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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 15:40

mikaprinceVendredi dernier, c’était le concert de Mika au Parc des Princes. Un an et demi après son premier concert au Trabendo, un an après l’Olympia et quelques mois après le Zénith, le chanteur a attiré 55000 personnes dans un stade comble. Mais avant de le voir sur scène, il a fallu se taper trois premières parties, Virgin Show oblige. Yelle a comme à l’habitude assuré avec ses tubes aussi fluos que sa garde robe. Panic at the Disco a apporté une touche british très appréciable, tandis que Dyonisos s’est éternisé pendant une longue heure et son chanteur a joué la star en se jetant deux fois dans le public (non je ne suis pas fan).

22h arrive et c’est enfin l’heure de voir celui pour qui on est venu. Et l’artiste n’a vraiment pas déçu, la foule de ses fans a considérablement augmentée et son aisance sur scène aussi. La scène d’ailleurs, était à l’image du chanteur. Un énorme visage de clown dont la bouche formait une arche, le tout parfaitement illuminé et dont l’habillage graphique était sublime. Mika est arrivé sur scène sur le traditionnel Relax, Take it Easy. La foule était en transe, moi aussi, tellement content de le revoir en live. A peine la chanson commencée, qu'il commence déjà à se débarasser de son gilet et de ses bretelles. A ce rythme là il chantera Lollipop avec une feuille de vigne. Il enchaîne avec My Interpretation au piano, suivi de Billy Brown. Il nous fait ensuite cadeau d’un tout nouveau titre tiré du prochain album, Rain, une jolie balade qui est une parfaite démonstration de ses talents vocaux à monter dans les aigus, avant de reprendre I Just Can’ Get Enough avec une variation très punchy.

Puis les Big Girls étaient à l’honneur quand le chanteur a entonné son tube pulpeux en compagnie de ses non moins pulpeuses danseuses, alors que deux énormes jambes gonflables servent de background. Puis c’est Love today, après une jolie intro, la température monte d’un cran, le Parc des Princes sautille au son du refrain avant le solo percussions en compagnie de sa batteuse (qui a beaucoup maigri depuis six mois !), il fait chaud, il a chaud, Mika enlève le haut. Les deux se livrent un duel percutant pour finir la chanson en apothéose. L’univers poétique et coloré du chanteur prend toute son ampleur avec Happy Ending, la scène accueille les danseurs grimés en clown, portant des ballons blancs, la voix de Mika est en parfaite harmonie avec celles de ces charmantes choristes. A la fin, l’un des clowns s’envole avec les ballons vers le haut de la scène, grand moment.
mikabannerprinces
Tout s’enchaîne très vite après, Grace Kelly, Ring Ring, jusqu’au final, Lollipop. Après la traditionnelle intro des animaux en fourrures se livrant à des actes étranges, des dizaines de danseurs et danseuses sont sur scène, les confettis tombent du ciel, c’est l’extase. Mais le concert n’est pas encore fini, après les rappels, Mika revient sur scène seul, et s’installe au piano. Il nous annonce une surprise et entonne les premières notes de Grace Kelly, qu’il chantera intégralement (ou presque) en français. J’avoue que je n’ai pas compris totalement tous les couplets, mais le geste était là et c’était vraiment sympa. Puis sa troupe revient sur scène pour reprendre une version remixée et plus rythmée de Relax, Take it Easy, avec des effets de lumières et lasers à tomber. On se serait cru dans une discothèque géante. Encore une fois, le jeune chanteur a démontré l’étendue de ses talents, sa folie extravagante, sa capacité à charmé les foules de plus en plus grandes… Il a réussi à adapter son univers particulier à une grande échelle, un grand show à l'américaine! La prochaine étape c’est quoi maintenant ? La lune ? En tout cas, je suis prêt à le suivre jusque là si il le faut !

