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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 15:12

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Véritable Arlésienne du cinéma, l'adaptation de l'œuvre d'Hergé trouve enfin son salut cette année grâce à une association de talents assez énorme. Comparé aux planches du dessinateur belge lors de la sortie du premier Indiana Jones, Steven Spielberg était le cinéaste désigné pour porter les aventures de Tintin sur le grand écran. Il est rejoint par Peter Jackson, grand fan de la bande dessinée, qui produit en attendant de diriger le second opus en cas de succès. Deux gages de qualité supplémentaires ont contribué au scénario, Edgar Wright et Joe Cornish (Hot Fuzz, Shaun of the Dead), qui puise son essence dans trois albums de la collection (Le Crabe aux Pinces d'Or, Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge) et parvient à introduire le personnage aux néophytes (le public américain surtout) et à replonger les fans dans un univers qu'ils affectionnent tant.

 

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Après des années de développement, Les Aventures de Tintin: Le Secret de la Licorne prennent vie grâce à une alliance parfaite entre technologie et cinéma. La technologie c'est la performance capture, évolution de la motion capture qui n'avait guère convaincu entres les mains de Robert Zemeckis (Le Pôle Express etc...) mais dont les possibilités ont éclatées grâce à Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, Avatar et récemment La Planète des Singes: Les Origines. Ainsi, les interprétations de Jamie Bell et Andy Serkis sont intactes et parfaitement retranscrites sur les visages de Tintin et du Capitaine Haddock (drôle et irrésistiblement bourru). Daniel Craig et le duo Simon Pegg / Nick Frost complètent le casting dans la peau virtuelle de Sakharine et des Dupondt.Et saluons le travail des animateurs qui ont donné vie à Milou, véritable star de la grande partie des films.

 

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Le cinéma, c'est le savoir-faire de Steven Spielberg, s'affranchissant des contraintes physiques de la caméra, qui délivre des scènes de bravoures absolument dingues et hallucinantes à l'image de la course-poursuite dans les rues marocaines en un plan séquence intense et maîtrisé ou de la bataille navale enflammée qui élève le genre à un nouveau niveau. Le rythme soutenu de l'aventure est mené tambour battant, au son d'une partition de John Williams un peu moins inspiré que d'habitude.

 

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Si le design des personnages est discutable, entre photo-réalisme et les traits d'Hergé, la beauté des images est indéniable. Les décors fourmillent de détails et nous emmènent aux quatre coins du globe, le dépaysement est garanti. Les spectateurs qui ont grandis avec les cases de Tintin seront ravis de voir que l'esprit de la bande dessinée a été respectée, et les clins d'œil à l'œuvre originale sont au rendez-vous (notamment dans le sublime générique). Au final, ce film est un vibrant hommage de Steven Spielberg à un personnage culte et à son auteur dont la plus belle illustration est cette très belle scène d'ouverture qui amène brillamment le héros du papier à une nouvelle dimension. En plus de ça, il donne une nouvelle leçon de cinéma en emmenant le public dans une aventure trépidante et exaltante avec ce tour de force technique qui prouve que le maître est de retour.

 

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Actuellement en Salles

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:01

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Dans le Shortbus de John Cameron Mitchell (film qu'il faut absolument avoir vu!), il jouait le garçon à la gueule d'ange qui mettait du piment dans la vie d'un couple homosexuel et entonnait « Soda Shop » à la guitare, devenu le générique du film. Depuis, la passion de Jay Brannan pour le chant a pris le dessus sur le septième art puisque le jeune texan s'est lancé dans une carrière musicale aux intonations folk avec des notes de mélancolie douce et sensible. Il revendique ses influences qu'il puise chez Sinéad O'Connor ou Ani DiFranco, et le New York Times l'a déjà comparé à Tracy Chapman et en fait le nouveau Rufus Wainwright.

 

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Avec le casting de Shortbus - Sur scène

 

Gay élevé dans une famille de catholiques, le jeune chanteur se raconte aussi dans ses paroles, s'imaginant en femme au foyer attendant son mari dans son premier single « Housewife ». Son succès, il le doit à Youtube sur lequel il s'est montré torse nu en train de chanter ses compositions et des reprises. En 2008, il sort son premier album « Goddamned » qui se retrouve très vite dans le top 25 des ventes sur Itunes. Un an après, il sort un nouvel opus, « In Living Cover », composé de plusieurs reprises dont « Zombie » des Cranberries.

