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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 22:00

smoothieJ’en conviens, la chaleur de l’été s’avère encore timide au jour d’aujourd’hui et en bon optimiste que je suis, j’espère vraiment ne pas revivre une saison pourrie comme l’an passé et que l’on aura droit à nos rayon de soleil et à nos séances de bronzettes. Et quoi de mieux pour se rafraîchir qu’une bonne boisson à siroter, accablé par la chaleur ? Un bon smoothie, voilà quoi !

Depuis de longs mois déjà je suis accro à cette ambroisie de fruits fraîchement mixés. La recette est simple, on plonge des morceaux de fruits (ça peut être vraiment n’importe quoi : pomme, framboise, banane, fruit de la passion, mangue, orange etc…) et du yaourt glacé dans un mixer, et on verse le tout dans un verre. C’est tout bonnement divin. Mon cocktail préféré est le mélange de jus d’orange, fruit de la passion et framboise.

Alors l’inconvénient, c’est que pour boire des smoothies, il faut débourser un peu plus qu’un jus normal (comptez 4 euros minimum), et ce, dans les établissements qui en font. On peut aller par exemple à la Halle à Papayes présente dans le forum des Halles à Châtelet (j’y ai ma carte de fidélité)t, ou encore dans les chaînes de restaurants bios comme Noon. Le Paradis du Fruit s’en sort aussi avec les honneurs avec leur cocktails de fruits frais et de glace pilée mixée. Sans compter les nouvelles boîtes qui se montent à tout va pour surfer sur la vague. Moi je n'attend qu'une chose, que Jamba Juice débarque en France un jour, peut-être...

Alors attention, les célèbres marques de jus genre Tropicana se sont toutes lancées dans le créneaux et envahissent les rayons frais de leurs briquettes estampillées « smoothie », vendues à un prix prohibitif d’ailleurs, pour un résultat franchement pas fameux. C’est liquide et la saveur des fruits n’est pas comparable. A ce prix là, autant s’accorder un verre frais et goûtu. D'ailleurs, je commence à me tâter sévèrement pour m'offrir mon propre mixer. Premier argument, je pourrais me faire moi-même mes propres cocktails à la maison, et deuxièmement, sur le long terme, cela me reviendra certainement moins cher. Et vous, êtes-vous accro au smoothie ?

photo by Jacques Doucette

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 23:59

journey3D
On le sait, le gros problème du cinéma en ces périodes difficiles, c’est d’attirer les spectateurs dans les salles. Il faut donner envie à ces derniers de se déplacer pour voir les films au cinéma. Pas facile à l’ère du DVD où quelques mois après la sortie en salle, les gens peuvent voir et revoir à l’infini un film dans des conditions de plus en plus technologiques (merci le home cinema). Les studios rivalisent donc d’imagination pour relever le défi, et leur dernière lubie se joue en 3D. Et ça, les producteurs de Narnia et du Seigneurs des Anneaux l’ont bien compris, puisqu’ils se lancent dans la course en bonne position avec ce Voyage au Centre de la Terre 3D. Une revisite moderne du classique de Jules Vernes qui se fait en trois dimensions. Dans cette version 2008, un géologue de métier part en Islande afin de percer le secret de la disparition de son frère. Accompagné de son neveu et d’une jolie guide islandaise, ils embarquent malgré eux pour un voyage fantastique dans les entrailles de la planète. Dans le rôle principal, on retrouve Brendan Fraser, toujours aussi à l’aise dans l’aventure (La Momie…), qui mêle habilement l’humour et le cabotinage que le ton du film requiert. A ses côtés, les jeunes comédiens font ce qu’ils peuvent face aux écrans verts qui matérialiseront les multiples effets spéciaux du film. Venons-en d’ailleurs aux effets spéciaux, qui sont tout de même l’intérêt principal de ce film 3D. Ces derniers sont de très bonnes factures. Entres les créatures à peu préhistoriques belliqueuses et les décors fantastiques du centre de la Terre, la direction artistique est visiblement allé vers un look mêlant rétro et science fiction qui sied à ravir à l’ensemble. Les effets 3D sont nombreux et ne tombent pas (ou presque pas) comme un cheveu sur la soupe. J’imagine déjà les enfants sursauter quand des poissons carnassiers surgiront soudainement vers l’écran. Et je ne parle même pas du tyrannosaure… Au final, il faut avouer que scénaristiquement parlant, c’est assez pauvre. Le scénario tient sur un dé à coudre, et les raccourcis et incohérences sont légion, ce qui fait passer le film pour une attraction de parc à thème. Aussi, suis-je le seul à trouver que Brendan Fraser est trop vieux pour s'amouracher de la très jeune actrice qui joue l'aventurière? Mais côté spectacle, les yeux seront servis et vous en prendrez plein les mirettes. A voir en 3D donc, le film privé de ses effets perd facilement de son intérêt.
note6

