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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 22:15

amsterdamheader

Alors que les feux d’artifices illuminaient les cieux de France, j’étais pour ma part au Pays Bas, non loin d’Amsterdam dans la ville de Noordwijk. En effet, j’ai eu la chance de partir trois jours, logé, nourri mais pas blanchi, à l’occasion de la journée d’interviews européennes de l’équipe de WALL-E (ça comme d’habitude, je vous le garde pour un billet spécial pour la semaine prochaine). 14 juillet, je prends mon avion à Roissy, première surprise, je suis en business. Pendant le vol, je me délecte de la collation (une succulente mousse de fruits rouge et son coulis) offerte, ça change de la barre de chocolat. Une petite heure plus tard, j’atterris à l’aéroport d’Amsterdam. Premier constat, il est immense. Dès la valise récupérée, je me retrouve dans un gigantesque centre commerciale où Burger King (Yee-hay !) côtoie Starbucks et dizaines d’autres enseignes. D’ailleurs je constate avec effroi que la batterie de mon appareil photo m’a lâché. Je pars donc à la recherche d’un chargeur et en déniche un dans une boutique spécialisée photo (y a de tout dans cet aéroport je vous dis !).

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Bon, c’est pas tout ça, mais il faut que je trouve le chauffeur de la navette qui va me conduire, moi et une confrère, jusqu’à l’hôtel, situé à 40 km de la ville. Un homme tient une pancarte WALL-E par là, c’est bien lui. Hop ! On grimpe dans un taxi et on est bon pour une virée dans la campagne néerlandaise, avec des paysages typiques : petites maisons en bord de canal, moulins à vents… Charmant ! Arrivé à l’hôtel, c’est le choc. On se retrouve devant un énorme bâtiment, style années 70’s, très imposant et qui, deuxième surprise, se trouve en bord de mer, au sommet d’une dune ! Après un check-in express, je pars inspecter ma chambre et c’est le grand confort ! Spacieuse, look un peu rétro mais c’est très luxueux. La salle de bain est particulièrement agréable avec douche et baignoire intégrée. Bon c’est pas tout, mais j’ai la journée de libre et la météo est au beau fixe. Ma collègue qui m’a accompagnée dans l’avion a aussi envie de découvrir Amsterdam et vu le temps magnifique, autant en profiter tout de suite. En attendant la navette, on va déjeuner à la terrasse du restaurant, avec vue sur la mer. L’air marin ça vivifie tout de suite. La salade César avalée, on est parti pour Amsterdam.


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Arrivés vers 15h à la Gare Centrale, on chope un plan et se dessine rapidement un parcours à effectuer. On descend donc le long de la Damirak en direction du Dam. Déjà les façades et l’architecture particulière de la ville m’interpellent. C’est coloré et agréable, surtout sous un ciel aussi bleu. La rue est assez bondée, des touristes (beaucoup de français), des locaux, beaucoup avec leur joint à la main, libre. L’ambiance est agréable, même dans les transports, on se sent pas agressés ni pressés par les gens derrière. Cela change de Paris assurément. On arrive au Dam, où un saltimbanque divertit la foule en jonglant avec des couteaux, tout en se déplaçant sur un monocycle. C’est ici aussi que Madame Tussaud’s a pris ses quartiers, à côté du Palais Royal et du Nieuwe Kerk.

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On prend à gauche et on se retrouve à border un canal que l’on traverse par un petit pont. Le paysage a un charme certain, et l’eau ajoute à l’atmosphère paisible des ruelles. On se retrouve dans le quartier du Jordaan, pas loin de la maison d’Anne Frank, on passera juste devant vu la foule qui patientait pour y pénétrer. Les vélos sont en nombre dans la ville et le soucis, c’est que ça fait moins de bruit qu’une voiture. Combien de fois j’ai faille me faire renverser par un bicycle durant la journée ? On passe ensuite devant l’homomonunente, une œuvre constituée de trois triangles en hommage aux homosexuels au cours de l’Histoire, puis on revient vers le centre de la ville. On longe le marché aux fleurs, un défi pour moi, allergique au pollen. On longe un autre canal jusqu’à l’Opéra puis on se dirige doucement mais sûrement vers le réputé Quartier Rouge, aka Redlight.