 

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Habitué à faire des petites scènes depuis ses débuts dans les jazzclubs de New York, il parcourt le monde depuis deux ans et se produit dans des salles de taille modeste pour un spectacle intime et unique dans chaque pays. A Paris par exemple, il n'a pas hésité à chanter une version française de son premier hit, intitulée « Femme au Foyer ». Il est d'ailleurs de retour dans la capitale ces jours-ci, donnant deux représentations au Sentier des Halles qui se jouent d'ailleurs à guichets fermés. Alors si vous aimez la folk acoustique, je vous invite à plonger dans l'univers de ce garçon charmant et talentueux et surveiller son prochain retour en France.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 00:01

Contagion

 

Steven Soderbergh fait partie des réalisateurs prodiges qui ont embrassé plusieurs genres avec succès (la comédie dramatique avec Erin Brockovich, le film de braquage élégant avec Ocean's Eleven...), quitte à parfois dérouter le grand public (Full Frontal, Bubble...). Cette année, il revient avec un film de pandémie efficace et maîtrisé et se paie au passage un casting royal. Dans Contagion, on assiste à l'apparition et la propagation d'un virus mortel et à la lutte effrénée de l'organisation médicale internationale pour limiter la pandémie, trouver un antidote et surtout, contenir la panique qui gagne le monde.

 

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Avec une multitude de détails décrivant les facteurs de contamination qui bercent notre quotidien (on se touche le visage à peu près 2000 fois par jour), le film vous met rapidement mal à l'aise. Car en plus de nous interpeller sur les risques que l'on court tous les jours en touchant la barre du métro ou en étant juste assis à côté de quelqu'un qui tousse dans le bus, Contagion nous plonge dans un décor familier et une situation de quasi déjà-vu au lendemain de la grippe aviaire. Le cinéaste démontre l'étendue de son talent avec un montage rapide et un rythme soutenu qui maintiennent une sensation d'urgence tout au long du film. La photographie aux couleurs froides donnent aux acteurs un air maladif tandis que les flous partiels de l'image renforcent le malaise visuel.

 

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L'interprétation des comédiens est top: Laurence Fishburne, Kate Winslet et surtout Jessica Ehle incarnent de façon convaincante la volonté du corps médical à trouver un remède quitte à en payer de leur vie. Matt Damon, en retenue et touchant, interprète le père de famille et le terrien lambda face à la crise tandis que Marion Cotillard témoigne de la vie des malades du côté des malchanceux. Mention spéciale à Jude Law et à l'ambiguïté de son personnage, de loin le plus intéressant de cet ensemble. Car le problème d'un rythme soutenu et de la durée concise du film est que là où il gagne en efficacité, il perd en développement des personnages et de leurs arcs scénaristiques. De plus, le scénario utilise des ellipses un peu rapides.

 

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Mais au final, Contagion atteint son but en plongeant le spectateur dans une course contre la montre intense et prenante, avec des détails réalistes qui vous rendront sans doute paranoïaques en sortant de la salle. Par exemple, lors de la projection du film, un spectateur a éternué et a tout de suite jeté un froid. Allez-y en bonne santé!

 

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Sortie en Salles: 09.11.11

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 21:30

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Ce dimanche au menu du Best-Of: un thriller un peu mou malgré un casting viril, un débat haut en couleurs autour d'un film en noir et blanc, une virée dans le Los Angeles de Drive et un aperçu du projet d'adaptation de la comédie musicale Les Misérables au cinéma. Bon appétit!

 

 Filmosphere: Killer Elite - Des flingues, une moustache, l'ennui.

Cinefeed.com : Drive, hypnotique ballade à LA

Cineblogywood : Mourir Auprès de Toi : Spike Jonze court mais bon

Hollywood&Co:  Preview: Les Misérables

 

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Et n'hésitez pas à rendre visite à votre marchand de journaux pour acheter le dernier numéro de Studio Ciné Live, qui en plus d'avoir un sommaire bien garni et une couverture agréable à l'oeil (on n'a jamais assez de Jude Law), consacre une page de la rubrique Web à Hollywood&Co.

3.90 euros (grand format) / 2.90 (petit format).

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 01:00

parfumsLAW.jpgL'affiche du spot TV de Dior Homme réalisé par Guy Ritchie

 

En cette période post-Fashion Week, on ne peut pas les rater: dans les couloirs du métro, en affiches dans la rue, dans les spots télévisés... Les publicités pour les marques de parfum sont partout! Et la plupart affichent des visages bien connus pour vendre leurs fragrances, les stars d'Hollywood. Le phénomène des égéries n'est pas nouveau puisque le Savon des Stars avait dès 1926, compris l'importance de vendre ses produits en faisant appel à des figures emblématiques du show business (Marylin Monroe, Grace Kelly ou Brigitte Bardot entres autres).

