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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 15:22

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La franchise Fast & Furious est à ranger dans la catégorie plaisir coupable. De qualité variable et malgré le ciblage vers les amateurs de tuning, les films de la saga offrent généralement un spectacle efficace, sans véritablement de fond, mais bien en forme! Fast & Furious 5 débute là où le quatrième volet s'achevait et de la même manière avec une scène d'action qui en met plein la vue: un braquage de train spectaculaire. Première bonne idée de ce nouvel opus, s'éloigner de la culture tuning à tendance beauf pour s'affirmer comme un véritable film de braquage bourrin aux influences qui lorgnent sans vergogne du côté de Ocean's Eleven, la finesse en moins. Justin Lin, qui officie en tant que réalisateur exclusif depuis Tokyo Drift, ne change pas sa recette et chorégraphie des courses poursuites qui dépotent, avec beaucoup de tôle froissée et de collisions de pare-chocs, illustrant un scénario bourré de clichés. Dommage que sa caméra soit aussi illisible pour les autres scènes d'action (combat au corps à corps etc...).

 

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L'autre bonne idée, c'est d'avoir invité Dwayne « The Rock » Johnson à rejoindre la saga et de le mettre face à un Vin Diesel toujours aussi baraqué: le taux de testostérone atteint des sommets. Tout en poses, bastons de regards, répliques de série B et tous muscles dehors, les deux gaillards en jettent et dominent le casting constitué d'anciens habitués: Paul Walker, Tyrese Gibson, Ludacris... C'est totalement surfait, improbable, très con dans le fond, mais au final, on se laisse prendre au jeu de ce Fast & Furious 5 sans trop de problèmes, grâce à un second degré qui plâne tout au long du film. Le vrai drame c'est que cette saga se prenne au sérieux un jour, mais pour le moment, on embraye sans dérapages.

 

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Actuellement dans les Salles

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:01

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Ce mois-ci, Disney Channel a lancé sa nouvelle série jeunesse, Shake it Up!, avec la même recette qui a fait le succès de ces prédécesseurs. Hannah Montana, Lizzie McGuire, Phénomène Raven, autant de sitcoms formatés pour séduire les adolescentes qui rêvent de strass et paillettes. Dans cette nouvelle production, deux jeunes filles de Chicago rêvent de danser le plateau de leur émission préférée. Jeu d'acteur au ras des pâquerettes, humour lourdingue, scénarios superficiels, héroïnes au charisme de mollusque, la série ne fera rêver que les inconditionnelles de moins de sept ans. Mais en même temps, il n'y a pas de quoi être surpris, cela fait plus de dix ans que Disney fabriquent ses égéries ados à la date de consommation limitée. Passée la puberté, la majorité de ces jeunes artistes retombent dans l'anonymat, ou pire...

 

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La descente aux enfers la plus emblématique restera celle de Lindsay Lohan. Propulsée sous les feux des projecteurs avec des films familiaux à succès (A Nous Quatre, Freaky Friday, La Coccinelle Revient), la jeune comédienne est devenue en l'espace de quelques mois le symbole de la déchéance hollywoodienne. Elle sombre dans l'alcoolisme et la drogue et écume les boîtes de nuit de Los Angeles avec son amie Paris Hilton, et fait régulièrement la une des tabloïds entres deux procès. Étouffée par les codes et les valeurs très strictes de Disney, on imagine facilement comment Lindsay Lohan comme d'autres après elle, sentent le besoin de se rebeller et de retomber durement dans la réalité. Plus récemment, Demi Lovato, 18 ans et star des téléfilms Camp Rock, a du effectué un séjour en hôpital suite à une dépression et des troubles du comportement (scarifications et autres joyeusetés). On ne compte plus les photos intimes des héroïnes Disney qui fuitent sur internet, ainsi Vanessa Hudgens (High School Musical) ou encore Miley Cyrus (Hannah Montana) ont eu la désagréable surprise de voir des clichés les montrant en sous-vêtements ou faisant des choses très loin de la philosophie prude de la maison de Mickey.

