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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 16:23

Les londoniens ont du se frotter les yeux ce matin en découvrant l'image pittoresque d'un ours polaire et son petit, flottant à bord d'un bout d'iceberg, le long de la Tamise. Cette sculpture flottante a dévalé 7.5 miles le long du fleuve, de Greenwich jusqu’au centre de la capitale britannique. Fruit du travail de 15 artistes, l’œuvre a été réalisée pour sensibiliser la population au réchauffement climatique ( et du lancement d'une série de documentaires sur le sujet) de manière directe. Cette image forte vaut mieux que cent discours et me fait repenser à la fin d’Un Jour Sur Terre, où l’on assistait impuissant à ce plan vu d’en haut, d’un ours désespéré nageant dans l’eau à la recherche d’un banc de glace pour s’y reposer.

photo: The Sun
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 00:10

Quand Brad Pitt retrouve David Fincher, on se dit tout de suite que ça va faire des étincelles, leurs précédentes collaborations étant pour Seven et Fight Club, excusez du peu. Et le moins que l'on puisse dire à propos de cette Etrange Histoire de Benjamin Button, c’est que ce n’est pas le genre de film qu’on attendait du cinéaste. Moins incisif et plus sobre et conventionnel, David Fincher a choisi de la jouer plus classique et plus hollywoodien pour raconter l’étonnante vie de son héros. Benjamin Button est un être hors du commun, à sa naissance il ressemble à un homme de 80 ans et vit sa vie à l’envers. Abandonné à la naissance et recueilli par une aide soignante noire, il grandit (enfin rajeunit) dans une maison de retraite de la Nouvelle Orléans, et au fil des années est témoin du changement de l’Amérique, jusqu’au jour où il rencontre l’amour de sa vie. Evidemment, quelques problèmes sont soulevés, à savoir la possibilité d’un amour qui transcende les apparences, la fatalité et la mort.


Affichant une durée de presque trois heures, le film peut sembler long, surtout avec une mise en scène somme toute très académique. La construction est de plus très simpliste, racontant l’histoire à travers des flashbacks et la voix de Brad Pitt. Mais le talent de David Fincher, peut-être plus discret, n’est plus à prouver et offre de véritables grands moments de cinéma. Esthétiquement, c’est sublime. La photographie est absolument divine, les décors et les costumes sont de premier choix. C’est simple, on a souvent l’impression d’admirer de véritables tableaux vivants comme lors de la sublime scène où Cate Blanchett danse un ballet devant Benjamin troublé, dans un parc au clair de lune. A noter également, la brillante partition du français  Alexandre Desplat qui accompagne avec brio les images. Des idées géniales ponctuent également le métrage, à l’image de cette scène qui décortique comment un accident aurait pu être évité en se penchant  sur les points de vue et les aléas du hasard. Une preuve parmi tant d’autre du génie de Fincher.


Si l’esthétique est beaucoup travaillé, l’émotion est également au rendez-vous grâce aux performances des acteurs. Brad Pitt, dans le rôle ultime de sa carrière, parvient à aller au delà des maquillages et des trucages numériques (remarquables) afin de composer ce personnage à la fois candide et avide de vivre, de manière subtile et poignante. L’alchimie avec Cate Blanchett, toujours aussi convaincante, prend tout de suite et leur histoire commune n’en prend que plus de dimension. Fincher laisse aussi aux seconds rôles le temps de briller, à l’image d’une Tilda Swinton extraordinaire. Au final, L’Etrange Histoire de Benjamin Button est une œuvre majeure dans la carrière de David Fincher, peut-être pas aussi mordant que ses précédents opus mais ce n’est pour autant un défaut. Les thèmes abordés, la beauté de ses images et les prestations saisissantes de son casting en font un film incontournable et simplement beau.
Sortie en Salles le O4.O2.O9

