Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 00:16

TheHelp.jpg

 

Succès surprise de la rentrée au box-office américain, La Couleur des Sentiments plonge le spectateur dans l'Amérique de la ségrégation raciale des années 1960, plus précisément dans le quotidien de plusieurs femmes de la ville de Jackson dans l'état du Mississippi: les femmes blanches aisées et leurs domestiques noires élevant leurs enfants sans même avoir droit à utiliser les toilettes de la maison. Le film de Tate Taylor dresse le portrait de plusieurs personnages dans ce contexte d'injustice mais qui était la norme à l'époque, et s'attarde plus particulièrement sur trois femmes dont le courage va faire bouger les choses. Skeeter est une jeune femme blanche qui ne partage pas la mentalité de ses consœurs. Journaliste en herbe, elle va recueillir le témoignage de deux bonnes courageuses pour écrire un roman montrant au monde le point de vue des femmes noires et des injustices qui composent leur quotidien.

 

000TheHElp2.jpg

 

Bénéficiant d'une reconstitution fidèle et d'un soin particulier dans les costumes et les décors, le film est visuellement agréable que l'on doit également à un travail convaincant sur la lumière et la photographie. Le réalisateur alterne avec brio les scènes révoltantes (et il y a matière à dire de cette sombre période des Etats-Unis!), les moments émouvants voire bouleversants (la désespoir et l'impuissance face à la bêtise et la cruauté sont des thèmes récurrents), mais qui ne versent pas dans le larmoyant facile. De plus, l'humour est également présent, de manière subtile à travers notamment une grande scène dans laquelle la vengeance est un plat qui se mange à pleine bouche. Si le message du film est clair, on aurait apprécié un peu plus de verve dans la manière de le faire passer, on regrette que le tout reste peut-être un peu trop sage.

 

000TheHElp.jpg

 

La grande force de La Couleur des Sentiments est sans nulle doute la qualité des performances du casting féminin tout à fait parfait, reléguant même les hommes au second plan. Viola Davis et Octavia Spencer incarnent les domestiques Aibileen et Minny, l'âme et le cœur de l'histoire. Elles incarnent deux personnalités différentes réunies par les épreuves qu'elles affrontent chaque jour. A travers le regard plein d'émotion de la première, on ressent des années d'histoires douloureuses, de déchirements et d'amour aussi, tandis que la deuxième parvient à incarner une femme forte, drôle et émouvante avec justesse. Bryce Dallas Howard (La Jeune Fille de l'Eau, Twilight Chapitre 3: Hésitation) est étonnante dans le rôle de la garce raciste et sans cœur qu'elle maîtrise sans tomber dans la caricature. Emma Stone (que l'on voit partout en ce moment) fait une jeune femme motivée à changer le monde convaincante tandis que Jessica Chastain (Mad Men) rayonne dans la peau de Celia, femme au foyer bipolaire mais sympathique.

 

000TheHElp3.jpg

 

Au final, même si on aurait aimé un ton un peu plus subversif avec un tel sujet, La Couleur des Sentiments est un film avec des héroïnes attachantes qui sauront vous émouvoir aux larmes (en tout cas moi ça a marché), mais vous faire sourire également. Avec une distribution d'actrices au sommet de leur art et une mise en scène sans folie mais soignée, c'est un vibrant hommage à ces femmes remplies de courage qui ne vous laissera sans doute pas de marbre.

 

8-copie-1.gif

Sortie en Salles: 26.10.11

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:42

concoursDRIVE.png

Repost 0
Published by Kinoo - dans Fun!
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 20:00

DarkShadowsUpdate.jpg

 

Mise à jour 27/09/2011: Le magazine Empire nous permet de révéler les premières images officielles du film. Enjoy!