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 15:00

wantedheader
Qu’il est dur de réinventer l’action à Hollywood, depuis Matrix, tous les films du genre ont repris les mêmes codes (le bullet time repris à outrance) et se sont enlisés dans la facilité. Il fallait bien débaucher un regard frais venant de Russie pour donner un bon coup de fouet à l’action U.S. Avec
Wanted, le réalisateur Timur Bekmambetov - qui s’était illustré avec ses films hallucinants et nerveux (Nightwatch & Daywatch) et au budget dérisoire - a donc bénéficié d’une enveloppe plus que confortable pour porter à l’écran ses délires les plus dingues. Au casting, James Mcavoy rappelle Edward Norton dans Fight Club, tant leurs personnages de loosers persécutés par leur boss ont en commun. Mais ça ne durera pas longtemps puisque grâce à une Angelina Jolie plus fatale que jamais, il découvrira qu’il est le fils d’un super assassin et qu’il doit continuer l’œuvre de son paternel au sein de la Fraternité, une société secrète qui préserve l’Humanité à travers le meurtre. A partir de ce postulat de départ, le cinéaste venu du froid se fait plaisir et nous offre des combats intenses, des voitures effectuant des saltos double piqués en pleine course poursuite, des trains lancés à grande vitesse, des explosions spectaculaires, bref du fun, du fun et encore du fun !
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Il introduit aussi des idées nouvelles comme le concept de la balle à la trajectoire incurvée (concept qui se fatigue un peu vite) et sait mettre en scène ces morceaux de bravoure. Du côté des acteurs, ils assurent et ne sont pas perdus au milieu des délires très spéciaux du film. James Mcavoy prend du galon avec Wanted et prouve qu’il peut porter un film sur ses épaules. Son interprétation évolutive du personnage est toujours très juste, flegmatiquement charmant, parfois drôle et même un peu effrayant par moment. Angelina Jolie n’a plus rien à prouvé de son côté action woman et pourtant elle apparaît ici plus charismatique que jamais. Des effets spéciaux frappants mêlés à un message nihiliste à la Fight Club des plus jouissifs… Au milieu d’une saison de blockbusters bien chargée, Wanted offre un spectacle époustouflant qui surprendra même les plus férus d’action.
note7

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 23:00

kfp
Après des ratages en bonne et due forme tels que Shrek le Troisième ou Bee Movie, le dernier Dreamworks était attendu au tournant. Qu’il est heureux de constater que ce Kung Fu Panda ose sortir des sentiers battus et rebattus par le studio pour offrir un divertissement beau, drôle et épatant. Dans ce film hommage au kung fu, les scénaristes ont eu la bonne idée d’occulter les blagues vaseuses et scato caractéristiques de Dreamworks et préféré mettre sous la lumière le talent comique de Jack Black. Le comédien prête ici sa voix (et son physique tant le personnage lui ressemble) à Po, un jeune panda boulimique rêveur et dont la destinée va se retrouver changer quand une prophétie le choisit comme le Guerrier Dragon. Commence alors pour lui un long et douloureux entraînement emmené par le maître Shifu qui fera de lui un as du combat.
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Jack Black livre une performance hilarante, sa voix est totalement adaptée à ce genre de défi et son potentiel comique transcende les dessins. Avec Dustin Hoffman, dans la peau du maître, une alchimie irrésistible s’installe. Rien que pour leur travail, il est indispensable de voir le film en version originale. Le reste du casting vocal (Angelina Jolie, Lucy Liu, Jackie Chan…) doit se contenter de quelques répliques, dommage par ailleurs que certains personnages prometteurs soient tout juste survolés (Tigresse). L’art design est de toute beauté et exécuté dans le plus grand respect de la culture chinoise. Le scénario est convenu et sans surprise, on nous refait le coup de l’apprentissage et du message du « fais ce qu’il te plaît vraiment », mais c’est facilement oubliable face à ce spectacle haut en couleurs et aux gags franchement bien trouvés (le nerf facial !). Kung Fu Panda est un excellent film de kung fu animé, où le talent comique de Jack Black est brillamment exploité. Complètement à l’opposé d’un WALL-E, ce bouffeur de bambou s’impose tout de même comme une réussite.