Photos by PurePeople

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:01

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Les génies artistiques qui ont insufflé la vie à des jouets, qui nous ont fait parcourir l’océan avec Nemo, saliver avec un rat cuistot, donnent cette année une âme à un robot dans WALL-E. Et une fois de plus, c’est une très grande réussite. Ce petit amas de métal réussit à toucher le spectateur en plein cœur. Rien de surprenant en soi, venant de la part de ceux qui se sont fait connaître en mettant en scène une lampe de bureau ! Et pourtant, rien n’était gagné d’avance : le pitch dresse un le tableau d’un futur pessimiste dans lequel la Terre, devenue une décharge  inhabitable, a été abandonné par l’humanité. Les hommes, partis se réfugier dans un gigantesque vaisseau spatial, ont laissé le soin à une flotte de petits robots de faire le ménage. Mais voilà, ce qui aurait du duré cinq ans en théorie s’éternise sur maintenant sept cents ans, et les robots se sont un à un épuisé à la tâche… tous sauf un, WALL-E, qui au fil des saisons, s’est forgé une personnalité mais surtout une grande soif d’amour. Son quotidien, hilarant tant il reflète nos propres souvenirs d’humain, va se retrouver tout chamboulé quand la charmante EVE débarque avec fracas dans sa vie.
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WALL-E est un film remarquable dans le sens qu’il relève avec brio bon nombre de défis. Le premier d’entre eux est tout d’abord de rendre attachant un petit cube de ferraille surmontée d’une paire de jumelles. Et pourtant, les animateurs de Pixar sont arrivé à rendre le héros à boulons mignon au possible. Il n’y a qu’à faire le test, passez un clip de WALL-E à n’importe quelle fille de votre entourage, et vous aurez droit à « Ouh il est trop chou ! », alors que les geeks seront plutôt du genre à dire « J’en veux un ! ». Bref, WALL-E séduit un large public, prêt à le suivre aux quatre coins de l’univers. Et cela tombe bien, puisque visuellement, le studio se surpasse encore une fois. On pensait avoir tout vu avec la Route 66 de Cars ou le Paris romantique de Ratatouille, et bien force est de constater que les paysages présentés dans WALL-E sont encore plus beaux : des visions sombres et apocalyptique d’une Terre abandonnée aux sublimes passages dans l’espace. Le plan où notre petit robot accroché à un vaisseau spatial, touche du bout de ses pinces les anneaux de Saturne en restera une illustration marquante. L’autre défi du film est le parti pris d’en faire un long-métrage quasiment muet. Alors que Dreamworks s’offrent des stars trop payées pour trop parler dans leurs films (Shrek et compagnie…), Pixar ose construire un film autours d’un héros qui ne peut s’exprimer que par des bruits robotiques. Ce qui fait de ce dernier le digne héritier de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin. L’animation joue ici un rôle encore plus important et nous offre des moments irrésistibles de drôlerie qui passent essentiellement par le talent des artistes animateurs. Si ses moyens de se faire entendre sont limités, WALL-E s’est tout de même offert les services du légendaire Ben Burtt (qui a crée les sons de beaucoup des créatures de Star Wars dont R2), qui a composé une palette de bruits et sons en tout genre qui donnent au petit robot sa personnalité si attachante.
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Plus qu’un film d’animation, WALL-E est aussi un excellent film de science-fiction, genre auquel il rend un vibrant hommage à travers des clins d’œil savoureux à des films comme le 2001 de Kubrick. WALL-E c’est aussi une histoire d’amour bouleversante de simplicité. L’obstination du petit robot à vouloir partager son amour avec l’élue de son cœur de métal est touchante de naïveté (sa méthode de drague est calquée sur son film préférée : Hello Dolly !) et trouve tout son sens dans une fin émouvante. WALL-E c’est aussi une satyre à tendance écolo efficace et osée, des piques sont lancées et le gouvernement Bush, l’irresponsabilité des grosses firmes et l’obésité entre autres en prennent pour leur grade. Des messages forts qui passent aisément sans pour autant faire du film un donneur de leçon, qu’on se le dise, WALL-E n’est pas un Al Gore animé. WALL-E, c’est un festival d’émotions sur fond de décors galactiques et épiques dans lequel les robots apprennent l’humanité aux hommes, et qui trouve sans peine sa place, dans le panthéon des plus beaux chefs-d’œuvre du studio à la lampe de bureau. Un chef-d'oeuvre je vous dis! Dans les salles le 30 juillet