 

DCOM.jpgDe gauche à droite: Demi Lovato, Miley Cyrus & Vanessa Hudgens

 

Mais heureusement, quelques-uns parviennent tant bien que mal à sortir du lot et à poursuivre une carrière à Hollywood. Parmi eux, Zac Efron, le beau gosse qui poussait la chansonnette dans High School Musical. Sa popularité et son physique de minet lui a permis de décrocher des rôles dans de grosses productions telles que Hairspray ou la comédie 17 Ans Encore. Fort d'intensives séances de musculation et d'un changement de look plus viril, il peut se targuer de jouer désormais dans la cour des grands. Toujours chez les garçons, on a tendance à oublier que Shia Labeouf, star de blockbusters d'action tels que Transformers ou Indiana Jones & Le Crâne de Cristal, a également débuté dans la série Disney La Guerre des Stevens. Le jeune homme donne aujourd'hui la réplique à des pointures telles que Michael Douglas, Harrisson Ford ou encore John Malkovitch: joli parcours. La blondinette qui était la star de Lizzie McGuire, Hilary Duff, peut elle se vanter d'une carrière musicale plutôt honnête et d'un rôle récurent dans la série à succès Gossip Girl.

 

DCOM2.jpgDe gauche à droite: Hilary Duff, Zac Efron & Shia Labeouf

 

On souhaite aux jeunes interprètes de Shake it Up!, Bella Thorn et Zendaya Coleman, une carrière plus proche de celle de Zac Efron qu'à celle de Lindsay Lohan. A elles de tirer profit de leur popularité et de ne pas tomber dans les pièges d'un système un brin vicelard et ingrat, qui n'a aucun mal à les remplacer une fois leur date de péremption passée. 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:29

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Je viens de visionner les six épisodes de la première saison de The Waling Dead, dernière série en date de la chaîne AMC à qui l'on doit déjà les succès de Mad Men et Breaking Bad. Adapté d'une série de romans graphiques de Robert Kirkman et Tony Moore, cette mini série a rencontré l'an passé un énorme succès aux Etats-Unis. Il faut dire que les bandes dessinées comptait déjà un fanbase solide mais si le succès a été rendez-vous, c'est parce que la qualité le fut également. Derrière la caméra, le réalisateur Frank Darabont, connu pour avoir adapté avec talent des nouvelles de Stephen King telles que La Ligne Verte ou Les Evadés, dirige d'une main de maître cette aventure post -apocalyptique infestée de zombies. La série commence avec le réveil d'un policier sur son lit d'hôpital. Il se rend vite compte que le monde tel qu'il l'a connu avant son coma n'est plus et est devenu un no man's land déprimant, jonché de cadavres et hanté par des zombies suite à ce que l'on devine être une pandémie.

 

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Rappelant 28 Jours Plus Tard et les meilleurs films de Romero, The Walking Dead est une vraie réussite, à commencer par le look très soigné des zombies, répugnants à souhait. Le cinéaste prend le temps d'établir une atmosphère de fin du monde oppressante à coups de plans larges sur des scènes de désolation (des décors également très soignés et convaincants). On est plongés sans mal dans la lutte du héros et des quelques survivants dans cet univers dangereux et glauque. La force de la série réside également dans le traitement de ses personnages grâce à un scénario qui s'attarde sur les conséquence d'une telle catastrophe sur la vie d'un panel éclectique de survivants.

 

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En général, les acteurs sont très bons, à commencer par Andrew Lincoln, aussi charismatique que flegmatique. Laurie Holden, habituée des films de Darabont, est sans doute celle qui se démarque le plus en livrant une performance poignante et tout en justesse, aux côtés de Jeffrey DeMunn également convaincant. L'erreur de casting résiderait dans le choix de Sarah Wayne Callies pour interpréter Lori, l'actrice que l'on a déjà vu dans Prison Break est toujours aussi malhabile pour jouer les émotions et une huître aurait plus de présence à l'écran.

 

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Pas aussi osé que les bouquins, la série démarre tout de même très fort en montrant notre héros tirer une balle dans la tête d'une gamine zombie. Une image très forte à l'image des premiers épisodes, très prenants. La série perd un peu de son mordant dans les deux derniers épisodes (dont le dernier qui en sert pas à grand chose en fin de compte), mais demeure plus que prometteuse pour la saison 2 déjà annoncée. Un divertissement efficace qui a le mérite de jouer avec les codes du film de zombie pour l'importer sur le petit écran. On espère maintenant une deuxième saison encore plus surprenante.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:07

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Après un dimanche de diète pour les congès de Pâques, le Best-Of est de retour cette semaine avec du lourd dans la blogosphère cinéma !

