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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 00:01

 

benbarnesIBWK2Aujourd’hui sort dans les salle le nouveau chapitre des Chroniques de Narnia : Prince Caspian. L’occasion pour moi de vous raconter comment s’est passé ma rencontre avec l’équipe du film, la semaine dernière à Prague.  Après une journée à jouer le touriste dans la ville, le lendemain matin était donc consacré à mes interviews. Après un petit déjeuner frugal au Hilton, une navette affrétée par Disney nous conduit au Mandarin Oriental Hotel, le palace où logeait l’équipe du film. Moi, ainsi que deux autres collègues journalistes français, patientons dans le Disney Hospitality Lounge, une grande pièce où nous pouvions peaufiner nos questions en grignotant quelques viennoiseries.

Quelques minutes passent avant que ma première entrevue ne débute. Je commencerai avec Ben Barnes, le comédien qui joue le Prince Caspian. Tout se passe bien, même si il a les traits tirés et qu’il est un brin enrhumé. Il faut savoir qu’ils sont en pleine tournée de promotion et qu’ils s’envolent le lendemain direction Londres, puis Paris. L’acteur évoque avec moi les sentiments bizarres de voir sa tête absolument partout : sur les affiches dans la rue, sur les bus, en figurines etc… A la fin, je lui demande si ça le dérange pas de le prendre en photo, il accepte malgré les réticences de son attaché de presse. Je lui dis au revoir en lui souhaitant de passer un bon moment à Paris vendredi.

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De gauche à droite: William Moseley, Georgie Henley, Andrew Adamson, Skandar Keynes et la délicieuse Anna Popplewell.

J’enchaîne avec William Moseley et Georgie Henley, qui jouent Peter et Lucy dans le film. Ils sont interviewés ensemble. William, qui a bien grandi et arbore un look de beau gosse, remarque tout de suite mon doigt bandé (oui rappelez-vous, les points de suture :D), et je passe quelques secondes à raconter l’anecdote avant de commencer l’interview. C’était plutôt sympa. Les deux jeunes comédiens se prêtent au jeu de la promotion avec beaucoup de professionnalisme je dois dire, la petite n’hésite pas à ressasser qu’elle a beaucoup mûrie entres les deux films. Quand à Peter, il assure qu’il n’y avait pas de rivalité entre lui et Ben Barnes, même si je suis sûr du contraire ^^. Je continue le marathon d’interviews avec Skandar Keynes (Edmund) et Anna Popplewell (Susan). Cette dernière est devenue une jeune et plantureuse actrice pleine de charme, j’en suis tout subjugué en m’installant d’ailleurs. Elle assure aussi pas mal et partage pas mal d’anecdotes. Je peux pas en dire autant de Skandar, qui avait la tête dans le c** et semblait finir sa nuit les yeux ouverts. 

Et je termine enfin par Andrew Adamson, le réalisateur (qui a aussi à son actif Shrek 1 & 2). C’était je pense le moment le plus intéressant, j’ai pu parlé de ses choix artistiques, de son passé dans le cinéma d’animation, ce qu’il avait appris, son meilleur souvenir de l’expérience Narnia (pour info, c’est le tournage de la scène où les enfants voguent sur leur barque dans les décors sublimes de Nouvelle Zélande), bref, un moment d’échange des plus agréable, surtout qu’il avait beaucoup d’humour et était très sympathique. Petite anecdote, vendredi dernier, l'équipe était à Disneyland Paris pour l'avant-première française et une collègue à moi a rencontré Ben Barnes sur le tapis rouge. Ce dernier lui a fait part qu'il se souvenait de moi et de notre interview. Sympa non? :) PS: Vous pouvez voir les photos en plus grande taille dans ma galerie FlickR en cliquant ici.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:51

w2Je sors ce soir de la projection de WALL-E , le dernier film d’animation des studios PIXAR et je suis encore tout retourné de l’expérience. Je ne peux pas en dire d’avantages (je ne pourrais poster ma critique qu’après le 27 juin), mais sachez que les gars de chez PIXAR ont encore frappé fort et ont repoussé de nouveau les limites du genre animé. Le petit robot que l’on adore tous depuis des mois, grâce aux différents clips et bandes-annonces révélées, tient toutes ses promesses et la première chose que je vais faire lors de mes prochaines visites au Disney Store, c’est de m’acheter mon petit WALL-E à moi.