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Réputé pour les néons rouges surplombant les vitrines où s’exposent les prostitués aguichant les potentiels clients, l’atmosphère est ici assez unique. Les façades sont ici moyenâgeuses et côtoient les sex-shops et coffee-shops. Et le canal coule doucement en son milieu, comme si de rien était. Il était 17h30 environ quand nous y étions, et c’était plutôt calme, malgré ce que l’on dit sur les dealers et les pickpockets, ça doit être autre chose à la tombée de la nuit. La fatigue se faisant sentir, on remonte doucement mais sûrement vers la gare. Sur le chemin, je me prends un cornet de frites à la meilleure friterie de Hollande (c’est marqué sur l’enseigne ;)). A la gare, nous prenons un train, bien confortable et dans lequel je me délecte des frites qui sont belles et bien délicieuses. Une heure plus tard et un trajet en bus perdu en pleine campagne après, nous revoilà à l’hôtel. Je saute dans un bon bain chaud avant de descendre prendre un bon dîner gastronomique au restaurant (je précise que c’est payé par le studio bien sûr et que je n’aurai jamais pu me payer un tel repas).

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Le lendemain matin, le créneau était réservé aux interviews, j’avais donc l’après-midi pour me détendre à la piscine et au hammam de l’hôtel. J’ai évité le sauna car la maillot de bain était interdit, et oui, tout le monde à poil et vu les énergumènes pas très frais qui s’y prélassaient, j’ai préféré passer mon tour. Ensuite, une petite ballade sur la plage s’est imposée, la météo était plus grise ce jour et le vent nous fouettait le visage. Le long du Boulevard, était organisé le festival des constructions de sables, consacré cette année à Disney ! On est pas dépaysés :D. Le séjour touche à sa fin, après une dernière nuit dans le lit moelleux à souhait, je repars pour Paris. Amsterdam est une ville franchement sympathique à l’ambiance chaleureuse et aux paysages variés et colorés. Les canaux ajoutent un charme certain à la cité et le Velib ferait ici un malheur… ou pas puisque tout le monde a le sien. Je n’hésiterai pas à y retourner plus tard et plus longuement afin de tester les soirées en ville.

Retrouvez d'autres photos d'Amsterdam dans ma galerie FlickR en cliquant ici.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 10:00

hulkheader
Après un essai décevant de la part d’Ang Lee, les studios Marvel ont décidé de reprendre les affaires du colosse verdâtre en main. Ils ont ainsi décidé de relancer la franchise en confiant les manettes à Louis Leterrier, un français qui a fait ses armes avec la saga du Transporteur chez Besson. Moins porté sur la psychologie que sur l’action pure et dure, ce dernier était donc un choix idéal pour reporter à l’écran l’Incroyable Hulk. Dans ce film, Bruce Banner se cache dans les favelas au Brésil, où il apprend à contrôler son rythme cardiaque (et ainsi les apparitions de son alter ego nerveux). Mais le passé le rattrape quand le général Ross retrouve sa trace et envoie le vil Blonsky et ses hommes à ses trousses. Alors on s’y attendait un peu, mais le traitement des personnages et la direction d’acteur sont vraiment légers. Si Edward Norton est irréprochable, il n’est pas aidé par des dialogues peu inspirés. Liv Tyler est transparente et fatigue à continuellement parler sur le même ton (Carla Bruni/Liv Tyler même combat). La palme du jeu le plus irritant revient à Tim Blake Nelson dont le personnage de scientifique fou est insupportable, et son surjeu n’aide assurément pas. Reste Tim Roth qui reste excellent en bad guy assoiffé de puissance. Les enjeux et les relations sont vite expédiés au profit du spectaculaire.
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De ce côté là, pas de chichis, c’est assez réussi. Si cela reste toujours difficile de reconnaître les traits de Norton derrière l’amas de 3D que représente Hulk, le monstre est convaincant et sa furie est bien rendue, grâce notamment à la caméra virevoltante du réalisateur français. C’est bourrin mais totalement assumé, donc on prend pas mal de plaisir à voir Hulk affronter Abomination en explosant les bagnoles sur leur passage en plein New York. Il y a aussi de bonnes idées éparpillées ci-et-là (la transformation dans la fumée…) mais au delà de ça ? Et bien pas grand chose justement, les séquences entre les scènes d’action tentent de tirer sur la corde des sentiments en vain et le montage est plat et invite rapidement à l’ennui. A noter tout de même à la fin du film, une apparition jouissive de Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr). Au final, le Géant Vert offre un honnête film pop corn dopé aux OGM non sans un léger goût de déception.
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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 00:01

