement dans la catégorie des acteurs incontournables.

 

Sherlock Holmes: Jeu d'Ombres: Actuellement en Salles

The Avengers: Sortie le 25 avril 2012

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 00:15

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La semaine dernière, le comédien Taylor Kitsch et le producteur Jim Morris ont fait le déplacement jusqu'à Paris pour présenter à la presse les premières images de John Carter, la nouvelle grosse production des studios Disney. On y était et voici notre compte-rendu. Le producteur a été le premier à prendre la parole pour nous présenter à l'univers de John Carter, qui est une adaptation du roman Une Princesse de Mars écrit par Edgar Rice Burroughs, plus connu pour avoir été l'auteur de Tarzan. Cette œuvre littéraire est considérée comme la source d'inspiration des grandes sagas de science-fiction au cinéma, de Star Wars à Avatar en passant par Star Trek. Le projet traînait à Hollywood depuis plusieurs années et on apprend que John McTiernan (Piège de Cristal) l'avait développé dans les années 1990 avec Tom Cruise en tête d'affiche.

 

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Le roman raconte les aventures d'un soldat de la Guerre Civile américaine qui se retrouve mystérieusement envoyé sur la planète Barsoom peuplée d'étranges et belliqueux habitants. Pour donner vie à cette imagerie aussi riche, il a fallu attendre que la technologie soit prête: la performance capture développée ces dernières années le permettait enfin. C'est Andrew Stanton, réalisateur de WALL-E et Le Monde de Nemo chez Pixar, qui est allé chercher Jim Morris pour monter le projet qui lui tenait à cœur depuis plusieurs années. Disney, qui entretenait de bonnes relations avec la famille de Burroughs depuis la sortie du film d'animation Tarzan, accepta de financer la production.

 

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Le réalisateur Andrew Stanton en réunion de travail (à gauche) et sur le tournage (à droite)

 

Les premières images qui nous ont été projetées sont pleine de promesses. Nous avons pu voir une séquence du début du film se déroulant dans le Far West sur Terre qui font preuve d'une reconstitution soignée, que ce soit dans les décors ou les costumes. L'arrivée de John Carter sur la planète et sa première rencontre avec les Tharks, gigantesques créatures vertes dotées de quatre bras et guerrières, fut l'occasion de témoigner de l'excellent travail numérique pour leur donner vie. Enfin, la touche du réalisateur s'est ressentie dans une scène de bataille impressionnante dont le montage met en parallèle le passé tragique du héros avec les actions en plein affrontement. Pour clôturer la présentation, le début de la scène de l'arène avec les deux primates blancs nous a donné envie d'en voir plus. Taylor Kitsch possède le charisme pour porter le film sur ses épaules et fait preuve d'un humour rappelant Indiana Jones, ce qui est fort rafraîchissant pour un tel blockbuster.

 

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Concept-Art d'un Thark

 

John Carter est un projet ambitieux avec un vrai cinéaste aux commandes et une technologie qui semble convaincante. De plus, le casting est constitué de véritables comédiens (Mark Strong, Willem Defoe, Lynn Collins) ce qui est toujours un atout. Le succès du film dépendra aussi de la campagne marketing, dont la première douteuse action (retirer le suffixe « -Of Mars » du titre) a enlevé la touche épique du film. En espérant me tromper car les images dévoilées sont vraiment réjouissantes.

 

Sortie en salles: 07.03.2012

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