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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 00:01

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Dans le paysage audiovisuel actuel, les vampires ont la côte: Twilight au cinéma, Vampire Diarie sà la télévision, Dracula en comédie musicale prochainement... mais une série a réussi à jouer avec les codes du mythe en le modernisant et surtout en le rendant diablement sexy, cette série c'est True Blood. Créée par Alan Ball, la série est une adaptation de la saga littéraire La Communauté du Sang écrite par Charlaine Harris. On y suit les aventures de Sookie Stackhouse, jeune serveuse, télépathe sur les bords, d'une petite bourgade de la Nouvelle Orléans, dans un monde où les vampires ont fait leur « coming out » et coexistent tant bien que mal avec les humains, grâce notamment à une boisson synthétique qui imite le goût du sang. L'héroïne va d'ailleurs briser un énorme tabou en tombant amoureuse du vampire Bill.

 

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Anna Paquin, Stephen Moyer & Alexander Skarsgård


J'ai découvert True Blood à la rentrée dernière et j'ai vite été mordu. J'ai savouré les trois premières saisons en quelques semaines et le casting est sans conteste le plus sexy de la télévision. Si ils ne sont pas beaux à proprement parler, les créatures de True Blood respirent le sexe: Que ce soit Erik, le vampire aux origines vikings interprété par le canon Alexander Skarsgård, ou encore le polymorphe Sam joué par Sam Trammell en passant par le sculptural mais benêt Jason Stackhouse interprété par Ryan Kwanten, la série est vraiment plus que plaisante à regarder. Mais trêve de débats lubriques, la série regorge également de qualités qui en font un succès critique et public depuis trois ans.

 

TrueBloodCast.jpgLe casting de True Blood

 

Première qualité, True Blood est le parfait opposé à la niaiserie de la saga Twilight. A commencer par le traitement du mythe du vampire, loin du romantisme écœurant d'un Edward Cullen, les suceurs de sang de la série sont des êtres aux besoins primaires et charnels qu'ils n'hésitent pas à assouvir. Diffusée sur HBO, True Blood se permet des scènes très chaudes et crues qui ont sûrement choquées les âmes prudes américaines. Si la série débute un peu mollement lors de la première saison, elle prend rapidement son envol grâce à des histoires ficelées et une galerie de personnages bien développés. Tout ne tourne pas autours du couple Anna Paquin-Stephen Moyer (également ensemble dans la vraie vie) et la série alterne avec brio les intrigues des habitants de Bon Temps. La série bénéficie également d'un grand soin apporté à la photographie vraiment sublime pour une série télévisée. L'atmosphère particulière de la Louisiane est parfaitement retranscrites grâce à de magnifiques décors de bayous, bars glauques et surtout à l'accent des acteurs, plutôt convaincants.

 

TrueBlood4.jpgLes visuels de la saison 4

 

Les vampires et leur intégration dans le monde des humains sont également utilisés pour traiter des thèmes tels que le racisme, l'homophobie ou encore de certaines valeurs de l'Amérique profonde. Trois saisons plus tard, True Blood est devenue l'une des séries phares de HBO et possède un fanbase puissant qui attend année après année le début de la nouvelle saison. La quatrième débute le 26 juin prochain aux Etats-Unis et la compagne de promotion « Waiting Sucks » bat son plein sur les réseaux sociaux alors que la saison 3 vient de sortie en France en coffrets DVD et Blu-Ray. Si vous n'avez pas encore succombé au phénomène, il est grand temps de vous laisser charmer. Vous ne le regretterez pas.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 00:01

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En réalisant le premier opus de la saga Saw, James Wan est devenu un nom incontournable dans l'univers du film horrifique. Alors quand il s'associe aux producteurs de Paranormal Activity, l'attente est grande concernant sa nouvelle réalisation, Insidious. Alors qu'ils viennent d'emménager dans une nouvelle maison, un couple de parents instables doivent faire face à une série de phénomènes paranormaux quand l'un de leurs fils tombent dans un mystérieux coma. La première partie est globalement réussie et rivalise avec les meilleurs films de maisons hantés. La photographie est sombre et saturée et les plans parfois très efficaces. Voix inquiétantes, bruits glauques, volume sonores qui augmente considérablement, musique malsaine, les grosses ficelles sont utilisées mais elles demeurent toujours aussi efficaces (l'apparition de l'homme derrière le bébé est redoutable).