 

logoParce que le cinéma j’aime et j’adore ça, et que j’ai envie de partager plus avec vous, voici un nouveau rendez-vous sur IBWK : Kinoo’s Weekly Movie News. Chaque mercredi, je vous diffuserai une sélection de nouvelles du monde du 7ème art qui m’ont marquées, avec en bonus, le film à voir en salles cette semaine. C’est parti !

wickdMusicals au cinéma : Vous savez que je suis un grand amateur de musicals et de films, alors quand les deux se mélangent, cela donne généralement du très bon spectacle (Hairspray récemment). Et si il y a bien un musical dont je souhaite qu’Hollywood nous ponde une adaptation, c’est bien Wicked. Alors vous imaginez ma réaction quand j’ai lu que le producteur Marc Platt a annoncé que le projet était en cours chez Universal. Même s’il est trop tôt pour parler de casting, je verrai bien Reese Witherspoone dans le rôle de Galinda et Idina Menzel conserver celui d’Elphaba (et vous ?). Le producteur a annoncé néanmoins qu’il faut s’armer de patience pour le moment, son but à lui et son co-producteur Stephen Schwartz (aussi compositeur des chansons) étant de ne pas décevoir les fans. Actuellement, il travaille sur l’adaptation de la comédie musicale Nine, dont le casting est royal, jugez-en par vous même : Daniel Day Lewis (oscarisé pour There Will Be Blood), Judi Dench (oscarisée pour Shakespeare in Love), Marion Cotillard (oscarisée pour La Môme), Sophia Loren (oscarisée pour La Ciociara), Penelope Cruz (pas oscarisée mais primée à Cannes pour Volve) et Fergie (des Black Eyed Peas, pas oscarisée).

tdkthumb The Dark Knight établit un nouveau record : Vous vous en serez douté à la lecture de ma critique, j’ai été ébloui par le dernier film de Chris Nolan et par son casting impeccable. Je suis donc assez content pour l’équipe de voir que The Dark Knight, porté par une campagne marketing extraordinaire et inventive, vient de casser la baraque au box-office américain en accumulant plus de 155 millions de dollars de recette en un week-end, surpassant le tenant du titre jusqu’alors, Spiderman 3. Si aux Etats-Unis, Batman est une véritable icône, son succès en France a toujours été en deçà. Les paris sont ouverts pour sa carrière chez nous, le 13 août prochain.

rockaca2Jack Black rouvre les portes de la Rock Academy : Si comme moi vous adorez l’humour de Jack Black et si comme moi, vous aviez aimé le film Rock Academy en 2004 (si vous ne l’avez pas vu, courrez immédiatement le louer !), cette nouvelle est une très bonne nouvelle. Le comédien et le réalisateur Richard Linklater ont annoncé leurs retrouvailles pour une suite du film, School of Rock 2 : America Rocks, dans laquelle le héros emmènera cette fois des enfants faire le tour des USA à la découverte de l’histoire du rock. Jack Black est actuellement à l’affiche (ou presque) dans Kung Fu Panda.

hlkLa sortie de la semaine : Cette semaine, le cinéma verra vert, puisque l’événement c’est la sortie de l’Incroyable Hulk, lâché sur nos écrans. Mené par le français Louis Letterrier, ce blockbuster estival par excellence promet des scènes d’ action qui ne feront certainement pas dans la finesse. Mais Edward Norton garantira le minimum de crédibilité nécessaire au succès du film, comme l'a fait Robert Downey Jr pour Iron Man. Le géant vert réussira-t-il à être une aussi bonne surprise que l'homme de fer? Réponse demain avec la critique. 

 

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Published by Kinoo - dans Brèves
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 00:01

DKheaderDes mois et des mois de buzz médiatique, de suspense et de rumeurs aboutissent enfin avec la sortie en salles de The Dark Knight, soit la suite des aventures du nouvel homme chauve -souris que Chris Nolan avait rebooté avec Batman Begins en 2005. Après tant d’attente, le film se devait d’être à la hauteur de l’excellente campagne marketing orchestrée avec une maestria remarquable.

