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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 21:30

Après les désastreux La Ferme se Rebelle et Chicken Little, les studios Disney reprennent du poil de la bête grâce à John Lasseter de Pixar, fraîchement promu à la tête de l’empire animé de la souris. Le premier bébé à sortir sous sa supervision est Volt, un chien superstar d’une série à la télévision façon Lassie dopé aux hormones, et qui s’y croit trop. Le problème est qu’une fois sorti des studios et perdu dans New York, le jeune canidé doit se confronter à la réalité et retrouver son chemin jusqu’à Hollywood. Volt, Star Malgré Lui est un road movie animé très réussi. Débutant sur les chapeaux de roue par une introduction survoltée que Michael Bay et Jerry Bruckheimmer n’auraient pas renié, le film se suit avec un plaisir certain sur un rythme effréné.


L’animation est techniquement parfaite et se savoure encore plus avec la technologie 3D disponible dans plusieurs salles en France. Les petites boules de poil sont évidemment « trop mignonnes », à commencer par le héros du film, un berger allemand tout blanc, assuré d’écouler les stocks de peluches du Disney Store. A ses côtés, une chatte de gouttière déprimée se voit embarquer malgré elle dans l’aventure et sera rejoint plus tard par un hamster fanatique qui décrochera les plus gros rires. Ce dernier est d’ailleurs admirablement bien doublé par Gilles Lelouche en VF.On évite hélas pas l’inévitable chanson qui semble ici insérer contre vents et marées comme un clip musical au milieu du film. Le scénario ne fait pas dans l’originalité et emprunte un peu à Toy Story 1 (Volt qui se prend vraiment pour son personnage) et 2 (la backstory de Mitaine), mais offre tout de même assez de rebondissements inédits pour être rafraîchissant. Volt est un divertissement royal et canin qui comblera à n’en pas douter les petites et les grandes têtes blondes (et brunes aussi y a pas de raisons !).
Sortie en salles: O4.O2.O9


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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 00:05
Les news de la semaine :
Les studios Disney ont décidé de ne pas poursuivre l'aventure Narnia suite au score décevant du Prince Caspian au box-office. Walden Media qui co-produisait la saga est en train de se tourner vers d'autres studios afin de monter le troisième chapitre, Le Passeur d'Aurore.
Alors que le film n'est pas encore sorti en France, la suite de Twilight a d'ores et déjà une date de sortie: 20 novembre 2009. De plus, ce ne sera pas Catherine Hardwicke qui en assurera la réalisation mais Chris Weitz à qui l'on doit le fiasco de la Boussole d'Or. Espérons qu'il soit plus inspiré avec les vampires que les ours polaires.
Inglorious Basterds, le prochain film de Quentin Tarantino, dont quelques scènes se sont tournées à Paris il y a quelques semaines, sortira sur les écrans américains le 21 août 2009 (tiens, le jour de mon anniversaire, merci Quentin!). La rumeur veut aussi que le film soit présenté au Festival de Cannes.
Baz Luhrmann a trouvé son prochain projet. Le réalisateur de Moulin Rouge et Australia va mettre en scène le remake d'un classique du cinéma américain: Gatsby le Magnifique.

Les bandes-annonces à voir :
Des hamsters en mission commando? C'est dans la ménagerie de Disney et Jerry Bruckheimmer que ça se passe avec le film G-Force: cliquez ici Le trailer japonais de Street Fighter: The Legend of Chun-Li: cliquez ici Ben Stiller repasse une Nuit au Musée (2) mais cette fois en la compagnie d'Amy Adams et Alain Chabat: cliquez ici

Les images de la semaine :
De gauche à droite: Will Ferell dans une aventure préhistorique: Land of the Lost L'affiche japonaise de Marley & Moi dans lequel Jennifer Aniston et Owen Wilson cabotinent Meryl Streep et Phillip Seymour Hoffman s'affrontent dans Doute sous le regard innocent d'Amy Adams Casting royal et sexy pour The Women.

Les sorties de la semaine :
Twilight sort dans les salles et comblera les milliers de fans français qui attendaient plus ce jour que Noël. Pour les autres, le Che de Steven Sodderberg dévoile sa première partie.

