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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 19:40

narniaheader
Après avoir traversé l’Armoire Magique et affronté la Sorcière Blanche, les enfants Pevensies retournent à Narnia un an après leur retour dans notre monde. Mais à Narnia, il s’en est passé des choses, puisque ce sont 1300 années qui se sont écoulées. Et l’état des lieux n’est pas glorieux : les Telmarins, une race d’humains menée par le terrible Roi Minaz, règnent sur Narnia, les créatures fantastiques et les animaux parlant sont reclus dans les bois et ne subsistent plus que dans les mythes et les légendes. Mais l’espoir vit toujours à travers le Prince Caspian, le digne héritier du trône, qui va devoir compter sur l’aide de Peter, Edmund, Susan et Lucy pour retrouver son honneur et son pouvoir. A chaque fois qu’une adaptation de fantasy pour enfants s’offre le luxe d’un deuxième film, les promesses sont toujours les mêmes : plus sombre, plus épique. Force est de constater que le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia les tiennent ses promesses. On était frustré par le combat final expédié dans le premier opus ? Le réalisateur nous en offre deux fois plus, et c’est plutôt réussi. L’action est mieux filmée, la caméra est plus audacieuse et ose des plans inspirés et ingénieux. Et les effets spéciaux impeccables renforcent la beauté de ces scènes. De ce côté là, rien à redire, les magiciens de WETA (Le Seigneur des Anneaux, King Kong…) ont encore fait des merveilles. Les créatures fantastiques de Narnia prennent vie sous nos yeux et on y croit. Il faut dire que la faune est ici encore très fournie. Entre les centaures, faunes, blaireaux, souris belliqueuses ou encore les minotaures, les amateurs seront servis.
caspianbanner
Les enfants ont bien grandis depuis leur première aventure, et même si c’est toujours amusant de voir que les enfants manient les armes comme des maîtres de guerre, ces derniers bénéficient chacun de leur scène de bravoure pour briller. Ben Barnes, le Prince Caspian du titre, est le digne héritier d’Orlando Bloom, dans le bon et surtout le mauvais sens du terme. Alors oui, il est très beau, l’armure lui sied à merveille et ses cheveux rebelles volent au vent quand il galope à dos de destrier, mais niveau charisme et jeu d’acteur, il y a encore du chemin à faire pour se défaire de la mono expressivité. Quand au magnifique lion Aslan, il n’apparaît que dans le dernier tiers du film alors qu’on aimerait tant le voir en action. Rien que de le voir rugir donne des frissons. Et quand il est à l’écran, c’est pour faire passer un message à gros caractère religieux dont le montage aurait pu (du) se passer. Quitte à prendre des libertés avec le bouquin, autant en supprimer les passages indigestes. Au final, le Prince Caspian est une suite réussie, plus nerveuse que le premier épisode. Mieux maîtrisé, le film offre un grand spectacle dans lequel les comédiens peinent à rivaliser avec les sublimes effets spéciaux. Un chapitre abouti ! Dans les salles le 25 juin 2008
note7

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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 00:01

sushitromperieDimanche dernier, en rentrant fatigué du boulot, j’avais la flemme de me faire à manger et pour en rajouter une couche, j’avais une subite envie de sushi (comme tous les dimanches apparemment selon une collègue ^^). Le hasard faisant bien les choses, la boîte aux lettres regorgeait de prospectus en tous genres, dont un qui vantait les mérites d’un restaurant japonais que je ne connaissais point et qui livrait à domicile. L’âme courageuse, je teste et décroche mon téléphone. A l’autre bout du fil, une jeune femme prend ma commande. Elle parle avec un accent, mais je ne suis pas sûr qu’il soit japonais. Soit, je passe commande d’un assortiment de maki et de sushi. Elle m’annonce quarante minutes avant ma livraison, c’est raisonnable.