 

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Mais quand la deuxième partie commence, le cinéaste part dans des délires trop lointains pour parvenir à rester captivant. Un démon au look de transformiste gothique, des théories fumantes sur les projections astrales, une équipe de chasseurs de fantômes se croyant drôles mais qui frôle le ridicule et une vieille médium à la limite de la sénilité... une accumulation d'effets inutiles qui alourdissent le long-métrage qui aurait gagné à se recentrer sur un sujet et un seul. Quelques bonnes idées surnagent cependant, comme la séance de spiritisme originale (avec les flash). Le casting est par ailleurs plutôt convaincant. Malgré leur expérience nulle en matière d'horreur, Patrick Wilson et Rose Byrne parviennent à garder leur sérieux au milieu d'un déballage indigeste de numéros d'épouvante aux influences trop diverses et variées. Au final, Insidious est une partie de frayeur réussie dans sa première moitié mais qui se perd dans une débauche de grand-guignol mal maîtrisée. A réserver pour les soirées d'Halloween.

 

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Sortie en Salles le 15.06.2011

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 00:00

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C'est dans un petit café de Montmatre à Paris que James Wan, le réalisateur de Insidious et du premier volet de la saga Saw, avait donné rendez-vous à une poignée de cinéphiles pour une interview en toute simplicité autour d'un rafraîchissement. Hollywood&Co était présent et a posé quelques questions à ce jeune cinéaste souriant, généreux et passionné.

 

Hollywood&Co: Comment surprendre le public de nos jours et paraître original par rapport aux nombreux films d'horreur sortis ces dernières années ?

James Wan: Il est vrai que c'est un véritable défi de vouloir faire peur au public d'aujourd'hui, il est tellement habitué à voir des films d'horreur à l'écran qu'il faut tout faire pour apporter quelque chose d'unique au genre. Avec Leigh Whannell, le scénariste, nous avons tenté avec Insidious de reprendre des ingrédients de la vieille école rappelant les films de maisons hantés tels que Poltergeist, mais également de jouer avec les clichés du genre afin de dérouter le spectateur. Le look de notre démon est également original, je me suis inspiré de l'univers de David Lynch pour le dessiner. Saviez-vous que le rouge de son visage est en fait du rouge à lèvre ?

 

H: Vous êtes-vous déjà inspiré de vos propres peurs ?

JW: Je dois vous avouer que oui, beaucoup d'histoires de fantômes que me racontait ma famille me terrifiaient. Vous savez ces fables que l'on se raconte autour d'un feu de camps en camping. Avec Leight, nous mettons souvent en commun nos propres expériences pour trouver l'inspiration. Quand on me demande la recette pour faire un bon film d'épouvante, je réponds simplement que je m'efforce à mettre en scène mes propres peurs et à réaliser un film qui m'effraie pour commencer. Si mon film me fait peur, il y a de grandes chances qu'il fera peur au grand public (rires).

 

H: En réalisant le premier Saw, est-ce que vous vous doutiez de l'énorme succès du film et que pensez-vous de la franchise surexploitée qui en a découlé ?

JW: Je ne m'y attendais évidemment pas! Quand Jigsaw ferme la porte à la fin du film en disant « Game Over », je pensais vraiment que c'était la fin (rires). C'est incroyable le succès que connaît la franchise encore de nos jours, et je suis admiratif du travail des producteurs qui parviennent à livrer un nouveau film chaque année à Halloween.

 

H: Que prévoyez-vous pour Insidious ? Le second film serait déjà en projet.

JW: Je ne fais jamais un film dans l'optique d'en faire une franchise. Mais avec Insidious, nous avons créé tout une mythologie qui ne demande qu'à être approfondie dans de nouveaux films.

 

H: Enfin, avant de partir, pouvez-vous me confirmer que je n'ai pas rêvé et que Jigsaw apparaît sur le tableau du professeur joué par Patrick Wilson dans Insidious?
JW: Vous n'avez pas rêvé en effet, la marionnette de Jigsaw est apparue dans chacun de mes films, dont Death Sentence, et on a voulu perpétuer la tradition. Seulement, je n'avais pas la marionnette sur le tournage et avec Leigh on a trouvé cette alternative de le dessiner qui est une évolution amusante de ce caméo.