 

parfums1.jpgNicole Kidman pour Chanel N°5 - Anne Hathaway pour Magnifique de Lancôme - Penelope Cruz pour Trésor de Lancôme

 

Aujourd'hui plus que jamais, les marques font appel aux belles gueules d'Hollywood pour vendre des parfums au public. C'est donnant donnant: pour les marques, les stars font rêver et crée une image de luxe et d'inaccessibilité qui font vendre. Pour les comédiens qui prêtent leurs visages, c'est toujours des dollars en plus qui s'ajoutent à leurs cachets et leur image gagne également en prestige. Ainsi, on peut en ce moment tomber sur Charlize Theron vantant les mérites de J'Adore de Dior ou encore Uma Thurman qui présente Anges ou Démons: le Secret de Givenchy.

 

  parfums2.jpgJustin Timberlake pour Play de Givenchy - Ryan Reynolds pour Boss d'Hugo Boss - James Franco pour Gucci

 

Mais ne vous méprenez pas, il n'y a pas que les femmes qui sont courtisées. Les hommes sont également mis à contributions à l'image de Jude Law, égérie de Dior Homme depuis quelques années déjà, ou plus récemment Ryan Reynolds qui est le nouveau visage d'Hugo Boss.

 

parfums3.jpgMartin Scorsese et Gaspard Ulliel sur le tournage du spot TV de Bleu de Chanel

Et de nos jours, la frontière entres cinéma et cosmétique se réduit de plus en plus. Ainsi, les spots promouvant les fragrances de Chanel, Dior ou Givenchy deviennent de véritables court-métrages mis en scène par les plus grands. On se souvient tous de Nicole Kidman dans le spot pour Chanel N°5 mis en scène par Baz Luhrmann, son réalisateur de Moulin Rouge. Pour la même marque et plus récemment, Martin Scorsese a dirigé Gaspard Uliel pour le parfum Bleu. Jude Law a quand à lui retrouvé Guy Ritchie, le réalisateur de Sherlock Holmes, pour le dernier spot de Dior Homme.Et je ne parle même pas des placements de produits pas toujours discrets. Dernier en date, Dior qui s'invite dans Sex & the City 2.

 

therondior.jpgCharlize Theron sur le tournage d'un sport pour J'Adore de Dior

 

Bref, plus que jamais, Hollywood est au parfum et les stars se prêtent au jeu sans rechigner. La question est: Les visages de grandes actrices et acteurs du cinéma vous influcent-ils vraiment dans vos achats cosmétiques? Est-ce que vous vous dites vraiment que vous aurez gagné un gramme du charisme de Jude Law si vous vous asperger de Dior ?

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 12:00

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Ils ont déjà remporté un franc succès critique et publique avec les comédies Nos Jours Heureux et Tellement Proches, à la fois drôles mais également sensibles et touchants, cette année Eric Toledano et Olivier Nakache vont vous émouvoir avec Intouchables. Le duo de cinéastes, interpellés par un documentaire racontant la belle histoire d'amitié entre un tétraplégique et un jeune des cités qu'il embauche comme aide à la personne, ont décidé d'en faire un film magique. Magique car il tacle deux sujets difficiles avec le ton parfait oscillant entre humour et émotions, respect et auto-dérision, empathie sans jamais tombé dans la pitié. Magique aussi car il présente sans doute la plus belle alchimie entres deux comédiens qu'on ait vu cette année au cinéma: l'improbable duo Omar SyFrançois Cluzet fait des merveilles.

 

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Faisant preuve d'une subtilité étonnante, le trublion du SAV des Émissions étend sa palette d'émotions avec brio et trouve avec ce film son meilleur rôle, qui devrait lui ouvrir les portes d'une carrière internationale. Face à lui, François Cluzet rayonne dans le rôle difficile du tétraplégique aisé, plein de remords mais pas dénué d'humour. Leur complicité crève l'écran et la bonne entente dans les moments où ils sont tous les deux à l'écran est sincère et communicative. Mention aux seconds rôles attachants, à l'image de l'adorable Anne Le Ny et de la pulpeuse Audrey Fleurot. Le film est aussi un portrait de la société actuelle et de ses travers, la vie difficile dans les cités et la tristesse des habitants (à travers le personnage de la mère d'Omar notamment, jouée par Absa Dialou Toure) nous est dépeinte de manière réaliste et sans idées préconçues.