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 22:36

Image50- Ce week-end, avec Lilly, Thomas, Manu, Claire et Sylvain, nous étions à Uzès dans le sud de la France, afin d’assister à un mariage quasiment comme dans les films ! Celui de nos amis Sophie et Amine, qui s’unissait pour le meilleur et le meilleur. Le mariage était parfait : la robe était sublime et la mariée dedans encore plus, le cadre idyllique (une maison d’hôte sur les berges vertes d’un grand lac), la météo paradisiaque, l’eau de la piscine rafraîchissante à souhait, la bouffe excellente, la boisson à volonté et l’ambiance géniale. Le DJ a assuré puisqu’il a réussi à nous passer du Ray Charles, de la salsa, Hairspray (un grand moment où tout le monde est devenu hystérique et a entamé la chorégraphie à l’unisson), Rihanna et du disco en une seule et même soirée. Rajoutons à cela un photographe sosie de Colin Farrell (sisi je vous assure), un groupe de jazz/blue grass dont le chanteur était le sosie de Lou Bega (et oui y avait du sosie!) et un mini spectacle présenté par nos soins sur la chanson « Métamorphose » d’Amanda Lear qui nous en fait baver de trac mais qui au final reste un des temps forts du week-end. Un peu frustrant de descendre dans le sud pour deux jours seulement, on aurait aimé que ça dure plus longtemps. Il ne me reste plus qu’à souhaiter aux mariés mes vœux de bonheur ! Et vu leurs yeux ce week-end, ils sont bien parti pour !
mariage
- Ce matin, alors que je devais me rendre sur les Champs Elysée pour une projection, je me retrouve en plein film catastrophe. Dans le tunnel qui sert de correspondance à Châtelet entre le RER et le métro 1, une foule gigantesque entassée et stagnante devant les tapis roulants H.S qui sont débordés. La cause ? Une grève des conducteurs de la ligne A dont un de leur confrère s’est fait agressé la veille au soir. Résultat, tous les voyageurs de la ligne ont été contraints d’emprunter les correspondances de la ligne 1, si bien qu’avec la foule, il y a eu un « incident voyageur » et la rame a été aussi interrompue quelque temps. D’où le bordel impossible. J’en crois limite pas mes yeux, les gens se poussent, les plus pressés, escaladent les rebords des tapis roulants pour avancer etc… Je comprends la solidarité des agents RATP envers leur collègue blessé, les coupables doivent être retrouvés et punis, mais je ne comprends pas du tout pourquoi ils ont bloqué ainsi des milliers de travailleurs par surprise ce matin. Les usagers ne sont pas coupables, pourquoi devraient-ils subir la colère des grévistes ? Cela m’a plus donné l’impression, même si c’est sûrement loin de la vérité, que c’était là une opportunité géniale de ne rien faire et d’embêter des voyageurs exaspérés qui ont encore le goût amer des précédents mouvements sociaux de la fin de l’an passé.

crédits photos : Clairapoil & Theumah

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 14:55

C'était la Fête du Cinéma ce week-end, et ça continue dans les cinémas UGC jusqu'à demain. Peut-être que ces deux films ont fait ou vont faire partie de vos séances. Avec cette chaleur, la fraicheur d'une bonne salle de cinéma est plus que bienvenue, alors ne vous privez pas !

bachirValse avec Bachir : Bredouille à Cannes, cette Valse avec Bachir devrait se rattraper avec son exploitation nationale et ce ne serait que justice rendue. L’œuvre d’Ari Folman, un cinéaste israélien, se révèle être une peinture marquante et atypique de l’histoire de son pays. Alors que le Persepolis de Marjane Satrapi est encore dans les esprits, le cinéaste a tout de même choisi l’animation pour y dépeindre ses souvenirs. Un choix osé mais payant, la poésie et la force du message sont transcendés par l’animation. Plus parlants que des images documentaires, les dessins animés du film bénéficient d’une recherche graphique sublime qui contraste avec le choc de ce qu’ils relatent. La scène magistrale et enivrante qui voit les soldats sortir de la mer tels des fantômes, en est une illustration probante. Transposant à l’écran ses blessures mais aussi celles de son pays, le réalisateur joue avec la chronologie pour mieux restituer le malaise et la déroute psychologique de ses personnages, ce qui entraine quelques problèmes de rythme d'ailleurs. Fouillant dans ses souvenirs perdus, Ari Folman dénonce, réfléchit et témoigne. Des représailles sanglantes des chrétiens phalangistes sur des réfugiés palestiniens à l’assassinat du président libanais Bachir Gémayel, tous les évènements marquants sont présentés à la fois de manière réaliste et fantasmagorique, grâce à la magie de l’animation. On sort sonné et même bouleversé par la force des images animées, qui laissent leurs Image810places sur les dernières minutes à des images vraiment réelles qui rappelle qu’il ne s’agit hélas pas que d’un mauvais rêve. Une expérience à vivre et à admirer.

