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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:56

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Peu connus dans notre vieux continent, Harold et Kumar ont acquis le statut de culte dans le petit monde des comédies pour stoners américain. Le genre de films ciblés pour les fumeurs de marijuana dont les plus illustres exemples ne manquent pas récemment (Délire Express, Smiley Face, Eh Mec! Elle est Où Ma Caisse?…). Ils apparaissent pour la première fois dans Harold & Kumar Chassent le Burger, réalisé par Danny Leiner en 2004, dans lequel on fait donc connaissance avec ce duo haut en couleurs. Harold est un jeune employé de bureau malmené par ses collègues, Kumar est un étudiant en médecine brillant mais paresseux, qui noient leurs soucis dans la consommation active de cannabis. Les deux colocataires décident un jour de se rendre dans un restaurant de la chaîne de fast-food White Castle pour se faire une véritable orgie de burgers. Le périple ne sera pas de tout repos et semé d’embûches les plus dingues. 

 

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Road trip déjanté, le film ne requiert pas de planer pour en apprécier l’humour gras et les gags rocambolesques. Les acteurs John Cho (Star Trek) et Kal Penn (How I Met Your Mother) font preuve d’une belle alchimie et d’un talent comique certain. Les caméos sont amusants, d’un Neil Patrick Harris jouant son propre rôle et qui deviendra un habitué de la franchise à Ryan Reynolds en infirmier niais à Malin Akerman en femme sexy d’un affreux redneck. Mais sous ses airs de comédies débiles, le film offre également un joli pied de nez à l’Amérique bien pensante en explosant les clichés et soulignant les problèmes de société de la nation de manière certes peu subtiles mais efficaces. Rien que le fait de caster un asiatique et un indien en têtes d’affiche était osé. 

 

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Sorti quatre ans plus tard mais dont l’action reprenant directement après la fin du premier volet, Harold & Kumar s’évadent de Guantanamo poursuit dans la lignée du road trip délirant: cette fois-ci les deux compères sont jetés dans une cellule de la prison pour terroristes après que le bong de Kumar ne soit pris pour une bombe à bord d’un avion qui les emmenait vers Amsterdam. Juste après avoir échappé au «cock meat sandwich» (vous comprendrez à la vision), ils s’évadent et traversent les Etats-Unis jusqu’au Texas pour demander de l’aide à une vieille connaissance. Réalisé cette fois par le duo Jon Hurwitz et Hay Schlossberg, le film est encore plus irrévérencieux et tacle cette fois la paranoïa et les dérives raciales suite aux attentats du 11 septembre 2001, l’incompétence du gouvernement de Georges W. Bush et les stéréotypes. 

 

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Pour les deux films, on pourrait regretter une mise en scène sans génie mais pour ce genre de comédie le plus important réside dans l’interprétation des acteurs et l’efficacité des gags, sans oublier l’écriture des dialogues. De ce côté-là, Harold & Kumar ne déçoivent pas et offrent un spectacle réjouissant et complètement barré. 


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PS: Harold & Kumar sont revenus l’an passé dans Harold &  Kumar Fêtent Noël en 3D. Il sera chroniqué lors de sa sortie en DVD et Blu-Ray.  

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 15:56
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A l'occasion de la sortie de Blanche Neige & le Chasseur au cinéma, Hollywood&Co vous fait gagner des goodies et des places de cinéma. Pour cela, il vous faut répondre aux questions suivantes. Le tirage au sort départagera les bonnes réponses. 
Question 1: Quel est le prénom de la Méchante Reine incarnée par Charlize Theron ? (réponse dans la critique du film sur Hollywood&Co). 
Question 2: Quelle autre actrice américaine a incarné la Méchante Reine au cinéma cette année ? 
Question 3 (départagera les bonnes réponses): Citez un maximum de films et/ou séries télévisées adaptés d'un conte de fées. 

Envoyez vos réponses et coordonnées à concourshollywood@gmail.com. 

Doublez vos chances au tirage au sort en likant la page Facebook d'Hollywood&Co: cliquez ici 

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En jeu: Des besaces, des places de cinéma, des affichettes, des charms et des mobile cleaners. 