Alors où je classerai ce dernier film par rapport aux précédents ? La question est difficile tant les artistes du studio californien ont effectué jusqu’ici un parcours sans fautes. Chacun de leur film a été bercé par des critiques élogieuses, une réponse du public incroyable et a contribué à redorer le blason d’un Disney fatigué. Le trio de tête est pour ma part composé en première place ex-aequo, des Indestructibles et de Toy Story 2. Le film de Brad Bird étant juste le meilleur film de superhéros tous genres confondus avec des personnages attachants et des scènes mémorables (la course poursuite de Flèche dans la jungle…), quand au second, il s’agit d’unes des rares suites qui surpassent l’original et qui peut de toute façon rivaliser avec Buzz l’Eclair le magnifique ? En deuxième je mettrais Monstres et Cie, probablement le film le plus poétique de PIXAR, et aussi le plus émouvant (ce plan final rend encore et toujours mes yeux humides !). En troisième, probablement Ratatouille, et ce n’est pas uniquement parce que ça se déroule à Paris.

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Mais quoiqu’il en soit, même le plus décevant des productions du studio à la lampe de bureau restera à des lieux de la concurrence qui s’encrasse dans des films trop bavards et sans cœur (quoique Kung Fu Panda s’annonce très prometteur). Dans tout ça, je ne sais pas où je vais mettre WALL-E. Et vous, quels sont vos films PIXAR favoris ?

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 01:00

brugesheader
Attention l’affiche peut-être trompeuse, avec un Colin Farrell l’arme à la main et une tagline aguicheuse, on aurait pu croire que Bons Baisers de Bruges ne soit qu’un énième polar d’action de plus. Détrompez-vous, le film s’avère être un véritable petit bijou de cinéma décalé, à déguster sans tarder comme des friandises des plus grands maîtres chocolatiers de la ville du titre. Ray et Ken sont deux tueurs à gage irlandais qui,
après une mission plus que ratée et au dénouement dramatique, sont contraints de se faire oublier à Bruges. Quand l’un (Brendan Gleeson) en profite pour assouvir sa soif de culture et jouer les touristes, l’autre (Colin Farrell) lutte pour ne pas sombrer dans la folie tant cette ville l’ennuie et le rend malade. Réalisé par un cinéaste issu du monde du théâtre, l’une des grandes forces du film réside dans les dialogues exquis, flirtant avec le politiquement incorrect et l’humour noir, qui arrachent des fous rires inattendus. Ça parle d’américains obèses, de nains cocaïnomane et racistes etc… mais c’est fait avec une classe et un charme particulier qui font que ça fait mouche à chaque fois.
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Le film foisonne d’idées fabuleuses et de scènes hilarantes, choquantes, dramatiques mais aussi burlesques. Les personnages sont diablement attachants et parfaitement développés. Colin Farrell trouve ici son meilleur rôle, incontestablement, à la fois brut de décoffrage (irlandais oblige) et fragile, il fait passer une palette d’émotions inattendue à travers son regard très expressif. De plus, l’alchimie entre son personnage et celui interprété par Brendan Gleeson est des plus touchante. Ralph Fiennes, qui n’arrive qu’après la moitié du film, marque tout de même les esprits de son flegme britannique et des répliques cinglantes. Seule la française Clémence Poésy n’arrive pas à tirer son épingle du jeu et son amourette avec Colin Farrell ne fait pas d’étincelles (hormis une fabuleuse scène dans un restaurant). Le rythme du long-métrage souffre de quelques baisses de régime, mais dans l’ensemble, cette visite de Bruges en si bonne compagnie, ne se refuse pas. A voir absolument.
note8