note8

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 00:01

Image60Saludos Amigos ! Je vais essayer de me remettre de mes émotions (j’ai vu The Dark Knight aujourd’hui et j’en suis encore chamboulé) pour vous raconter un peu mon petit city-trip dans Madrid de mardi et mercredi. J’étais dans la capitale espagnole pour couvrir le tapis rouge du film Max la Menace et effectué des interviews des stars : Steve Carell, Anne Hathaway et Dwayne Johnson, mais ça je vous le raconterai plus tard dans un prochain billet. Le planning étant serré, j’avais très peu de temps pour visiter l’essentiel de Madrid. Fort heureusement, Flo qui habite dans la capitale espagnole depuis quelques temps maintenant a gentiment accepté de me servir de guide afin que je découvre un minimum les coins et recoins de la ville. Tout commence par mon arrivée à l’aéroport. A mon départ de Paris, il faisait gris et un vent glacial soufflait allègrement, alors qu’ici, la chaleur et le soleil sont de mise. Après une vingtaine de minutes d’attente pour récupérer ma valise, je retrouve Flo qui est venue me chercher. Grâce à elle, pas d’angoisse à chercher par quel moyen rejoindre le centre de la ville et mon hôtel. Après un court trajet peu onéreux (1 euro) en bus, nous voici dans le centre.
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On passe par la célèbre Puerta del Sol, très animée (entre les danseurs de flamenco et les musiciens, il y a de quoi s'occuper) où une statue du symbole de la ville (un ours grimpant à un arbre que l'on retrouve un peu partout : sur les bouches d'égouts etc...) est installée à l'entrée d'une rue, et remontons jusqu’à l’Urban Hotel où je logerai ce soir. Parlons-en de l’hôtel d’ailleurs, un sublime cinq étoiles au design très contemporain et très classe, avec du bois lustré et des statues antiques qui ornent les couloirs. La découverte de la chambre a été un grand moment, avec une bouteille de vin à mon nom qui m’attendait sur la table. Magnifique, je vais commencer à y prendre goût c’est dangereux ! Mais pas le temps de se reposer, Flo repasse chez elle se changer puisqu’elle va m’aider à interviewer les peoples sur le tapis rouge ce soir au Capitol Theatre qui se trouve sur la Gran Via de Madrid. Je vous raconterai en détail plus tard. Après cela, nous avons déambulé dans la ville à la recherche d’un restaurant où dîner.
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Et malgré l’heure avancée, ce ne fût pas difficile. Les rues sont encore très animées, ça m’étonne pour un jour de semaine. Je m'arrête curieux devant une enseigne qui lit "Musée du Jambon" et dont la vitrine expose des cuisseaux de porcs par dizaine, mais Flo me raconte que c'est en fait une chaîne de snack-bar qui prospère en Espagne, sympa comme concept! On se retrouve dans un bar restaurant en plein centre-ville où j’insiste pour goûter à une sélection de plats typiques : tortilla, croquettes de jambons et formages, jambon ibérique, sardines à l’huile etc… Très copieux et pour un prix dérisoire. Je goûte également à un alcool local, la Pancharàn (à l’anis), pas mauvais. Après quelques moments à papoter, on sort du restaurant à 1h du matin, et là encore les terrasses étaient encore largement occupées. Les espagnols sont résolument des couches tard. Je me rentre à l’hôtel en flânant dans les rues, où je tombe nez à nez avec un mec déguisé en lion en peluche qui distribuait des flyers. Madrid c’est Disneyland ! Dans ma chambre, je me fais couler un bon bain chaud, dans lequel je me prélasse en préparant mes questions pour les interviews du lendemain.