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 00:00
Les news de la semaine :
Steven Spielberg vient de débaucher deux acteurs des Insurgés pourle premier film des aventures de Tintin, tourné en 3D Motion Capture et inspiré du Secret de la Licorne. Ainsi Jamie Bell (Billy Elliott) sera le célèbre reporter alors que Daniel Craig incarnera Rackham le Rouge. Dans le rôle du Capitaine Haddock, on retrouve Andy Serkis (qui joua jadis Gollum et King Kong) alors que Dupond et Dupont seront joués par les anglais Simon Pegg et Nick Frost (Hot Fuzz). Surprise: Gad Elmaleh est également annoncé dans un rôle encore inconnu.
Spike Lee, qui s'apprête à réaliser un biopic sur le feu James Brown a choisi sa tête d'affiche. Ce sera Wesley Snipes qui aura l'honneur d'incarner le roi de la soul.
La jeune actrice Dakota Fanning serait à 99% certaine de f igurer au casting de la suite de Twilight. Elle incarnerait Jane, membre du clan des vampires Volturi.
Warner prépare une adaptation en prises de vue réelles des aventures de Tom & Jerry. Ces derniers animés en 3D évolueront dans des décors réels avec de vrais acteurs, à la manière de Garfield et d'Alvin & les Chipmunks.
Selon Drew Barrymore, un troisième épisode serait en projet pour la franchise Charlie et ses Drôles de Dames. Reste à savoir si Cameron Diaz et Lucy Liu seront de la partie.

Les bandes-annonces à voir :
Sandra Bullock revient à la comédie avec The Proposal, face à Ryan Reynolds: cliquez ici Paul  Rudd et Jason Segel deviennent meilleurs amis dans I Love You Man: cliquez ici Astroboy revient mais en 3D: cliquez ici

Les images de la semaine :
De gauche à droite: Les héros de Monstres contre Aliens, le prochain film d'animation des studios Dreamworks,  s'affichent Tandis que les protagonnistes d'UP (Là-Haut), le nouveau Pixar, s'envoient en l'air !

Les sorties de la semaine :
Tom Cruise revient en haut de l'affiche grâce à Bryan Singer dans Walkyrie, dans la peau d'un nazi qui veut la peau d'Hitler. Un thriller efficace mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable. Ceux qui ont vu la première partie iront voir la deuxième du Che, Guerilla, avec toujours Benicio Del Toro habité par son rôle.

A noter: C'est aujourd'hui qu'est édité le premier numéro de Studio Ciné Live. Un nouveau magazine issu de la fusion des deux titres phares de la presse cinéma. En couverture, Brad Pitt pour la promotion de L'Etrange Histoire de Benjamin Button.
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 15:00

A l’occasion de la sortie de Walkyrie demain dans les salles, penchons sur la mode du patch pirate à mettre sur son œil pour un effet bad boy garanti. Dans le film, Tom Cruise en porte un du plus bel effet, après avoir perdu son œil à la guerre. Ce petit accessoire a séduit pas mal de héros du monde du cinéma et du divertissement et l’effet va du meilleur au pire. Le patch peut être très sexy, comme nous l’a démontré Darryl Hannah dans Kill Bill, dans lequel elle interprète la dangereuse mais pulpeuse Elle Driver. Son patch se décline aussi en blanc. Culte, l’eye patch a contribué au look désormais mythique du viril Snake Plissken interprété par Kurt Russel dans le film Escape From New York de John Carpenter.