Le réalisateur du Prestige ne déçoit pas, bien au contraire, il place ici la barre encore plus haut et efface les frontières entre les genres, faisant de cette adaptation de comics book un polar sombre et violent se mesurant aux plus grands films du registre. Plus ancré encore dans la réalité que le premier opus, Bruce Wayne/Batman doit faire face à son plus redoutable ennemi, le Joker, dans une Gotham City corrompue et contaminée par la mafia et la pègre. Dans la peau du millionnaire justicier, Christian Bale approfondit son personnage, plus torturé que jamais, tiraillé par les responsabilités de sa double vie. Il sera aidé dans sa lutte contre le crime par des vieux de la veille comme le commissaire Gordon campé par Gary Oldman, qui trouve dans cette suite matière à  étoffer son rôle. Son fidèle confident Alfred (Michael Caine que l’on retrouve à chaque fois avec plaisir) est bien sûr de la partie, et si James Bond a Q, Bruce Wayne peut compter sur Lucius Fox (Morgan Freeman) pour lui fournir les dernières avancées technologiques nécessaires à son combat (dont une nouvelle Batpod sensationnelle).

Parmi les nouveaux venus, Aaron Eckhart endosse le rôle du nouveau procureur de la ville, Harvey Dent, voué à une tragique destinée. L’acteur a su dépeindre l’ambition et la détermination de l’homme visant à nettoyer les rues de Gotham des criminels, tout en l’affublant de nuances inquiétantes, prémices d’un futur aux deux visages. Mais celui vers qui tous les yeux sont rivés est sans aucun doute le regretté Heath Ledger, qui livre ici une performance phénoménale et incarne un Joker anarchique et redoutable. Complètement habité par le personnage, le regard perçant, il ne joue pas, il EST le méchant par excellence qui ne se soucie guère des dégâts qu’il cause avec allégresse et non sans un humour aliéné. Sa prestation est telle qu’elle fait oublier dès sa première apparition (magistrale) la version de Jack Nicholson qui paraît désormais bien fade, et regretter encore plus sa mort prématurée. Il est juste magistral. Tellement que le buzz autour d’une nomination posthume à l’Oscar commence à prendre de l’ampleur.
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Outre le casting parfait, The Dark Knight est aussi un excellent polar noir, qui s’articule autour d’un scénario riche et haletant et abordant des thèmes aussi divers que la politique et le social. Résolument sombre, le spectre du 11 septembre plane sur le film (le Joker est un terroriste qui n’a aucune tendresse pour le genre humain) et la population est ici dépeinte avec pessimisme (et réalisme ?). Contrairement au patriotisme d’un Spiderman, Batman est une peinture noire peu reluisante de l’Amérique paranoïaque. Les scènes de bravoure sont également de très bonne facture. Moins brouillonnes que sur Begins, les combats sont percutants et surtout, lisibles. La course poursuite dans les rues de Gotham impliquant une Batmobile survoltée, un Joker au volant d’un poids lourds nerveux qui finira par faire trois saltos, reste un monument du film. Le tout évidemment dans un univers esthétique bleu sombre de toute beauté, et accompagné d’une partition dantesque issue de la collaboration entre Hans Zimmer et James Newton Howard, deux grands noms de la musique de film.
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The Dark Knight parvient à dépasser son statut de simple blockbuster estival et se hisse sur la panthéon des grands films de genre. Fort d’un casting remarquable qui nous livre des performances incroyables, d’une réalisation sans faille et à un esthétisme marqué, Chris Nolan vient de réaliser Le Parrain des films de superhéros, rien que ça !
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 22:00

smoothieJ’en conviens, la chaleur de l’été s’avère encore timide au jour d’aujourd’hui et en bon optimiste que je suis, j’espère vraiment ne pas revivre une saison pourrie comme l’an passé et que l’on aura droit à nos rayon de soleil et à nos séances de bronzettes. Et quoi de mieux pour se rafraîchir qu’une bonne boisson à siroter, accablé par la chaleur ? Un bon smoothie, voilà quoi !

Depuis de longs mois déjà je suis accro à cette ambroisie de fruits fraîchement mixés. La recette est simple, on plonge des morceaux de fruits (ça peut être vraiment n’importe quoi : pomme, framboise, banane, fruit de la passion, mangue, orange etc…) et du yaourt glacé dans un mixer, et on verse le tout dans un verre. C’est tout bonnement divin. Mon cocktail préféré est le mélange de jus d’orange, fruit de la passion et framboise.