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Après une nuit parfait dans ce grand lit bien confortable, je me réveille difficilement vers 10H pour profiter des heures qu’il me reste avant les interviews pour visiter la ville. Je descend prendre mon petit déjeuner en vitesse et me dirige alors vers la Plaza Mayor. Une place très vaste qui servait autrefois à des marchés et même des corridas, où trône une fière statue de Philippe III. Je continue mon chemin en direction de Palais Royal en descendant la Calle Mayor, l’occasion de s’attarder sur l’architecture madrilène haute en couleurs. Je passe devant la Plaza de la Villa où une petite manifestation a manifestement lieux devant l’hôtel de ville. J’arrive peu après devant l’imposante Cathédrale de la Almudena qui surplombe la partie basse de la ville. Plus loin, le Palacio Real attirait une interminable file de touristes qui patientait sous un soleil de plomb avant de pénétrer dans l’enceinte de l’édifice. Je me prends une bouteille d’eau bien fraîche et  vais me reposer sur les marches à l’ombre de la cathédrale, en attendant Flo qui est en chemin. Le ciel est d’un bleu maculé et le soleil est agressif, se reflétant sur les dalles de la place.
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Et c’est à ce moment là que je me maudissais d’avoir oublié mes lunettes de soleil en France. Ma guide touristique attitrée arrive peu après et nous poursuivons en direction de la Plaza de España qui représente la partie moderne de Madrid. Une photo rapide devant la statue de Don Quichotte et on est parti pour remonter la Gran Via, la grande rue commerçante de la ville. Un théâtre qui joue le musical de La Belle et la Bête (La Bella y la Bestia en local) interpelle mon regard de fan. De multiples magasins connus comme Zara, H&M ou encore Loewe affichaient les « Rebajas » (les Soldes) et je me mords les doigts de ne pas avoir le temps d’en profiter, surtout avec les prix espagnols. On continue de marcher jusqu’au Fuente de Cibeles, un carrefour où trône la majestueuse silhouette du Palais des Communications. On remonte un peu plus haut vers la Puerta de Alcala pour visiter le grand parc vert de Madrid, le Retiro. Par ce temps assommant, rien de plus agréable que de siroter un verre au bord du grand lac, avec une vue sur le Monument d’Alfonso XII. Je jette mon dévolu sur le « Tin de Verano » (ou un truc dans le genre) bien rafraîchissant tandis que Flo se contente d’un classique mais efficace Coca Light.
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Ce moment de repos à l’ombre des arbres a été très appréciable, mais nous a donné un sacré coup de barre. On croit même halluciné quand un vieux faisant son jogging en speedo passe devant nous. Mais il faut bien se réveiller puisque les interviews m’attendent. On ressort du Retiro donc en direction du Palace Hotel où logent les acteurs. Après la séance d’interviews, je remercie ma guide privée du week-end et saute dans un taxi en direction de l’aéroport. Le chauffeur typiquement espagnol me fait marrer et me parle de foot, évidemment ! Quelques heures plus tard, je retrouve Paris et son temps dégueulasse. Aaaah… En tout cas, Madrid est une ville non dénuée de charme, très animée et où je repasserai volontiers explorer plus en profondeur. Hasta luego !