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 13:30

L'attente est terminée pour les fans français, c'est demain 7 janvier que sortira sur nos écrans le chapitre 1 de Twilight. Véritable phénomène à travers le monde, nous pourrons mesurer son ampleur en France cette semaine. En tout cas, la vie de Robert Pattinson et Kristen Stewart a définitivement changée depuis la sortie du film aux Etats-Unis. Les jeunes comédiens ne peuvent désormais plus sortir incognito et font les unes des magazines du monde entier.


Mais ce n'est pas pour autant qu'ils vont limiter leur carrière cinématographique à Twilight. On retrouvera par exemple Robert Pattinson dans Little Ashes, dans lequel il incarne un jeune Salvador Dali. Kristen Stewart de son côté sera à l'affiche d'Adventureland, une comédie qui raconte la vie et les déboires d'employés dans une fête foraine. Elle aura pour partenaire Ryan Reynolds. Tout ça avant de retrouver leurs personnages d'Edward et Belle pour le tournage de New Moon, le chapitre 2 de Twilight, dont le tournage devrait commencer dans les prochaines semaines pour une sortie en salles à la fin de l'année.

Et en parlant de Twilight, vous pouvez voir les interviews de Robert Pattinson, Kristen Stewart et Catherine Hardwicke montés sur Commeaucinema.com en cliquant ici.
Photos issues du photoshoot officiel du cast à Rome
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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 19:55

Pendant les fêtes, le théâtre du Châtelet proposait le spectacle musical On The Town joué par la production du English National Opera. On connaît déjà un peu l’histoire du musical grâce au film culte de 1949 qui réunissait Gene Kelly et Frank Sinatra dans les rôles de marins débarquant à New York pour une journée de permission. Ils comptent bien mettre à profit leur temps imparti pour y faire de belles rencontres. Le spectacle présenté dans le cadre somptueux du Châtelet sent bon le Broadway d’antan, saupoudré par un brin de modernité qui se traduit notamment par l’utilisation conceptuelle du décor (le rendu du métro new-yorkais est ingénieux et drôle pour ceux qui l’ont expérimenté) et des chorégraphies entraînantes. La troupe est aussi très talentueuse, jouant, chantant et dansant avec une énergie communicative.


On réécoute avec plaisir les chansons « New York, New York » qui ouvre le musical, la sublime « Some Other Time » ou encore de la tournée des boîtes brillamment mise en scène sur «So Long Baby / I'm Blue / Ya Got Me ». Les nombreux numéros de danse qui ponctuent le spectacle sont de véritables tableaux vivants et colorés, vibrant sur la partition de Leonard Bernstein. Le cast est constitué de pointures de Broadway. On y retrouve Adam Garcia (qui a joué Fiyero dans Wicked à Londres, et accessoirement dans le film Coyote Girl) dans le rôle de Chip, Caroline O’Connor (la prostituée du Roxane de Moulin Rouge, Chicago…) qui interprète la délurée Hildy aux manières franches et directes, et Tim Howar (Tommy, le musical de The Who). Même si le rythme et le traitement assez simpliste de l’histoire donne à l’ensemble un parfum vieillot comparé aux productions que peut nous livrer Broadway aujourd’hui, On The Town demeure un grand spectacle rempli de nostalgie (je vais m’acheter le DVD du film sur le champs) qui pour le bonheur du public parisien, a eu la bonne idée de faire escale dans la capitale française pendant les fêtes.

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 00:05
2008 a été une très bonne année cinéma comme vous avez pu le voir dans notre TOP 15, mais elle n’a pas été exempte de son lot de daubes. A noter que j’ai quand même un certain instinct et que j’évite assez souvent d’aller voir des films qui sentent le navet à des kilomètres. Mais il arrive que je sois extrêmement déçu suite à une séance et ce fut le cas quelques fois en 2008. Si le retour d’Indiana Jones a été plutôt faiblard, on ne peut pas parler de daubes, par contre pour le classement suivant, le mot est tout à fait approprié. Dans les moins pires, on retrouve Super Heros Movie, une énième parodie « Movie » qui s’amuse à parodier le genre des surhommes en collants. Sans imagination, quelques gags font rire, mais au bout du compte, le film est plutôt pathétique. Dans le même genre, 2008 nous a livré Spartatouille que je n’ai heureusement pas vu. Après Matrix, les frères Washowski ont osé nous pondre Speed Racer cette année. Une adaptation gerbante du dessin animé japonais de l’enfance de nos parents. Des effets spéciaux à en vomir au service d’un scénario débile et des acteurs qui se demandent ce qu’ils font là. Autre déception, Star Wars Clone Wars, qui n’est autre que le pilote d’une série de dessins animés basé sur l’univers de George Lucas, au design anguleux et douteux, qui s’est payé le luxe du grand écran. Les jeux vidéos sur grand écran c’est pas la joie et Max Payne va dans ce sens. Mark Wahlberg a l’air de s’ennuyer ferme dans ce film vide de tout (scénario stupide, pas de scènes d’action avant 1H de film…). A oublier ! Gil Kenan s’attaque au film en prises de vues réelles après Monster House et le résultat est loin d’être convaincant à part le design réussi : duo d’acteurs tête à claques, histoire niaiseuse, Bill Murray qui s’emmerde… On zappe La Cité de l'Ombre !