Les studios de la Warner viennent d'annoncer la date de sortie du film qui marquera la huitième collaboration entres Johnny Depp et le réalisateur Tim Burton. Dark Shadows, qui sera l'adaptation de la série fantastique diffusée aux Etats-Unis dans les années 60 par la chaîne ABC. On y suivra les mésaventures de la famille Collins, résidente du manoir de Collinwood et menée par le vampire Barnabas, remplies de monstres, loups-garous et autres créatures surnaturelles. Un univers tout à fait adapté à l'imaginaire du cinéaste gothique et chevelu.

 

dARKsHADOWSUPADATE.jpg

Photos du tournage

 

Le casting rassemble des talents dont la plupart sont déjà familiers avec l'univers de Tim Burton. Johnny Depp incarnera Barnabas Collins, le leader charismatique de la famille. Actrice et muse de son mari de cinéaste, Helena Bonham Carter a également signé pour apparaître dans Dark Shadows dans le rôle du Dr Julia Hoffman tandis que Michelle Pfeiffer, l'inoubliable Catwoman de Batman: Le Défi, sera Elizabeth Collins. Le britannique Michael Sheen, vu dans Alice au Pays des Merveilles, fait également partie de la distribution.

 

darkshadows3.jpg

Une image de la série originale

 

Dans le reste du casting, la française Eva Green prêtera son regard intense à Angélique Bouchard Collins, tandis que Jackie Earle Haley (le dernier Freddy, Watchmen) incarnera Willie Loomis. On retrouvera également la jeune Chloé Moretz, qui a déjà fait sensation dans Kick-Ass et interprétée une inquiétante créature dans Laisse-Moi Entrer. Une affiche plus qu'alléchante pour ce projet plus qu'excitant. L'imagination fertile de Tim Burton pourrait encore faire des étincelles avec une telle matière première. Espérons qu'il soit plus inspiré par ce soap-opera fantastique que par Lewis Caroll. Son Alice manquait cruellement de fraîcheur. Mais comme on est plutôt optimiste et qu'un nouveau film avec Johnny Depp est une bonne nouvelle en soi (oui bon, sauf The Tourist), on attend 2012 avec impatience (le 11 mai aux USA).


Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:00

dreamhouse.jpg

 

Comment expliquer, avec un réalisateur maintes fois nommé aux Oscars derrière la caméra et trois comédiens plus que respectables devant, que Dream House s'avère être l'une des expériences les plus frustrantes et ratées qu'il m'ait été donné de voir cette année? Le cinéaste irlandais Jim Sheridan, qui nous avait livré d'excellents films tels que My Left Foot avec Daniel Day Lewis ou plus récemment Brothers avec Natalie Portman et Jake Gyllenhaal, semble s'être égarer à vouloir jongler entres plusieurs genres, du thriller au drame psychologique en passant par le fantastique, sans jamais trouver une réelle identité. Le scénario maladroit, mal construit et vraiment mal construit n'arrange rien et les dialogues sont d'une banalité affligeante que le talent du casting ne parvient même pas à sauver.

 

DreamHouse2.jpg

Daniel Craig interprète un éditeur à succès qui décide de démissionner pour se consacrer à sa famille en aménageant dans une maison de rêve, dans la banlieue de New-York. Très vite, la demeure va révéler un tragique passé secret qui va déteindre sur le héros et sa femme, jouée par Rachel Weisz. Cette dernière et le dernier James Bond en date sont de presque tous les plans et s'en sortent avec les honneurs dans leur lourde tâche de rendre crédible leurs personnages et leurs péripéties, tandis que Naomi Watts est inexistante dans le rôle de la voisine d'en face. Si le film se laisse suivre de manière plutôt agréable dans sa première moitié, il bascule dans un festival de n'importe quoi dès que le twist ridicule est avéré, bien trop rapidement et expédié par ailleurs. Le final poussif et cliché confirme le malaise de voir des talents aussi honorables accoucher d'une telle foirade.