Vous pourrez bientôt retrouver toutes mes photos de Madrid en meilleure qualité dans ma galerie FlickR.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 10:30

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Hancock mode d’emploi : le superzéro selon Will Smith. Hollywood et les superhéros, c’est une histoire qui roule. Qu’ils soient plutôt collants en latex (X-Men), sous vêtement fluo (Superman), ténébreux (Batman), animés (Les Indestructibles) ou encore piquants (SpiderMan), la machine à rêve a presque complètement fait le tour des justiciers sans peur et sans reproches. Sans reproches, le nouveau personnage incarné par Will Smith ne l’est pas, au contraire même. Hancock est un super héros déchu, SDF, alcoolique et rentre-dedans, il s’efforce de défendre la veuve et l’orphelin sans se rendre compte des dégâts qu’il génère autours de lui. Si bien que les citoyens de Los Angeles ont fait de lui un superzéro que personne ne veut voir. Afin de redorer son image, Hancock est épaulé par un attaché de presse, qui emprunte les traits d’un pétillant Jason Bateman, qui va mettre au point une véritable opération de re-séduction. Aussi atypique que son héros, le film commence comme une comédie, puis bascule dans l’action pure et dure, pour se terminer sur des thèmes plus dramatiques. Si il est indéniable que le réalisateur Peter Berg (le Royaume) maîtrise à merveille l’humour et l’action, on est moins convaincu par la partie plus profonde de l’histoire.
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Hancock qui fait dérailler un train en essayant de sauver une voiture coincée sur une voie ferrée c’est exaltant. Hancock qui en fait voir de toutes les couleurs à un gamin (français !) qui a osé l’offenser, c’est jouissif. Bref, on a droit à du divertissement impertinent, efficace et bien ficelé. Will Smith prend apparemment son pied dans ce rôle d’anti-héros par excellence et son personnage est assez bien développé. Dommage que les seconds rôles ne bénéficient pas du même traitement, ainsi Charlize Theron est un brin survolée. Le scénario est assez original pour ne pas rentrer dans le moule des films de superhéros mais s’essouffle assez vite, notamment après une révélation (un twist comme on dit à Hollywood) des plus prévisibles et maladroitement amené. Au bout du compte, Hancock offre du grand spectacle avec un ton plus effronté que ce que l’on a l’habitude de voir sur grand écran, mais qui manque tout de même de profondeur. Will Smith s’éclate et le public devrait le suivre dans ses délires sans trop de problèmes. Dans les salles le 9 juillet
note6

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 15:40

mikaprinceVendredi dernier, c’était le concert de Mika au Parc des Princes. Un an et demi après son premier concert au Trabendo, un an après l’Olympia et quelques mois après le Zénith, le chanteur a attiré 55000 personnes dans un stade comble. Mais avant de le voir sur scène, il a fallu se taper trois premières parties, Virgin Show oblige. Yelle a comme à l’habitude assuré avec ses tubes aussi fluos que sa garde robe. Panic at the Disco a apporté une touche british très appréciable, tandis que Dyonisos s’est éternisé pendant une longue heure et son chanteur a joué la star en se jetant deux fois dans le public (non je ne suis pas fan).

22h arrive et c’est enfin l’heure de voir celui pour qui on est venu. Et l’artiste n’a vraiment pas déçu, la foule de ses fans a considérablement augmentée et son aisance sur scène aussi. La scène d’ailleurs, était à l’image du chanteur. Un énorme visage de clown dont la bouche formait une arche, le tout parfaitement illuminé et dont l’habillage graphique était sublime. Mika est arrivé sur scène sur le traditionnel Relax, Take it Easy. La foule était en transe, moi aussi, tellement content de le revoir en live. A peine la chanson commencée, qu'il commence déjà à se débarasser de son gilet et de ses bretelles. A ce rythme là il chantera Lollipop avec une feuille de vigne. Il enchaîne avec My Interpretation au piano, suivi de Billy Brown. Il nous fait ensuite cadeau d’un tout nouveau titre tiré du prochain album, Rain, une jolie balade qui est une parfaite démonstration de ses talents vocaux à monter dans les aigus, avant de reprendre I Just Can’ Get Enough avec une variation très punchy.