Plus animé mais pas pour autant moins culte et moins classe, le patch se porte aussi comme Albator, avec la mèche par dessus pour un double effet pirate de l’espace. La palme du plus original revient au professeur Alastor 'Fol-Oeil' Maugrey vu dans Harry Potter et la Coupe de Feu, lequel est surmonté d’un œil factice des plus flippants. On peut également customisé son eye patch avec des milliers de paillettes comme nous l’a prouvé la chanteuse Rihanna lors des American Music Awards l’an dernier. Et enfin, ça peut aussi être kitsh si vous n’avez pas l’attitude qui va avec. Preuve en est avec David Hasselhoff dans le navet Nick Fury (dédicace aux Mat’). Etonnament, les héros de Pirates des Caraïbes n'en portent pas. Sûrement pour éviter les clichés éculés.
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 17:08
Alors que les nominations aux Oscars ont été révélées jeudi dernier, hier soir s’est tenu la cérémonie des SAG Awards à Los Angeles, dont les prix sont décernés par la Screen Actors Guild pour récompenser les meilleures performances à l’écran. Au palmarès, Slumdog Millionaire décroche le prix le plus prestigieux, celui de la meilleure performance collective au cinéma. La ravissante Freida Pinto est allé chercher la statuette accompagné des acteurs indiens du film de Danny Boyle.

Sean Penn décroche celui du Meilleur Acteur pour sa prestation remarquée dans Milk, alors que Mickey Rourke était favori. Meryl Streep repart avec une statuette de plus à mettre dans sa grande collection, celle de la Meilleure Actrice pour son incarnation de la froide Sœur Aloysius dans Doute [A voir absolument : son discours hilarant et très classe à la fois à la gloire des actrices nommées et non nommées et de ses partenaires. Un grand moment].

Les gagnants: Meryl Streep - Sean Penn - Dev Patel & Freida Pinto - Kate Winslet - Gary Oldman recevant le prix pour Heath Ledger

Dans la catégorie des Seconds Rôles, Kate Winslet est à nouveau récompensée pour sa performance dans The Reader tandis que Heath Ledger est à nouveau reconnu à titre posthume et à juste titre pour son interprétation exceptionnelle du Joker dans The Dark Knight. Côté télé, les grands gagnants sont à peu près les mêmes que lors des Golden Globes, à savoir 30 Rock, John Adams et Mad Men.

Sur le tapis rouge: Anne Hathaway - Emily Blunt - Brad Pitt & Angelina Jolie - Amy Adams - Rosario Dawson - Mickey Rourke & Josh Brolin

Les célébrités du monde du 7ème art étaient au rendez-vous sur le tapis rouge et avaient toutes fait un effort et se sont mis sur leur trente et un. Ainsi le couple Pitt-Jolie qui était à Paris jeudi dernier a fait le déplacement. Bredouilles au palmarès, Amy Adams, Anne Hathaway et Emily Blunt peuvent se consoler avec le prix du glamour car elles étaient vraiment à tomber. Kate Winslet était également magnifique dans une robe bleue du plus bel effet et Freida Pinto est aussi craquante en vrai que dans Slumdog Millionaire. Rosario Dawson était aussi élégante et resplendissante tout de blanc  vêtue. La classe masculine était plutôt bien représenté également avec Sean Penn auréolé de succès et un Mickey Rourke d’humeur rock’n roll.
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 00:01
Vous n’êtes pas sans savoir que l’une des plus grosses attentes cinéma de l’année est l’adaptation du roman graphique Watchmen d’Alan Moore. Un procès entre la Fox et Warner qui distribue le film a failli mettre en péril la sortie, mais c’est maintenant de l’histoire ancienne. Watchmen sortira bien le 4 mars prochain en France, un peu plus d’un mois donc. Juste le temps pour moi de relire cette œuvre majeure, certain le compare à l’équivalent du Parrain ou de Citizen Kane pour les comics, et je seconde leur émotion.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Watchmen se déroule dans une réalité alternative en 1985. Un monde où des superhéros jadis adulés disparaissent un par un dans des circonstances mystérieuses. Pour en rajouter une couche, la Troisième Guerre Mondiale menace d’éclater à tout moment. Pas joyeux tout ça n’est-ce pas ? Notez aussi que dans cet univers, Nixon est encore président des USA, les Etats-Unis ont remporté la Guerre du Viêt Nam et le pétrole n’est plus la principale source d’énergie.