Alors l’inconvénient, c’est que pour boire des smoothies, il faut débourser un peu plus qu’un jus normal (comptez 4 euros minimum), et ce, dans les établissements qui en font. On peut aller par exemple à la Halle à Papayes présente dans le forum des Halles à Châtelet (j’y ai ma carte de fidélité)t, ou encore dans les chaînes de restaurants bios comme Noon. Le Paradis du Fruit s’en sort aussi avec les honneurs avec leur cocktails de fruits frais et de glace pilée mixée. Sans compter les nouvelles boîtes qui se montent à tout va pour surfer sur la vague. Moi je n'attend qu'une chose, que Jamba Juice débarque en France un jour, peut-être...

Alors attention, les célèbres marques de jus genre Tropicana se sont toutes lancées dans le créneaux et envahissent les rayons frais de leurs briquettes estampillées « smoothie », vendues à un prix prohibitif d’ailleurs, pour un résultat franchement pas fameux. C’est liquide et la saveur des fruits n’est pas comparable. A ce prix là, autant s’accorder un verre frais et goûtu. D'ailleurs, je commence à me tâter sévèrement pour m'offrir mon propre mixer. Premier argument, je pourrais me faire moi-même mes propres cocktails à la maison, et deuxièmement, sur le long terme, cela me reviendra certainement moins cher. Et vous, êtes-vous accro au smoothie ?

photo by Jacques Doucette

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 23:59

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On le sait, le gros problème du cinéma en ces périodes difficiles, c’est d’attirer les spectateurs dans les salles. Il faut donner envie à ces derniers de se déplacer pour voir les films au cinéma. Pas facile à l’ère du DVD où quelques mois après la sortie en salle, les gens peuvent voir et revoir à l’infini un film dans des conditions de plus en plus technologiques (merci le home cinema). Les studios rivalisent donc d’imagination pour relever le défi, et leur dernière lubie se joue en 3D. Et ça, les producteurs de Narnia et du Seigneurs des Anneaux l’ont bien compris, puisqu’ils se lancent dans la course en bonne position avec ce Voyage au Centre de la Terre 3D. Une revisite moderne du classique de Jules Vernes qui se fait en trois dimensions. Dans cette version 2008, un géologue de métier part en Islande afin de percer le secret de la disparition de son frère. Accompagné de son neveu et d’une jolie guide islandaise, ils embarquent malgré eux pour un voyage fantastique dans les entrailles de la planète. Dans le rôle principal, on retrouve Brendan Fraser, toujours aussi à l’aise dans l’aventure (La Momie…), qui mêle habilement l’humour et le cabotinage que le ton du film requiert. A ses côtés, les jeunes comédiens font ce qu’ils peuvent face aux écrans verts qui matérialiseront les multiples effets spéciaux du film. Venons-en d’ailleurs aux effets spéciaux, qui sont tout de même l’intérêt principal de ce film 3D. Ces derniers sont de très bonnes factures. Entres les créatures à peu préhistoriques belliqueuses et les décors fantastiques du centre de la Terre, la direction artistique est visiblement allé vers un look mêlant rétro et science fiction qui sied à ravir à l’ensemble. Les effets 3D sont nombreux et ne tombent pas (ou presque pas) comme un cheveu sur la soupe. J’imagine déjà les enfants sursauter quand des poissons carnassiers surgiront soudainement vers l’écran. Et je ne parle même pas du tyrannosaure… Au final, il faut avouer que scénaristiquement parlant, c’est assez pauvre. Le scénario tient sur un dé à coudre, et les raccourcis et incohérences sont légion, ce qui fait passer le film pour une attraction de parc à thème. Aussi, suis-je le seul à trouver que Brendan Fraser est trop vieux pour s'amouracher de la très jeune actrice qui joue l'aventurière? Mais côté spectacle, les yeux seront servis et vous en prendrez plein les mirettes. A voir en 3D donc, le film privé de ses effets perd facilement de son intérêt.
note6