 

Cineblogywood : Roadshow Paramount - des robots et des hommes [compte-rendu]: cliquez ici 

Filmosphere : Fast & Furious 5, gros bra(s)quage: cliquez ici 

Cinefeed : Box-office, Rio au top ! cliquez ici
Filmgeek: Orange lance Cinéday: cliquez ici
Hollywood&Co: Le Top des Superfilms de Superhéros: cliquez ici
Et pour ceux que cela intéresse, voici le classement Wikio des blogs cinéma du mois de mai, de quoi élargir vos lectures.

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 16:19

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L'équipe de De L'Eau pour les Éléphants était à Paris ces deux derniers jours pour la promotion du film. Ainsi, le réalisateur Francis Lawrence, l'idole des jeunes Robert Pattinson, la craquante Reese Witherspoon et Christoph Walz sont allés présenter le film jeudi soir au Grand Rex lors de l'avant-première devant un public venu en nombre. Vendredi, ils sont allés à la rencontre de la presse lors d'une conférence dans un salon de l'hôtel Plaza Athénée près des Champs Elysées. Hollywood&Co y était et voici un compte-rendu de ce moment privilégié.

 

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Robert Pattinson s'est estimé heureux d'être comédien par rapport aux saltimbanques de cirque ambulant qu'il côtoie dans le film et dont les conditions étaient très rudes. Il dresse tout de même des parallèles entres les deux vies, comme le fait de vivre avec une troupe pendant quelques semaines et de réaliser un spectacle en fin de compte. Dans ce sens, le cinéma et le cirque sont assez similaires. Mais la vraie star du film, ce n'est ni Robert ni Reese, mais bien Tai, l'éléphante qui incarne Rosie et qui est l'objet de bien des anecdotes de tournage. Reese Witherspoon, qui a eu l'occasion de grimper sur son dos, se souvient de son état lors de la rencontre. « J'étais terrifié! Il n'y avait pas d'équipements de sécurité ou de câbles pour me rassurer, raconte-t-elle, Francis (le réalisateur) m'a pris en photo le premier jour où j'ai grimpé sur son dos et j'ai une grimace qui n'a pas de prix. » Mais après trois mois d'entraînement, la comédienne a réussi à apprivoiser le pachyderme et la tâche est devenue plus aisée. « C'est comme si j'étais monté sur un gros cheval, un gros cheval, lent! » D'ailleurs, l'éléphant a conquis le cœur de toute l'équipe du film si bien que Robert Pattinson avoue avoir eu plus peur des humains que des animaux sur le tournage. Sur quoi Christoph Waltz, qui joue l'inquiétant Monsieur Loyal dans le film, a ajouté: « Je peux être effrayant parfois, il est vrai! »

 

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Interpellé par une journaliste qui lui demandait si il comptait changer de registre et s'éloigner du héros romantique, Robert Pattinson a déclaré non sans humour: « Vous savez, quand on est acteur, la chose la plus compliquée c'est d'éviter le chômage! ». Il continue en disant que rares sont les films qui ne comportent pas d'histoires d'amour et que si les réalisateurs le voyaient bien dans ce rôle, il ne sentait pas pour le moment le besoin de se battre pour casser cette image... pour le moment. Pour les fans du bouquin, c'est la femme du réalisateur qui lui a présenté le livre et ce dernier a confié avoir été fidèle à l'esprit de l'œuvre originale tout en s'accordant à faire des coupes nécessaires (les scènes à la maison de retraite par exemple).

 

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Plutôt à l'aise et complices, les trois stars ont répondu volontiers aux questions des journalistes, dans une ambiance assez conventionnelle et sans fantaisies. Ils ont terminé leur séjour parisien sur le plateau du Grand Journal de Canal+, avant de s'envoler vers leur prochaine destination de la tournée de promotion du film.

 

Retrouvez plus de photos de la conférence de presse sur la page Facebook d'Hollywood&Co: cliquez ici

De L'Eau pour les Eléphants: Au cinéma le 4 mai 2011

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 21:48

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L'excitation est à son comble pour les fans de la saga Twilight. Alors qu'elles attendent impatiemment la sortie de la première partie de l'ultime volet au cinéma, prévue pour le 16 novembre prochain, les acteurs prennent la pose cette semaine pour un grand magazine américain. Robert Pattinson, Kristen Stewart et Taylor Lautner, devenus des icônes sexy pour toute une génération, se partagent deux couverture d'Entertainment Weekly, en kiosques aujourd'hui et déjà bien parti pour battre des records de vente. Le magazine propose également dans ses pages, trois photos exclusives du film très attendu, que vous pouvez visionner ci-dessous.