Mark Wahlberg n’a pas eu beaucoup de chance cette année, avant Max Payne, il s’est laissé embarquer par M. Night Shyamalan dans son Phénomènes. L’un des plus gros foutages de gueule de l’année : la scène où le héros discute avec une plante restera dans les annales. L’époque d’Incassable ou du Sixième Sens est bien loin. En France, le plus gros gaspillage du cinéma français s’appelle Astérix aux Jeux Olympiques, avec à la réalisation un producteur avide de ramasser le maximum de pognons. Résultat : un film creux qui accumule les gags ineptes et les guest-stars inutiles. Un ratage monumental qui se fera éclipser par les Chtis. Never Back Down représente ce que le cinéma américain peut faire de plus affligea. Un téléfilm pour ado mal dans sa peau dont le héros s’entraîne dur pour se venger des méchants beaux gosses du lycée qui l’embêtent. On se demande toujours comment un acteur comme Djimoun Hounsou a accepté de figurer dans un film aussi affligeant. Roland Emerich est capable du pire (Independance Day) comme du moins pire (Le Jour d’Après), cette année il a définitivement opté pour le pire du pire avec 10.000. Un espèce de film préhistorique totalement hérétique qui emprunte allègrement à l’Apocalypto de Mel Gibson, avec des héros homos sapiens à la barbe finement taillé et au torse intégralement dépilé. Nul !



Et enfin, ce qui doit être la plus grosse déception de l’année, et qui pourtant était porteuse de tant d’espoir : le face à face tant attendu entre Robert DeNiro et Al Pacino. La Loi et l’Ordre s’avère être au final un vulgaire polar insipide. Le pire épisode des Experts est plus regardable que ce nanar dont on se demande quel atout a bien pu attirer deux monstres du cinéma comme DeNiro et Pacino ? Bref, 2008 nous a aussi réservé son lot de déconvenues, mais il faut de tout pour faire un monde et ce serait quand même bien monotone si on avait que des chefs-d’œuvre non ? Quels ont été vos pires films cette année ?
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 21:09

Comme si ils avaient besoin de faire baisser la pression après leur monumental No Country For Old Men, les frères Coen reviennent à leur trilogie de l’idiot (commencée avec O’Brother et Intolérable Cruauté) qu’ils closent avec ce Burn After Reading très réussi. Deux simplets joués par Frances Mcdormand et Brad Pitt découvrent par hasard un CD rempli d’informations top secrètes appartenant à un ancien employé de la CIA. Lorsqu’ils décident de soumettre ce dernier au chantage, le monde est alors témoin d’une succession de catastrophes et de rencontres en tout genre mettant en lumière une galerie de personnages exubérants. Le casting en or prend visiblement plaisir à jouer les bêtas, à commencer par Brad Pitt qui en volerait presque la vedette à ses partenaires dans un numéro totalement à contre emploi de prof de gym simple d’esprit. Mais on éclipse pas aussi facilement une Tilda Swinton magistrale en garce infidèle, John Malkovich excellent et George Clooney toujours très bon dans la farce, avec une mention particulière à Frances Mcdormand qui est à la fois touchante et décalée. Fort d’un scénario totalement barré, les frangins s’éclatent à mettre en scène de manière simple mais efficace, les situations les plus loufoques possibles. Le film prend un peu de temps pour démarrer mais trouve rapidement son rythme de croisière. Burn After Reading est un ovni cinématographique tellement déjanté que seuls les plus grands cinéastes peuvent se permettre de réaliser aujourd’hui.