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 17:35

praguesbanner
Lundi et mardi dernier, je m’envolais vers la République Tchèque en vue d’interviewer l’équipe du Monde de Narnia : Prince Caspian, mais aussi pour en profiter et découvrir la ville de Prague. Mais dès lundi matin, ça commençait plutôt mal, il fallait que la grève de la RATP commence le jour de mon départ et touche en particulier ma ligne de RER. D’habitude, je prends une rame à Antony et une heure plus tard je suis au terminal prêt à effectuer le check in. Mon vol étant prévu pour 13h10, j’avais jusqu’à 12H30 pour m’enregistrer, mais voilà, quand j’arrive à Antony, aucun train n’est prévu avant midi. Le stress m’envahit et je fulmine intérieurement. Heureusement, la chance m’a souri, une dame qui était bien chargée attendait sur un trottoir, je lui demanda où elle allait. Elle me répond qu’elle se rend à l’aéroport Charles de Gaule (bingo !) et qu’elle attend une voiture de place qui allait l’emmener, elle me propose de monter et partager les frais (re-bingo !), on est vite rejoint par deux canadiens qui rentraient chez eux (re-re-bingo !). Au final je suis arrivé à l’heure à l’aéroport et m’en suis sorti pour 20 euros de taxi (qui me seront remboursés). Ouf ! Après ce stress matinal, je peux donc repenser à Prague que j’ai hâte de visiter. Quand mon ami Vincent y avait passé son réveillon il y a six mois, on s’était un peu moqué de lui parce qu’il avait préféré la République Tchèque à une nuit de folie londonienne. Et bien je m’en mords les doigts puisque Prague est assurément une ville magique.
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Après une heure d’avion, j’atterris à l’aéroport qui est situé à une trentaine de kilomètres de la ville. J’avais deux choix, prendre un taxi ou les transports, j’ai opté pour les transports (un bus et le métro) qui en une grosse demi heure me déposaient au centre de Prague pour un coût absolument dérisoire (la monnaie locale étant très faible). Ma première étape fut le check in à l’hôtel , et franchement Disney ne s’est pas foutu de moi, je dormirai ce soir là à l’Hilton. Je découvre la chambre très spacieuse, ses deux lits, sa salle de bain, tout est propre nickel et le minibar est plein. Disney m’octroyant 100 euros d’argent de poche, je vais me faire plaisir. Deuxième étape, aller au palace Mandarin Hotel où aura lieu les interviews le lendemain matin, afin de retirer mon planning d’entretiens. L’accueil est parfait, les attachées de presse sont adorables et j’ai même droit à un sac à goodies bien garni (le CD de la BO, des livres, une montre, un agenda, des stylos, le jeu DS et Xbox 360, un polo…). Voilà tout est prêt pour demain, je n’ai plus qu’à profiter du temps que j’ai pour flâner dans Prague.
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Le premier jour, le ciel était un peu capricieux et j’ai été taquiné par des petites averses, mais rien de méchant, par contre le lendemain, la météo était radieuse avec un soleil resplendissant. Je commence par l’incontournable Pont Charles (Karluv Most), qui relie les deux parties de la ville. L’endroit est toujours très animé, les musiciens se donnent en spectacle sous le regard des passants et des innombrables statues qui bordent les rebords du pont. Des jeunes mariés encore en habits se font immortalisés dans le cadre de cette ville très romantique (putain pourquoi je suis seul ?) Une jeune femme déguisée en mousse m’aborde et me propose une excursion en bateau sur la Vltava, je refuse poliment mais comme elle a un joli sourire, je la prends en photo. Je remonte ensuite vers l’ancienne ville en déambulant dans les rues. Je tombe sous le charme des façades très colorées et de leur architecture baroque. Le printemps réussit vraiment à Prague, les fleurs rajoutent encore plus de couleurs à ses rues déjà bariolées. Je retourne à l’hôtel pour y déposer mes affaires Narnia et me reposer un peu. Je ressors ensuite et marche vers la Nové Mésto (Nouvelle Ville), en passant par la longue avenue