Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 14:29

A Cannes, on croise plein de monde. Que ce soit des célébrités en ballade, des journalistes en plein tournage, des festivaliers pressés etc… L’ambiance est particulière et entraînante. Pour certains artistes, Cannes c’est aussi un moyen de se faire connaître ou de faire connaître son film. Si certains peuvent déployer des moyens énormes pour se vendre, d’autres doivent utiliser d’autres tactiques. Ainsi, au détour du Martinez, devant un bar juste en face, l’équipe du film Easy Rider 2 : The Ride Back, un film de série B aux allures totalement kitsch fait se promotion. Les motards du film ont investis la devanture avec leurs Harley Davidson et la starlette du film, une jeune bimbo, attire les badauds en signant des autographes sur des photos tirées de la scène la plus chaude du film. Je discute avec l’un des motards qui me présente l’autre vedette du film : Sheree J. Wilson ! Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais comme moi, son visage vous sera peut-être familier. Elle jouait la femme de Chuck Norris dans Walker Texas Ranger ! Je le confesse, dans mes jeunes années, je suivais avec grande attention les aventures du texan karatéka et c’est même lui qui m’avais donné envie de me mettre aux arts martiaux à l’époque. Chacun ses tares ;).

Une photo s’imposait donc pour immortaliser cette rencontre au sommet du kitsch. Pour info, elle jouait également dans la série culte Dallas. Un motard qui fait partie de l'équipe, assez relou, me propose alors de me la présenter en échange d'une bière. J'accepte à demi-mot pour l'approcher et lui proposer un cliché ensemble. Le motard revient ensuite à la charge pour sa pression alors je le lance sur un sujet de discussion incontournable, sa moto qu'il aurait construit lui-même, garée devant le bar. Il part décrire l'engin tandis que j'en profite pour filer à l'anglaise par derrière avec les autres :D. Cannes, c’est aussi ça : rencontrer au hasard des bars et des rues, une star sur le retour tentant de vendre son film par tous les moyens qui soit. Et des stars un peu has-been, j’allais en rencontrer d’autre durant mon aventure à Cannes. A suivre…
Repost 0
Published by Kinoo - dans Brèves
commenter cet article
20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 14:14
Couchés au crépuscule, nous nous levons aux alentours de 11h. Les yeux plissés, nous voyons que notre contact de Disney a essayé de nous joindre neuf fois dans la matinée. On le rappelle illico pour savoir de quoi il en retourne et il nous demande illico : « Pouvez-vous être au Carlton dans vingt minutes ? ». Un créneau venait de se libérer pour une interview avec John Lasseter, le grand gourou des studios Pixar et maintenant Disney, et il fallait que nous nous rendions dans un salon du Carlton dans 20 minutes alors que notre hôtel était situé à au moins une demi heure de transport. Pas le temps de faire le coquet, un coup d’eau sur la figure, on enfile un pantalon et une chemise vite fait et nous sautions rapidement dans un taxi direction la Croisette. Le trajet fut rapide mais rythmé de sueurs froides, de stress et d’impatience.

Une fois arrivé, Mathias et moi courrons vers le salon pendant que les autres réglaient le chauffeur. L’attachée de presse américaine nous annonce que l’on viendra nous chercher avant l’interview. Soulagement général et début de trac, nous allions rencontrer John Lasseter, notre idole à tous. On prépare les questions à l’arrache sur une feuille avant que l’heure arrive. Mathias et moi sommes invités à patienter devant une porte dans laquelle Monsieur Toy Story attendait, en chemin, on aperçoit Pete Docter qui arrive faire des interviews également. Malheureusement, pas de créneau pour nous avec lui. L’assistante de Lasseter vient nous chercher et nous rentrons dans la chambre. John a les traits tirés, il nous avouera plus tard avoir fait la fête jusqu’à tôt le matin, mais est fidèle à son image. Il porte une veste blanche par dessus une chemise hawaïenne aux couleurs de Là-Haut, qui a fait sa réputation. On lui demande si après Paris pour l’avant-première de Ratatouille et Cannes cette année, il comptait revenir l’an prochain pour Toy Story 3. Il répond que faire l’ouverture de Cannes est un rêve et qu’il aurait voulu que ce moment ne finisse jamais, c’est pourquoi il est resté éveillé très tard la veille à la soirée UP. On aborde ensuite les thèmes du film, très sombres par moment, l’originalité et l’audace dont fait preuve Pixar à chaque nouveau film et ses idées concernant les parcs d’attractions Disney (normal quand on y travaille comme moi). A la fin, il fait un coucou à la caméra pour les fans (la vidéo sera en ligne la semaine prochaine). Avant de partir, on lui serre la main et on ressort tout fiers d’avoir pu discuté, même quelques minutes, avec l’une des figures incontournables de notre passion.