definitelyUn Jour Peut-Être: Révélé par l’action dans Mi$e à Prix, Ryan Reynolds s’essaie cette fois à la comédie romantique et s’entoure de trois jolies femmes pour marquer le coup. Le comédien interprète Will, un trentenaire bientôt divorcé dont la fille de dix ans veut absolument tout savoir sur sa vie amoureuse. Il décide alors de tout lui raconter, de ses débuts à New York en tant que militant pour Bill Clinton, en passant par ses flirts dont l’un d’entres eux se soldera par la naissance de sa fille. Cette dernière, avec le spectateur, devra deviner selon le récit de son paternel, laquelle est sa mère. Le concept est original pour une comédie romantique qui s’étale sur plusieurs années, contrairement à la plupart se déroulant sur quelques jours. Le scénario évite tous les clichés du genre, ou presque, et c’est fort appréciable. Mais la force d’Un Jour Peut-Être réside indéniablement dans son casting impeccable. Ryan Reynolds fait preuve d’une surprenante aisance dans le genre, loin de ses précédents rôles, et convainc dans la peau de ce jeune papa divorcé. L’alchimie avec Abigail Breslin (révélée par Little Miss Sunshine et qui a bien grandie) qui joue sa fille en est d’ailleurs l’illustration. Face à lui, trois femmes toutes aussi délicieuses les unes que les autres, triées par couleur de cheveux et tempérament. La blonde Elizabeth Banks est le premier amour de lycée, la brune Rachel Weisz est l’intellectuelle fatale qui flirte avec son professeur (Kevin Kline), et Isla Fisher incarne la rousse vénitienne candide et désinvolte.Fort de dialogues savoureux et d’une mise en scène pointilleuse, le film se dote
d’un note nostalgique des années 90 des plus savoureuses. Mêlant un soupçon de Love Actually et un peu de Bridget JonesImage4 au masculin, Un Jour Peut-Être est un film qui réjouira les fans du genre et ne déconcertera pas les autres.

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 00:01

 

benbarnesIBWK2Aujourd’hui sort dans les salle le nouveau chapitre des Chroniques de Narnia : Prince Caspian. L’occasion pour moi de vous raconter comment s’est passé ma rencontre avec l’équipe du film, la semaine dernière à Prague.  Après une journée à jouer le touriste dans la ville, le lendemain matin était donc consacré à mes interviews. Après un petit déjeuner frugal au Hilton, une navette affrétée par Disney nous conduit au Mandarin Oriental Hotel, le palace où logeait l’équipe du film. Moi, ainsi que deux autres collègues journalistes français, patientons dans le Disney Hospitality Lounge, une grande pièce où nous pouvions peaufiner nos questions en grignotant quelques viennoiseries.

Quelques minutes passent avant que ma première entrevue ne débute. Je commencerai avec Ben Barnes, le comédien qui joue le Prince Caspian. Tout se passe bien, même si il a les traits tirés et qu’il est un brin enrhumé. Il faut savoir qu’ils sont en pleine tournée de promotion et qu’ils s’envolent le lendemain direction Londres, puis Paris. L’acteur évoque avec moi les sentiments bizarres de voir sa tête absolument partout : sur les affiches dans la rue, sur les bus, en figurines etc… A la fin, je lui demande si ça le dérange pas de le prendre en photo, il accepte malgré les réticences de son attaché de presse. Je lui dis au revoir en lui souhaitant de passer un bon moment à Paris vendredi.

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De gauche à droite: William Moseley, Georgie Henley, Andrew Adamson, Skandar Keynes et la délicieuse Anna Popplewell.

J’enchaîne avec William Moseley et Georgie Henley, qui jouent Peter et Lucy dans le film. Ils sont interviewés ensemble. William, qui a bien grandi et arbore un look de beau gosse, remarque tout de suite mon doigt bandé (oui rappelez-vous, les points de suture :D), et je passe quelques secondes à raconter l’anecdote avant de commencer l’interview. C’était plutôt sympa. Les deux jeunes comédiens se prêtent au jeu de la promotion avec beaucoup de professionnalisme je dois dire, la petite n’hésite pas à ressasser qu’elle a beaucoup mûrie entres les deux films. Quand à Peter, il assure qu’il n’y avait pas de rivalité entre lui et Ben Barnes, même si je suis sûr du contraire ^^. Je continue le marathon d’interviews avec Skandar Keynes (Edmund) et Anna Popplewell (Susan). Cette dernière est devenue une jeune et plantureuse actrice pleine de charme, j’en suis tout subjugué en m’installant d’ailleurs. Elle assure aussi pas mal et partage pas mal d’anecdotes. Je peux pas en dire autant de Skandar, qui avait la tête dans le c** et semblait finir sa nuit les yeux ouverts. 

Et je termine enfin par Andrew Adamson, le réalisateur (qui a aussi à son actif Shrek 1 & 2). C’était je pense le moment le plus intéressant, j’ai pu parlé de ses choix artistiques, de son passé dans le cinéma d’animation, ce qu’il avait appris, son meilleur souvenir de l’expérience Narnia (pour info, c’est le tournage de la scène où les enfants voguent sur leur barque dans les décors sublimes de Nouvelle Zélande), bref, un moment d’échange des plus agréable, surtout qu’il avait beaucoup d’humour et était très sympathique. Petite anecdote, vendredi dernier, l'équipe était à Disneyland Paris pour l'avant-première française et une collègue à moi a rencontré Ben Barnes sur le tapis rouge. Ce dernier lui a fait part qu'il se souvenait de moi et de notre interview. Sympa non? :) PS: Vous pouvez voir les photos en plus grande taille dans ma galerie FlickR en cliquant ici.