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 15:00

wantedheader
Qu’il est dur de réinventer l’action à Hollywood, depuis Matrix, tous les films du genre ont repris les mêmes codes (le bullet time repris à outrance) et se sont enlisés dans la facilité. Il fallait bien débaucher un regard frais venant de Russie pour donner un bon coup de fouet à l’action U.S. Avec
Wanted, le réalisateur Timur Bekmambetov - qui s’était illustré avec ses films hallucinants et nerveux (Nightwatch & Daywatch) et au budget dérisoire - a donc bénéficié d’une enveloppe plus que confortable pour porter à l’écran ses délires les plus dingues. Au casting, James Mcavoy rappelle Edward Norton dans Fight Club, tant leurs personnages de loosers persécutés par leur boss ont en commun. Mais ça ne durera pas longtemps puisque grâce à une Angelina Jolie plus fatale que jamais, il découvrira qu’il est le fils d’un super assassin et qu’il doit continuer l’œuvre de son paternel au sein de la Fraternité, une société secrète qui préserve l’Humanité à travers le meurtre. A partir de ce postulat de départ, le cinéaste venu du froid se fait plaisir et nous offre des combats intenses, des voitures effectuant des saltos double piqués en pleine course poursuite, des trains lancés à grande vitesse, des explosions spectaculaires, bref du fun, du fun et encore du fun !
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Il introduit aussi des idées nouvelles comme le concept de la balle à la trajectoire incurvée (concept qui se fatigue un peu vite) et sait mettre en scène ces morceaux de bravoure. Du côté des acteurs, ils assurent et ne sont pas perdus au milieu des délires très spéciaux du film. James Mcavoy prend du galon avec Wanted et prouve qu’il peut porter un film sur ses épaules. Son interprétation évolutive du personnage est toujours très juste, flegmatiquement charmant, parfois drôle et même un peu effrayant par moment. Angelina Jolie n’a plus rien à prouvé de son côté action woman et pourtant elle apparaît ici plus charismatique que jamais. Des effets spéciaux frappants mêlés à un message nihiliste à la Fight Club des plus jouissifs… Au milieu d’une saison de blockbusters bien chargée, Wanted offre un spectacle époustouflant qui surprendra même les plus férus d’action.
note7

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:00

kfp
Après des ratages en bonne et due forme tels que Shrek le Troisième ou Bee Movie, le dernier Dreamworks était attendu au tournant. Qu’il est heureux de constater que ce Kung Fu Panda ose sortir des sentiers battus et rebattus par le studio pour offrir un divertissement beau, drôle et épatant. Dans ce film hommage au kung fu, les scénaristes ont eu la bonne idée d’occulter les blagues vaseuses et scato caractéristiques de Dreamworks et préféré mettre sous la lumière le talent comique de Jack Black. Le comédien prête ici sa voix (et son physique tant le personnage lui ressemble) à Po, un jeune panda boulimique rêveur et dont la destinée va se retrouver changer quand une prophétie le choisit comme le Guerrier Dragon. Commence alors pour lui un long et douloureux entraînement emmené par le maître Shifu qui fera de lui un as du combat.
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Jack Black livre une performance hilarante, sa voix est totalement adaptée à ce genre de défi et son potentiel comique transcende les dessins. Avec Dustin Hoffman, dans la peau du maître, une alchimie irrésistible s’installe. Rien que pour leur travail, il est indispensable de voir le film en version originale. Le reste du casting vocal (Angelina Jolie, Lucy Liu, Jackie Chan…) doit se contenter de quelques répliques, dommage par ailleurs que certains personnages prometteurs soient tout juste survolés (Tigresse). L’art design est de toute beauté et exécuté dans le plus grand respect de la culture chinoise. Le scénario est convenu et sans surprise, on nous refait le coup de l’apprentissage et du message du « fais ce qu’il te plaît vraiment », mais c’est facilement oubliable face à ce spectacle haut en couleurs et aux gags franchement bien trouvés (le nerf facial !). Kung Fu Panda est un excellent film de kung fu animé, où le talent comique de Jack Black est brillamment exploité. Complètement à l’opposé d’un WALL-E, ce bouffeur de bambou s’impose tout de même comme une réussite.