La journée sera ensuite consacrée à la relaxation, le temps est encore clément. Le soir, alors que nous nous placions pour assister au Grand Journal, une silhouette familière apparaît parmi les badauds. Cette taille immense, ces petites oreilles décollées, pas de doute c’est bien Pete Docter qui se ballade avec sa femme, en T-shirt une heure avant l’émission. On va alors vers lui, même si j’ai peur de déranger, pour lui demander un autographe sur nos dossiers de presse du film. Un peu timide mais très généreux et souriant, Pete Docter nous griffe un visage de Carl Fredericksen sur chacun de nos couvertures avec une signature. Il prend même le temps pour une photo souvenir avec nous. Un être simple et plein d’humilité, une caractéristique frappante chez les gars de Pixar, alors que leurs films enflamment le public et la critique.



On repart alors dîner, après avoir revu John Lasseter et Pete Docter sur le plateau du Grand Journal où ils faisaient la promotion du film et ont du subir une séance de doublage crétine du film par les chroniqueurs. Une belle journée qui s’achève où l’on se dit que l’on est pas venu pour rien finalement. Même si mon compte en banque est à la dérive, j’ai tout de même pu participer à l’effervescence de Cannes, voir la montée des marches de l’Ouverture, voir le film en avant-première dans le Palais des Festivals, rencontrer Pete Docter et interviewer John Lasseter. Pas mal non?
Repost 0
Published by Kinoo - dans Brèves
commenter cet article
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:41

Mardi soir, je décollais de Paris avec Mathias, Antoine et David en direction de Nice avec un projet bien précis en tête: assister à l’ouverture du Festival de Cannes et trouver un moyen de visionner le nouveau Pixar, Là-Haut, en avant-première, le tout sans accréditation. Vivre le Festival autrement que via la télévision était un rêve plutôt inaccessible, les premiers pas sur la Croisette ont donc été impressionnants Le soleil était au rendez-vous, et nous déambulions le long de la plage en admirant les célèbres édifices vus et revus sur l’écran en vrai devant nous. Le fameux Palais des Festivals avec les mythiques marches recouvertes du prestigieux tapis rouge, les palaces luxueux recouverts d’affiches et de banderoles à la gloire des prochaines sorties cinéma, les équipes de télévision qui s’affairent, les plages qui préparaient les soirées à venir…L’effervescence est bien présente.

 

Après avoir pris nos marques, nous nous dirigeons vers le Carlton à la recherche de notre contact chez Disney afin de lui demander des informations sur les heures prochaines. Dans le hall du palace, nous croisons Charles Aznavour qui prête sa voix au héros du film, entouré du staff et de gardes du corps se dirigeant vers les toilettes. Après avoir discuté avec une attachée de presse, nous avons rendez-vous sur la plage du Carlton à 22H. Là, la soirée UP se prépare, la maison du film est montée et les ballons sont gonflés. Nous profitons de l’après-midi pour continuer à nous balader. Nous faisons un coucou à Bumblebee, l’un des héros mécaniques de Transformers 2, qui était installé devant l’hôtel. Nous lisons les revues spécialisées et distribuées gratuitement pendant le Festival (Variety, Hollywood Reporter…) en sirotant un cocktail à quelques pas du Palais. Après le déjeuner, nous recevons un coup de fil qui nous annonce la probabilité de voir la projection du film ce soir au Palais. L’excitation est à son comble et on réalise alors qu’il nous faut une tenue de soirée. Une séance shopping s’impose, ce qui n’est pas facile avec un compte en banque qui gère mal la crise, et nous dégotons un ensemble sympa pour la soirée, avec le nœud papillon de circonstance.