 

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Réalisé par Bill Condon (Dreamgirls), Twilight – Chapitre 4: Révélation 1ère partie (ils ont pas trouvé plus long comme titre) sortira sur nos écrans à la fin de l'année. Néanmoins, les fans de la saga pourront d'ores et déjà se réunir au Grand Rex de Paris le 25 juin prochain à l'occasion de la journée Twilight Ultime Trilogie organisée par les studios SND, durant laquelle les trois premiers volets seront projetés. Des surprises seraient également de la partie.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 11:21

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Alors que Thor ouvre le bal des superhéros cette semaine, et avant que Green Lantern et Captain America ne prennent le relai cet été, c'est l'occasion idéale de dresser mon top 5 des meilleurs films de superhéros. Les films exploitant les aventures des héros en collants ne datent pas d'hier, les Batman de Tim Burton avaient déjà ouvert la voie, mais c'est véritablement avec les X-Men de Bryan Singer que le tout Hollywood s'est emparé des bibliothèques Marvel et DC Comics pour en tirer des blockbusters de qualité variables. De véritables purges ont été présentées, à l'image des Quatre Fantastiques ou Daredevil, des déceptions également comme Superman Returns ou encore des ratages complets tels que Spiderman 3. Par ailleurs, de grandes réussites ont également été réalisées, et voici les cinq favoris de votre serviteur.

 

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Pour moi, le meilleur film de superhéros est un film d'animation: Les Indestructibles. Projet amené aux studios Pixar par le génie Brad Bird, le film est un à la fois un hommage au genre et un actionner terriblement efficace à l'ambiance délicieusement sixties. Les personnages sont développés à la perfection et les scènes d'action sont dantesques (la course poursuite avec Dash dans la jungle, la scène d'infiltration d'Elastigirl, la bataille finale...). Bref, une réussite totale qui le place en première place de mon classement.

 

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Enterré par les délires fluorescents de Joel Schumacher, on ne donnait pas cher de la peau de l'homme-chauve souris. Fort heureusement, la Warner a débauché Christopher Nolan pour relancer la franchise et repartir sur de meilleures bases avec Batman Begins, mais surtout sa suite, The Dark Knight. Ancrer son univers dans un contexte plus réaliste et lui offrir un scénario digne de ce nom a permis à Batman de prendre pleinement son envol. La mise en scène prodigieuse de Nolan fait des étincelles et sont encore plus spectaculaires en Imax. Quand à la performance des acteurs, elle est de première qualité, dominée par l'interprétation viscérale d'Heath Ledger dans la peau d'un Joker qui a réussi à faire oublier Jack Nicholson. Un chef-d'oeuvre.

 

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Au début du millénaire, les héros Marvel n'existaient pas encore sur le grand écran quand la Fox se lance dans le défi d'adapter les aventures des X-Men. La bonne idée est de débaucher Bryan Singer pour s'en charger. En mettant en parallèle la mutation des personnages avec des thèmes résolument modernes, le jeune cinéaste parvient à lancer une franchise avec brio et talent (les scènes d'action sont de bonne facture et les personnages introduits de très belle manière), et surtout à révéler le charisme et le physique de Hugh Jackman au monde entier. Chose rare, la suite, X-Men 2, surpasse le premier épisode sur tous les points: une introduction mettant en scène l'incroyable infiltration de Diablo à la Maison Blanche, des personnages encore plus développés, un scénario ficelé et des thématiques pertinentes font de ce second volet un must du genre.