Vous pouvez aussi tenter votre chance sur la page facebook du film: cliquez ici

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 22:41

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Depuis quelques années et l’arrivée de John Lasseter et Ed Catmull à la tête des Walt Disney Animation Studios, les artistes sont à nouveau motivés et encouragés à développer des projets excitants. Et la ressuscitation du programme des court-métrages, en vogue chez Pixar depuis le début, permet aux talents officiant dans les studios d’expérimenter des nouvelles technologies et de mettre en scène leurs idées sur des histoires courtes avec moins de contraintes que sur un long-métrage. Après Tick Tock Tale, La Ballade de Nessie et Le Mariage de Raiponce, Disney dévoile ce mois-ci Paperman, une fusion de l’animation traditionnelle et de l’image de synthèse remarquable. 


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NB: Les images qui illustrent ce billet sont des recherches graphiques et non le rendu final du court-métrage. 


Dans un Manhattan en noir et blanc et minimaliste, un jeune homme tente de retrouver la femme pour qui il a eu le coup de foudre sur un quai de métro. Quand par un jour ennuyeux au bureau, il la repère dans l’immeuble d’en face. Il tente alors de l’interpeller en lui envoyant des petits avions de papier. Réalisé par John Khars, le court-métrage repousse les limites de l’animation en combinant la spontanéité du coup de crayon avec la stabilité et la perfection de l’image de synthèse. Un résultat bluffant et convaincant qui ne laissera personne indifférent. On se demande pendant les premières secondes à quoi on a à faire (est-ce de la 3D? Du cell shading?) mais le charme et la poésie de l’histoire nous happe vite pour laisser de côté toutes les questions techniques. 

 

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Portée par la musique douce et enivrante de Christophe Beck, Paperman est un bijou sur tous les fronts. Visuellement, le noir et blanc et le travail sur les lumières et les ombres sont de toute beauté, et quel meilleur terrain de jeu que les gratte-ciels de New York ? L’histoire, aussi simple et déjà-vu soit-elle, est touchante à souhait. Un petit brin de magie avec les avions de papier donne à Paperman sa raison d’être animé. Brillant d’innovation et touchant d’émotions, ce court-métrage des studios Disney est une nouvelle étape dans l’histoire de l’animation. Après un essai aussi convaincant, un long-métrage avec cette technologie ne devrait plus être très loin. 

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Paperman sera diffusé en avant-programme du film Les Mondes de Ralph [sortie en salles le 5.12.12]

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 00:35

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C’est en Nouvelle-Zélande que le petit Chris Hemsworth est né, par un beau jour d’été en 1983. Très vite, il est happé par la passion du cinéma : ses deux frères Luke et Liam étant de jeunes comédiens en devenir. Il veut sa part du lion et auditionne en 2004 pour la série Home and Away qu’il intègre avec succès, raflant plusieurs récompenses avant de raccrocher en 2007. Chris rêve d’Hollywood et part s’exiler aux Etats-Unis où J.J Abrams lui confie un petit rôle, mais quel rôle, celui du père du Capitaine Kirk dans le remake de Star Trek en 2009. Pas plus de huit minutes à l’écran mais suffisamment pour lancer sa carrière (un tel rôle dans un tel blockbuster, ça fait toujours bien sur un C.V).

 

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L’étalon australien continue sur sa lancée et en plus de squatter les salles de sport pour se sculpter une silhouette d’Apollon, rejoint le casting du thriller Escapade Fatale, une production québécoise dans laquelle il partage l’affiche avec Timothy Olyphant et Milla Jovovich. Il poursuit avec Ca$h, une comédie dramatique avec Sean Bean. Mais le rôle qui a changé la donne est sans nulle doute celui du dieu nordique Thor, un rôle pour lequel il a auditionné face à son frère Liam. Sous l’armure du superhéros mythologique, il donne la réplique à Anthony Hopkins et Natalie Portman et fait preuve d’une aisance visible devant la caméra. Depuis, le comédien est courtisé par les studios, encore plus depuis le raz-de-marée au box-office des Avengers dans lequel il a repris son personnage de Thor face à un casting de gros bras. 