 

2.gif

Sortie en Salles: 05.10.11

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 00:02

HotInClevelandHeader.jpg

 

Alors que la majorité des grandes chaînes rivalisent d'originalité en proposant des concepts novateurs et surprenant pour attirer la curiosité des téléspectateurs, Hot in Cleveland parvient à proposer un divertissement irrésistiblement drôle et efficace avec des ingrédients que l'on croyait désuets. Même si le format a connu de récents succès grâce à The Big Bang Theory ou How I Met Your Mother, proposer un sitcom qui plus est avec des héroïnes dans la force de l'âge (pas vraiment la cible jeune dans le collimateur des networks) était un pari audacieux, pour ne pas dire risqué. Wendie Malick, Jane Leeves et Valerie Bertinelli incarnent trois cougars de Los Angeles dont le vol pour Paris effectue un atterrissage forcé dans dans la ville de Cleveland. Découvrant qu'elles peuvent encore plaire dans cet état moins superficiel que la ville des Anges, elles décident de s'y installer en prenant quartier dans une maison tenue par une concierge du troisième âge, alcoolique sur les bords et à la langue bien pendue.

 

HotInCleveland.jpg

Cette dernière est interprétée par Betty White, une légende de la télévision américain (elle a notamment joué dans la série culte The Golden Girls), et elle est la véritable star et le cœur du show. Pétillante de vitalité, cette petite dame toujours vêtue d'un survêtement fluo du meilleur effet peut sortir les pires atrocités à ses camarades de jeu sans qu'on lui eu veuille juste un peu. Elle partage avec les trois héroïnes une alchimie remarquable et leur bonne humeur est contagieuse. Les épisodes, de 22 minutes, sont bien construits et abordent des thèmes chers aux femmes approchant la crise de la quarantaine: le désir de plaire, l'amour ou encore la ménopause.

 

HotInCleveland2.jpg

Ne cherchant pas à casser les règles du genre, Hot in Cleveland propose des formules qui ont déjà fait leurs preuves par le passé mais qui demeurent toujours aussi efficaces grâce à ses actrices attachantes et surtout talentueuses, aux scénarios et aux dialogues exquis. Le charme rétro de la série, renforcée par la présence de Betty White, ajoute également à l'attrait de cette série que je vous recommande chaudement.

Repost 0
Published by Kinoo - dans Série
commenter cet article
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 12:25

BestOf23.png

 

En ce premier dimanche d'automne, la blogosphère cinéma vous propose une sélection d'articles et de critiques avant une sortie dominicale. Au programme, le retour du Roi Lion au box-office américain, une série prometteuse, un colosse sur le ring et un film français au bouche à oreille déjà excellent.

 

Cinefeed.com : Box-office US, le roi lion rugit encore 

Cineblogywood :  EXCLU- Interview : "Borgia n'est pas une série sur des sadiques" 

Filmosphere: Intouchables, Un Fauteuil Roulant pour Deux.

Hollywood&Co: Tom Hardy: Les Métamorphoses d'un Colosse Sensible

 

Et on souhaite de bonnes fins de vacances à notre confrère de Filmgeek qui reviendra la semaine prochaine au menu !

Repost 0
Published by Kinoo - dans Best-Of
commenter cet article
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 01:38

drive1.jpg

 

Impatient est un mot bien léger pour décrire mon envie de découvrir Drive sur grand écran. Depuis sa première à Cannes où les journalistes étaient unanimes, et ses projections dans divers festivals où les spectateurs et confrères n'ont eu de cesse de l'encenser, le film bénéficie déjà d'un excellent bouche à oreille avant sa sortie. Et en sortant de la salle, je peux vous dire qu'il est amplement mérité. Un cascadeur et conducteur doué change de casquette à la nuit tombée: il devient le chauffeur des bandits de Los Angeles à la méthode bien huilée et efficace. Mais un jour, il tombe sur un coup foireux qui menace également sa voisine et son fils pour qui il s'est pris d'affection.