qui mène au Nàrodni Muzeum. Des trams, un peu vieillots mais qui ont un charme certain, sillonnent les rues à toute vitesse. J’en prends un pour traverser la rivière et m’arrête au pied de la Malà Strana, une immense colline. Pour accéder au sommet et ainsi avoir une vue imprenable de la cité, il faut emprunter un funiculaire conduit par deux dames peu aimables. En parlant de ça, j’ai trouvé l’accueil généralement très bon, mais ça reste inégal. Une fois j’aurais eu droit à un sourire jusqu’aux oreilles pour m’indiquer mon chemin, une autre fois ce sera une rigidité faciale glaçante. Revenons à la colline, tout en haut,  trône une réplique miniature de la Tour Eiffel baptisée Rozhledna (Tour du Pétrin) et où il a fallu affronter 299 marches pour arriver tout en haut. A côté, l’Observatorie Stefanik est entouré par des jardins très bien entretenus et fleuris qui se prêtent à la balade et à la détente. La ville est très touristique, il y en a partout : dans les calèches, sur les marches des cathédrales, dans des groupes de visites guidées… Et à côté il y a quand même de la pauvreté. Parmi les agents de propreté de la ville, j’ai croisé trois vieilles dames d’au moins 65-70 ans. 
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Ensuite je finis la soirée sur la place Staromestské, un endroit très touristique puisque c’est là que la célèbre horloge astronomique résonne toutes les heures, pas loin de l’iconique Matka Bozti pred Tynem, une cathédrale imposante. Un dispositif géant qui dénote avec les palais de la Renaissance environnants est installé pour suivre l’Euro 2008. Moi qui n’aime pas le foot, je reste tout de même pour l’ambiance entraînante avec un collègue journaliste. Je m’achète un hot dog et on sirote de la bière tchèque pendant le match. Retour à l’hôtel où je profite de la chambre. Je me fais couler un bain et commande une salade de fruits frais via le room service. Je m’endors facilement dans la couette du lit, plus confortable tu meurs !
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Le lendemain, toute la matinée sera consacrée aux interviews des acteurs de Narnia, mais je vous raconterai tout cela en détail la semaine prochaine. Midi et demi, il me reste toute la journée avant de repartir à l’aéroport vers 18h. Je décide alors de visiter le quartier du Château de Prague. L’endroit est très nivelé et j’escalade des centaines de marches avant d’atteindre les jardins des remparts, qui offrent aussi une vue saisissante sur la ville. J’arrive ensuite devant les grilles du Château, où deux gardes en costumes sont postés, impassibles (une photo s’impose :D). Je traverse la cour immense, avant de tomber nez à nez avec la gigantesque Cathédrale de Saint Guy dont la construction s’est étalée sur 1000 ans. Impressionnante bâtisse chargée d’histoire.
imagesMon ventre commence à crier famine et je compte bien goûter à la cuisine locale. Je pars donc en quête d’ un restaurant pour assouvir ma faim grandissante. Je trouve mon bonheur dans la rue Mestéca non loin du Pont Charles. Dans un cadre rustique mais charmant, je jette mon dévolu sur le rôti de porc dans sa sauce à la bière accompagné de patates bohèmes. La formule est attirante et c’était pas mauvais du tout et bien bourratif. Pour finir, la serveuse me propose un digestif appelée becherovka, l’âme aventureuse, j’accepte. J’avale le liquide qui fait effet quelques minutes plus tard. Je déambule en zigzagant dans le parc de l’île de Kampa avant de m’affaler sur un banc pour y faire une sieste salvatrice. Mes yeux se rouvrent et je vais profiter de ma dernière heure pour déguster une viennoiserie typique à une terrasse pas loin de l’hôtel. L’heure de partir vers l’aéroport arrive bien vite, je retourne donc prendre mes bagages à l’hôtel et prends une navette avec une journaliste de France 3. Je reviens vers Paris sous le charme de Prague, je n’aurais jamais pensé à une telle destination pour des vacances, et maintenant que j’ ai foulé le pied, j’y retournerai sans déplaisir le temps d’ un week-end.