 

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De gauche à droite: Chris Hemsworth dans Blanche Neige & le Chasseur - Thor - Rush

 

On l’a également vu dans La Cabane dans les Bois, un slasher new generation signé Drew Godard et Joss Whedon et il est cette semaine à l’affiche de Blanche Neige & le Chasseur, un film de fantasy sur lequel Universal mise beaucoup et espère lancer une franchise. Côté projet, il a terminé le tournage de Rush sous la direction de Ron Howard, où il incarne le rival de Niki Lauda (que joue Daniel Bruhl), un pilote de Formule 1 qui a échappé à la mort dans un spectaculaire crash en 1976. Il sera également à l’affiche de Red Dawn aux côtés de Josh Hutcherson et Isabel Lucas, un film d’action dans lequel un groupe de jeunes résistent à l’envahisseur russe et chinois. Il retrouvera également l’armure et son marteau dans Thor 2, bientôt en tournage sous l’égide d’Alan Taylor (Game of Thrones) et qui sortira à l’été 2013. Chris Hemsworth peut se targuer d’une ascension assez spectaculaire en l’espace de quelques années: passer d’une petite série australienne à dieu du box-office. On parie qu’on a pas fini d’en entendre parler. 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 13:04

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Best-Of light cette semaine ! 

Cineblogywood : le cinéma guérilla selon Jérôme Genevray

FilmosphereInterview de Jaume Balaguero pour la sortie de Malveillance

Hollywood&Co: Preview: Les Mondes de Ralph

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 16:34

Snow

 

Depuis le succès de la relecture d’Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton (plus d’un milliard de dollars de recette), les grands studios se sont pris d’une nouvelle lubie pour les contes de fées, si bien que deux studios ont développé en parallèle des adaptations de Blanche Neige. Après le Mirror, Mirror de la Metropolitan, c’est au tour d’Universal de dégainer son Blanche Neige & le Chasseur qui se veut une version plus sombre et épique du conte des frères Grimm. C’est à Rupert Sanders, réalisateur de pub, qu’a échoué la tâche de lancer cette nouvelle franchise en signant un premier film racé mais imparfait, nourri de multiples influences. La grande faiblesse du film réside dans son scénario qui utilisent évidemment les éléments familiers et les grandes lignes du conte, mais qui pêche par un manque flagrant de développement des personnages et de l’histoire. 

 

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Résultat, on n’a pas le temps de s’attacher aux héros. Le personnage de la Reine est une exemple probant, les passages censés la rendre plus humaine et incomprises sont bâclés et expédiés, laissant la belle Charlize Theron (Prometheus, Young Adult) se contenter d’une performance hystérique convaincante mais manquant cruellement de nuance. Kristen Stewart (Twilight) est fidèle à sa réputation, monotone et sans charisme. Elle fait une princesse fade et on ne comprend pas comment elle est censée surpasser la beauté de la Reine. Le discours qu’elle donne à la fin pour motiver les troupes est d’une platitude et sonne faux. Chris Hemsworth (Thor, La Cabane dans les Bois)confirme son statut de star émergente et parvient à tirer son épingle du jeu et fait un chasseur bourru et sympathique. Mention également aux nains plutôt bad ass qu’incarnent en groupe d’acteurs british très en forme (Ian McShane, Nick Frost, Toby Jones …). 

 

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Visuellement, le réalisateur offre un spectacle éblouissant regorgeant de bonnes idées et puise ses inspirations un peu partout (Tolkien, Myazaki) et offre des séquences redoutables de beauté et d’efficacité (la traversée de la Forêt Noire est un bel exemple). Le travail sur la lumière et les décors sont également à souligner, sans oublier la richesse des détails dans les costumes. Premier essai plutôt convaincant pour le réalisateur qui sans atteindre les sommets de la fantasy, délivre un blockbuster stylé et efficace. 

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Sortie en salles: 13.06.2012
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 00:26

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Vous ne regardiez pas 21 Jump Street et ne connaissez pas la série originale qui a fait fureur chez les adolescentes des années 80? Ce n’est pas grave tant ce portage sur grand écran n’a puisé que le pitch de départ: des jeunes officiers de police sont envoyés au lycée pour infiltrer un réseau de dealers. Une base qu’utilisent le duo de scénaristes pour dynamiser les codes de la comédie américaine en y insufflant une bonne dose d’humour, d’autodérision et de chouettes scènes d’action. 