 

Drive2

 

Nicolas Winding Refn est un réalisateur danois qui n'est pas encore très connu mais n'est pourtant pas à son coup d'essai. Sa trilogie Pusher avait déjà fait sensation et son Bronson avec Tom Hardy était un ovni jouissif. Avec Drive, il livre un véritable chef-d'œuvre aux allures de classique instantané, taclant avec brio différents genres. Ambiance résolument eighties pour ce film noir efficace et surtout prenant de bout en bout. Les dix premières minutes du film nous plonge dans la routine nocturne du héros à travers une poursuite filmée de mains de maîtres. Le montage est aussi précis que le héros au volant, les cadrages sont inspirés comme si la caméra trouvait naturellement le meilleur angle pour l'action. La photographie a été confiée à Newton Thomas Sigel qui n'a pas lésiné sur les moyens et offre des plans absolument vertigineux de Los Angeles, des rues et des personnages semblant être éclairés par les lumières orangées de la ville. La ville des anges n'avait pas été aussi belle à l'écran depuis Collateral.

 

Driver4.jpg

Drive est un film aux multiples influences, résolument film noir dans son récit, il lorgne aussi du côté du western spaghetti pour son héros sans nom mené par la vengeance, et frôle quelque fois le gore avec des fusillades et exécutions visuellement sanglantes. Mais le film sait aussi se poser et le rythme ralentit quand il s'agit de mettre en scène la relation entre le héros peu loquace et sa voisine. Avare en dialogues, le film se rattrape sur les ralentis, les plans rapprochés sur les regards des personnages pour en extirper les émotions. Banal au premier abord, la scène de l'ascenseur est diablement sensuelle grâce au génie de la mise en scène.

 

Drive3.jpg

 

Côté casting, Ryan Gosling prouve que les blonds peuvent être aussi ténébreux qu'un grand brun. Il délivre une interprétation subtil, classe et sensuel en diable. Le cure dent à la bouche, les gants en cuir enfilés et sa veste avec un scorpion doré sur le dos, il est le digne héritier de Tyler Durden (Fight Club) et de Steve McQueen. Face à lui, Carey Mulligan fait une frêle et vulnérable voisine à protéger, tandis qu'Albert Brooks (plus connu dans la comédie et ses participations dans les Simpson), est redoutable dans la peau d'un parrain local de la Mafia. Drive est une réussite à tous les niveaux, maîtrisé de bout en bout et porté par une affiche talentueuse, un véritable plaisir coupable dont il est difficile de s'en lasser. Pour ma part, j'y retourne dès sa sortie.

 

10.gif

Sortie en Salles: 05.10.11

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 00:41

TomHardy.jpg

 

Si vous faites partie des trop rares spectateurs à avoir vu Warrior au cinéma cette semaine passée, vous ne pouvez pas passer à côté de l'aura de son acteur principal. Du haut de ses trente trois ans, Tom Hardy a déjà mis Hollywood sur le tapis en crevant l'écran dans la peau de ce G.I se livrant à un combat fraternel intense sur le ring mais aussi dans les émotions à vif. Avec sa musculature impressionnante, qu'il a forgée pour le rôle, et ses tatouages recouvrants ses énormes biceps, le britannique passe pour un bad boy à qui il faut éviter de chercher des noises. Pourtant, les journalistes qui ont eu la chance de le rencontrer en entretien ne tarissent pas d'éloges sur sa sensibilité et sa bonne humeur. Alors, Tom Hardy un nounours au cœur tendre?

 

TomHardy3.jpg

Tom Hardy dans: Bronson - Rock'n Rolla


Spécialiste de la métamorphose physique, il s'était fait grandement remarqué dans Bronson, le film de Nicolas Winding Refn
dans lequel il avait pris plusieurs kilos de muscles en plus de s'être rasé le crâne et laissé pousser la moustache pour incarner le prisonnier le plus redoutable d'Angleterre. Dans Rock'n Rolla de Guy Ritchie, il n'hésite pas à se mouiller et se glisse dans la peau d'un gangster ouvertement gay. En parlant de ça, il ne se cache pas d'avoir eu des relations avec des hommes dans sa jeunesse, riant encore des ambiguïtés qu'il peut créé dans la presse à cause de cette déclaration.