Retrouvez l'intégralité de mes photos de Prague sur ma galerie FlickR en cliquant ici.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 22:18

speedracer
Que sont allés faire Emile Hirsch, Susan Sarandon et Christina Ricci dans ce délire saturé des frères Wachowski ? C’est la question que l’on peut se poser (et je la pose d'ailleurs!) en sortant de la séance tant leur talent est ici totalement inexploité. Pour les réalisateurs de Matrix, cette adaptation d’un célèbre manga animé n’est prétexte qu’à l’illustration de leurs fantasmes visuels. Puisant leur inspiration aussi bien dans les codes du manga psychédélique que dans les couleurs chatoyantes du pop art, ils foncent tête baissée dans la forme en mettant en scène des courses automobiles frénétiques sans se préoccuper du fond. Au milieu de ces effets très spéciaux, les acteurs semblent perdus et se demander pourquoi ils ont signé? Des dialogues creux et un scénario sans génie qui tire beaucoup trop en longueur (je me suis endormi à la première moitié du film) plombent le reste. Ne parlons même pas des costumes ridicules et criards (mention à John Goodman en ersatz de Super Mario).
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Il reste alors les courses effrénées et visuellement spectaculaires, usant à outrance de la technologie pour en mettre plein la vue, les cinéastes ont réussi à créer un véritable cartoon vivant. Ne boudons pas notre plaisir régressif à voir en ce Speed Racer un semblant de remake des Fous du Volant d’Hannah Barbera (j'aurais juré voir Satanas & Diabolo dans la course au milieu du film !) ou à rire devant les pitreries faciles mais dans le ton, du gamin ventripotent et de son singe. A noter aussi que l'action est accompagnée ici d'une partition musicale sixties des plus inspirées, œuvre de Michael Giacchino (Les Indestructibles, Ratatouille…) qui fait ici encore des merveilles. Au final, on sent que les frangins cinéastes ont voulu se faire plaisir avec ce Speed Racer, en truffant le film de clins d’œil au matériel original et en repoussant les limites des effets spéciaux. Seulement voilà, on au aussi l’impression qu’ils ont fait le film pour eux, et rien que pour eux. Une œuvre un brin égocentrique donc, pas étonnant que le film soit le premier gros échec de l’été des blockbusters.
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 00:15

 

james_mcavoy_ibwkLa semaine dernière, en plus de Colin Farrell, j’ai rencontré James McAvoy ( qui a été sélectionné dans ma Handsome List de cette année au passage) qui était à Paris pour la promotion de son prochain film WANTED. J’avais eu la chance de faire partie de ceux qui ont assisté à la première projection du film qui venait à peine d’être terminé (il manquait le générique c’est dire si c’était tout frais). J’ai bien aimé, un mélange d’effets virtuoses à la Matrix avec un côté Fight Club dans le message, mais je vous en reparlerai dans une critique prochainement.

Revenons au lundi 9 juin, j’avais rendez-vous à 11h dans une suite du Plaza Athénée afin d’interviewer le réalisateur et l’acteur. J’avais un petit quart d’heure d’avance, ce qui était appréciable vu que j’étais pas très frais (les nuits blanches du week-end n'ont rien arrangé). J’avais donc le temps de revoir vite fait mes questions et d’avaler un jus de pomme fraîchement pressé pour me revigorer un peu. Mon tour arrive, on me fait patienter dans le couloir menant à la chambre où est installé James. Contrairement à Colin Farrell, j’avais pas du tout d’appréhension, j’avais du comédien une image sympathique et je sentais que tout allait bien se passer. Et tout cela allait s’avérer tout à fait vrai.

Je rentre dans la salle et James McAvoy se lève pour me serrer la main « How you doin’ ? », sourire aux lèvres. Cela fait plaisir, il est vêtu d’une chemise blanche et d’un jeans noir, bref la simplicité et la classe réunies. Par contre il a de ces yeux ! D’un bleu super clair ça m’a interpelé dis donc ! Bref, je commence l’interview en lui parlant du film et lui demande si il a aimé joué les action man (lui qui est plus habitué aux comédies et aux drames romantiques) et si il a du subir un entraînement physique avant le tournage. Il me répond avec humour qu’il a effectivement du se plier à un coach car il apparaît torse nu dans une scène du film. Je lui demande ce que ça fait de tourner avec Angelina Jolie et m'assure que c'était un réel plaisir et qu'elle était loin de l'image froide qu'elle véhicule. Le rôle tournant pour sa carrière? Nicholas dans Le Dernier Roi d'Ecosse sans hésiter. Plein d’humour et d’auto-dérision, il répond à mes questions et j’écoute ses réponses avec plaisir. C’est un vrai gentleman, très pro.