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Published by Kinoo - dans Rencontres
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:51

w2Je sors ce soir de la projection de WALL-E , le dernier film d’animation des studios PIXAR et je suis encore tout retourné de l’expérience. Je ne peux pas en dire d’avantages (je ne pourrais poster ma critique qu’après le 27 juin), mais sachez que les gars de chez PIXAR ont encore frappé fort et ont repoussé de nouveau les limites du genre animé. Le petit robot que l’on adore tous depuis des mois, grâce aux différents clips et bandes-annonces révélées, tient toutes ses promesses et la première chose que je vais faire lors de mes prochaines visites au Disney Store, c’est de m’acheter mon petit WALL-E à moi.

Alors où je classerai ce dernier film par rapport aux précédents ? La question est difficile tant les artistes du studio californien ont effectué jusqu’ici un parcours sans fautes. Chacun de leur film a été bercé par des critiques élogieuses, une réponse du public incroyable et a contribué à redorer le blason d’un Disney fatigué. Le trio de tête est pour ma part composé en première place ex-aequo, des Indestructibles et de Toy Story 2. Le film de Brad Bird étant juste le meilleur film de superhéros tous genres confondus avec des personnages attachants et des scènes mémorables (la course poursuite de Flèche dans la jungle…), quand au second, il s’agit d’unes des rares suites qui surpassent l’original et qui peut de toute façon rivaliser avec Buzz l’Eclair le magnifique ? En deuxième je mettrais Monstres et Cie, probablement le film le plus poétique de PIXAR, et aussi le plus émouvant (ce plan final rend encore et toujours mes yeux humides !). En troisième, probablement Ratatouille, et ce n’est pas uniquement parce que ça se déroule à Paris.

pixarbanner

Mais quoiqu’il en soit, même le plus décevant des productions du studio à la lampe de bureau restera à des lieux de la concurrence qui s’encrasse dans des films trop bavards et sans cœur (quoique Kung Fu Panda s’annonce très prometteur). Dans tout ça, je ne sais pas où je vais mettre WALL-E. Et vous, quels sont vos films PIXAR favoris ?

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 01:00

brugesheader
Attention l’affiche peut-être trompeuse, avec un Colin Farrell l’arme à la main et une tagline aguicheuse, on aurait pu croire que Bons Baisers de Bruges ne soit qu’un énième polar d’action de plus. Détrompez-vous, le film s’avère être un véritable petit bijou de cinéma décalé, à déguster sans tarder comme des friandises des plus grands maîtres chocolatiers de la ville du titre. Ray et Ken sont deux tueurs à gage irlandais qui,
après une mission plus que ratée et au dénouement dramatique, sont contraints de se faire oublier à Bruges. Quand l’un (Brendan Gleeson) en profite pour assouvir sa soif de culture et jouer les touristes, l’autre (Colin Farrell) lutte pour ne pas sombrer dans la folie tant cette ville l’ennuie et le rend malade. Réalisé par un cinéaste issu du monde du théâtre, l’une des grandes forces du film réside dans les dialogues exquis, flirtant avec le politiquement incorrect et l’humour noir, qui arrachent des fous rires inattendus. Ça parle d’américains obèses, de nains cocaïnomane et racistes etc… mais c’est fait avec une classe et un charme particulier qui font que ça fait mouche à chaque fois.
brugesbanner
Le film foisonne d’idées fabuleuses et de scènes hilarantes, choquantes, dramatiques mais aussi burlesques. Les personnages sont diablement attachants et parfaitement développés. Colin Farrell trouve ici son meilleur rôle, incontestablement, à la fois brut de décoffrage (irlandais oblige) et fragile, il fait passer une palette d’émotions inattendue à travers son regard très expressif. De plus, l’alchimie entre son personnage et celui interprété par Brendan Gleeson est des plus touchante. Ralph Fiennes, qui n’arrive qu’après la moitié du film, marque tout de même les esprits de son flegme britannique et des répliques cinglantes. Seule la française Clémence Poésy n’arrive pas à tirer son épingle du jeu et son amourette avec Colin Farrell ne fait pas d’étincelles (hormis une fabuleuse scène dans un restaurant). Le rythme du long-métrage souffre de quelques baisses de régime, mais dans l’ensemble, cette visite de Bruges en si bonne compagnie, ne se refuse pas. A voir absolument.
note8