 

TomHardy4.jpgTom Hardy dans : Inception - Warrior - Dark Knight Rises

 

Deux performances qui ont semblablement tapé dans l'œil de Christopher Nolan puisque le cinéaste l'a embauché pour incarner le faussaire des rêves d'Inception, où son charisme rivalise avec celui de ses collègues Leonardo DiCaprio et Joseph Gordon Lewitt. Actuellement, ils tournent ensemble dans la suite très attendu des aventures de Batman, The Dark Knight Rises. Tom Hardy y joue l'un des plus importants ennemis de l'homme chauve-souris, Bane, personnage pour lequel il a encore du se livrer un entraînement physique intense.

 

TomHardy2.jpg

Aujourd'hui, les fantômes de ses années passées dans la drogue et l'alcool sont bien loin et il n'est plus question pour le comédien de se contenter de seconds rôles dans des séries à la télévision (Frères d'Armes) ou au cinéma (La Chute du Faucon Noir) comme à ses débuts. Tom Hardy est aujourd'hui très courtisé et a d'ores et déjà signé pour reprendre le rôle de Mel Gibson dans un remake de Mad Max à gros budget.Une jolie revanche pour ce cockney aux milles visages, qui n'a plus rien à prouver mais encore tout à offrir. En tout cas, on le suit de très près. 

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:42

TheArtist.jpg

 

L'un des plus beaux hommages au cinéma hollywoodien qui m'ait été donné de voir nous vient d'une équipe de français. Avec The Artist, le réalisateur des OSS 117 a relevé l'impensable défi de vendre un projet de film muet et en noir et blanc à l'ère du numérique et de la 3D à outrance. Alors que nos yeux sont inlassablement soumis à des images saturées et tridimensionnelles, se retrouver devant cette ode à l'essence même du cinéma et au glamour des stars hollywoodiennes des années 20 est un véritable bonheur de cinéphile.

 

theARtist2.jpg

 

Mais résumer le film de Michel Hazanavicius à un brillant hommage serait bien réducteur. Bien qu'il utilise les conventions du cinéma des années 20 avec brio, The Artist est avant tout une histoire et des personnages enthousiasmants. George Valentin est une star du cinéma muet, mais quand le parlant commence à surprendre les spectateurs, il est vite éclipsé par Peppy Miller, une belle comédienne à la voix enivrante. Déjà dans ses précédents films, Jean Dujardin savait manier l'art de la grimace et des poses, mais plus que jamais son talent pour l'expression corporelle et son charme incandescent sont mis à contribution. En plus d'être drôle, il parvient à être émouvant sans prononcer un seul mot grâce à la force d'un regard ou des nuances sur son visage. Son prix d'interprétation à Cannes n'a pas été volé. Bérénice Bejo illumine l'écran à chaque apparition, elle possède l'aura et le glamour des comédiennes à qui elle rend hommage et ne démérite pas face à son camarade. A noter que John Goodman, James Cromwell et Penelope Ann Miller figurent également au générique, et comment ne pas tomber amoureux de la performance de Uggy, le chien du héros qui crève l'écran.

 

theArtist3.jpg

 

Tourné à Los Angeles et sur des plateaux mythiques, le film peut se targuer d'un esthétisme absolument sublime. La photographie en noir et blanc souligne le charme des comédiens et des décors avec des jeux de lumières et d'ombres finement maîtrisés. La musique, jouée par un orchestre complet (et non un simple piano comme à l'époque), est particulièrement réussie. L'amour du cinéaste pour l'époque est indéniable et les références à des classiques pullulent. La trame rappelle évidemment Une Étoile est Née avec Judy Garland, des numéros dansés nous donnent envie de revoir Chantons Sous la Pluie et la folie destructrice de Valentin fait écho à Citizen Kane. Mais ces clins d'œil n'alourdissent pas l'histoire du film, au contraire, ils font partie intégrante de la réalisation et de la mise en scène. Si on fait fi de certaines longueurs à mi-chemin, The Artist est la plus belle déclaration d'un cinéaste à son art, au charme indéniable et à la candeur touchante.