 


 

Nous retournons à l’hôtel pour nous rafraîchir et nous préparer avant de retourner sur la Croisette, juste à temps pour assister à la montée des marches. Autours du Palais, des hôtesses habillées aux couleurs du film agitaient de nombreux ballons estampillés UP. Le jury, très glamour grâce à la présence des sublimes Robin Wright-Penn et Ashwarya Rai, escalade les marches sous le flash des photographes. Charles Aznavour monte les marches à son tour au son de la chanson « You Make Me Feel So Young » qu’il a jadis chanté en duo avec Frank Sinatra, la classe! Malgré la foule, nous parvenons à trouver un bon emplacement sur la gauche, parfait pour voir l’équipe de Pixar prendre leur pied sur le tapis rouge. John Lasseter, big boss de Disney et Pixar, ne cache pas sa joie et aimerait que le moment ne s’arrête jamais. Pete Docter, le réalisateur, a le sourire aux lèvres mais l’émotion le trahit tout de même. Cela fait plaisir de voir un tel bonheur sur le visage des personnalités sur les marches, cela change de la prétention dont font preuve parfois les peoples.

 



 

La cérémonie terminée, nous partons explorer la Croisette au coucher du soleil, en passant devant le plateau du Grand Journal de Canal+. Après quelques séances photos sur les rochers durant lesquelles on imite les poses d’OSS 117, il est temps de se préoccuper de la projection de Là-Haut. Retour sur la plage du Carlton où les journalistes se pressent pour couvrir le tapis rouge (mais vert pour coller au visuel du film). Il est 22h15, pas de nouvelles de notre contact. Des gouttes de sueurs dégoulinent de nos fronts, va-t-on voir le film ce soir ? On ne peut pas rentrer à Paris sans avoir vu le dernier Pixar, c’est la honte totale ! On rappelle notre contact et ce dernier nous annonce qu’il a réussi à dénicher quatre tickets pour la projection de 23h. Pas une seconde à perdre, nous piquons un sprint sur la longueur de la Croisette afin de retirer les places dans un restaurant non loin du Palais. Essoufflés, nous décrochons le précieux sésame qui nous fera gravir les célèbres marches et surtout rentrer dans la salle de projection. On court encore jusqu’au Palais puis on décide de prendre les dernières minutes pour savourer l’instant, en s’immortalisant gravir les marches en tenue de soirée.

 


 

Puis il est vite l’heure d’enfiler les lunettes 3D, accessoire incontournable de cette journée à Cannes, pour visionner le dernier bijou des studios Pixar. La salle est immense et ça fait quelque chose de se retrouver au milieu de ce lieu mythique. Le film est une pure merveille, encore un tour de force réussi pour les gars de San Francisco. Ils ont réussi à faire un film résolument simple avec des personnages attachants et abordant des thèmes pourtant si peu vus dans les films d’animation. Je ferai un critique détaillée plus tard. On en sort donc conquis et sur un nuage de l’avoir vu dans de telles conditions. On passe faire un détour par la soirée UP qui bat son plein avant de rentrer à notre hôtel à pied, le long de la plage. La soirée se termine vers 4h du matin, autour d’un petit verre et des tartines, et surtout de jolies images plein la tête ! Mais ce n’est pas terminée, le réveil a réservé son lot de surprises et d’intenses émotions !


