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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:45

penelope25
logoCOUPDECOEURParce que sa famille est victime d’une malédiction, Penelope est née avec une tête de cochon. Pour la protéger du monde, ses parents et surtout sa mère l’enferment dans sa chambre et la préparent au fil des années à devenir une bonne femme. Tout cela dans le but qu’un riche aristocrate lui prenne un jour sa main, et par ce fait, finisse par briser la malédiction. Mais même avec les meilleures manières au monde, les prétendants ne résistent guère au physique disgracieux de la belle. Jusqu’au jour où un aristo fauché et joueur de poker, une coursière blonde à la langue bien pendue, un nain reporter borgne et un fils de riche en mal de reconnaissance pointent le bout de leurs nez (normaux) dans la vie de
Penelope. Cette première réalisation du cinéaste Mark Palansky est une véritable pépite poétique  au charme certain. Avec un univers qui oscille entre Tim Burton et Terry Gilliam, le film se dote d’une mise en scène inventive et audacieuse qui s’illustre par l’introduction du film, délicieuse, et pleine de trouvailles.

penelope_banner

Le casting est à la hauteur du reste, à commencer par une Christina Ricci qui reste craquante malgré ses nouveaux traits porcins. Elle incarne à merveille les craintes et les envies d’une jeune fille que le monde extérieur marginalise. On oublie pas non plus le très british James McAvoy qui livre un jeu tout en sobriété duquel émerge une folie douce enthousiasmante. L’alchimie entre les deux acteurs, essentielle, fonctionne à merveille, comme le prouve les scènes où ils se parlent et se confient à travers un miroir, sans même se voir. La productrice Reese Witherspoon laisse à ses acteurs la chance de briller en restant discrète. Mention aussi aux seconds rôles magistraux, dont la mère hystérique et le jeune héritier aux mauvais desseins sont une illustration parfaite. La morale du film dans l’ère du temps (« Acceptez-vous telle que vous êtes ») n’est pas assénée lourdement et est propice à une amusante étude de l’image.
Penelope parvient à réussir le mariage du conte de fée sincère et innocent avec des thèmes plus que jamais modernes. Les scènes où Penelope découvre le monde extérieur émeut par la beauté visuelle (la ville est un mélange fantasmagorique de Londres et Los Angeles) et humaine (Christina Ricci à l’apogée de son jeu). On avait pas été aussi enchanté depuis l’Edward aux Mains d’Argent de Burton et à vue de nez, ce petit bijou est mon coup de cœur du moment. A ne pas rater si vous êtes un minimum sensible à la poésie et aux bons films… et oui, on ne donne pas de la confiture à des cochons
note9

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 20:25

IronManDans un peu plus de deux semaines, sort sur nos écrans Iron Man, le dernier super-héros Marvel adapté à Hollywood. Avec un casting de luxe (Robert Downey Jr, Gwyneth Paltrow, Terrence Howard & Jeff Bridges), le film ouvrira officiellement la saison des blockbusters estivaux. En attendant, le héros est l’uns des moins classiques de l’écurie Marvel : Tony Stark est milliardaire et alcoolique le jour, il revêt une armure indestructible le soir pour défendre la veuve et l'orphelin. Son super pouvoir réside donc dans les capacités de son armure. Personnellement, ça me botterait pas des masses d’être enfermé comme ça, la tête emprisonnée dans un casque en metal forgé, ce serait un peu comme faire Mickey ou Dingo à Disneyland non ?

Si je devais être un super héros, je préférerais être un cousin éloigné de James Marsden alias Cyclops dans X-Men. Parce que c’est vraiment la classe de porter jour et nuit des lunettes de soleil. Quoique le pauvre, il doit pas voir grand chose en boîte et toutes les nanas doivent lui sortir la vanne des « yeux révolvers ». Par contre je n’aimerais surtout pas être comme Hulk. Aussi incroyable qu’il peut être, ça me ferait bien suer de me balader dans la rue, portant fièrement ma chemise de chez EDC préférée pour que tout d’un coup, un pigeon me chie dessus et que je devienne rage de vert et explose mon vêtement favori de mes muscles verdâtres. Vous rigolez mais c’est pas donné EDC !

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Je ne serais pas non plus Nicolas Cage en Ghost Rider, chaque nuit il se transforme en sac d’os au crâne flamboyant, rien de mieux pour encourager l’anorexie chez les garçons, un sujet encore tabou. Non, je préfèrerai avoir des longues griffes extensibles au bout des mains comme Hugh Jackman dans X-Men. Il y a toujours un endroit dans le dos qui démange horriblement et que je n’arrive jamais à atteindre. Hugh, en plus d’être super bien gaulé, il connaît pas ce problème ! Ou alors comme Chris Evans dans les Quatre Fantastiques, une Torche Humaine, afin de rallumer la flamme olympique quand des officiels chinois l’étouffent et ainsi faire plaisir à La Chose, enfin David Douillet. Et vous, dans quelle super peau vous verrez-vous bien?