 

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Avec le ton toujours juste, Intouchables traite intelligemment de l'handicap, qu'il soit physique ou social, évitant les clichés en utilisant l'humour et en appuyant sur les moments difficiles sans sombrer dans le pathos. En parvenant à émouvoir sans abuser de la corde sensible, à faire rire avec des sujets aussi sérieux, Intouchables est un film qui fait du bien, tout simplement, une bouffée d'air frais et d'amour bénéfique à ne pas rater.

 

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Sortie en Salles: 02.11.11

Fiche Film Allociné

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 00:01

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Se jouant sur les planches du West End à Londres depuis plus de vingt-cinq ans, Les Misérables est la comédie musicale avec la durée de vie la plus longue de l'industrie. Elle a marqué l'histoire de Broadway avec des chansons mémorables, à l'image de « On My Own » ou « I Dreamed a Dream » que Susan Boyle a remis au goût du jour. La production théâtrale met l'histoire de Victor Hugo en musique avec une partition de Schönberg et des paroles de Alain Boublil et Jean-Marc Natel. Les Miz (pour les intimes) doit son succès international au flair de son producteur Cameron Mackintosh, à qui l'on doit des hits tels que Cats ou Le Fantôme de l'Opéra, qui s'est battu pour adapter l'histoire à un public britannique.

 

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Tom Hooper (réalisateur) et Cameron Mackintosh (producteur de la comédie musicale et du prochain film)

 

Le genre de la comédie musicale ayant fait un retour en force à Hollywood depuis Moulin Rouge et Chicago, Les Misérables va également avoir les honneurs d'une adaptation cinématographique. Les studios Universal ont signé le réalisateur Tom Hooper, tout juste auréolé du sacre de sonDiscours d'un Roi aux Oscars, pour la mise en scène. Côté casting, il y a du beau monde devant la caméra puisque Hugh Jackman interprètera Jean Valjean. Le comédien n'a plus à prouver ses talents de chanteur et de danseur puisqu'il a déjà remporté un Tony Award pour son rôle dans la comédie musicale The Boy From Oz à Broadway, et ses prestations réjouissantes de maître de cérémonie aux Oscars avaient enthousiasmé les spectateurs et ses confrères.

 

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Une photo de la production à Broadway

 

A ses côtés, Russell Crowe sera l'inspecteur Javert, et pousser la chansonnette n'effraie pas le Gladiator puisqu'il est également chanteur et guitariste d'un groupe de rock. Enfin, Anne Hathaway a officiellement rejoint le casting aujourd'hui, après des semaines de rumeurs, dans le rôle de Fantine. Cette dernière n'aura pas non plus à rougir face à ses camarades quand il s'agira d'entonner les mélodies cultes du musical, elle a déjà fait ses preuves lors de plusieurs cérémonies (dont une prestation avec Hugh Jackman) et pourrait même bientôt faire une apparition dans la série Glee. En tant que grand fan de musicals, j'attends cette adaptation avec une grande impatience, surtout avec un tel casting de talents. On suit le projet avec intérêt, et notamment les prochaines annonces de casting pour les autres personnages (Cosette, Gavroche, Éponine...).

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 00:01

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Shane Black s’est fait connaître en tant que scénariste de L’Arme Fatale, mais il est également un réalisateur très inspiré. Kiss Kiss Bang Bang, son premier film injustement passé inaperçu en salles, en est la preuve. L’histoire nous est racontée en voix off par Harry Lockhart, un voleur en fuite qui atterrit par hasard en pleine séance de casting pour un polar hollywoodien. Afin de préparer son rôle, il fait équipe avec un détective privé homosexuel et une comédienne, mais ne se doute pas qu’ils finiront tous impliqués dans une réelle affaire de meurtre.

 

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Fort de ce point de départ original et décalé, Shane Black reprend les codes du polar et du film noir pour mieux les défaire. La réalisation est étonnamment maîtrisé pour un premier film, le rythme est soutenu et les rebondissements sont finement amenés. L’humour est sûrement le point fort du film, entre des dialogues délicieux et des scènes totalement absurdes (celle juste avant le générique de fin) voire très noires (le cadavre franchement maltraité), les zygomatiques n’ont pas le temps de se reposer.