Egalement publié sur OffCannes 

Mes photos du week-end en haute résolution sont sur ma galerie FlickR: cliquez ici

Repost 0
Published by Kinoo - dans Brèves
commenter cet article
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 15:43


Un petit message en direct de la Croisette pour vous dire que ça commence pas mal ! Je vous raconterai tout cela en détails sur le blog à mon retour, mais sachez qu'après beaucoup de stress, de coups de téléphone et de sueurs, nous avons pu monté les marches du Palais des Festivals, visionner le dernier PIXAR, Là-Haut, en 3D, flâner sur la Croisette à 2h du matin, interviewer John Lasseter à la dernière minute en junket etc... L'aventure continue ce soir avec peut-être le plateau du Grand Journal de Canal+. En attendant vous pouvez vous rendre sur le blog Off Cannes, sur lequel j'officierai ce week-end avec une équipe chic et de choc! http://www.offcannes.com

Repost 0
Published by Kinoo - dans Brèves
commenter cet article
13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 00:00
LES NEWS :
Les nuits seront courtes pour les membres du jury, présidée cette année par Isabelle Huppert. Entre projections, montée des marches, conférences de presse et soirées bien arrosées, les débats seront sans doute animés pour décerner la Palme d'Or cette année. On retrouve dans le comité James Gray, le réalisateur de Two Lovers, Asia Argento, la muse de Romero, l'actrice Robin Wright Penn ou encore le réalisateur coréen Lee Chang Dong.  
Quentin Tarantino, qui présentera son très attendu Inglorious Basterds sur la Croisette le 20 mai prochain, a révélé avoir déjà écrit une ébauche de préquelle qu'il aimerait mettre en scène si le film est un succès. Suite de l'épisode cet été...
Terry Gilliam dévoilera son très attendu The Imaginarium of Dr Parnassus le 22 mai dans lequel le public retrouvera Heath Ledger dans son dernier rôle posthume.
Les frères Dardenne succèderont à Quentin Tarantino, Wong Kar Wai et Martin Scorcese en donnant le Leçon de Cinéma du Festival cette année. Ils discuteront avec Michel Ciment de leur parcours et de leurs secrets de cinéastes.
Ce soir, c'est le nouveau film d'animation des studios PIXAR qui fera l'ouverture du Festival. Là-Haut sera par ailleurs projeté en 3D, une première dans l'histoire de Cannes. C'est également la première fois qu'un film animé a les honneurs de la première soirée, mais PIXAR le vaut bien! Pete Docter et l'équipe du film seront présents pour la montée des marches, ainsi que Charles Aznavour qui prête sa voix à la version française du personnage principal.
Le côté glamour de Cannes sera assuré par les ambassadrices de l'Oréal qui devraient encore une fois enflammer le tapis rouge et les flash des photographes. Cette années, elles accueillent une nouvelle égérie en la personne d'Evangeline Lilly, la star de la série Lost.
La rumeur court sur la Croisette: Robert Pattinson devrait faire son apparition à Cannes pour défendre l'un de ses prochains films, Remember Me d'Allen Coutler, lors du Marché du Film. Le planning du tournage de Twilight 2 lui en laissera-t-il le temps?


LA BANDE-ANNONCE DE LA SEMAINE : Là-Haut: Upisode #2: L'Appel de la Jungle



Synopsis: Un nouvel extrait du film d'ouverture du Festival de Cannes par les studios PIXAR.  Mise en ligne par Lyricis


LES SORTIES DE LA SEMAINE :
Ron Howard revient à la charge après le raté Da Vinci Code en signant la suite Anges & Démons, également adaptée d'un roman de Dan Brown. Cela n'a pas l'air mieux mais ça peut pas être pire que le premier film, et puis la coupe de cheveux de Tom Hanks n'est pas aussi immonde. Les fans pourront aussi courir voir l'adaptation d'un autre best-seller au cinéma, Millenium. Je passe mon tour! 

BONUS :
Comment suivre le Festival de Cannes quand on ne peut pas se rendre sur la Croisette ? Je ferai pour ma part un compte rendu à mon retour mais pour du direct, vous avez rendez-vous tous les soirs avec Le Grand Journal de Canal+ qui a installé, cette année encore, son plateau sur la plage du Martinez. Je me languis déjà du Petit Journal People de Yann Barthès dans les soirées cannoises. De plus, les cérémonies d'ouverture (ce soir à 19) et de clôture (le 24 mai à 19h30) sont diffusées en clair.