 

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Adapté d'un roman graphique de Mark Millar, Kick-Ass est une incursion intéressante et impertinente dans les codes du superhéros. Vendu à tort comme une parodie, le film de Matthew Vaughn se targue d'une galerie de personnages drôles mais surtout très attachants portée par un casting de premier choix que ce soit pour les premiers et seconds rôles (Nicolas Cage, Mark Strong, Aaron Johnson...), de scènes d'action sidérantes où l'on peut par exemple voir une fillette dérouiller du gangster à la Kill Bill. Une réalisation énergique et inventive font de Kick-Ass un petit bijou. Similaire dans le second degrés, Iron Man a réussi à imposer un héros peu connu du grand public dans le paysage audiovisuel. Fort d'une réalisation pêchue et d'un humour corrosif, le film a également bénéficié de l'atout Robert Downey Jr qui effectue l'un des comebacks les plus impressionnants d'Hollywood. Ajoutez à cela des effets spéciaux démentiels signés ILM et la promesse des Avengers pour quelques années plus tard, et vous obtenez un divertissement de première classe. Les superhéros, une manne qu'Hollywood n'est pas prêt d'abandonner de sitôt à la vue des projets en développement actuellement dans l'usine à rêves. Tant mieux pour le spectateur !

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 11:45

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Adapté d'un best-seller littéraire, De l'Eau pour les Éléphants se veut une fresque romantique dans l'univers du cirque sur fond de crise dans les années 1920. Réalisé par Francis Lawrence (Je Suis une Légende), le film brille par la reconstitution fidèle et jolie mais pêche un peu du côté de l'originalité. Alors qu'il s'apprête à commencer une carrière de vétérinaire, Jacob perd tout quand ses parents, endettés, meurent dans un accident de voiture. Contraint et forcé de tout abandonner, il tente sa chance en montant sur le train d'une troupe de cirque dirigée par le tyrannique Auguste. Il y découvre la vie de saltimbanques, beaucoup moins reluisante qu'on ne pourrait l'imaginer, mais surtout tombe amoureux de la femme du patron, jouée par la toujours ravissante Reese Witherspoon.

 

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La grande qualité de ce film réside dans la reconstitution fidèle de l'univers du cirque de l'époque qui transporte le spectateur grâce à des décors et des costumes de qualité. Nul doute que le réalisateur s'est longuement documenté pour retranscrire la vie des clowns, des artistes mais aussi des ouvriers qui faisaient vivre le spectacle. Du côté du scénario, c'est moins spectaculaire: un développement assez longuet, une trame très prévisible... Du côté du casting, Robert Pattinson n'élargit pas sa palette d'émotions ici et si son jeu n'est pas irritant, il manque certainement de panache et d'intensité. L'histoire d'amour avec Reese Witherspoon, par ailleurs toujours aussi irrésistible, n'est pas très crédible et semble être une ode aux « cougars ». Il y a plus d'alchimie entres l'acteur de Twilight et l'éléphant, c'est pour dire. Enfin, Christoph Waltz délivre une performance rappelant celle du terrifiant nazi d'Inglorious Basterds, imprévisible et colérique, son Auguste est sans doute la prestation la plus intéressante du film. C'est juste dommage qu'il semble s'enfermer dans le rôle du méchant à Hollywood.

 

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S'il n'atteint pas le niveau des grandes fresques hollywoodiennes, De l'Eau pour les Éléphants reste un divertissement de qualité et soigné qui vous fera voyager dans l'univers du cirque à défaut de vous passionner pour la romance impossible de ses personnages.

 

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Sortie en Salles: 04.05.2011

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:00

 

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Le troisième volet de la trilogie Batman de Christopher Nolan étoffe son casting de jour en jour. A l'heure où Marion Cotillard et Joseph Gordon-Lewitt viennent officiellement de rejoindre la troupe de The Dark Knight Rises, c'est l'occasion de faire un point sur l'affiche de ce film très attendu. L'équipe créative menée par le réalisateur et son frère Jonathan Nolan au scénario refait équipe avec David Goyer pour le script, et promettent de clôre la trilogie de la meilleure manière qui soit, sans aucune fin ouverte. L'univers Batman comme le voit Nolan s'achève avec ce film.Parmi les revenants déjà présents dans Batman Begins et The Dark Knight, Chrisitan Bale sera évidemment de retour sous le masque de l'homme chauve-souris et dans la peau de son alter ego Bruce Wayne, tout comme Michael Caine qui interprètera à nouveau son fidèle majordome Alfred. Gary Oldman et Morgan Freeman reviennent également, en incarnant respectivement le Comissaire Gordon et Lucius Fox. Dans les seconds rôles, on note le retour de Nestor Carbonell, qui prête de nouveau ses traits au maire de Gotham City.