note8

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 00:01

Image60Saludos Amigos ! Je vais essayer de me remettre de mes émotions (j’ai vu The Dark Knight aujourd’hui et j’en suis encore chamboulé) pour vous raconter un peu mon petit city-trip dans Madrid de mardi et mercredi. J’étais dans la capitale espagnole pour couvrir le tapis rouge du film Max la Menace et effectué des interviews des stars : Steve Carell, Anne Hathaway et Dwayne Johnson, mais ça je vous le raconterai plus tard dans un prochain billet. Le planning étant serré, j’avais très peu de temps pour visiter l’essentiel de Madrid. Fort heureusement, Flo qui habite dans la capitale espagnole depuis quelques temps maintenant a gentiment accepté de me servir de guide afin que je découvre un minimum les coins et recoins de la ville. Tout commence par mon arrivée à l’aéroport. A mon départ de Paris, il faisait gris et un vent glacial soufflait allègrement, alors qu’ici, la chaleur et le soleil sont de mise. Après une vingtaine de minutes d’attente pour récupérer ma valise, je retrouve Flo qui est venue me chercher. Grâce à elle, pas d’angoisse à chercher par quel moyen rejoindre le centre de la ville et mon hôtel. Après un court trajet peu onéreux (1 euro) en bus, nous voici dans le centre.
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On passe par la célèbre Puerta del Sol, très animée (entre les danseurs de flamenco et les musiciens, il y a de quoi s'occuper) où une statue du symbole de la ville (un ours grimpant à un arbre que l'on retrouve un peu partout : sur les bouches d'égouts etc...) est installée à l'entrée d'une rue, et remontons jusqu’à l’Urban Hotel où je logerai ce soir. Parlons-en de l’hôtel d’ailleurs, un sublime cinq étoiles au design très contemporain et très classe, avec du bois lustré et des statues antiques qui ornent les couloirs. La découverte de la chambre a été un grand moment, avec une bouteille de vin à mon nom qui m’attendait sur la table. Magnifique, je vais commencer à y prendre goût c’est dangereux ! Mais pas le temps de se reposer, Flo repasse chez elle se changer puisqu’elle va m’aider à interviewer les peoples sur le tapis rouge ce soir au Capitol Theatre qui se trouve sur la Gran Via de Madrid. Je vous raconterai en détail plus tard. Après cela, nous avons déambulé dans la ville à la recherche d’un restaurant où dîner.
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Et malgré l’heure avancée, ce ne fût pas difficile. Les rues sont encore très animées, ça m’étonne pour un jour de semaine. Je m'arrête curieux devant une enseigne qui lit "Musée du Jambon" et dont la vitrine expose des cuisseaux de porcs par dizaine, mais Flo me raconte que c'est en fait une chaîne de snack-bar qui prospère en Espagne, sympa comme concept! On se retrouve dans un bar restaurant en plein centre-ville où j’insiste pour goûter à une sélection de plats typiques : tortilla, croquettes de jambons et formages, jambon ibérique, sardines à l’huile etc… Très copieux et pour un prix dérisoire. Je goûte également à un alcool local, la Pancharàn (à l’anis), pas mauvais. Après quelques moments à papoter, on sort du restaurant à 1h du matin, et là encore les terrasses étaient encore largement occupées. Les espagnols sont résolument des couches tard. Je me rentre à l’hôtel en flânant dans les rues, où je tombe nez à nez avec un mec déguisé en lion en peluche qui distribuait des flyers. Madrid c’est Disneyland ! Dans ma chambre, je me fais couler un bon bain chaud, dans lequel je me prélasse en préparant mes questions pour les interviews du lendemain.
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Après une nuit parfait dans ce grand lit bien confortable, je me réveille difficilement vers 10H pour profiter des heures qu’il me reste avant les interviews pour visiter la ville. Je descend prendre mon petit déjeuner en vitesse et me dirige alors vers la Plaza Mayor. Une place très vaste qui servait autrefois à des marchés et même des corridas, où trône une fière statue de Philippe III. Je continue mon chemin en direction de Palais Royal en descendant la Calle Mayor, l’occasion de s’attarder sur l’architecture madrilène haute en couleurs. Je passe devant la Plaza de la Villa où une petite manifestation a manifestement lieux devant l’hôtel de ville. J’arrive peu après devant l’imposante Cathédrale de la Almudena qui surplombe la partie basse de la ville. Plus loin, le Palacio Real attirait une interminable file de touristes qui patientait sous un soleil de plomb avant de pénétrer dans l’enceinte de l’édifice. Je me prends une bouteille d’eau bien fraîche et  vais me reposer sur les marches à l’ombre de la cathédrale, en attendant Flo qui est en chemin. Le ciel est d’un bleu maculé et le soleil est agressif, se reflétant sur les dalles de la place.
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Et c’est à ce moment là que je me maudissais d’avoir oublié mes lunettes de soleil en France. Ma guide touristique attitrée arrive peu après et nous poursuivons en direction de la Plaza de España qui représente la partie moderne de Madrid. Une photo rapide devant la statue de Don Quichotte et on est parti pour remonter la Gran Via, la grande rue commerçante de la ville. Un théâtre qui joue le musical de La Belle et la Bête (La Bella y la Bestia en local) interpelle mon regard de fan. De multiples magasins connus comme Zara, H&M ou encore Loewe affichaient les « Rebajas » (les Soldes) et je me mords les doigts de ne pas avoir le temps d’en profiter, surtout avec les prix espagnols. On continue de marcher jusqu’au Fuente de Cibeles, un carrefour où trône la majestueuse silhouette du Palais des Communications. On remonte un peu plus haut vers la Puerta de Alcala pour visiter le grand parc vert de Madrid, le Retiro. Par ce temps assommant, rien de plus agréable que de siroter un verre au bord du grand lac, avec une vue sur le Monument d’Alfonso XII. Je jette mon dévolu sur le « Tin de Verano » (ou un truc dans le genre) bien rafraîchissant tandis que Flo se contente d’un classique mais efficace Coca Light.
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Ce moment de repos à l’ombre des arbres a été très appréciable, mais nous a donné un sacré coup de barre. On croit même halluciné quand un vieux faisant son jogging en speedo passe devant nous. Mais il faut bien se réveiller puisque les interviews m’attendent. On ressort du Retiro donc en direction du Palace Hotel où logent les acteurs. Après la séance d’interviews, je remercie ma guide privée du week-end et saute dans un taxi en direction de l’aéroport. Le chauffeur typiquement espagnol me fait marrer et me parle de foot, évidemment ! Quelques heures plus tard, je retrouve Paris et son temps dégueulasse. Aaaah… En tout cas, Madrid est une ville non dénuée de charme, très animée et où je repasserai volontiers explorer plus en profondeur. Hasta luego !