Si vous prenez l'avion avec Air France durant la durée du Festival, vous aurez le loisir de visionner des films ayant marqué l'histoire de l'évènement comme par exemple Entre les Murs (Palme d'Or l'an passé), La Dolce Vita (Palme d'Or en 1960) ou encore Babel (Prix de la mise en scène en 2006).
Repost 0
Published by Kinoo - dans Brèves
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 18:00



Bobby Darin était l’un des plus grands crooners des Etats-Unis dans les années 50-60, et n’avait pas à pâlir face à un Frank Sinatra ou à un Dean Martin. Tout aussi à l’aise le micro à la main, Bobby Darin était un entertainer né pour ça et possédait une voix bien reconnaissable. Ses prestations étaient un régal pour les oreilles et un moment de détente et de rigolade assuré. Parmi ses tubes, on peut compter Dream Lover, Mack The Knife (un de mes favoris) ou encore Things. Ses talents de comédiens lui ont vite valu une jolie carrière sur le grand écran, il a d’ailleurs remporté le prix du meilleur acteur à Cannes en 1962 pour le film Points de Pression. Tout ça pour dire que je suis un grand admirateur de la carrière musicale du monsieur et qu’en ce jour où je m’envole vers le sable chaud et les eaux bleues de la Croisette, la chanson Beyond the Sea (reprise de La Mer de Charles Trénet) est la parfaite mélodie pour m’accompagner. Sur la vidéo ci-dessus, vous pouvez témoigner de l’immense talent de Mr Darin, maniant la décontraction et la classe avec brio. On n’en fait plus des comme lui aujourd’hui !

Et si la vie de Bobby Darin vous intrigue, vous pouvez toujours visionner l'honnête biopic sorti en 2004, baptisé également Beyond the Sea avec Kevin Spacey dans le rôle titre.
Repost 0
Published by Kinoo - dans Musique
commenter cet article
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 16:58

Dans l’inconscient collectif et pour le grand public, L’Etrange Noël de Mr Jack a été réalisé par Tim Burton. Et pourtant, le véritable réalisateur du film se nomme Henry Selick et il nous présente aujourd’hui son dernier film, Coraline. A l’heure où les studios d’animation se livrent bataille sur le front de la 3D à coups d’images de synthèses toujours plus bluffantes les unes que les autres, l’animation image par image est un art en perdition. Heureusement, il reste des artistes comme Henri Selick (ou Nick Park, le papa de Wallace & Gromit) qui y tiennent encore. Et tant mieux, car le charme de Coraline réside en partie dans cet art, cette animation imparfaite qui nous ramène à nos souvenirs d’enfance quand on faisait vivre nos propres jouets. Basé sur un conte de Neil Gaiman, le film suit les aventures de la jeune Coraline Jones, qui vient d’emménager avec ses parents, toujours trop débordés pour s’occuper d’elle, dans une nouvelle maison. La jeune héroïne en profitera pour explorer la maison de fond en comble jusqu’au moment où elle découvrira une étrange petite porte, passage vers un monde parallèle où tout le monde possède des boutons à la place des yeux et où ses parents seraient devenus parfait. Le scénario est finement écrit, même si il n’évite pas quelques longueurs à mi-parcours et réserve son lot de surprises et aborde des thèmes familiers de façon originale.


Les personnages sont moins nombreux que dans l’Etrange Noël, mais sont plus travaillés et n’en sont pas moins loufoques à l’image de Miss Forcible et Miss Spink, les deux divas à la retraite maquillées à la truelle et doublées par French & Saunders en VO. Il ne va sans dire que visuellement c’est époustouflant de beauté (et plus encore en 3D). L’univers crée par Henry Selick et son équipe est à la fois enchanteur (le jardin merveilleux des parents boutonneux), poétique et aussi effrayant (la transformation de la nouvelle mère). A ce titre, j’ai trouvé le film très sombre par moment et certains passages pourraient effrayer les plus jeunes. C’est encore plus magique quand on se dit que tout a été construit et animé à la main. La musique de Bruno Coulais, légère et envoûtante, sublime les images déjà très belles. Au final, Coraline est un petit bijou d’animation qui ramène le spectateur en enfance en un clin d’œil. Un classique instantané.