 

8-copie-1.gifSortie en Salles: 26.10.2011

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 00:01

Ringer.jpg

 

Alors qu'Entourage vient de tirer sa révérence dans une ultime huitième saison et que True Blood a conclu sa quatrième saison de manière frustrante, c'est la rentrée des séries qui se prépare sur les grandes chaînes américaines. Entre les séries qui reviennent à la demande générale et les nouvelles créations qui vont tenter de s'imposer dans le cœur des téléspectateurs, voici celles qui ont attiré mon attention et que je vais suivre de près cette saison.

 

series-copie-1.jpg

 

Très attendu, le retour à la télévision de Sarah Michelle Gellar, éternelle Buffy contre les Vampires, dans Ringer. Une série qui mêle le thriller au fantastique qui a rassemblé 2,7 millions de curieux lors de la diffusion du pilote la semaine dernière. Autre série au look rétro prometteur, Pan Am, qui s'intéressera à la vie des hôtesses de l'air de la compagnie aérienne éponyme durant les années 60. Christina Ricci (Sleepy Hollow, Penelope) tiendra le rôle principal de cette série qui sera diffusée à partir du 25 septembre sur la chaîne ABC, juste après le pilote de la huitième et dernière saison de Desperate Housewives. Lynette, Bree, Gaby et Susan vont en effet faire leurs adieux cette année avec une saison qui promet un retour au source et une intrigue qui bouclera les histoires de Wisteria Lane.

 

series2.jpg

 

Du côté de chez Fox, on prépare activement le retour de la série musicale Glee pour une troisième saison qui promet toujours autant de numéros musicaux enjoués. Les scénaristes promettent des intrigues plus recherchées que celles de la saison 2 un brin décevante de ce côté. Darren Criss (Blaine) est passé permanent tandis que Chord Overstreet (Sam) a décidé de quitter la série. La chaîne proposera le même soir un nouveau sitcom, New Girl, dans lequel Zooey Deschanel (500 Jours Ensemble) emménage en colocation avec trois garçons, après une rupture de trop.

 

En parlant de sitcom, on trépigne de retrouver Sheldon et sa bande de geeks irrésistibles de The Big Bang Theory dans une cinquième saison très attendue, tandis que How I Met Your Mother tentera de raviver la flamme des premières années en remettant plus que jamais Neil Patrick Harris et son personnage Barney sous les projecteurs dans les bandes-annonces.

 

series3.jpg

 

Steven Spielberg, en plus d'être très prolifique au cinéma cette année (avec Cheval de Guerre et Les Aventures de Tintin: Le Secret de la Licorne), proposera deux séries de science-fiction que l'on attend de pied ferme. La première, Terra Nova, enverra des explorateurs dans les temps préhistoriques alors que la Terre est menacée d'extinction. Un mélange d'Avatar et Jurassic Park qui promet un grand spectacle visuel et narratif. Dans Falling Skies, un groupe de résistants tente de survivre sur une Terre ravagée par une invasion extra-terrestre, mené par Tom Mason, un prof d'histoire à la recherche de son fils disparu.

 

Voilà en gros mes prochains rendez-vous télévisuels de l'année, auxquels on peut déjà ajouter la deuxième saison de Boardwalk Empire et de How to Make it in America, American Horror Story (la nouvelle création de Ryan Murphy), The Walking Dead bien sûr et Alcatraz, par J.J Abrams. Et vous, quelles seront les séries qui vous tentent dans le paysage audiovisuel de 2011-2012?

Repost 0
Published by Kinoo - dans Série
commenter cet article