Brassant des thèmes forts, cette bande dessinée est vraiment passionnante à lire, même si difficile à rentrer dedans au premier abord. Graphiquement, les cases sont débordantes de détails et regorgent de bonnes idées. Les six héros principaux sont charismatiques, même si leurs costumes sont un brin kitsch. Le Comédien est un héros patriotique qui a débuté sa carrière de superhéros à l’adolescence. C’est son meurtre qui déclenche les évènements relatés dans le livre. Dr Manhattan est un scientifique qui suite à un accident a été transformé en un être aux pouvoirs surhumains (c’est le seul doté de pouvoirs d’ailleurs) et se détache peu à peu, au fil de l’intrigue, de sa condition d’homme pour se rapprocher du divin. Ses apparitions ont d’ailleurs modifié le sens de l’Histoire (La Guerre du Viêt Nam). Silk Spectre (ou Spectre Soyeux en V.F) est mariée au Dr Manhattan et est la fille du Comédien et du premier Silk Spectre qui l’a initié à la lutte contre le crime.

De gauche à droite: Les Watchmen version papier et leur alter ego dans le film - Rorschach (Jackie Earle Haley) - Ozymandias (Matthew Goode) - Dr Manhattan (Billy Crudup) - Silk Spectre (Malin Akerman) - Nite Owl (Patric Wilson) - The Comedian (Jeffrey Dean Morgan)

Nite Owl (le Hibou) est un héros passionné par les oiseaux et ne croit pas à la théorie du complot qui veut exterminer les Watchmen. Ozymandias s’est inspiré d’Alexandre le Grand pour sa carrière de vigilante mais a depuis raccroché les gants pour monter sa propre entreprise. Peut-être le plus charismatique d’entre tous, Rorschach, vêtu d’un masque tâché qui change continuellement de forme, est le seul Watchmen encore actif.

la dernière bande-annonce du film

Complexe et passionnant à la fois, The Watchmen est une œuvre majeure à découvrir au plus vite. Je doute que le film puisse être aussi riche que le bouquin, mais promet néanmoins d’être fidèle à l’œuvre d’Alan Moore. Aux manettes, Znack Snyder qui avait réalisé 300, a l'air d'un grand fan du bouquin et son casting a l'air inspiré (voir image plus haut). La réponse en mars prochain. Et vous, les Watchmen, vous les connaissez ? Vous les attendez de pied ferme ?

Que faire pour vous préparer à cet évènement ? Commencez par vous procurer le roman graphique, facilement trouvable sur Amazon en V.O et en V.F. Ensuite visionnez les trailers et les webisodes disponibles sur Dailymotion en cliquant ici. Enplorez également les sites internet viraux qui établissent l'univers des Watchmen à travers des vidéos et documents d'époque: cliquez ici
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:39
Cette semaine, le vent a soufflé très fort sur la capitale. Un soir alors que j’attendais ma collègue devant l’opéra Garnier, la brise glaciale m’a forcé à descendre les marches de la station de métro pour l’attendre à couvert. Et c’est là que pris d’une petite fringale j’allais m’acheter une petite merde chez Paul. Mais, mes yeux avisés ont été attirés par une enseigne minuscule, coincée entre le Relay et Paul qui affichait « Freshly Baked All Day, Every Day ». En baissant mon regard j’aperçois la vitrine et dedans, des rangées de petits cookies alléchants estampillés « Millie’s Cookies ». Ni une, ni deux, je me dirige vite vers l’employée pour lui demander depuis quand cette échoppe existe. Ce à quoi elle me répond : « Depuis au moins six mois que j’y travaille ! ». Soit, je décide de goûter une paire de cookies et je jette mon dévolu sur le Cookie Milk Chocolate et le Banana Fudge.