 

Merci à WaytoBlue pour la rencontre et l'accueil.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:00

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Mike Mills est un jeune réalisateur qui a fait ses armes en mettant en scène les clips d'artistes tels que Moby ou Air. Après un premier long-métrage remarquable mais passé inaperçu (Âge Difficile Obscur), il nous revient avec un petit bijou: Beginners. Le scénario assez incongru est avant tout une œuvre personnelle pour le cinéaste, qui s'est inspiré de son propre père pour en peindre un portrait très touchant. Le héros, Olivier, est illustrateur à Los Angeles et connaît quelques difficultés dans ses relations avec la gente féminine. Le coming out de son père après la mort de sa femme va le mener à se pencher sur sa propre vie sentimentale, frôler la dépression et faire une belle rencontre en la personne de la française Anna. Deux intrigues de la vie d'Olivier se mêlent dans un montage fluide et agréable: celle des moments passés avec son père jusqu'à sa mort, et celle qui retrace son histoire d'amour avec Anna. On a également droit à des flashbacks dans sa jeunesse, où le jeune héros est confronté à sa mère délaissée.

 

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Le rythme est lent sans être ennuyeux, grâce à l'usage de procédés cinématographiques divers et variés et à des idées originales: des croquis pour illustrer ses humeurs aux conversations avec le chien (Cosmo, véritable star à quatre pattes) en passant par la rencontre en forme d'hommage au cinéma muet. L'interprétation d'Ewan McGregor est sans faille, impeccable dans toute sa palette d'émotions, il rayonne dans ce rôle très intime. Christopher Plummer, grand acteur, jongle entres les rires et les larmes dans la peau de ce vieil homme bien décidé à profiter de sa nouvelle vie à fond. On sent que la direction d'acteurs a été très pointilleuse sur ce film même si Mélanie Laurent fait pâle figure face à ses camarades de jeu à minauder et à réciter ses lignes sans réelle émotion. La musique, discrète, contribue à l'atmosphère teintée de fantaisie et de mélancolie qui plane sur le film. Beginners est à la fois une nouvelle perle du cinéma indépendant américain, un témoignage intime de son réalisateur et un joli conte sur l'amour et les amoureux. Un « feel good  movie » dont on sort avec le sourire.

 

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Sortie en Salles: 15.06.2011

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 00:46

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Les studios Dreamworks ont pour habitude de transformer en franchise ses films animés ayant rencontrés le succès au box-office. Après Shrek qui a largement mérité sa retraite et les animaux de Madagascar, c'est au tour de Po, le ventripotent héros de Kung Fu Panda, d'effectuer son retour sur les écrans. La recette n'a pas changé: le film mêle humour, scènes de combats spectaculaires et une animation de qualité avec brio.

 

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Dans Kung Fu Panda 2, on retrouve notre héros, sacré Guerrier Dragon dans le premier épisode, et ses compagnons les Cinq Cyclones, qui va se livrer à une lutte intense contre un nouvel ennemi, bien décidé à envahir la Chine à l'aide d'une arme redoutable. Les retrouvailles avec les personnages de la franchise sont réjouissantes. Le design des animaux est réussi et le casting vocal semble s'amuser à leur donner vie (en version originale du moins). Jack Black insuffle sa folie douce et ses mimiques à Po avec toujours autant d'énergie, la félinité de la voix d'Angelina Jolie trouve écho dans le personnage de Tigress et Gary Oldman est méconnaissable dans les intonations du paon blanc, grand méchant à plumes du film. A leurs côtés, Jean-Claude Van Damme doit avoir deux lignes de dialogues mais c'est un clin d'œil sympa de l'avoir à l'affiche, ainsi queJackie Chan, Michelle Yeoh ou encore Lucy Liu.