En attendant qu’on me livre, je m’occupe en pokant sur Facebook quand l’interphone retentit. Je fais entrer le livreur dans le bâtiment et laisse la porte ouverte en attendant qu’il monte les trois étages. Et là, c’est le drame. Le livreur est tout ce qu’il y a de plus éloigné au monde du japonais type. Pas bridé, la peau mate, pas imberbe, de gros sourcils et assez grand. Il y a tromperie sur la marchandise. Quand je commande japonais, je veux manger japonais et que je me fasse livrer par un japonais ! Sinon c’est pas japonais ! Commander de la bouffe étrangère c’est un peu comme un voyage culinaire quelque part non ? Et bien là ça commençait mal, j’étais pas dans l’ambiance quoi ! J’allais pas à Tokyo, mais au Bangladesh (j’ai rien contre le Bangladesh hein, juste contre leurs sushis). Bon il est là, je le paie et prend le sac en espérant que ça soit mangeable. Et bien mes craintes étaient fondées : le poisson était froid et dur, comme si il venait de sortir du congélateur, le riz dégueulasse, l’algue des maki était noire foncée et rigide. Bref, c’était des sushi de pacotille. Encore une chaîne de restaurants à la AllôSushi qui n’ont rien de japonais et qui font des sushi cheap et dégueu en se faisant passer pour des vrais nippons. J’étais dégoûté.

J’ai pas fini le plateau tellement c’était immangeable et je me suis rabattu sur des restes de salade. Dorénavant, je garde précieusement les coordonnées de mon vrai et authentique restaurant nippon, fait par des véritables maîtres sushi et livré par des japonais, il n’y a que ça de vrai. C’est comme si on me faisait bouffer du chocolat Milka qui aurait mis dans le papier alu par un koala plutôt que la marmotte non ? Et quand vous allez manger un couscous, vous gueuleriez si c’était un vietnamien qui vous l’apportait non ? Alors amis lecteurs, je le dis haut et fort : Attention aux contrefaçons culinaires !

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 13:40

lp2pheader

gillesgabrielGilles qui ? Gabriel ? Ah oui vous parlez sûrement de ce chanteur des années 1980 qui a effectué son comeback cette année avec son tube « Flou de Toi ». Le clip est devenu incontournable sur le net et il paraît que la coupe mulet revient à la mode grâce à lui (les mauvaises langues parlent de la tecktonik). Malheureusement pour lui, le chanteur décède au volant de sa voiture alors qu’il renverse un passant. Ce dernier n’est autre que Daniel Auteuil, dans la peau d’un comptable looser. Mais Gilles Gabriel n’est pas totalement mort, son âme se retrouve enfermée dans la tête d’Auteuil, qui se retrouve contrait à vivre au quotidien avec la voix du chanteur. Une situation pas facile tous les jours, quand on doit affronter le monde impitoyable des grosses entreprises, personnifié par une Marina Foïs frigide et excellente.

Et les réalisateurs, Nicolas & Bruno, ne sont pas des novices dans ce domaine là, puisqu’on leur doit déjà la série « Messages à Caractère Informatif » vue sur Canal+, et il s’éclatent une nouvelle fois à en souligner les coulisses avec un humour corrosif, derrière lequel se cache une critique discrète de cet univers particulier. Le concept de la voix qui accompagne la vie de Daniel Auteuil est propice aux délires cocasses et aux scènes hilarantes (les toilettes…), mais s’essouffle un peu lors de la deuxième moitié du film, qui tire un peu en longueurs. Il y a vingt bonnes minutes qui sont de trop, je me suis même endormi à la moitié du film. Daniel Auteuil, au cœur du film, porte le film sur ses épaules désormais solide, et surprend dans le rôle de ce pathétique comptable qui va se redécouvrir grâce à la voix d’Alain Chabat. Ce dernier, qu’on ne voit que quelques minutes, arrive à marquer de sa présence en jouant uniquement de ses cordes vocales. Il faut dire qu’il s’est rattrapé à coups de clips vidéos et buzz médiatique. La Personne aux Deux Personnes est un divertissement rigolo qui aurait gagné à aller plus loin dans le délire, mais les excellentes prestations des comédiens et les bonnes idées qui parsèment le film, en font une Personne finalement recommandable. Dans les salles le 18 juin 2008

note6

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 18:30

kinooVScarrie

Et j'en suis très flatté... :)

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 22:40

 

seriesheaderA l’heure où Sex in the City débarque au cinéma, il est intéressant de se pencher sur le phénomène des séries sur le grand écran. Depuis quelques années, la limite entre grand et petit écran est des plus floues. La télévision et ses séries empruntant de plus en plus de codes du cinéma (Prison Break, Lost…) pour les renouveler. Mais l’appel de la toile est grand, plus le fanbase est conséquent, plus la faisabilité de tirer un long-métrage d’une série à succès est probable.