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James McAvoy dans ses oeuvres (de gauche à droite): Le Monde de Narnia: Chapitre 1 - Le Lion, La Sorcière Blanche et l'Armoire Magique: Le Dernier Roi d'Ecosse, Penelope, Reviens-Moi et Wanted.

Quand le compteur affiche qu’il ne me reste plus que 30 secondes, je me dépêche de placer l’ultime question à propos du Hobbit. En effet, des rumeurs persistantes sur le net affirmaient qu’il était le comédien favori pour reprendre le rôle de Bilbo dans les nouveaux films inspirés du Seigneur des Anneaux sous la direction de Guillermo Del Toro. Et là, il me lâche un peu blasé que c’est « absolument pas vrai » et que personne ne l’avait contacté jusqu’ici. Je ne cache pas ma déception avant de la saluer et de le prendre en photo (illustration de l’article). Pour les fans, gardons espoir, peut-être que c’est une news top secret et qu’il n’avait pas le droit de le révéler encore. Il faut dire que c’est l’acteur idéal. En tout cas, le sieur McAvoy est fidèle à l’image qu’il donne : gentleman et adorable. Un très bon moment d’interview.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 00:01

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Après avoir dépucelé Steve Carell et mis Katherine Heigl en cloque, le producteur comique Jude Apatow a choisi pour cible la pétillante égérie de la télévision Kristin Bell (Veronica Mars, Heroes…) dans Sans Sarah Rien ne Va. Peter est dans un état déplorable après la rupture assénée par sa petite amie, Sarah Marshall, une actrice de série policière pour laquelle il compose les musiques. Pour se changer les idées, il décide de suivre les conseils avisés de son meilleur ami et part se changer les idées à Hawaï. Sauf que, par le plus malheureux des hasards, son ex a décidé de passer ses vacances dans le même hôtel et ce, avec son nouveau copain. Cette comédie romantique dopée aux vannes efficaces et tordantes, se hisse sans efforts à la hauteur des précédentes productions Apatow. Le casting est irréprochable, à commencer par Jason Segel (de la série How I Met Your Mother), par la même occasion scénariste du film, qui n’hésite pas à tout donner pour l’humour, jusqu’à se dévoiler entièrement et face caméra. Kristin Bell est ravissante et réussit ses premiers pas sur le grand écran en se prêtant au jeu avec un humour étonnant et inattendu de sa part. Mais le plus marquant restera le britannique Russel Brand, dans le rôle du nouveau petit ami de Sarah qui est en fait un chanteur de rock humanitaire, en permanence shooté. Le clip de sa chanson qui ouvre le film est un sommet d’humour pas toujours très fin, mais toujours hilarant. On reconnaîtra sans mal les habitués des productions Apatow, dont Paul Rudd (le copain de Phoebe dans Friends) et Jonah Hill (Supergrave).
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Partant d’un postulat de départ des moins réjouissants (la rupture difficile et ses conséquences), le film réussit tout de même à nous dérider grâce à des dialogues exquis et des scènes mémorables. Les sérievores se délecteront des petites piques envers les séries policières comme Les Experts (restez pendant le générique) et des caméos percutants. Avec des paysages d’Hawaï qui font rêver, Sarah Marshall se perd parfois dans les clichés de la comédie romantique. Mais il ne faut heureusement pas attendre longtemps avant que l’humour cru et volontaire ne refasse surface à notre plus grand bonheur.Sarah Marshall est une comédie tropicale peut-être un peu confuse, mais les performances hilarantes du casting survolté vaut assurément le détour.
note7