 

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L'animation est tout à fait remarquable et n'a pas grand chose à envier à Pixar. Les scènes de combats sont virevoltantes et c'est toujours aussi jouissif de voir une tigresse effectuer des prises d'arts martiaux comme dans les classiques du genre, et la 3D est ici bien mise à contribution. Peut-être est-ce le fait que le film soit réalisé par une femme, mais Kung Fu Panda 2 offre également une note plus dans les émotions que son prédécesseur. Ainsi, l'histoire de l'enfance de Po (dont la peluche devrait s'arracher dans les magasins), est étonnamment touchante et bien réalisée. Des moments qui s'éloignent du genre auquel nous avait trop longtemps habitué Dreamworks. Si il demeure toujours aussi divertissant, drôle et agréable à regarder, ce deuxième opus ne présente guère de révolutions pour en faire un classique. Kung Fu Panda 2 est un honnête spectacle avec des personnages toujours aussi attachants et une sensibilité inattendue mais bienvenue.

 

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Sortie en Salles: 15.06.2011

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 14:00
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La projection de X-Men Origins : Wolverine m’a donné envie de replonger dans la trilogie originale initiée par Bryan Singer. Sorti en 2000, X-Men peut se targuer d’avoir relancer les films de super héros avec le succès qu’on leur connaît aujourd’hui. La principale qualité du film a été de se focaliser sur les personnages et leurs problématiques. La première demi-heure consacrée à l’introduction des protagonistes est à ce titre efficace et réussie : La genèse de Magneto dans un camps de concentration nazi, un combat en cage dans un bar canadien pour Wolverine, un premier baiser ravageur pour Rogue… Une mise en condition parfaite pour la suite qui voit débarquer la fameuse équipe en latex (Cyclope, Jean Grey et Tornade) ainsi que leur leader le Professeur X. Tout est très bien mis en scène, le rythme est soutenu sans être pressé et les comédiens convaincants. Qui d’autres aujourd’hui pourrait porter le costume de Wolverine à part Hugh Jackman ? Quel autre comédien ferait un aussi bon Magneto que Ian McKellen ? Bryan Singer a eu l’intelligence de satisfaire les fans du comic book (avec un casting presque parfait, des combats percutants…) tout en apportant un axe de lecture plus recherché avec des thèmes surprenants pour le genre à l’époque (réflexions sociales et politiques sur la différence et les minorités…). Le final est peut-être un brin clichée et laisse sur notre faim, laquelle sera vite rassasiée avec la suite du film, qui fait partie du cercle très fermé des sequels qui surpasse l’original.
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Les personnages ayant été présentés dans le premier film, Bryan Singer a pu les exploités au maximum dans X2: X-Men United. Le rythme s’accélère et le film traite maintenant du droit à la différence et à l’acceptation de soi, des thèmes pertinents qui parlent à une nouvelle génération plus ouverte. Une scène confrontant Bobby « Iceman » à ses parents ressemble d’ailleurs à un coming-out raté. Les personnages restent au centre de l’œuvre : Wolverine est confronté à son passé flou tandis que Jean Grey voit son pouvoir augmenter de façon inquiétante. Le style de Bryan Singer s’est également étoffé et offre des scènes de bravoure spectaculaires et entièrement maîtrisées : l’assaut de Diablo à la Maison Blanche qui ouvre le film relève du virtuose, l’attaque de l’école par l’armée de Stryker qui voit Hugh Jackman se déchaîner dans la peau de Wolverine est jouissive et l’évasion de Magneto de sa prison de plastique est sans doute la plus cool portée à l’écran. Chaque acteur avait son moment pour briller et les nouveaux mutants introduits sont à la hauteur (Diablo, Iceman qui prend du galon, Pyro…). Le dernier plan du film (avec l’ombre du Phénix sous les eaux) laissait augurer un troisième opus du feu des dieux… jusqu’à ce que Bryan Singer quitte le navire pour réaliser Superman (Why ? WHYYY ?) et que la Fox engage Brett Ratner aux commandes d’X-Men : L’Affrontement Final.