Dix ans après la création de la série, et trois ans après la dernière saison, les héroïnes de Sex & the City reviennent pour un ultime chant du cygne au cinéma. Rien d’étonnant à ça, l’intégrale de la série se vendant en DVD comme des petits pains au blé complet. Plus encore, c’était devenu un phénomène de société qui avait donné en son temps un coup de fouet à la production télévisuelle. Cet été, deux vieux de la veille seront aussi de retour au cinéma, Fox Mulder et Dana Scully reviennent chercher la vérité six ans après le dernier épisode d’ X-Files. Le pari est osé, qui de la jeune génération se souvient des deux agents du FBI ? Cependant, le fanbase de la série fantastique est tellement conséquent que les studios espèrent au pire rentabiliser le coût du projet.

On le voit, lorsqu’une série se paie le luxe d’un long-métrage, c’est souvent pour marquer le coup de l’arrêt de celle-ci, ou alors organiser des retrouvailles. On espère tous en secret un film qui réunirait les F.R.I.E.N.D.S newyorkais depuis le cruel et émouvant season final en 2002. Mais ce n’est pas un schéma type, comme l’ont montré les Simpson l’an passé, qui ont cartonné au box office avec leur film attendu. Pourtant, avec plus de vingt saisons au compteur, la famille de Springfield n’est pas prête de tirer sa révérence. On n’oublie pas (et pourtant on devrait) les adaptations de séries au cinéma qui pour la plus part n’ont pas réussi à retrouver le ton et le charme du matériel original. Nous viennent en tête les fiascos qu’ont été Chapeau Melon et Bottes de Cuir (avec Uma Thurman), Drôles de Dames (rien à voir), le Saint (avec Val Kilmer), Starsky & Hutch (avec Ben Stiller et Owen Wilson) ou encore Deux Flics à Miami (quelle mouche a piqué Michael Mann ?).
series21
Pas évident de passer d’un format série à un long-métrage d’1h40, ni de remplacer les acteurs originaux dont l’image est dans tous les souvenirs par un nouveau casting, ou encore de parier sur la popularité de telle ou telle franchise. Aujourd’hui, plus que jamais, les mondes de la télévision et du cinéma se côtoient. Pour preuve, la prochaine série à faire le pari du 7ème art sera 24. On se demande déjà si les aventures de Jack Bauer se feront aussi en temps réel (une durée de film de 24 heures ? C’est un concept !). Côté adaptation, on prépare déjà l’Agence Tous Risques avec peut-être Bruce Willis en Hannibal, ça peut le faire. Et vous, quelles sont les séries que vous aimeriez voir sur grand écran. Personnellement, je verrais bien un retour de Buffy dans un bon thriller fantastique ou encore un western avec Docteur Quinn… quoi ? :D
drquinnmovie

 

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 23:49

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En cette journée du jeudi 29 mai où le soleil n’était vraiment pas au beaufix, je suis retourné avec une tripotée d’amis au Parc Astérix. Cela faisait bien au moins deux ans que je n’y avais pas mis les pieds, et une entrée à 10 euros grâce à Marylou ça ne se refuse pas. Malgré la pluie, nous avons passé une agréable journée et avons bien rigolé, et le fait qu’il n’y avait pas grand monde a beaucoup joué. Nous avons entre autre, testé la nouvelle attraction que livrait le parc pour concurrencer la Tour de la Terreur de Mickeyland.

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Et bien si Le Défi de César est très joliment thémée, l’intérêt de la chose en elle-même est très limitée. Les visiteurs sont en fait censé être dans un camps d’entraînement pour espions de César. Amusant, quand nos visages se retrouvent collés sur les corps de légionnaires sur le mur de la première salle d’attente. Ensuite, on est invité dans une seconde salle, où César himself nous adresses un petit discours. Peu après, Astérix et Obélix (que font-ils là ?) remuent la salle, avant que nous ne passions dans une énième salle d’attente. Cette dernière est la plus sympa à mon avis, on est dans des thermes romaines et le barde gaulois déchaîne les eaux en poussant la chansonnette. Enfin, nous prenons place dans l’attraction elle-même, un simulateur de galère. Le décor tourne tout autours de nous en musique, avec des projections vidéos dans les fenêtres qui donnent sur la mer. Sympa, mais sans plus.