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 14:00

lapinratp- Le week-end dernier, tragédie : j’ai eu deux points de suture sur le majeur droit. Suite à un incident sur l’attraction Armageddon où je bossais et dont je vous épargne les détails (en gros : portes blindées, coinçage, doigt, infirmerie) je me suis retrouvé aux urgences de l’hôpital de Lagny car j’avais besoin de deux points de suture, avec une autre collègue qui elle avait une entorse. Après les formalités et quinze bonnes minutes d’attente, une infirmière vient nous dire que notre tour arrive bientôt. Bon ça me laisse le temps de constater que les urgences, c’est vraiment pas aussi glamour que dans Grey’s Anatomy ou Scrubs. L’ambiance est glauque, tout le monde attend son tour en regardant dans le vide, seul un gamin excité qui courrait partout faisait l’animation. On a discuté avec deux mecs qui avaient beaucoup d’humour, surtout pour l’un qui avait un orteil déchiqueté suite à un faux mouvement de la tondeuse à gazon (arg !). Mon tour arriva, on m’installe dans une chambre et le docteur qui va me faire les points de suture arrive. Je ne suis pas en confiance, j’aurais préféré les mains délicates d’une femme. Il nettoie ma plaie et commence à me faire une piqûre d’anesthésie, mais le bougre n’attend pas que ça agisse et plante direct ses aiguilles. Je la sens s’enfoncer dans ma chair pour ressortir avec le fil, le nœud se fait dans la douleur. Je tourne la tête pour ne pas assister au carnage. Une seconde de répit et ça repart pour le deuxième, je me tords de douleur. Le mec qui était dans la même chambre que moi et qui attendait son tour (il s’était fait mordre le bras par un chien) a du bien rigolé. C’est fini, je regarde le docteur avec des yeux haineux et mon doigt est tout enflé. Mes premiers points de suture de ma vie, et bien je m’en souviendrai hein ! Je suis sûr qu’Alicia ou Brice auraient été plus sympas ! :D

- Vous avez tous (ou presque) connu cette situation quand le soir, dans le RER qui vous ramène chez vous, un espèce de crétin s’amuse à bloquer les portes en gare. Cela m’est arrivé hier, en gare d’Arcueil Cachan, un idiot localisé dans un autre wagon que le mien s’amusait à immobiliser le train à la station en empêchant la fermeture des portes. Exaspéré, comme les passagers, le conducteur a fait preuve de beaucoup d’humour, il annonce au micro : « Le portier est prié de laisser la porte se fermer ». Tout le monde sourit et quand enfin les portes se referment, avant de redémarrer, le conducteur rajoute : « Bravo, tu l’as bien mérité ton CAP de portier ! ». Ca a l’air de rien mais un peu d’humour le soir de la part d’un mec de la RATP, ça fait du bien.

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 23:05

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Un inexplicable phénomène s’abat sur les métropoles de la côte Est des Etats-Unis, poussant les habitants au suicide. D’où vient-il ? Qu’est-il ? Une attaque chimique terroriste peut-être ? Ou alors la revanche des abeilles tueuses ? Toutes les hypothèses sont possibles, et pour Mark Wahlberg et son entourage, le cauchemar ne fait que commencer. Après une Jeune Fille dans L’Eau qui a eu bien du mal à convaincre la critique et le public, M. Night Shyamalan nous livre un huitième long-métrage peu inspiré.
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Phénomènes c’est un peu un retour aux sources pour le réalisateur, avec un sujet de départ pareil, il s’en est donné à cœur joie. Mais ça ne prend pas aussi bien qu’à ses débuts. Les suicides sont gores et sanguinolents à souhaits, filmés sans grande originalité. « Shy » nous avait habitué à plus subtil et plus travaillé. Mark Wahlberg et Zooey Deschannel, s’en tirent avec les honneurs même si ils sont franchement desservis par des dialogues insipides (la scène de la plante en platique OMG!). Le scénario n’est pas des plus aboutis non plus. Après une première moitié enlevée, le film s’embourbe vers une impasse. Tout ça pour ne même pas avoir de twist final surprenant à la Sixième Sens ou Signes. Décevant. Le thème environnementaliste et alarmiste est traité avec des sabots bien lourdingues et peine à se faire entendre donc. C’est dommage car le potentiel était là. Au final, on en sort forcément frustré de ne pas avoir été surpris, ni de retrouver le génie des premiers films du cinéaste. Ah! J'oubliais, je ne ne pouvais pas ne pas signaler la présence au casting de Frank Collison, qui a joué auparavant le rôle de télégraphe dans Dr Quinn ^^.
note5