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Pourtant adapté d’une des histoires les plus passionnantes de la saga sur papier (la saga Phénix), X-Men : L’Affrontement Final est un blockbuster vite vu et vite oublié. Brett Ratner n’a pas le talent de Bryan Singer pour mêler grand spectacle et des thèmes plus profonds qui rendaient les personnages attachants dans les deux premiers films. Les scènes d’action sont donc certes impressionnantes (le final) et contiennent de jolis moments (la poursuite entre Ellen Page en passe-muraille contre le Juggernaut) qui en mettent plein la vue, mais on les regarde sans implication pour les héros. Ces derniers sont survolés, leurs histoires abordées dans X1 et X2 sont oubliées au profit d’une nouvelle trame sur un médicament censé guérir les mutants, traitée de manière lourdingue. De plus, les nouveaux mutants n’ont aucune classe (Angel ne sert à rien, les mauvais mutants qu’embauche Magneto ont un look vraiment pauvre… on est loin du charisme de l’équipe d’origine). Au final, ce troisième opus est un film de commande somme toute efficace mais auquel il manque cruellement une âme. Vraiment dommage au vu de l’extrême qualité des films de Bryan Singer.
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En 2009, la franchise X-Men revient à la genèse de son personnage le plus charismatique: Wolverine. Avec Gavin Hood aux commandes, on espérait que le projet ne suivrait pas les traces de Brett Ratner. Hélas, la déception fut au rendez-vous. Si les scènes d'action d'X-Men Origins: Wolverine valent le détour, le scénario s'est contenté d'insérer un maximum de mutants en négligeant la solidité du script. De plus, le personnage culte de Deadpool est ici totalement sacrifié et tourné au ridicule par un final grotestque et aux effets spéciaux hideux. Dommage, on espère que le deuxième volet des aventures de Wolverine soit moins bâclé.

X-Men : 8/10
X-Men 2 : 9/10
X-Men : L’Affrontement Final : 5/10
X-Men Origins: Wolverine: 4/10
Article original publié le 25/04/11
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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 00:47

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Après avoir offert votre cadeau à votre maman pour la Fête des Mères, vous prendrez bien un petit Best-Of ?

Filmosphere : Take Shelter, une autre vision de la fin du monde: cliquez ici

Filmgeek : Critique du film X-Men : Le commencement: cliquez ici

Cinefeed : The Tree of Life, le poids des photos: cliquez ici

Cineblogywood : La Valse des Pantins - Bob reviens !: cliquez ici
Hollywood&Co: Critique: X-Men Le Commencement: cliquez ici
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 00:22

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Parmi la multitude de blockbusters qui seront à l'affiche de nos salles cet été, Super 8 fait figure de curiosité. Produit par Steven Spielberg et réalisé par J.J Abrams, à qui l'on doit Lost à la télévision et Star Trek sur le grand écran, ce long-métrage s'est révélé petit à petit, faisant monter l'intérêt pour le sujet. La Paramount a présenté aux journalistes les 22 premières minutes du film à Cannes et à Paris et les premiers échos sont plus que positifs. L'occasion de faire le point sur cet OVNI cinématographique qui nous titille depuis quelques mois.

 

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Commençons par le titre, Super 8, qui est le modèle de caméra que les héros du film utilisent pour filmer les évènements à la manière de Cloverfield. L'histoire suit un groupe de jeunes adolescents d'une bourgade de l'Ohio à la fin des années 70, en plein tournage d'un film amateur ils sont soudain les témoins d'un spectaculaire déraillement d'un convoi militaire. Peu de temps après, la ville est sujette à des évènements inexpliqués et des habitants sont portés disparus. Le spectateur va alors être plongé dans l'enquête que va livrer la jeune équipe, à la recherche d'une vérité qui pourrait venir d'ailleurs.

 

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La bande-annonce dévoile juste ce qu'il faut pour faire saliver le public, on y reconnaît la mise en scène percutante du réalisateur et la présence de Spielberg à la production explique cette atmosphère proche de E.T et des Goonies qui sent bon la nostalgie. Au casting, Abrams fait encore une fois appel à des inconnus majoritairement, afin d'impliquer le spectateur dans l'histoire. On retrouvera donc des comédiens de la jeune génération qui ont fait leurs armes à la télévision: Kyle Chandler (Friday Night Lights), Elle Fanning (la sœur de Dakota) ou encore Noah Emmerich (Walking Dead). Fort d'un buzz grandissant, Super 8 devrait rencontrer le succès à sa sortie en salles, le 3 août prochain. Une date bien éloignée de sa sortie américaine (le 10 juin), ce qui pourrait bien nous gâcher l'effet de surprise pour nous, public français.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 21:28