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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 20:00

ANGELINA JOLIE
:
Cette année encore, Angelina Jolie était sur tous les fronts et au cinéma, elle a démontré qu’elle était bien plus qu’un physique parfait et l’égérie de la presse people. Depuis son mariage très médiatisé avec Brad Pitt, l’actrice ne s’est pourtant pas laissé déborder par les tabloïds. On l’a vu cette année en assassin mortellement sexy dans Wanted, dont elle partage l’affiche avec James McAvoy et Morgan Freeman. Elle a également prêté sa voix à la tigresse animée de Kung Fu Panda, aux côtés de Jack Black, Jackie Chan et Lucy Liu. Cet été, elle donne la vie à des jumeaux dans le sud de la France, ce qui ne l’empêchera pas d’assurer un bout de promotion pour le dernier film de Clint Eastwood, qui l’a choisie pour tenir le rôle titre de L’Echange. Un rôle intense, bouleversant et prenant qu’elle a assuré avec brio. Le réalisateur a d’ailleurs été conquis de sa collaboration avec Angelina Jolie qu’il compare aux plus grandes stars d’Hollywood des années 40. Sa performance est sans doute l’une de ses meilleures (on pourrait y ajouter celle d’Un Cœur Invaincu) et lui vaut une nomination au Golden Globes dans la catégorie de la Meilleure Actrice. Elle fait taire les mauvaises langues et prouve son talent, tout en continuant de mener sa vie de grande famille et de confirmer son engagement dans les causes humanitaires. Une femme, une vraie !

ROBERT DOWNEY JR :

C’est le comeback de l’année. Même si pour moi personnellement, j’ai redécouvert l’acteur dans l’excellent Kiss Kiss Bang Bang de Shane Black avec Val Kilmer (à découvrir d’urgence si vous ne connaissez pas !). Indéniablement, 2008 a été sous le signe de Robert Downey Jr. Quand le projet Iron Man fut annoncé, personne n’y croyait : un acteur dans la quarantaine aux multiples déboires  et un réalisateur pas encore très expérimenté aux commandes, ça n'augurait rien de bon. Et pourtant, le film de Jon Favreau fut l’un des plus gros cartons de l’année, juste derrière le Dark Knight. Effets spéciaux déments, un ton très second degré appréciable et surtout un Robert Downey Jr classe sous le costume de fer. Une recette qui a conquis les fans et le grand public. Si bien qu’une suite a déjà été lancée, une belle revanche pour le comédien qui a connu le pire (cures de désintox, alcoolisme…). Après le superhéros, Robert Downey Jr se laisse entraîner par Ben Stiller dans l’hilarant Tonnerre Sous les Tropiques. Dans le rôle d’un comédien qui se colore la peau pour pouvoir jouer un soldat noir, il est politiquement incorrectement très drôle et vole la vedette à ses comparses. Une performance hilarante qui lui vaut une nomination aux prochains Golden Globes. Sa carrière ne semble plus vouloir s’arrêter, il a d'ailleurs commencé le tournage de Sherlok Holmes de Guy Ritchie dans lequel il jouera le célèbre détective britannique aux côtés de Jude Law.

Et vous, quels ont été vos hommes et femmes de l'année ?
Credits photos: Angelina Jolie par Patrick Demarchelier pour Vanity Fair - Robert Downey Jr pour l'Uomo Vogue
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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 00:01

Actuellement dans les salles, Australia réunit à l’écran Hugh Jackman et Nicole Kidman et ne déçoit pas les fans du grand Baz Luhrmann. L’équipe du film était d’ailleurs à Paris au début du mois pour présenter le film à la presse, et j’ai eu la chance de pouvoir assister à la conférence de presse grâce à ma collègue adorée. Ce n’est pas sans une certaine appréhension que je m’installais dans la salle, sachant qu’en face de moi, à quelques pas, allaient s’asseoir Nicole, Hugh et Baz. On a lu plein de choses sur Nicole Kidman, comme quoi elle était devenue horrible après avoir abusé de la chirurgie esthétique. Et bien si c’est vrai, ça ne se voit pas du tout ! Lorsqu’elle est rentrée dans la salle, elle était tout simplement divinement belle. Ses yeux bleus illuminaient la pièce et elle irradiait dans sa robe sobre mais très très classe. Hugh Jackman est aussi handsome en vrai, et il est très grand ! Pendant la conférence, le public était captivé par les réponses de Baz Luhrmann qui est un homme résolument passionnant à écouter. Que ce soit les anecdotes de tournage ou le scandale du traitement des aborigènes en Australia, on aurait pu l’écouter pendant des heures.