Hmmm ! Ah oui ils sont vraiment délicieux, encore un peu moelleux et légèrement craquant également. Je les dévore en quelques minutes. En me rendant la monnaie, la vendeuse m’a précisé que c’était la seul boutique de la marque à Paris. Quel gâchis, je suis sûr que ça pourrait aussi bien marché que Starbucks cette affaire là. Surtout avec cette pléiade de variétés dont les noms font saliver : White Chocolate, Raspberry & White, Toffeechoc…). Et en plus ils font des petits packagings sympas quand vous les prenez par dizaine. Mesdemoiselles je vous le dis, les macarons c’est dépassé, ne jurez plus que par les cookies. Si un jour vous passez par la station Opéra, n’hésitez pas à faire une pause gourmande chez Millie’s Cookies. Ne marchez pas trop vite car vous risqueriez de la rater tellement c’est discret. Et non, ce n’est pas un billet sponsorisé, je pense qu’ils n’en ont pas besoin ;).
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 00:05

A l’heure même où le film décrochait 13 nominations aux Oscars, L'Etrange Histoire de Benjamin Button donnait sa conférence de presse européenne dans un grand palace parisien, hier jeudi 22 janvier. Et suite à un concours de circonstance, j’ai pu y assister. Après de multiples contrôles de sécurité, je m’installe enfin dans le salon du Bristol où la conférence allait se tenir. Après quelques minutes de patience et quelques encas avalés, Brad Pitt et David Fincher en personne font leur entrée sous les applaudissements nourris des journalistes. Brad portait sa moustache qu’il entretient depuis le tournage du dernier Tarantino (dont il annonce qu’il sera très sanglant) et un béret avec allure, le voir en vrai ça fait quand même quelque chose. Et puis David Fincher, qui est juste l’un de mes cinéastes cultes (Seven, Fight Club…) est très classe. Je filme le tout tandis qu'une collègue d'Evene prend mon appareil pour faire des photos...floues (appareil de m*rde, faut que j'investisse dans un reflex!). Que retenir de cette conférence ?

Brad nous confie avec humour et très décontracté qu’il a emmené ses enfants sur le tournage à plusieurs reprises et que ces derniers n’ont pas été plus choqués que ça par la maquillage important qu’il porte dans le film. Qu’il ne travaille qu’avec des réalisateurs super nice, c’est pourquoi il a accepté de nouveau de collaborer avec David Fincher pour la troisième fois. Qu’après Babel, Cate Blanchett continue à le surprendre et qu’il a beaucoup appris à ses côtés et il a même donné le numéro de sa chambre (mais je pense qu’Angelina Jolie est derrière la porte, prête à défoncer la face de toute groupie). David Fincher a quant à lui révélé quelques anecdotes de tournage et remémorer des souvenirs de l’époque de Seven. Un moment intéressant et un peu irréel que de voir discuter à quelques mètres, deux figures de proue d’Hollywood.

Retrouvez ma critique de L'Etrange Histoire de Benjamin Button dès la semaine prochaine
Mes photos floues mais en taille réelle sur FlickR: cliquez ici
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 00:15

Il y a un an, Heath Ledger s’éteignait, victime d’une overdose médicamenteuse dans un appartement à New York. Passé le choc de cette disparition brutale, sa performance posthume dans la peau du Joker dans The Dark Knight a déchaîné les passions et déjà les récompenses pleuvent pour le saluer. A l’occasion de ce triste anniversaire, ses proches amis et collaborateurs témoignent et se souviennent dans un dossier du magazine Entertainment Weekly. Mel Gibson, dont Heath jouait le fils dans le film The Patriot, se rappelle de la séance de casting : « Il était juste authentique et sincère, je ne pense pas qu’il était conscient du potentiel qu’il avait en lui. » Son agent Steve Alexander se souvient de la campagne marketing de Chevalier, film dans lequel Heath était en tête d’affiche dans le rôle d'une rockstar médiévale:  « Il était effrayé par l’ampleur que ça prenait. Tout allait un peu trop vite à son goût et il ne voulait surtout pas être sur un piédestal. » Terry Gilliam se remémore sa première rencontre avant le tournage des Frères Grimm : « Je l’ai vu à Los Angeles pour la première fois et je l’ai tout de suite aimé. Il m’a confié admirer Johnny Depp, j’ai donc organisé une rencontre lors du festival de Toronto. Johnny aime beaucoup la compétition et m’a tout de suite dit « Ooh ce mec là, surveille-le ! » ». La suite de la carrière du jeune acteur australien allait donné raison à Johnny Depp.