Club 300 : J’ai assisté lundi dernier à une projection spéciale du film, introduite par Henry Selick (très intéressant et qui a l’air assez excentrique et posé à la fois), Neil Gaiman et Bruno Coulais dans le cadre du Club 300. Outre le fait que le film était projeté en 3D, les trois hommes ont ainsi pu livré quelques anecdotes sur la création du film avant de remettre une lithographie du film à une spectatrice, heureuse gagnante d’un tirage au sort. Une jolie soirée !
Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:00

Heureusement que le moment n’était pas filmé. Lorsque j’ai reçu le mail d’Allociné m’invitant le temps d’un week-end sur la Croisette pour participer à l’effervescence du 62ème Festival de Cannes, j’ai du faire une tête pas loin de celle de Jim Carrey dans The Mask lorsqu’il découvre Cameron Diaz sur scène. Un de mes rêves se matérialisait sur l’écran, cette année j’allais me rendre à Cannes durant le Festival le plus glamour de l’année. Fondu de cinéma, je suis l’événement tous les ans à la télévision ou sur internet et je rêve chaque année de monter les fameuses marches aux côtés de Nicole Kidman, de fouler le tapis rouge qu’aurait piétiné Tarantino quelques secondes avant, de serrer la main à Pedro Almodovar ou de faire la bise à Penelope Cruz. Ou encore, de faire le tour du marché du film en se prenant pour un gros producteur cherchant le prochain blockbuster parmi les centaines de productions sur les étalages. C’est un peu ça l’image que je me fais de Cannes : du glamour avec les stars qui se mettent sur leur 31, des moments de cinéma pendant les projections durant lesquelles un chef-d’œuvre se cache peut-être, de la frénésie lors de la montée des marches avec les photographes beuglant pour avoir le meilleur cliché etc… Cette année, je ne vivrai pas cette aventure à travers les tubes cathodiques mais bien pour de vrai. L’excitation est à son comble à quelques jours de l’événement, j’ai l’impression de n’avoir rien préparé et de ne pas avoir le temps pour le faire. Mais c’est pas grave, l’aventure n’en sera que plus palpitante, un peu comme pour les héros d’Entourage à la fin de la saison 4 ! Il me tarde !

Du 13 au 15 mai, je pars avec GM & compagnie pour 3 jours de détente et d’incrustes à l’arrache et peut-être on l'espère la projection de Là-Haut, pour prendre mes repères, avec au pire des cas, farniente sur la plage ou dans la résidence qu'on va louer pour un prix d'ami! Le tout, avant d’entamer l’aventure de chroniqueur pour Allociné du 16 au 18 mai, en compagnie de 6 autres cinéphiles aussi enthousiasmés que moi à l'idée de ce week-end sur la Croisette. Evidemment, vous pourrez lire mes chroniques sur le blog d’Allociné consacré au Festival, Off Cannes, dont le lien sera communiqué sous peu. Vous pourrez suivre mes péripéties sur mon comte Twitter et peut-être sur le blog si je trouve du matériel. Dans tous les cas, je ferai un compte rendu détaillé avec le max de photos à mon retour. Et rendez-vous le 13 mai pour une édition spéciale Cannes des Kinoo's Weekly Movie News. Restez connectés !
Repost 0
Published by Kinoo - dans Brèves
commenter cet article
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:00

On ne saura expliquer ce qui a attiré le réalisateur de Priscilla Folle du Désert vers ce classique du théâtre anglais écrit par Noël Coward, mais on ne peut que s’en réjouir au vu du résultat. Un Mariage de Rêve (pourquoi un titre français aussi bateau ?) est un spectacle pétillant mêlant comédie, drame et farce avec une touche d’humour british jouissive. Le film suit les péripéties de Larita, une jeune femme américaine fraîchement mariée à un jeune aristocrate anglais, alors qu’elle découvre et affronte sa belle-famille. Stephan Elliott signe ici un retour en grande forme en adaptant une pièce de théâtre, un défi pas toujours facile, surtout pour éviter les longueurs. Le cinéaste australien parvient à injecter sa patte au genre à force de mouvements de caméras bien trouvés, de bonnes idées à chaque plans (jouant avec les reflets par exemple, comme dans la boule de billard) et une direction d’acteurs impeccable.