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Pour le reste, entre les gouttes de pluie, nous avons pu refaire les classiques du parc : Goudurix et ses six ou sept loopings et inversions toujours aussi douloureux, Tonnerre de Zeus violent et fun, La Trace du Hourra (mais pourquoi de nom???), Menhir Express après s’être équipé d’un poncho piqué à Disney, le Transdemonium à chier (rien ne marche)… On a aussi été rendre visite à nos amis les dauphins au delphinarium, ainsi qu’aux otaries. Ca fait rêver les gosses, mais je ne peux m’empêcher de penser que ces pauvres bestioles seraient plus heureuses au large plutôt que de s’exhiber dans un bassin devant des touristes. Oui c’est mon côté Bardot qui ressort parfois. On a aussi eu l'occasion de devenir stérile sur le Cheval de Troie sur lequel ils ont installé des protèges-parties génitales, situés entre les jambes, qui ne protègent au contraire foutrement rien, puisqu'avec les secousses du manège, nos bijoux en voient vraiment de toutes les couleurs.

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L’entretien du parc laisse vraiment à désirer. Les décors sont crasseux, les effets dans les attractions sont à 75% H.S, ce qui est flagrant dans la croisière d’Epidemaïs où les décors sont statiques et la musique y est coupée… un supplice à faire. Pareil pour le Grand Splash qui fait vraiment honte tellement il n’y a rien, mais vraiment rien, pendant le parcours (en plus l’eau est dégueulasse). Travaillant à Disney, on ne peut s’empêcher de voir les mauvais points qui dénotent quand on visite d’autres parcs, et la courtoisie au parc Astérix fait cruellement défaut. Les employés n’ont vraiment pas le sens du service, préférant discuter entres eux que d’aller vers les visiteurs. En cas de panne ou problème technique ce serait appréciable. Mais bon, en faisant fi de tout ça, on passe tout de même de bons moments, même avec une météo capricieuse, pour peu que l’on ne soit pas frileux et en bonne compagnie !

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 13:47

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Le poker et les jeux de cartes entres amis sont devenus une mode indéniable en l’espace de quelques années, même Patrick Bruel ne se casse plus la voix pour pouvoir jouer. Le cinéma aussi s’y est mis, et ce ne sont pas Scorcese ou même James Bond qui diront le contraire. Las Vegas 21 est le dernier film à abattre ses cartes,  sorte de teen movie dont le mentor n’est autre que Kevin Spacey. Ce dernier incarne un professeur de mathématiques qui élaborent avec ses meilleurs élèves, une tactique imparable basé sur le comptage de cartes pour gagner un max au blackjack à Vegas. Sa dernière recrue, Ben Campbell, qui se laisse prendre au jeu pour payer ses futures études à Harvard. Seulement voilà, l’argent facile, la plastique de sa camarade Jill lui monte vite à la tête, et ce n’est pas le chef de la sécurité Cole Williams (Laurence Fishburne) qui va l’aider dans cette affaire.
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Las Vegas 21 est construit sur des bases scénaristiques conventionnelles mais s’avère un divertissement bien ficelé. Le film traduit bien l’exaltation du héros face à Las Vegas et à ses affres et tentations. Le rythme est assez soutenu pour ne pas perdre l’attention du spectateur, il faut dire que filmer une partie de cartes et la rendre intéressante est un défi en lui-même. Les interprétations du casting sont pour la plupart convaincantes. Kevin Spacey est comme à son habitude parfait, Laurence Fishburne surjoue mais ça passe, quant à Kate Bosworth (Loïs Lane dans le dernier Superman) elle joue de sa plastique avec talent. Le héros joué par Jim Sturgess, vu dans Across the Universe, manque un peu de charisme pour porter un tel film sur ses épaules, on aurait plutôt misé sur un Shia Laboeuf, tout comme les seconds rôles vite oubliés. Le film est un thriller qui abat trop rapidement ses cartes, avec des retournements de situations prévisibles, et qui mise sur un montage clipesque un peu facile. Mais si on met tout cela de côté, Las Vegas 21 est un honnête divertissement dont on accepte avec plaisir la partie. Dans les salles le O4 juin
note6

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 01:29

pollenChaque année c’est pareil, les premiers signes avant coureurs font redouter le pire. Pourtant, le printemps était arrivé depuis de longues semaines sans que rien ne s’annonce. Mais c’était trop beau, en l’espace de trois journées, la malédiction qui touche chaque année de plus en plus de victimes, dont moi, est de retour. J’ai nommé, le rhume des foins.