 

darkknightrises2-copie-1.jpgTom Hardy & Anne Hathaway

 

Les nouveaux arrivants au casting de The Dark Knight Rises font ressembler le film à Inception 2. Nolan semble ne pas pouvoir se détacher des acteurs avec qui il a pris plaisir à tourner son blockbster intellectuel de l'année dernière. Après l'Épouvantail (Cilliam Murphy), Double-Face (Aaron Eckhart) et le Joker (Heath Ledger), le Chevalier Noir affrontera une nouvelle galerie de vilains en 2012. Ainsi, Tom Hardy rejoint l'aventure et incarnera Bane, qui dans les comics books est un cobaye d'une expérience génétique qui a mal tournée et s'affichant avec un masque de catcheur. La sublime et sexy Anne Hathaway aura la lourde tâche de faire oublier Michelle Pfeiffer puisqu'elle se glissera dans le personnage félin de Selina Kyle, plus connue sous son double Catwoman. Un défi qu'elle peut relever haut la main, à mon humble opinion.

 

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Juno Temple - Joseph Gordon-Levitt - Marion Cotillard

 

Parmi les vétérans d'Inception, Joseph Gordon-Lewitt qui virevoltaient dans les couloirs, rejoint également le casting et interprètera John Blake, un agent des forces de police de Gotham City sous les ordres de Gordon. Tandis que Marion Cotillard vient de signer pour jouer Miranda Tate, une femme d'affaire membre de Wayne Enterprises. La jeune actrice Juno Temple, vue dans le sulfureux Kaboom de Gregg Araki, interprètera quant à elle une complice de Selika Kyle. Enfin, Josh Pence, jeune et prometteur comédien qui incarnait le deuxième jumeau Winklewoss (celui dont le visage a été remplacé par celui d'Arnie Hammer) dans The Social Network, a été embauché pour jouer le rôle du jeune Ra's Al Ghul (que jouait Liam Neeson dans Batman Begins).

 

Enfin, Hans Zimmer sera de retour à la composition de la bande originale, qu'il promet encore plus « épique » que les précédentes. Le tournage devrait commencer en mai et durer jusqu'à novembre, et devrait passer par les villes de Detroit et Pittsburgh. Allant à l'encontre de la mode actuelle, Christopher Nolan s'est refusé à tourner The Dark Knight Rises en 3D, se concentrant sur des plans visuellement impressionnant tournés en Imax. Et c'est pas moi qui vais m'en plaindre ! Dans tous les cas, on n'a pas fini d'en entendre parler !

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:40

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Will Ferrell, Judd Apatow, Seth Rogen et toute leur clique règnent en maîtres sur la comédie américaine de nos jours. Il est loin le temps où le nouveau film des frères Farelly était un événement (Dumb & Dumber, Mary à tout Prix...) et pire encore, leurs derniers coups lorgnaient plus du côté de la déception (La Femme de Ses Rêves). Alors quand les frangins nous proposent un B.A.T (Bon à Tirer), l'invitation n'est pas des plus alléchantes. L'histoire suit deux hommes quarantenaires, dont le mariage s'est installé dans une désespérante routine, qui se voient attribués par leurs femmes une semaine où tout est permis. Un concept qui permet aux réalisateurs de partir dans les pires délires à coups de gags potaches et scatologiques qui leur sont chers. Le film alterne les coups d'éclats (les scènes du jacuzzi ou sur le terrain de golf sont tordantes) et les coups de mou (des répliques tombent à plat), sur un rythme maîtrisé sans longueurs.

 

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Owen Wilson, qui a pris un coup de vieux mais qui garde son côté charmeur quoiqu'il arrive, fait équipe avec Jason Sudeikis (de l'émission Saturday Night Live) et font d'attachants et drôles héros. On notera également le charme des actrices, dont Christina Applegate (Mariés, Deux Enfants) qu'on aime toujours à revoir sur le petit ou le grand écran. Au final, B.A.T est plutôt une bonne surprise. Seulement, le tout sonne faussement trash car les rires gras ne sont pas gratuits et sont vite rattrapés par une morale lourdingue bien américaine sur les valeurs du mariage. A part ça, ne boudez pas votre plaisir, même si l'on n'y retrouve pas la verve des Farrelly de l'époque, leur dernier film demeure néanmoins un agréable moment de comédie.

 

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Sortie en Salles: 27.04.2011

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