colinbanner

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 17:35

praguesbanner
Lundi et mardi dernier, je m’envolais vers la République Tchèque en vue d’interviewer l’équipe du Monde de Narnia : Prince Caspian, mais aussi pour en profiter et découvrir la ville de Prague. Mais dès lundi matin, ça commençait plutôt mal, il fallait que la grève de la RATP commence le jour de mon départ et touche en particulier ma ligne de RER. D’habitude, je prends une rame à Antony et une heure plus tard je suis au terminal prêt à effectuer le check in. Mon vol étant prévu pour 13h10, j’avais jusqu’à 12H30 pour m’enregistrer, mais voilà, quand j’arrive à Antony, aucun train n’est prévu avant midi. Le stress m’envahit et je fulmine intérieurement. Heureusement, la chance m’a souri, une dame qui était bien chargée attendait sur un trottoir, je lui demanda où elle allait. Elle me répond qu’elle se rend à l’aéroport Charles de Gaule (bingo !) et qu’elle attend une voiture de place qui allait l’emmener, elle me propose de monter et partager les frais (re-bingo !), on est vite rejoint par deux canadiens qui rentraient chez eux (re-re-bingo !). Au final je suis arrivé à l’heure à l’aéroport et m’en suis sorti pour 20 euros de taxi (qui me seront remboursés). Ouf ! Après ce stress matinal, je peux donc repenser à Prague que j’ai hâte de visiter. Quand mon ami Vincent y avait passé son réveillon il y a six mois, on s’était un peu moqué de lui parce qu’il avait préféré la République Tchèque à une nuit de folie londonienne. Et bien je m’en mords les doigts puisque Prague est assurément une ville magique.
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Après une heure d’avion, j’atterris à l’aéroport qui est situé à une trentaine de kilomètres de la ville. J’avais deux choix, prendre un taxi ou les transports, j’ai opté pour les transports (un bus et le métro) qui en une grosse demi heure me déposaient au centre de Prague pour un coût absolument dérisoire (la monnaie locale étant très faible). Ma première étape fut le check in à l’hôtel , et franchement Disney ne s’est pas foutu de moi, je dormirai ce soir là à l’Hilton. Je découvre la chambre très spacieuse, ses deux lits, sa salle de bain, tout est propre nickel et le minibar est plein. Disney m’octroyant 100 euros d’argent de poche, je vais me faire plaisir. Deuxième étape, aller au palace Mandarin Hotel où aura lieu les interviews le lendemain matin, afin de retirer mon planning d’entretiens. L’accueil est parfait, les attachées de presse sont adorables et j’ai même droit à un sac à goodies bien garni (le CD de la BO, des livres, une montre, un agenda, des stylos, le jeu DS et Xbox 360, un polo…). Voilà tout est prêt pour demain, je n’ai plus qu’à profiter du temps que j’ai pour flâner dans Prague.
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Le premier jour, le ciel était un peu capricieux et j’ai été taquiné par des petites averses, mais rien de méchant, par contre le lendemain, la météo était radieuse avec un soleil resplendissant. Je commence par l’incontournable Pont Charles (Karluv Most), qui relie les deux parties de la ville. L’endroit est toujours très animé, les musiciens se donnent en spectacle sous le regard des passants et des innombrables statues qui bordent les rebords du pont. Des jeunes mariés encore en habits se font immortalisés dans le cadre de cette ville très romantique (putain pourquoi je suis seul ?) Une jeune femme déguisée en mousse m’aborde et me propose une excursion en bateau sur la Vltava, je refuse poliment mais comme elle a un joli sourire, je la prends en photo. Je remonte ensuite vers l’ancienne ville en déambulant dans les rues. Je tombe sous le charme des façades très colorées et de leur architecture baroque. Le printemps réussit vraiment à Prague, les fleurs rajoutent encore plus de couleurs à ses rues déjà bariolées. Je retourne à l’hôtel pour y déposer mes affaires Narnia et me reposer un peu. Je ressors ensuite et marche vers la Nové Mésto (Nouvelle Ville), en passant par la longue avenue qui mène au Nàrodni Muzeum. Des trams, un peu vieillots mais qui ont un charme certain, sillonnent les rues à toute vitesse. J’en prends un pour traverser la rivière et m’arrête au pied de la Malà Strana, une immense colline. Pour accéder au sommet et ainsi avoir une vue imprenable de la cité, il faut emprunter un funiculaire conduit par deux dames peu aimables. En parlant de ça, j’ai trouvé l’accueil généralement très bon, mais ça reste inégal. Une fois j’aurais eu droit à un sourire jusqu’aux oreilles pour m’indiquer mon chemin, une autre fois ce sera une rigidité faciale glaçante. Revenons à la colline, tout en haut,  trône une réplique miniature de la Tour Eiffel baptisée Rozhledna (Tour du Pétrin) et où il a fallu affronter 299 marches pour arriver tout en haut. A côté, l’Observatorie Stefanik est entouré par des jardins très bien entretenus et fleuris qui se prêtent à la balade et à la détente. La ville est très touristique, il y en a partout : dans les calèches, sur les marches des cathédrales, dans des groupes de visites guidées… Et à côté il y a quand même de la pauvreté. Parmi les agents de propreté de la ville, j’ai croisé trois vieilles dames d’au moins 65-70 ans. 
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Ensuite je finis la soirée sur la place Staromestské, un endroit très touristique puisque c’est là que la célèbre horloge astronomique résonne toutes les heures, pas loin de l’iconique Matka Bozti pred Tynem, une cathédrale imposante. Un dispositif géant qui dénote avec les palais de la Renaissance environnants est installé pour suivre l’Euro 2008. Moi qui n’aime pas le foot, je reste tout de même pour l’ambiance entraînante avec un collègue journaliste. Je m’achète un hot dog et on sirote de la bière tchèque pendant le match. Retour à l’hôtel où je profite de la chambre. Je me fais couler un bain et commande une salade de fruits frais via le room service. Je m’endors facilement dans la couette du lit, plus confortable tu meurs !
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Le lendemain, toute la matinée sera consacrée aux interviews des acteurs de Narnia, mais je vous raconterai tout cela en détail la semaine prochaine. Midi et demi, il me reste toute la journée avant de repartir à l’aéroport vers 18h. Je décide alors de visiter le quartier du Château de Prague. L’endroit est très nivelé et j’escalade des centaines de marches avant d’atteindre les jardins des remparts, qui offrent aussi une vue saisissante sur la ville. J’arrive ensuite devant les grilles du Château, où deux gardes en costumes sont postés, impassibles (une photo s’impose :D). Je traverse la cour immense, avant de tomber nez à nez avec la gigantesque Cathédrale de Saint Guy dont la construction s’est étalée sur 1000 ans. Impressionnante bâtisse chargée d’histoire.
imagesMon ventre commence à crier famine et je compte bien goûter à la cuisine locale. Je pars donc en quête d’ un restaurant pour assouvir ma faim grandissante. Je trouve mon bonheur dans la rue Mestéca non loin du Pont Charles. Dans un cadre rustique mais charmant, je jette mon dévolu sur le rôti de porc dans sa sauce à la bière accompagné de patates bohèmes. La formule est attirante et c’était pas mauvais du tout et bien bourratif. Pour finir, la serveuse me propose un digestif appelée becherovka, l’âme aventureuse, j’accepte. J’avale le liquide qui fait effet quelques minutes plus tard. Je déambule en zigzagant dans le parc de l’île de Kampa avant de m’affaler sur un banc pour y faire une sieste salvatrice. Mes yeux se rouvrent et je vais profiter de ma dernière heure pour déguster une viennoiserie typique à une terrasse pas loin de l’hôtel. L’heure de partir vers l’aéroport arrive bien vite, je retourne donc prendre mes bagages à l’hôtel et prends une navette avec une journaliste de France 3. Je reviens vers Paris sous le charme de Prague, je n’aurais jamais pensé à une telle destination pour des vacances, et maintenant que j’ ai foulé le pied, j’y retournerai sans déplaisir le temps d’ un week-end.