Toutes ces petites graminées qui se baladent dans l’air ne se doutent pas du calvaire qu’elles me font subir. Le mot malédiction n’est pas utilisé à la légère ici, ceux qui ont le nez sensible dès que le pollen fait des siennes, comme moi, doivent comprendre ce que je veux dire. Les beaux jours reviennent, vous vous dites chouette, je vais sortir prendre des couleurs, gambader dans les près, me casser la gueule dans les collines et rouler dans l’herbe comme Laura Ingalls… mais non, ces joies estivales ne sont pas faites pour nous.

Alors que les uns profitent du beau temps, moi j’ai le nez rouge vif à force de me moucher sans cesse, les yeux qui piquent et qui deviennent rouges si je me les frotte trop, sans oublier la gorge qui s’irrite et me gratouille. Le pire c’est quand ça vous empêche de dormir. Et puis, comme je l’ai dit plus haut, l’odorat devient plus sensibles à toutes les fragrances. La pollution quand vous attendez le bus devient un supplice, et je ne parle pas de l’odeur des toilettes du bâtiment Imagination (les employés Disney comprendront). Sans parler des crises d’éternuement, qui selon l’endroit où vous vous trouvez, peuvent s’avérer embarrassantes. Dans un RER bondé par exemple, en essayant de se retenir en grimaçant, le temps de sortir un mouchoir de la poche. C’est vraiment trop injuste.

La solution idéale serait que j’entame une désensibilisation, mais je n’ai jamais trouvé le temps ni le courage de me lancer dedans. Donc en attendant, je me shoote de cachets, je vide les paquets de mouchoirs et cache mes yeux derrières des verres teintés en espérant que ça passe vite. Mais apparemment, je ne suis pas le seul. En 2010, la moitié de la population mondiale serait atteinte d’allergie. Et vous ? Vous êtes du côté des veinards pour qui tout cela passe par dessus la tête, ou au contraire, vous galérez chaque année avec le pollen ?

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 09:00

indyheader

Des années qu’on attendait son retour, dix neufs ans depuis sa Dernière Croisade que l’homme au chapeau n’avait pas foulé le grand écran. Après des mois et de mois de spéculations et de patience, le jour est enfin arrivé : Indiana Jones est de retour. C’est à la première séance de minuit au Max Linder Panorama sur les Grands Boulevards, dans une salle blindée de fans surexcités que j’ai découvert ce Royaume du Crâne de Cristal, avec une image et un son numériques irréprochables. Le verdict ?