Puis les Big Girls étaient à l’honneur quand le chanteur a entonné son tube pulpeux en compagnie de ses non moins pulpeuses danseuses, alors que deux énormes jambes gonflables servent de background. Puis c’est Love today, après une jolie intro, la température monte d’un cran, le Parc des Princes sautille au son du refrain avant le solo percussions en compagnie de sa batteuse (qui a beaucoup maigri depuis six mois !), il fait chaud, il a chaud, Mika enlève le haut. Les deux se livrent un duel percutant pour finir la chanson en apothéose. L’univers poétique et coloré du chanteur prend toute son ampleur avec Happy Ending, la scène accueille les danseurs grimés en clown, portant des ballons blancs, la voix de Mika est en parfaite harmonie avec celles de ces charmantes choristes. A la fin, l’un des clowns s’envole avec les ballons vers le haut de la scène, grand moment.
mikabannerprinces
Tout s’enchaîne très vite après, Grace Kelly, Ring Ring, jusqu’au final, Lollipop. Après la traditionnelle intro des animaux en fourrures se livrant à des actes étranges, des dizaines de danseurs et danseuses sont sur scène, les confettis tombent du ciel, c’est l’extase. Mais le concert n’est pas encore fini, après les rappels, Mika revient sur scène seul, et s’installe au piano. Il nous annonce une surprise et entonne les premières notes de Grace Kelly, qu’il chantera intégralement (ou presque) en français. J’avoue que je n’ai pas compris totalement tous les couplets, mais le geste était là et c’était vraiment sympa. Puis sa troupe revient sur scène pour reprendre une version remixée et plus rythmée de Relax, Take it Easy, avec des effets de lumières et lasers à tomber. On se serait cru dans une discothèque géante. Encore une fois, le jeune chanteur a démontré l’étendue de ses talents, sa folie extravagante, sa capacité à charmé les foules de plus en plus grandes… Il a réussi à adapter son univers particulier à une grande échelle, un grand show à l'américaine! La prochaine étape c’est quoi maintenant ? La lune ? En tout cas, je suis prêt à le suivre jusque là si il le faut !

Photos by PurePeople

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:01

walleheader
Les génies artistiques qui ont insufflé la vie à des jouets, qui nous ont fait parcourir l’océan avec Nemo, saliver avec un rat cuistot, donnent cette année une âme à un robot dans WALL-E. Et une fois de plus, c’est une très grande réussite. Ce petit amas de métal réussit à toucher le spectateur en plein cœur. Rien de surprenant en soi, venant de la part de ceux qui se sont fait connaître en mettant en scène une lampe de bureau ! Et pourtant, rien n’était gagné d’avance : le pitch dresse un le tableau d’un futur pessimiste dans lequel la Terre, devenue une décharge  inhabitable, a été abandonné par l’humanité. Les hommes, partis se réfugier dans un gigantesque vaisseau spatial, ont laissé le soin à une flotte de petits robots de faire le ménage. Mais voilà, ce qui aurait du duré cinq ans en théorie s’éternise sur maintenant sept cents ans, et les robots se sont un à un épuisé à la tâche… tous sauf un, WALL-E, qui au fil des saisons, s’est forgé une personnalité mais surtout une grande soif d’amour. Son quotidien, hilarant tant il reflète nos propres souvenirs d’humain, va se retrouver tout chamboulé quand la charmante EVE débarque avec fracas dans sa vie.
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WALL-E est un film remarquable dans le sens qu’il relève avec brio bon nombre de défis. Le premier d’entre eux est tout d’abord de rendre attachant un petit cube de ferraille surmontée d’une paire de jumelles. Et pourtant, les animateurs de Pixar sont arrivé à rendre le héros à boulons mignon au possible. Il n’y a qu’à faire le test, passez un clip de WALL-E à n’importe quelle fille de votre entourage, et vous aurez droit à « Ouh il est trop chou ! », alors que les geeks seront plutôt du genre à dire « J’en veux un ! ». Bref, WALL-E séduit un large public, prêt à le suivre aux quatre coins de l’univers. Et cela tombe bien, puisque visuellement, le studio se surpasse encore une fois. On pensait avoir tout vu avec la Route 66 de Cars ou le Paris romantique de Ratatouille, et bien force est de constater que les paysages présentés dans WALL-E sont encore plus beaux : des visions sombres et apocalyptique d’une Terre abandonnée aux sublimes passages dans l’espace. Le plan où notre petit robot accroché à un vaisseau spatial, touche du bout de ses pinces les anneaux de Saturne en restera une illustration marquante. L’autre défi du film est le parti pris d’en faire un long-métrage quasiment muet. Alors que Dreamworks s’offrent des stars trop payées pour trop parler dans leurs films (Shrek et compagnie…), Pixar ose construire un film autours d’un héros qui ne peut s’exprimer que par des bruits robotiques. Ce qui fait de ce dernier le digne héritier de Buster Keaton ou de Charlie Chaplin. L’animation joue ici un rôle encore plus important et nous offre des moments irrésistibles de drôlerie qui passent essentiellement par le talent des artistes animateurs. Si ses moyens de se faire entendre sont limités, WALL-E s’est tout de même offert les services du légendaire Ben Burtt (qui a crée les sons de beaucoup des créatures de Star Wars dont R2), qui a composé une palette de bruits et sons en tout genre qui donnent au petit robot sa personnalité si attachante.
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Plus qu’un film d’animation, WALL-E est aussi un excellent film de science-fiction, genre auquel il rend un vibrant hommage à travers des clins d’œil savoureux à des films comme le 2001 de Kubrick. WALL-E c’est aussi une histoire d’amour bouleversante de simplicité. L’obstination du petit robot à vouloir partager son amour avec l’élue de son cœur de métal est touchante de naïveté (sa méthode de drague est calquée sur son film préférée : Hello Dolly !) et trouve tout son sens dans une fin émouvante. WALL-E c’est aussi une satyre à tendance écolo efficace et osée, des piques sont lancées et le gouvernement Bush, l’irresponsabilité des grosses firmes et l’obésité entre autres en prennent pour leur grade. Des messages forts qui passent aisément sans pour autant faire du film un donneur de leçon, qu’on se le dise, WALL-E n’est pas un Al Gore animé. WALL-E, c’est un festival d’émotions sur fond de décors galactiques et épiques dans lequel les robots apprennent l’humanité aux hommes, et qui trouve sans peine sa place, dans le panthéon des plus beaux chefs-d’œuvre du studio à la lampe de bureau. Un chef-d'oeuvre je vous dis! Dans les salles le 30 juillet