Nicole Kidman évoque sa nouvelle vie de famille et confirme qu’elle pense privilégier sa fille pendant les prochains mois. Je prends le micro et ose poser la question qui brûle les lèvres de toutes les femmes de l’assistance : Comment s’est passé le tournage de la scène de la douche de l’Outback dans laquelle Hugh Jakman se lave à l’aide d’un seau d’eau en pleine nature. Je demande également comment Baz a su dosé l’humour, le drame et l’aventure dans son film et trouver la juste limite dans tout ça. L’équipe rigole et Hugh Jackman répond qu’il s’agit de la manière authentique de se laver des drovers en Australie, et mime même la scène à nouveau. Un bon moment ! Les meilleures choses ayant toujours une fin, il est déjà l’heure pour eux de partir. Quant à vous, courrez voir le film si ce n’est déjà fait ! Les photos sont sur ma galerie FlickR : cliquez ici.
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 19:59

2008 s’achève déjà et le bilan cinématographique de l’année est plutôt satisfaisant. Beaucoup de très bons films ont jalonné les douze mois, dans des styles très différents. Des comédies douces amères, des blockbusters qui ne prennent pas le public pour des idiots, des performances d’acteurs à couper le souffle, des films d’animation qui repoussent encore et toujours les limites techniques et cinématographiques du genre ? Il y en avait pour tous les goûts. De quoi oublier les grosses déceptions de l’année comme le retour un brin décevant d’Indiana Jones, d’une comédie musicale brouillonne (Mamma Mia !) ou d’un face à face qui aurait pu être mythique mais qui s’est avéré être un pétard mouillé (DeNiro et Pacino dans Righteous Kill). Revenons donc sur les 15 meilleurs films de 2008 :

En haut du classement, le choix a été difficile, mais la palme revient à The Dark Knight. Tout simplement la meilleure adaptation de comics jamais réalisée. Un blockbuster qui a du caractère et qui offre au spectateur son lot de grand spectacle avec un scénario tout sauf stupide. Ajoutez à cela des interprétations de premier choix par le casting génial, dominé par la performance posthume de Heath Ledger, magistral en Joker. La choc de l’année. Batman est suivi de très très près par le robot aux yeux les plus expressifs du monde : WALL-E. Le nouveau bijou des studios Pixar est encore un chef-d’œuvre instantané. Avec une première partie quasiment muette qui rivalise avec les meilleurs moments de Charlie Chaplin, les artistes se sont surpassés et offrent à leurs personnages des scènes riches en émotions, couplées à de formidables séquences de science-fiction. Un totale réussite. En troisième position, on retrouve Daniel Day Lewis qui livre une performance incroyable dans le nouveau film de Paul Thomas Anderson : There Will Be Blood. Dans la peau d’un magnat du pétrole, Day Lewis est épatant, autant que les paysages magnifiques et la mise en scène maîtrisée d’Anderson. Sans oublier l’une des répliques cultes de l’année : « I drink your milkshake ! ».


Dans la suite du classement, on retrouve la délicieuse Ellen Page qui a percé cette année grâce à Juno, l’histoire douce amère de cette jeune ado en cloque au regard cynique sur le monde qui l’entoure. Une comédie indé rafraîchissante. Sept ans après Moulin Rouge, le retour de Baz Lhurmann se fait avec des dimensions épiques avec Australia, une fresque romanesque qui réunit Nicole Kidman et Hugh Jackman et qui en met plein la vue. Des plans magnifiques, de l’humour, des séquences spectaculaires, du romantisme exacerbé, Baz était en forme et tant mieux ! Colin Farrell dans son plus beau rôle, c’est dans Bons Baisers de Bruges que ça se passe. L’histoire de deux espions envoyés dans la ville belge suite à une bavure, dans laquelle ils vont tant bien que mal tenter de passer le temps. Répliques assassines, scènes politiquement incorrectes et une alchimie parfaite entre Farrell et Gleeson font de cette comédie un must de 2008. Le quota de poésie et d’enchantement a été assuré par le petit bijou Penelope, dans lequel Christina Ricci au nez porcin allait vivre un conte de fée avec James McAvoy, en prince pas si charmant de prime abord. Du lourd maintenant avec No Country for Old Men des frères Coen, primé aux Oscars. Le film, un western moderne en forme de course poursuite entre trois hommes à travers les paysages sublimes du Nevada. On se souviendra longtemps de l’interprétation viscérale (et de la coupe de cheveux) de Javier Bardem. La nouvelle collaboration de Tim Burton et Johnny Depp est encore une fois une belle réussite. S’attaquant à la comédie musicale sanguinolente avec Sweeney Todd, le cinéaste chevelu livre l’un de ses plus beaux films récents.