Et bien, il est heureux de constater que la patte Indy n’est pas perdue. Spielberg organise des retrouvailles très réussies avec le personnage. Dès l’apparition du logo de Lucasfilm ainsi que celui de la Paramount, nous sommes en terrain connu. La grande scène d’introduction, dans un lieu pas méconnu des fans de l’Arche Perdue, ouvre le film dans la grande tradition de la saga originale. On prend un pied énorme à l’apparition d’Indiana Jones, remettant son chapeau Fedora comme à la bonne époque. Et ce pied énorme on le prend encore pendant les scènes de bravoure, parfaitement maîtrisée par le cinéaste Spielberg. Le maître assure des scènes d’action spectaculaires, de ce côté, il n’a indéniablement pas perdu la patte. La  course-poursuite haletante en véhicules militaires dans la jungle en est une démonstration probante. Les effets spéciaux sont ébouriffants, mais ne dénotent pas de l’atmosphère particulière d’Indy. Tout comme on retrouve les touches familières qui ont fait la saga : les vols en avion avec sur fond de carte géographique,  les décors en studio etc…
indybanner
Le bonheur est aussi dans les clins d’œil  aux précédents films que l’œil averti ne manquera pas d’apercevoir. Du côté des personnages, hormis Harrisson Ford qui se réapproprie la tenue d’archéologue avec panache malgré l’âge (sujet à gentilles moqueries), le film introduit Mutt incarné par Shia LaBeouf. Attendu au tournant, ce dernier s’avère plus que convaincant et sa relation avec Indiana Jones est intéressante. Adorables et émouvantes, les retrouvailles entre Jones et Marion, son premier amour de l’Arche Perdue. L’alchimie entre les deux acteurs reprend tout de suite et c’est un réel plaisir de les revoir ensemble. Cate Blanchett est divinement froide dans le rôle du vilain, maniant parfaitement l’accent russe. Malheureusement, les autres seconds rôles sont survolés. John Hurt n’a pour ainsi dire aucun intérêt et Ray Winstone aurait gagné en développement. Bref, jusque-là, Indiana Jones réussit son retour avec brio. Dans son aventure à la recherche du Crâne de Cristal, affrontant les Russes, il nous embarque et l’on accepte sans rechigner l’invitation. Comme dans les films originaux, on a des bestioles pas ragoûtantes qui donneront de jolis frissons, de l’action improbable à laquelle on adhère pourtant, et la musique du toujours en forme John Williams. Jusqu’au fatidique dernier acte, où comme si Spielberg avait lâché sa caméra à Georges Lucas, qui part dans tous les sens. De l’aventurier Indy, on a l’impression de se retrouver devant une mauvaise série B de science fiction. Le climax tire en longueur inutilement, les scènes terrifiantes des visages qui fondent ou du vieillissement accéléré ne trouvent aucun digne héritier dans le Royaume du Crâne de Cristal. Les effets spéciaux impressionnants ne rattrapent pas le tout.

Au final, on retrouve avec grand plaisir les personnages et l’univers d’Indiana Jones. Le Royaume du Crâne de Cristal livre de très belles scènes, mais se perd à vouloir trop en mettre plein la vue, quitte à en perdre l’identité de la saga. Un retour réussi mais qui s’achève sur un ton franchement décevant. L’expérience dans son ensemble est tout de même, ne boudons pas notre plaisir, des plus agréables, et mérite un petit détour par la salle de projection.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 15:00

fameAdapté du film et de la série éponymes, FAME est le dernier musical à fouler les planches parisiennes dans la langue de Molière.

La trame archi-connue suit une dizaine de jeunes élèves ayant été admis à la prestigieuse école d’arts dramatiques de New York, et pendant quatre années, nous allons suivre leurs aventures au sein de l’établissement. Amour, coups de cœur et de gueule, drogue, sexe et rock’n roll, le programme est alléchant. Quand à ceux qui oseront me dire que ça rappelle Un, Dos Tres, je leur rétorquerais que la série espagnole a vingt ans de retard par rapport à Fame.

Revenons sur les planches du théâtre Comédia pour voir ce que vaut la version française qui s’y produit depuis le 28 mars. Pour tout vous dire, c’est très inégal. La troupe est pleine d’énergie, mais elle est mal canalisée par une mise en scène brouillonne, un livret peu inspiré et des chorégraphies amateurs (les danses de groupe sont vraiment pas au point, pourtant c’était la force du matériel original). Parmi le casting, on a du très bon et du beaucoup moins convaincant. En même temps, les personnages sont nourris de clichés qu’il est difficile de tirer son épingle du jeu. Des meilleurs, on retient Dan Menasche (vu dans Cabaret) qui interprète habilement le rôle de Joe Vegas avec l’humour et le détachement qu’il requiert. Léovanie Raud qui joue Serena, est aussi pleine de ressources. On est moins convaincu par Julie Victor qui devrait se lâcher un peu plus dans le rôle titre de Carmen.

L’adaptation française des chansons par Stéphane Laporte peine à convaincre, fort heureusement le refrain de la chanson phare du spectacle a été conservé dans sa version originale. La musique est jouée en live par un orchestre, c’est toujours ça de pris. Pas aussi flamboyant que les souvenirs du film ou de la série, ce portage français aurait pu « faire mieux » pour en mettre plein les yeux et les oreilles.

note5

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