note10

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 22:36

Image50- Ce week-end, avec Lilly, Thomas, Manu, Claire et Sylvain, nous étions à Uzès dans le sud de la France, afin d’assister à un mariage quasiment comme dans les films ! Celui de nos amis Sophie et Amine, qui s’unissait pour le meilleur et le meilleur. Le mariage était parfait : la robe était sublime et la mariée dedans encore plus, le cadre idyllique (une maison d’hôte sur les berges vertes d’un grand lac), la météo paradisiaque, l’eau de la piscine rafraîchissante à souhait, la bouffe excellente, la boisson à volonté et l’ambiance géniale. Le DJ a assuré puisqu’il a réussi à nous passer du Ray Charles, de la salsa, Hairspray (un grand moment où tout le monde est devenu hystérique et a entamé la chorégraphie à l’unisson), Rihanna et du disco en une seule et même soirée. Rajoutons à cela un photographe sosie de Colin Farrell (sisi je vous assure), un groupe de jazz/blue grass dont le chanteur était le sosie de Lou Bega (et oui y avait du sosie!) et un mini spectacle présenté par nos soins sur la chanson « Métamorphose » d’Amanda Lear qui nous en fait baver de trac mais qui au final reste un des temps forts du week-end. Un peu frustrant de descendre dans le sud pour deux jours seulement, on aurait aimé que ça dure plus longtemps. Il ne me reste plus qu’à souhaiter aux mariés mes vœux de bonheur ! Et vu leurs yeux ce week-end, ils sont bien parti pour !
mariage
- Ce matin, alors que je devais me rendre sur les Champs Elysée pour une projection, je me retrouve en plein film catastrophe. Dans le tunnel qui sert de correspondance à Châtelet entre le RER et le métro 1, une foule gigantesque entassée et stagnante devant les tapis roulants H.S qui sont débordés. La cause ? Une grève des conducteurs de la ligne A dont un de leur confrère s’est fait agressé la veille au soir. Résultat, tous les voyageurs de la ligne ont été contraints d’emprunter les correspondances de la ligne 1, si bien qu’avec la foule, il y a eu un « incident voyageur » et la rame a été aussi interrompue quelque temps. D’où le bordel impossible. J’en crois limite pas mes yeux, les gens se poussent, les plus pressés, escaladent les rebords des tapis roulants pour avancer etc… Je comprends la solidarité des agents RATP envers leur collègue blessé, les coupables doivent être retrouvés et punis, mais je ne comprends pas du tout pourquoi ils ont bloqué ainsi des milliers de travailleurs par surprise ce matin. Les usagers ne sont pas coupables, pourquoi devraient-ils subir la colère des grévistes ? Cela m’a plus donné l’impression, même si c’est sûrement loin de la vérité, que c’était là une opportunité géniale de ne rien faire et d’embêter des voyageurs exaspérés qui ont encore le goût amer des précédents mouvements sociaux de la fin de l’an passé.