Le casting est d’ailleurs de premier choix : Kristin Scott Thomas n’a plus à prouver l’étendue de son talent mais on se doit de souligner sa performance parfaite en belle-mère aigrie et redoutable. Jessica Biel est surprenante dans le rôle principal, elle livre une interprétation nuancée et à l’aise dans tous les registres. Le duel qu'elles se livrent, notamment par joutes verbales interposées, sont un vrai délice. Ben Barnes fait un candide jeune marié et Colin Firth un père rongé par la mélancolie et maniant le sarcasme comme personne. L’alchimie fonctionne très vite entre tous (seconds rôles compris, dont un mémorable majordome aux répliques caustiques). Les dialogues sont logiquement exquis, piquants et intelligents. Le scénario alterne les scènes de pure comédie (avec notamment l’épisode de Poppy le chihuahua) avec l’émotion sans tomber dans le larmoyant ou le rire de bas étage. Ajoutez à cela une photographie très travaillée, des décors et des costumes d'époques sublimes et une ambiance musicale très jazzy et rétro (qui reprend des tubes réarrangés tels que Sex Bomb de Tom Jones ou Let’s Misbehave de Cole Porter), et vous obtenez une petite pépite de cinéma à dévorer au plus vite.

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 21:46

Richard Curtis s’est fait une spécialité des comédies romantiques en tant que réalisateur (Love Actually) ou scénariste (Coup de Foudre à Notting Hill). Cette année, il délaisse l’eau de rose pour une ambiance résolument plus rock’n roll avec ce Good Morning England, mon nouveau coup de cœur. Au cœur du sujet, les bateaux pirates qui mouillaient au large de la Mer du Nord pour contrer le monopole radiophonique de la BBC et diffuser les tubes qui ont réveillé l’Angleterre. La navire du film s’appelle le Radio Rock et on trouve à son bord une galerie de personnages déjantés, charismatiques et surtout très attachants. A leur tête, Bill Nighy en capitaine flegmatique et paternel, Philip Seymour Hoffman est le Comte, star américaine de la radio, Rhys Ifan incarne l’excentrique et lubrique Gavin et le reste de l’équipe est tout aussi charmante grâce à un casting génial. La vie à bord (coups de cœur et de gueule, amours et déceptions…), se suit avec un plaisir non dissimulé, surtout au rythme d’une playlist de chansons finement choisie et qui accompagnent avec pertinence les moments de vie des occupants du Radio Rock.


L’autre trame du film réside dans le jeu du chat et de la souris auquel se livre les pirates face au gouvernement conservateur britannique, représenté par un Kenneth Branagh hilarant. Le film est un gigantesque hommage au rock’n roll, à son esprit contestataire et au symbole de liberté qu’il a représenté et représente encore aujourd’hui. Ainsi, des images de la population anglaise écoutant et vibrant au son de la musique ponctuent tout le film pour souligner cet aspect et le discours final du Comte résonne encore dans nos oreilles après le générique. Sujet oblige, la bande originale est explosive et regroupe le meilleur des années 60 : David Bowie, les Rolling Stones, Cat Stevens, Jimi Hendrix ou encore The Supremes sont de la partie. Impossible de ne pas taper du pied ou de fredonner les paroles pendant le film. On sort de ce moment de pure allégresse avec le sourire aux lèvres et une furieuse envie de se replonger dans l’esprit rock’n roll du film, surtout dans la France d’aujourd’hui au cœur du débat Hadopi. Un moment de cinéma à vivre au plus vite et à prolonger à la maison avec la bande originale à se procurer d’urgence !

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article