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La saga X-Men s'est imposé en deux films, les bases avaient été posées de main de maître par Bryan Singer et promettaient de devenir une franchise mêlant réussite artistique et critique. Seulement voilà, la Fox n'a pas voulu attendre que Singer en finisse avec son Superman Returns (un rêve de gosse) pour mettre en chantier le troisième volet et a engagé le tâcheron Brett Ratner (après que Matthew Vaughn n'ait auparavant jeté l'éponge pour différents artistiques avec le studio) responsable de la débâcle X-Men 3, véritable gâchis artistique que les fans n'ont toujours pas pardonné. Avec X-Men: Le Commencement, Singer revient à ses premiers amours mutants au poste de producteur et a engagé Matthew Vaughn (sortant du succès de Kick-Ass) pour remettre les points sur les i. Dans cette prequel dont l'intrigue se déroule à la veille de la Guerre Froide, on assiste à la genèse de l'aventure X-Men qui trouve ses racines dans celles du Professeur X et Magneto.

 

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Le réalisateur de Kick-Ass s'est totalement approprié l'univers de la franchise: il reprend les codes établis par Singer (le film commence avec la même scène que X-Men, Erik découvrant son pouvoir dans un camp de concentration) tout en y insufflant sa mise en scène énergique et un esthétisme léché. Mais l'une des grands forces de ce film réside indéniablement dans la qualité de son casting, à commencer par les jeunes frères ennemis: Xavier et Erik, respectivement interprétés par les très convaincants James McAvoy et Michael Fassbender. Le premier incarne le télépathe dans une version plus séducteur que ce que le personnage ne deviendra sous les traits de Patrick Steward, tandis que le second est au summum de son charisme magnétique et campe un mutant assoiffé de vengeance avec la force et la justesse requis pour le rôle. La relation entres les deux hommes s'établit de manière subtile et son évolution est admirablement bien menée.

 

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La première partie qui le montre parcourant le monde traquant le nazi qui a tué sa mère rappelle les grands films d'espionnage des années 60 que n'aurait pas renié 007. L'interprétation très « Basterd » de Fassbender est jouissive (cf: la scène dans la taverne en Argentine). Le reste de la distribution n'a pas à pâlir non plus, à commencer par Kevin Bacon, que l'on retrouve avec un immense plaisir sur le grand écran, qui incarne le bad guy du film avec un flegme glaçant. Jennifer Lawrence (Winter's Bone) offre son jeu délicat et juste à une jeune Mystique tandis que January Jones (Mad Men) est la mutante fatale de cet opus. Une brochette de comédiens jeunes et talentueux tels que Nicholas Hoult, complète la distribution dans laquelle on note une alchimie tout à fait remarquable. Les personnages ne sont pas ici que des prétextes à exhiber leurs pouvoirs, au contraire, le script accorde à la majorité un moment pour présenter leur histoire ou leurs motivations.

 

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Comme dans les films de Singer, la mutation est propice aux parallèles avec des thématiques de société: l'acceptation de soi, le droit à la différence... Des thèmes traités avec justesse, sans trop de pathos mais avec juste ce qu'il faut pour que l'on s'attache aux protagonistes. Cela ne veut pas dire que les scènes d'action sont négligées, bien au contraire. L'entraînement des jeunes mutants (dans une séquence ingénieusement montée et usant du split-scren), les rages de Magneto, la scène de bravoure finale où un sous-marin est soulevé dans les airs... autant de moments marquants qui bénéficient du talent de Vaughn pour mettre en scène l'action et d'effets visuels parfaitement incrustés. On savoure également l'habileté du scénario à relier l'intrigue du film à la saga d'origine et les multiples clins d'œil dont deux délicieux caméos à faire hurler les fans de plaisir.

 

Au final, nous assistons à un nouveau départ pour la franchise, pas totalement un reboot et pas totalement une prequel, qui s'avère être le meilleur épisode de la saga (pas très loin devant X2). L'esthétisme élégant des sixties, le casting impeccable, les scènes d'action enlevées, une réalisation léchée: les ingrédients du parfait blockbuster sont réunis alors ne manquez pas votre rendez-vous avec X-Men: Le Commencement.