 

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Plusieurs qualités se dégagent du film sur lequel on aurait pas parié à l’annonce du projet. Le scénario s’amuse intelligemment à prendre les codes des comédies adolescentes pour mieux les moderniser à travers le regard de ses personnages. La scène dans laquelle le duo d’agents qui retournent sur les bancs de l’école découvrent comment le lycée a changé est jouissive. Les dialogues sont savoureux, les vannes fusent à la minute et sont efficaces et hilarantes et c’est en partie grâce à ses deux acteurs juste parfaits. Jonah Hill n’a rien à prouver côté humour gras depuis Supergrave mais a gagné en finesse en plus d’être totalement déjanté. A ses côtés, Channing Tatum, plus habitué aux rôles de gros durs (G.I Joe) étonne en faisant preuve d’une autodérision surprenante et s’avère être la vraie révélation comique du film. 

 

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Les seconds rôles ne sont pas en reste avec un Dave Franco beau et drôle, un Ice Cube en grande forme et Rob Riggle tordant. On se réjouit devant un caméo attendu mais très bien amené et satisfaisant. Les réalisateurs, Phil Lord et Chris Miller, issus de l’animation (Tempête de Boulettes Géantes), parviennent à gérer l’humour et l’action avec des scènes bien gérées dans les deux registres et un montage rythmé qui ne laisse aucune place à l’ennui. Loin d’être qu’un simple remake sans originalité (d’ailleurs, le speech du capitaine au début du film est une pique délicieuse envers le manque d’originalité à Hollywood), ce 21 Jump Street est une comédie irrésistible et réussie menée par un duo de comédiens survoltés. A ne pas rater ! 

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Actuellement dans les salles

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 00:01

 

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Depuis que John Lasseter a repris les choses en main au sein des studios d’animation Disney, la maison de Mickey renoue avec la qualité artistique et l’engouement critique et publique. Après la renaissance de l’animation 2D (La Princesse & la Grenouille) un conte de fée rafraîchissant (Raiponce) et le retour d’un ourson qui sent bon la nostalgie (Winnie l’Ourson), le prochain projet des studios s’aventure dans l’univers vidéo ludique avec Les Mondes de Ralph (Wreck-it Ralph en V.O). 


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Le héros du film est en fait le méchant d’un jeu vidéo old school d’une salle d’arcade, qui aspire à être plus que ce qu’il n’est. Las d’être le vilain de service, il décide de voyager à travers les différents univers des jeux vidéos de l’arcade afin de devenir à son tour, un véritable héros. Ce projet initié depuis le milieu des années 2000 avait déjà été annulé une première fois avant d’être remis en route en 2008 sous le titre Joe Jump sous la direction de Sam Levine, scénariste sur Tarzan et Volt, Star Malgré Lui. En 2010, le film est placé entres les mains du réalisateur Rich Moore (qui a officiait sur des séries animées telles que Futurama ou Drawn Together) et est rebaptisé Reboot Ralph

 

 

 


 

Première bande-annonce

 

Animé en images de synthèses, Les Mondes de Ralph est un projet prometteur qui a suscité un grand engouement hier lorsque la bande-annonce a été dévoilé sur la toile et à l’E3, le plus grand salon international sur le jeu vidéo. En effet, les studios ont réussi à convaincre de grands éditeurs à prêter des personnages iconiques pour quelques apparitions. Ainsi, on peut déjà reconnaître quelques visages de pixels familiers tels que Bowser (Super Mario Bros.), Bison (Street Fighter), Pac-Man ou encore Q-bert.

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Deux concept-arts du film

Du côté du casting, la fine fleur de la comédie américaine a été réunie. John C. Reilly qui s’est illustré dans plusieurs films avec la bande à Will Ferrell (dont Ricky Bobby, Roi du Circuit), double Ralph tandis que Sarah Silverman (la comique qui f*ck Matt Damon) prête sa voix à Vanellope Van Schweetz, l’héroïne d’un jeu de course aux couleurs acidulées rappelant Mario Kart. Les fans de séries télévisées U.S reconnaîtront les voix de Jane Lynch (Sue Sylvester dans Glee) et de Jack McBrayer (Kenneth dans 30 Rock) dans les rôles respectifs du sergent Calhoun (héroïne d’un jeu de tir futuriste à la Halo) et de Fix-it Félix (l’ennemi gentil et niais de Ralph). 