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 20:15

 

colinfarell_kinoo_smallAujourd’hui, j’ai eu la grande chance d’interviewer Colin Farrell (et James McAvoy mais je vous raconterai plus tard^^) pour la promotion de Bons Baisers de Bruges. Je dois vous avouer que j’étais un peu nerveux à l’idée de le rencontrer, sûrement à cause de son côté bad boy irlandais. J’avais donc bien préparé mes questions à l’avance pour pas me planter. Quinze heures pétantes, j’arrive dans le hall de l’hôtel de Crillon, qui est tout bonnement sublimissime au passage. Un groom m’escorte jusqu’au salon où se tient la rencontre. L’attachée de presse m’accueille et me prévient qu’il y a un léger retard. Pas de soucis, j’ai tout mon temps. Elle m’invite à m’installer dans la pièce d’attente pour patienter quand Mister Colin Farrell himself y entre pour fumer sa clope à la fenêtre. Je lui dis « hello » et il me répond avant de se griller sa cigarette en parlant à son assistante.

Cheveux très longs, T-shirt noir à manches courtes laissant apparaître ses tatouages, silhouette plus amincie que dans mes souvenirs, il a l’air plutôt en forme. Deux journalistes qui attendaient aussi dans la pièce ont eu la mauvaise idée de filmer de loin l’acteur sans lui en demander l’autorisation. Ce dernier leur explique que s’ils voulaient le filmer il fallait lui demander avant et leur demande d’effacer la bande. L’incompréhension n’aidant pas, il finit par demander la cassette. Les deux s’exécutent sans broncher et Colin repart dans la pièce d’à côté. Il refusera de faire l’interview avec eux. Ambiance ! J’angoisse un peu plus surtout que je passe juste après. Arg ! Le temps pour lui de se fumer une autre cigarette et mon tour arrive.

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Quelques visages de Colin Farrell (de gauche à droite): Minority Report, Phone Game, Alexandre, Le Nouveau Monde, Miami Vice et Bons Baisers de Bruges.

Je lui sers la main avant que l’on s’asseye, le face à face peut commencer. Je lui dis que j’ai adoré le film (et pour de vrai, c’est une vraie belle comédie dramatique et c’est sans aucun doute son plus beau rôle) et commence mes questions. Tout se passe superbement bien à mon grand soulagement. Je lui parle du fait que c’était la première fois qu’on pouvait entendre son accent irlandais au cinéma, des dialogues politiquement incorrects mais hilarants du film. Je lui demande si, comme son personnage, il détestait la ville de Bruges (« shithole » pour le citer), et bien lecteurs belges rassurez-vous car il a adoré y passer le tournage. J’en profite pour lui demander où en était le tournage du film de Terry Gilliam où Colin Farell continue la performance du regretté Heath Ledger avec Johnny Depp et Jude Law. Il m’informe que celui-ci est terminé et qu’il prépare deux autres films dont un avec Neil Jordan. Le tout se passe à merveille, ses réponses sont denses et se prête au jeu de l’interview, malgré le fait que je dois être le dixième à le questionner de la journée.

Pour terminer, je lui demande si je peux le prendre en photo pour le site et il accepte de suite. En voyant que j’ai un doigt bandé (je vous raconterai aussi bientôt), il me prend l’appareil des mains et me dit de venir à côté. Le résultat, c’est la photo qui illustre ce billet. Une photo avec Colin, une photo qu’il a pris lui-même avec mon appareil. La classe ! Très bon moment en tout cas, malgré mon appréhension, l’acteur a encore prouvé que les internationaux sont vraiment très pro et pas prises de têtes. En tout vas, dès le 25 juin, n’hésitez pas à aller voir Bons Baisers de Bruges dans les salles, je posterai la critique dans quelques jours. 
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Published by Kinoo - dans Rencontres
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