Catherine Hardwicke
, à qui l’on doit Twilight,  a dirigé Heath dans le film Lords of Dogtown, dans lequel il jouait un surfeur éméché et funky : « Il allait au bout du personnage, il réclamait même de vraies bières pour ses scènes. D’habitude avec d’autres comédiens j’aurais eu des réserves, mais je n’ai eu aucun problèmes avec Heath qui a toujours été profesionnel». Emma Thomas, productrice sur The Dark Knight, se souvient de la première fois qu’elle a vu Heath enfilé le costume du Joker : « Dès l’instant où il a mis les chaussettes, j’ai vu son comportement et sa démarche changer. Dès le début de l’aventure, les gens parlaient déjà d’une performance digne d'un Oscar ! » Rappelons que l’on verra Heath Ledger dans son dernier rôle, celui de Tony, dans The Imaginarium of Doctor Parnassus de Terry Gilliam cette année. Rôle qui sera partagé avec Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law, qui ont tous les trois accepté de terminer l’œuvre d’Heath Ledger en reversant leurs cachets à la fille de l’acteur. Classe ! Pour ma part, je resterai ému devant son incarnation d'Enis dans Brokeback Mountain, un rôle risqué à l'époque qui lui a valu le respect du métier. Sans oublier le fils du geôlier dans Monster's Ball, un rôle puissant et viscéral.

Pour lire le dossier en entier : cliquez ici
Photo: Nicolas Guerin
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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 23:55

Dix ans après Titanic, Kate Winslet retrouve Leonardo DiCaprio sous la direction de son talentueux cinéaste de mari Sam Mendes, pour des Noces Rebelles. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre avec le réalisateur d’American Beauty, Jarhead ou encore des Sentiers de la Perdition. Dans son dernier film, il filme la descente aux enfers d’un couple fraîchement installé dans une banlieue pavillonnaire américaine. Kate Winslet, habituée à nous éblouir avec des rôles forts, confirme qu’elle est une actrice aujourd’hui incontournable (ses deux Golden Globes, dont un pour ce film, lui rendent enfin justice). Dans la peau d’April Wheeler, elle incarne avec justesse et intensité les doutes et le malaise qui habitent son personnage. Piégée, résignée, elle se demande si elle aime toujours son mari, qui lui, n’ose pas suivre ses propres envies pour se complaire dans la vie monotone des « suburbs ». Interprété par un Leonardo DiCaprio très convaincant éloquent, ce dernier met à jour les doutes et les enjeux d’un mari qui tente de ne pas décevoir sa femme tout en menant une vie qui ne lui convient pas. Lorsque les deux personnages sont à l’écran, le duo fait des étincelles. Leurs échanges sont crus, violents et réalistes. Des performances d’acteurs comme on en voit peu.


Jamais larmoyant et balourd, Sam Mendes aborde des thèmes forts comme l’abandon de ses rêves, l’adaptation forcée au moule de la société ou encore de faire passer les apparences avant le véritable bonheur. Plus subtil et sobre qu’American Beauty qui dénonçait aussi le système dans le même cadre, Les Noces Rebelles bénéficie de la mise en scène toujours aussi élégante du réalisateur américain. Le film divisera, certains trouveront que ça parle trop tandis que d’autres seront peut-être plus touchés par les thèmes abordés. Pour ma part j’ai beaucoup aimé et je le rapprocherai du Closer de Mike Nichols. Et puis rien que pour les prestations de Winslet et DiCaprio, ça vaut le détour.
 
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