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Actuellement en post-production après des mois d’intense travail par l’équipe de 100 artistes, le film sortira sur nos écrans le 5 décembre prochain. 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:56

MADAGASCAR

 

Franchise lucrative des studios d’animation Dreamworks, Madagascar envoie sa joyeuse ménagerie sur le vieux continent pour un festival de gags plus ou moins drôles, bavard et déjanté. Toujours désireux de retrouver New-York et à la poursuite des pingouins flambeurs, le lion Alex, le zèbre Marty, la girafe Melman et l’hippopotame Gloria atterrissent cette fois à Monte Carlo.  Ils rejoignent la troupe d’un cirque ambulant pour un voyage à travers l’Europe durant lequel ils doivent échapper au capitaine Chantal Dubois, la meilleure ennemie des bêtes doublée en VO par Frances Mcdormand


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Visuellement agréable à l’œil avec une animation de qualité, des couleurs chatoyantes et un feu d’artifice d’effets visuels qui utilisent bien les ressources offertes par la 3D, le film se laisse suivre avec plaisir grâce à un montage rythmé. Le casting vocal trois étoiles toujours fidèle au poste (pas étonnant vu leur cachet respectif!). Les habitués Ben Stiller, Chris Rock (dont le numéro de zèbre afro devient vite lourdingue), David Schwimmer et Jada Pinket-Smith sont rejoints par Jessica Chastain, Martin Short et Bryan Cranston qui doublent respectivement un guépart, une otarie et un tigre du cirque. Si ils prennent visiblement du plaisir à donner de la voix, on regrette un côté excentrique envahissant et fatiguant à la longue, la faute à des dialogues souvent pas très fins et un volume sonore élevé. Ca crie, ça surjoue, ça jacasse, vous allez en prendre plein les oreilles, et pas dans le bon sens. 


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Le scénario est clairement construit pour enchaîner frénétiquement les gags et les scènes de bravoure (plutôt efficaces au demeurant). Si quelques trouvailles habiles rappelant les origines indes du scénariste Noah Baumbach et que certaines références et piques sur notre pays vous feront sourire, l’histoire manque cruellement d’originalité et d’ambition. Divertissant sur le moment, le numéro de Madagascar 3: Bons Baisers d’Europe restera plaisant à défaut de tenir la distance sur plus d’un tour de piste. 

 

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Actuellement en salles

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 10:39

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Véritable succès à Broadway et à Londres, la comédie musicale inspirée du film avec Reese Witherspoone débarque dans une adaptation française qui compense son manque de moyens par une énergie débordante. Lors de ma première visite à New-York, j'avais en tant que grand amateur de comédie musicale, assouvi ma passion en allant applaudir cinq spectacles. Parmi ceux-là, Legally Blonde, adapté du film avec un casting plein d'énergie, des décors impressionnants et des chansons à la fois drôles et entraînantes. J'étais conquis si bien que j'ai revu le show lors de son arrivée à Londres avec autant de plaisir. Alors quand l'annonce d'une version française m'est parvenue, j'étais entre la joie et l'appréhension. J'avais encore le souvenir les portages trop amateurs de Hairspray ou de Shrek: Le Musical.

 

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Après la première de La Revanche d'une Blonde: Le Musical, qui s'est tenu le 17 mai dernier au Palace à Paris, la première impression est plutôt mitigée. Les problèmes techniques, notamment au niveau sonore, qui ont entaché le spectacle si bien que la première scène a du être reprise depuis le début. Les décors sont à des lieux de Broadway: la résidence des Delta Nu se résume ici à quatre portes, les mécanismes mettent un temps fou à descendre les accessoires qui font dans l'ensemble vraiment cheap. Le côté impressionnant est résolument absent de cette version mais le manque de moyen est rattrapé par l'énergie débordante du casting et de l'adaptation des textes plutôt convaincante. 

 

 

Elle Woods, la blonde du titre est interprétée par Aurore Delpace, un physique de déesse grecque qui assure le show (qui repose à 90% sur ses épaules) avec endurance et talent. Face à elle, Julien Salvia fait un Emmett attachant et charismatique (plus que le Warner qui cabotine sans classe) et délivre quelques performances vocales qui valent le détour. On retiendra surtout Lina Lamara, petit bout de femme plein d'énergie qui incarne la coiffeuse et confidente Paulette avec un dosage précis d'humour et d'émotions. Loin d'être aussi époustouflant qu'à Broadway, La Revanche d'une Blonde vous fera passer un agréable moment de comédie musicale grâce à une troupe pleine d'entrain et à la bonne humeur contagieuse.


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Actuellement au théâtre Le Palace

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