crédits photos : Clairapoil & Theumah

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 14:55

C'était la Fête du Cinéma ce week-end, et ça continue dans les cinémas UGC jusqu'à demain. Peut-être que ces deux films ont fait ou vont faire partie de vos séances. Avec cette chaleur, la fraicheur d'une bonne salle de cinéma est plus que bienvenue, alors ne vous privez pas !

bachirValse avec Bachir : Bredouille à Cannes, cette Valse avec Bachir devrait se rattraper avec son exploitation nationale et ce ne serait que justice rendue. L’œuvre d’Ari Folman, un cinéaste israélien, se révèle être une peinture marquante et atypique de l’histoire de son pays. Alors que le Persepolis de Marjane Satrapi est encore dans les esprits, le cinéaste a tout de même choisi l’animation pour y dépeindre ses souvenirs. Un choix osé mais payant, la poésie et la force du message sont transcendés par l’animation. Plus parlants que des images documentaires, les dessins animés du film bénéficient d’une recherche graphique sublime qui contraste avec le choc de ce qu’ils relatent. La scène magistrale et enivrante qui voit les soldats sortir de la mer tels des fantômes, en est une illustration probante. Transposant à l’écran ses blessures mais aussi celles de son pays, le réalisateur joue avec la chronologie pour mieux restituer le malaise et la déroute psychologique de ses personnages, ce qui entraine quelques problèmes de rythme d'ailleurs. Fouillant dans ses souvenirs perdus, Ari Folman dénonce, réfléchit et témoigne. Des représailles sanglantes des chrétiens phalangistes sur des réfugiés palestiniens à l’assassinat du président libanais Bachir Gémayel, tous les évènements marquants sont présentés à la fois de manière réaliste et fantasmagorique, grâce à la magie de l’animation. On sort sonné et même bouleversé par la force des images animées, qui laissent leurs Image810places sur les dernières minutes à des images vraiment réelles qui rappelle qu’il ne s’agit hélas pas que d’un mauvais rêve. Une expérience à vivre et à admirer.

definitelyUn Jour Peut-Être: Révélé par l’action dans Mi$e à Prix, Ryan Reynolds s’essaie cette fois à la comédie romantique et s’entoure de trois jolies femmes pour marquer le coup. Le comédien interprète Will, un trentenaire bientôt divorcé dont la fille de dix ans veut absolument tout savoir sur sa vie amoureuse. Il décide alors de tout lui raconter, de ses débuts à New York en tant que militant pour Bill Clinton, en passant par ses flirts dont l’un d’entres eux se soldera par la naissance de sa fille. Cette dernière, avec le spectateur, devra deviner selon le récit de son paternel, laquelle est sa mère. Le concept est original pour une comédie romantique qui s’étale sur plusieurs années, contrairement à la plupart se déroulant sur quelques jours. Le scénario évite tous les clichés du genre, ou presque, et c’est fort appréciable. Mais la force d’Un Jour Peut-Être réside indéniablement dans son casting impeccable. Ryan Reynolds fait preuve d’une surprenante aisance dans le genre, loin de ses précédents rôles, et convainc dans la peau de ce jeune papa divorcé. L’alchimie avec Abigail Breslin (révélée par Little Miss Sunshine et qui a bien grandie) qui joue sa fille en est d’ailleurs l’illustration. Face à lui, trois femmes toutes aussi délicieuses les unes que les autres, triées par couleur de cheveux et tempérament. La blonde Elizabeth Banks est le premier amour de lycée, la brune Rachel Weisz est l’intellectuelle fatale qui flirte avec son professeur (Kevin Kline), et Isla Fisher incarne la rousse vénitienne candide et désinvolte.Fort de dialogues savoureux et d’une mise en scène pointilleuse, le film se dote
d’un note nostalgique des années 90 des plus savoureuses. Mêlant un soupçon de Love Actually et un peu de Bridget JonesImage4 au masculin, Un Jour Peut-Être est un film qui réjouira les fans du genre et ne déconcertera pas les autres.

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