Retrouvez l'intégralité de mes photos de Prague sur ma galerie FlickR en cliquant ici.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 22:18

speedracer
Que sont allés faire Emile Hirsch, Susan Sarandon et Christina Ricci dans ce délire saturé des frères Wachowski ? C’est la question que l’on peut se poser (et je la pose d'ailleurs!) en sortant de la séance tant leur talent est ici totalement inexploité. Pour les réalisateurs de Matrix, cette adaptation d’un célèbre manga animé n’est prétexte qu’à l’illustration de leurs fantasmes visuels. Puisant leur inspiration aussi bien dans les codes du manga psychédélique que dans les couleurs chatoyantes du pop art, ils foncent tête baissée dans la forme en mettant en scène des courses automobiles frénétiques sans se préoccuper du fond. Au milieu de ces effets très spéciaux, les acteurs semblent perdus et se demander pourquoi ils ont signé? Des dialogues creux et un scénario sans génie qui tire beaucoup trop en longueur (je me suis endormi à la première moitié du film) plombent le reste. Ne parlons même pas des costumes ridicules et criards (mention à John Goodman en ersatz de Super Mario).
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Il reste alors les courses effrénées et visuellement spectaculaires, usant à outrance de la technologie pour en mettre plein la vue, les cinéastes ont réussi à créer un véritable cartoon vivant. Ne boudons pas notre plaisir régressif à voir en ce Speed Racer un semblant de remake des Fous du Volant d’Hannah Barbera (j'aurais juré voir Satanas & Diabolo dans la course au milieu du film !) ou à rire devant les pitreries faciles mais dans le ton, du gamin ventripotent et de son singe. A noter aussi que l'action est accompagnée ici d'une partition musicale sixties des plus inspirées, œuvre de Michael Giacchino (Les Indestructibles, Ratatouille…) qui fait ici encore des merveilles. Au final, on sent que les frangins cinéastes ont voulu se faire plaisir avec ce Speed Racer, en truffant le film de clins d’œil au matériel original et en repoussant les limites des effets spéciaux. Seulement voilà, on au aussi l’impression qu’ils ont fait le film pour eux, et rien que pour eux. Une œuvre un brin égocentrique donc, pas étonnant que le film soit le premier gros échec de l’été des blockbusters.
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 00:15