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Sortie en Salles: 01.06.2011

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 15:18

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L'énorme succès du Alice au Pays des Merveilles revu et corrigé par Tim Burton, plus d'un milliard de dollars de recette dans le monde, fait des émules à Hollywood. Tous les grands studios veulent aussi leur conte revisité, et de préférence dans une version plus sombre. La Warner nous a récemment livré un Chaperon Rouge peu inspiré, réalisé par Catherine Hardwicke (Twilight) et dans lequel Amanda Seyfried se frottait à un Grand Méchant Loup à tendances serial killer. Ce début de semaine, on a appris la mise en route du projet Mermaid: A Twist on the Classic Tale. Une adaptation d'un roman de Carolyn Turgeon qui sera produite par Tobey McGuire et réalisé par Shana Feste (Country Strong). Très éloigné du film d'animation de Disney, le film suivra un triangle amoureux entres deux sirènes et un prince, dont les conséquences pourraient amener à une guerre entres deux mondes.

 

fairytales2.jpgAngelina Jolie - James Franco - Mila Kunis

 

Chez Disney, on prépare activement Maleficient, soit l'histoire de La Belle au Bois Dormant vue à travers les yeux de la méchante.Angelina Jolie devrait se glisser dans la peau de l'anti-héroïne et Tim Burton devait rempiler. Sauf que ce dernier s'est rétracté la semaine dernière, la faute à un agenda déjà très chargé, et a laissé la chaise du réalisateur vacante. Les studios de la souris courtiseraient Darren Aronofsky, à qui l'on doit le phénomène Black Swan. Toujours chez Disney, Sam Raimi s'attèle à sa vision du Magicien d'Oz. Avec Oz: The Great & Powerful, le réalisateur de Spiderman se focalisera sur l'arrivée du magicien dans le monde d'émeraude et a déjà engagé James Franco pour le rôle principal, tandis que Rachel Weisz, Mila Kunis et Michelle Williams seront les bonnes et méchantes sorcières. Avec une telle affiche, c'est assurément le projet le plus alléchant.

 

fairytales4.jpgCharlize Theron - Julia Roberts - Chris Hemsworth

 

Pour Blanche-Neige, peut-être le plus célèbre des contes des Frères Grimm, deux projets concurrents se livrent un combat sans merci pour sortir en premier, rien que ça. D'un côté, Snow White & The Huntsman, produit par Universal, réécrit le conte dans lequel le Chasseur envoyé par la Reine pour tuer Blanche-Neige devient le protecteur de cette dernière dans sa quête de vengeance. Le casting est également royal: Charlize Theron sera la Reine, Kristen Stewart la princesse et Chris Hemsworth (Thor) sera le Chasseur, un rôle longtemps attribué à Viggo Mortensen avant son désistement. Baptisé The Brothers Grimm: Snow White, le projet concurrent racontera comment la princesse et les sept nains vont lever une révolution pour reprendre le contrôle du royaume. Le film, réalisé par Tarsem Singh (The Cell), compte un atout de taille: Julia Roberts interprètera la Reine aux côtés de Arnie Hammer (The Social Network) et Lily Collins (Priest).

 

faiarytales3.jpgJeremy Renner & Gemma Arterton sur le tournage de Hansel & Gretel : Witch Hunters

 

Jeremy Renner, la nouvelle star de l'action que le tout Hollywood s'arrache (vu dans The Town), et Gemma Arterton (Prince of Persia) camperont deux personnages légendaires dans Hansel & Gretel: Witch Hunters. Le film se déroulera quinze après les faits relatés dans le conte original et montrera les héros comme des chasseurs de sorcières, bien décidés à en découdre avec celle (Famke Janssen) qui les avait attirés dans la maison en pain d'épices. Si on ajoute à tout cela, la nouvelle vision de Jack & le Haricot Magique par Bryan Singer (X-Men) avec Nicholas Hoult, Ewan McGregor et Stanley Tucci, vous avez là un aperçu de la nouvelle lubie d'Hollywood. La question est de savoir si le public va suivre. Si Alice a fait des merveilles au box-office, le Chaperon Rouge s'est ramassé. Rien n'est certain donc concernant le succès de ces nombreuses adaptations en cours et la fin ne sera peut-être pas aussi heureuse que dans les contes.

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