 

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Les clichés et le politiquement correct ont également la vie dure, Shane Black cherchant toujours à surprendre le spectateur en brisant la routine des films policiers. Et ça marche ! La voix off, les flashbacks, les interventions des acteurs face caméra, un montage déstructuré à la Tarantino… tout ceci fait de Kiss Kiss Bang Bang une expérience quasi interactive. Le casting est également parfait. Robert Downey Jr, avant de connaître un comeback fracassant avec Iron Man, portait le film sur ses épaules, livrant une performance pleine de charme et de bagou. Val Kilmer quant à lui, est simplement excellent dans le rôle de Gay Perry, à l'aise dans la comédie et jouant d’une autodérision irrésistible. Enfin, la magnifique Michelle Monaghan fait une héroïne pulpeuse loin des potiches du genre. Rajoutez à cela des scènes d’action aussi improbables qu’efficaces et vous obtenez le film culte parfait et totalement jouissif. Pour ma part, il fait partie des DVD que je visionne sans me lasser. Alors si vous ne connaissez pas encore, je vous ordonne immédiatement de réparer cette monumentale erreur!


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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 15:12

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Un film en noir et blanc met de la couleur dans le best-of de la semaine, deux de nos confrères parlent du succès de The Artist et de Jean Dujardin dans nos salles tandis qu'un chanceux a déjà vu Les Aventures de Tintin de Spielberg et nous livre ses impressions, et qu'on parle comics avec Brian Azzarello en interview chez Filmgeek. Un menu alléchant que je vous laisse déguster avant d'aller prendre le soleil en ce dimanche rayonnant.

 

Cinefeed.com : Cinefeed : Jean Dujardin, un box-office irréprochable. 

Cineblogywood :The Artist - débat en couleurs sur Cineblogywood

Filmgeek: Interview Brian Azzarello sur la série 100 Bullets et Wonder Woman  

Filmosphere: Filmosphere : Les Aventures de Tintin, un pont entre le cinéma d'hier et celui de demain 

Hollywood&Co: Emma Stone - La Nouvelle Drogue d'Hollywood

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 00:01

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Avant de se perdre dans les méandres de la médiocrité avec Le Dernier Maître de l'Air, Phénomènes ou encore La Jeune Fille de l'Eau, M. Night Shyamalan était un jeune scénariste inventif qui a scotché l'industrie avec son premier grand film en 1999 (ses deux premiers longs-métrages étant passés inaperçus). Avec Sixième Sens, Hollywood découvrait une nouvelle manière de raconter une histoire, de mettre en scène la peur et surtout, le concept du twist final, maintes fois imité depuis. Partant d'un concept de base simple mais prenant, un psychiatre suit un enfant de neuf ans qui a la faculté de voir les morts, le cinéaste et également scénariste aborde des thèmes qui lui sont chers et que l'on retrouvera dans sa future filmographie tels que la mort, la foi et les phénomènes paranormaux.

 

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Réalisé avec un budget dérisoire de 40 millions de dollars, Sixième Sens parvient à donner au spectateur de véritables moments d'effroi avec une inventivité à l'épreuve des moyens. La mise en scène est minutieuse et tire profit de chaque ombre, chaque mouvement de caméra et de chaque changement d'angles pour arriver à son but. Une ingéniosité qui prend tout son sens à la deuxième vision, une fois le twist révélé. Le réalisateur a également démontré sa capacité à créer une atmosphère pesante, envoûtante en choisissant la ville historique de Philadelphie, dont chaque maison semble hantée par une histoire riche de plusieurs centaines d'années, et en invitant le talentueux James Newton Howard pour écrire le score, à la fois discret et vibrant.

 

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Si la virtuosité du cinéaste est indéniable, la véritable révélation du film est sans nulle doute la performance d'Haley Joel Osment, alors âgé de onze ans. Habité, juste et émouvant, le jeune comédien rivalise avec ses aînés et impressionne la critique et le public. Bruce Willis, loin des pétarades des films d'action dont il est plus familier, étonne en élargissant sa palette d'émotions et délivre une interprétation subtile et tout en retenue. Les femmes ne sont pas en reste, avec Toni Collette qui parvient à vous bouleverser en deux secondes et Olivia Williams qui joue la femme délaissée. Avec Sixième Sens, M. Night Shyamalan a réveillé les studios d'Hollywood en rapportant plus de 650 millions de dollars de recette à travers le monde pour un budget dérisoire, mais surtout en proposant un script efficace et original parfaitement mis en images par un réalisateur inspiré. Un chef-d'œuvre qu'il n'aura égalé qu'avec Incassable, avant de sombrer dans une incompréhensible descente aux enfers artistique.

 

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