 

james_mcavoy_ibwkLa semaine dernière, en plus de Colin Farrell, j’ai rencontré James McAvoy ( qui a été sélectionné dans ma Handsome List de cette année au passage) qui était à Paris pour la promotion de son prochain film WANTED. J’avais eu la chance de faire partie de ceux qui ont assisté à la première projection du film qui venait à peine d’être terminé (il manquait le générique c’est dire si c’était tout frais). J’ai bien aimé, un mélange d’effets virtuoses à la Matrix avec un côté Fight Club dans le message, mais je vous en reparlerai dans une critique prochainement.

Revenons au lundi 9 juin, j’avais rendez-vous à 11h dans une suite du Plaza Athénée afin d’interviewer le réalisateur et l’acteur. J’avais un petit quart d’heure d’avance, ce qui était appréciable vu que j’étais pas très frais (les nuits blanches du week-end n'ont rien arrangé). J’avais donc le temps de revoir vite fait mes questions et d’avaler un jus de pomme fraîchement pressé pour me revigorer un peu. Mon tour arrive, on me fait patienter dans le couloir menant à la chambre où est installé James. Contrairement à Colin Farrell, j’avais pas du tout d’appréhension, j’avais du comédien une image sympathique et je sentais que tout allait bien se passer. Et tout cela allait s’avérer tout à fait vrai.

Je rentre dans la salle et James McAvoy se lève pour me serrer la main « How you doin’ ? », sourire aux lèvres. Cela fait plaisir, il est vêtu d’une chemise blanche et d’un jeans noir, bref la simplicité et la classe réunies. Par contre il a de ces yeux ! D’un bleu super clair ça m’a interpelé dis donc ! Bref, je commence l’interview en lui parlant du film et lui demande si il a aimé joué les action man (lui qui est plus habitué aux comédies et aux drames romantiques) et si il a du subir un entraînement physique avant le tournage. Il me répond avec humour qu’il a effectivement du se plier à un coach car il apparaît torse nu dans une scène du film. Je lui demande ce que ça fait de tourner avec Angelina Jolie et m'assure que c'était un réel plaisir et qu'elle était loin de l'image froide qu'elle véhicule. Le rôle tournant pour sa carrière? Nicholas dans Le Dernier Roi d'Ecosse sans hésiter. Plein d’humour et d’auto-dérision, il répond à mes questions et j’écoute ses réponses avec plaisir. C’est un vrai gentleman, très pro.

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James McAvoy dans ses oeuvres (de gauche à droite): Le Monde de Narnia: Chapitre 1 - Le Lion, La Sorcière Blanche et l'Armoire Magique: Le Dernier Roi d'Ecosse, Penelope, Reviens-Moi et Wanted.

Quand le compteur affiche qu’il ne me reste plus que 30 secondes, je me dépêche de placer l’ultime question à propos du Hobbit. En effet, des rumeurs persistantes sur le net affirmaient qu’il était le comédien favori pour reprendre le rôle de Bilbo dans les nouveaux films inspirés du Seigneur des Anneaux sous la direction de Guillermo Del Toro. Et là, il me lâche un peu blasé que c’est « absolument pas vrai » et que personne ne l’avait contacté jusqu’ici. Je ne cache pas ma déception avant de la saluer et de le prendre en photo (illustration de l’article). Pour les fans, gardons espoir, peut-être que c’est une news top secret et qu’il n’avait pas le droit de le révéler encore. Il faut dire que c’est l’acteur idéal. En tout cas, le sieur McAvoy est fidèle à l’image qu’il donne : gentleman et adorable. Un très bon moment d’interview.

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Published by Kinoo - dans Rencontres
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