Le nouveau Gondry, Soyez Sympas Rembobinez, est une petite merveille de comédie, mais aussi un hommage vibrant à l’imagination et à l’amour du 7ème art, le tout porté par les prestations touchantes d’un casting en or. Le cru 2008 de Wes Anderson est aussi d’excellente facture, en nous invitant A Bord du Darjeeling Limited, le réalisateur nous replonge dans son univers décalé, mélancolique et envoûtant. Un voyage agréable en compagnie d’un trio d’acteurs au sommet (Owen Wilson, Adrian Brody et Jason Schwartzman). Le cinéma espagnol a prouvé sa grande forme cette année, notamment avec L’Orphelinat de Bayona. Un film fantastique aux scènes vraiment flippantes, mais aussi et surtout très poétique et à la fin sublime. Iron Man est sans doute le film le plus fun de l’année, fort d’avoir osé parié sur  Robert Downey Jr en tête d’affiche et sur un ton léger et sans prises de tête. Angelina Jolie trouve son plus beau rôle dans L’Echange grâce à Clint Eastwood, un film bouleversant et impeccablement mis en scène. Du grand art. Enfin, à la15ème place, c’est le dépaysant Into the Wild de Sean Penn, qui a envoyé Emile Hirsh se perdre en pleine nature pour réaliser cette biographie sauvage et prenante. Il a été difficile de faire un choix tellement il y a eu de films de qualité cette année.
2008 s’achève, mais 2009 arrivé déjà avec des films très attendus : Les Inglorious Basterds de Tarentino en tournage actuellement à Paris, Les Noces Rebelles de Sam Mendes qui réunit Kate Winslet et Leonardo DiCaprio dix ans après Titanic, Up de Pixar, Milk, Volt, Yes Man etc… etc…

Retrouvez les critiques du TOP 15 sur IBWK:
The Dark Knight, WALL-E, There Will Be Blood, Juno, Australia, Bons Baisers de Bruges, Penelope, No Country For Old Men, Sweeney Todd, Soyez Sympas Rembobinez, A Bord du Darjeeling Limited, L'Orphelinat, Iron Man, L'Echange et Into The Wild.

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 23:32

Il est très difficile pour un film d’animation de tirer son épingle du jeu parmi les grosses machines de Pixar et de Dreamworks. Beaucoup s’y sont cassé les dents mais il arrive que parfois, une bonne surprise surgit de nulle part, et cette année elle s’appelle Igor. Igor est un Igor, terme qui désigne les pauvres bossus dont le destin est d’obéir à leurs maîtres, généralement des savants fous aux inventions rocambolesques. Mais notre Igor ne rêve que d’une chose : d’être lui-même un inventeur et laisser libre cours à son imagination. Et d’imagination, les artistes qui ont travaillé sur le film n’en manque pas. Le design, à la croisée d’un Tim Burton période Etrange Noël et des films d’horreur de la Hammer (Frankenstein), est très inspiré et emmène le spectateur dans un univers coloré et sombre à la fois. L’ambiance et l’atmosphère, glauque et frénétique, et également des plus convaincantes. Budget beaucoup moindre oblige, l’animation paraît sommaire par rapport aux merveilles des studios à la lampe de bureau, et le scénario est un peu confus par moment, avec un rythme en dent de scie.

Mais le film se rattrape aisément avec ses dialogues et répliques absolument hilarantes et vraiment bien trouvées. Le lapin suicidaire mais immortel doublé par Steve Buscemi en version originale, remportant la palme des meilleurs fous rires. Le casting vocal original est d’ailleurs de très bonne facture, le héros parle avec la voix bien reconnaissable de John Cusack, tandis que John Cleese joue les savants fous. Igor est un excellent divertissement et une bonne surprise, qui pêche peut-être niveau technique mais qui se rattrape haut la main sur les dialogues exquis, ses personnages attachants et à son univers captivant.

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