Vous pourrez bientôt retrouver toutes mes photos de Madrid en meilleure qualité dans ma galerie FlickR.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 10:30

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Hancock mode d’emploi : le superzéro selon Will Smith. Hollywood et les superhéros, c’est une histoire qui roule. Qu’ils soient plutôt collants en latex (X-Men), sous vêtement fluo (Superman), ténébreux (Batman), animés (Les Indestructibles) ou encore piquants (SpiderMan), la machine à rêve a presque complètement fait le tour des justiciers sans peur et sans reproches. Sans reproches, le nouveau personnage incarné par Will Smith ne l’est pas, au contraire même. Hancock est un super héros déchu, SDF, alcoolique et rentre-dedans, il s’efforce de défendre la veuve et l’orphelin sans se rendre compte des dégâts qu’il génère autours de lui. Si bien que les citoyens de Los Angeles ont fait de lui un superzéro que personne ne veut voir. Afin de redorer son image, Hancock est épaulé par un attaché de presse, qui emprunte les traits d’un pétillant Jason Bateman, qui va mettre au point une véritable opération de re-séduction. Aussi atypique que son héros, le film commence comme une comédie, puis bascule dans l’action pure et dure, pour se terminer sur des thèmes plus dramatiques. Si il est indéniable que le réalisateur Peter Berg (le Royaume) maîtrise à merveille l’humour et l’action, on est moins convaincu par la partie plus profonde de l’histoire.
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Hancock qui fait dérailler un train en essayant de sauver une voiture coincée sur une voie ferrée c’est exaltant. Hancock qui en fait voir de toutes les couleurs à un gamin (français !) qui a osé l’offenser, c’est jouissif. Bref, on a droit à du divertissement impertinent, efficace et bien ficelé. Will Smith prend apparemment son pied dans ce rôle d’anti-héros par excellence et son personnage est assez bien développé. Dommage que les seconds rôles ne bénéficient pas du même traitement, ainsi Charlize Theron est un brin survolée. Le scénario est assez original pour ne pas rentrer dans le moule des films de superhéros mais s’essouffle assez vite, notamment après une révélation (un twist comme on dit à Hollywood) des plus prévisibles et maladroitement amené. Au bout du compte, Hancock offre du grand spectacle avec un ton plus effronté que ce que l’on a l’habitude de voir sur grand écran, mais qui manque tout de même de profondeur. Will Smith s’éclate et le public devrait le suivre dans ses délires sans trop de problèmes. Dans les salles le 9 juillet
note6

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