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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 23:02

shark
Parce qu’il souffre de la réputation de mangeur d’hommes sanguinaire qui lui colle à la peau rugueuse, le requin disparaît dans l’indifférence la plus totale. Chaque jour victime de la pêche sauvage des asiatiques qui ne prélèvent sur l’animal que l’aileron (un met de choix au pays du soleil levant) avant de le relâcher mutilé dans l’océan, les squales sont aujourd’hui menacés d’extinction. Alors que les éléphants ou les crocodiles pourtant plus meurtriers jouissent d’une protection régulée, le requin se coltinent l’image négative que lui a collé Spielberg et ses Dents de la Mer, et dépérit en silence. Rob Stewart, jeune océanographe de 27 ans a consacré sa vie à ses créatures et compte bien changé les choses, à commencer par l’image des requins. Dans les Seigneurs de la Mer, le jeune homme démontre à coups de statistiques étonnantes (un distributeur de sodas tuent plus en une année que les requins !) et d’images sous-marines magnifiques, que ces gros poissons ne sont pas si méchants que ça. La preuve, Stewart nage avec les requins comme d’autres avec les dauphins depuis des années, et est toujours vivant.
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Dans le second acte de sa démonstration, il met en évidence le scandale du trafic des ailerons de requins, qui vident les océans et enrichit les mafias insensibles au désastre écologique qu’entraînerait la disparition des requins, essentiels à l’équilibre naturel des choses. Un petit côté Michael Moore un peu m’as-tu-vu qui dénote un peu du reste du documentaire. Une approche plus subtile aurait été peut-être plus appropriée. Mais on lui pardonne tant cela traduit sa passion et son engagement pour cette cause encore trop méconnue du public. Un film qui va peut-être créer des vocations et on l’espère, changer enfin l’image que se coltinent ces animaux qui méritent pourtant autant le respect et le droit de vivre que les autres créatures qui peuplent notre planète. A voir absolument !
note8

SHARKWATER

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 19:23

flammeAprès un passage tumultueux à Londres, la flamme olympique était de passage à Paris aujourd’hui. Avec Brice, nous avons pu l’apercevoir sur les Champs Elysée en sortant d’une projection.

Enfin, la flamme n’était rien comparé à ce qui l’entourait : voir la flamme était un véritable défi. Un dispositif impressionnant de CRS avait été mis en œuvre pour protéger cette grosse bougie qui fait beaucoup de bruit. Un hélicoptère survolait la zone de l’Arc de Triomphe, qui avait été pris d’assaut par les badauds.

Avec les horreurs que commettent la Chine à l’encontre du Tibet, je suis plus que content d’avoir assister à une telle effervescence dans les manifestations qui ont animées le parcours de la flamme aujourd’hui. Alors que l’hypocrisie générale règne toujours à l’Elysée et chez les sportifs (ne me parlez pas de ce badge ridicule) sur la question, les vraies actions se font encore dans la rue.

Parce que c’est bel et bien aberrant de voir les  valeurs olympiques et les Droits de l’Homme bafoués, Reporters Sans Frontières avaient distribué nombre de leurs drapeaux arborant leur désormais célèbre affiche contre les J.O à Pékin. Au passage de la flamme, une grande bannière portant le même sigle a été déroulée sur un immeuble de l’avenue accompagnée des cris et huées des manifestants. 

Ce climat électrique n’ pourtant pas empêché la caravane publicitaire vantant les mérites de téléphones portables et d’ordinateurs, de continuer tranquillement son petit bout de chemin… assez  ironique comme image !

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 20:00

sianTous les ans c’est pareil, M6 nous rabâche que la nouvelle fournée de la Nouvelle Star c’est carrément mieux que celle de l’an passé, que ce sont déjà de véritables artistes. Mouais, l’an passé était pas génial, pour moi Julien Doré est un imposteur qui ne sait pas chanter et dont le seul mérite est de sortir avec la bombe météo de Canal, Louise Bourgoin. J’avais suivi avec attention l’émission il y a deux ans et le sacre de Christophe Willem, mais beaucoup moins l’an passé. Toujours est-il que jeudi dernier c’était le premier prime en direct au Pavillon Bâtard. Je suis rentré chez moi vers 21h20 et en me préparant mon dîner, je suis tombé sur la performance de cinq élèves reprenant « Imagine » de John Lennon.

Et j’avoue que je suis resté subjugués par les voix de chacun des candidats. Ils apportaient chacun leur style tout en mariant leurs voix de façon vraiment exemplaire. Un très joli moment. Ces candidats étaient Amandine, Clément, Thomas, Axelle et Sian. J’ai donc décidé de continuer à regarder le prime et il faut avouer que le niveau est bon. A part quelques impostures comme Jules, une copie non conforme de Julien Doré qui reprend en plus un titre de Britney Spears le rendant encore plus inaudibles (meuhâh dikteud tou yû dontyuuunô aïeum teuxik… je préfère la version de Yael Naïm !) ou la sosie de Julie Depardieu au maquillage cosplay. Jusqu’au scandale de la soirée où le public n’a pas jugé bon de sauver Sian, soit la plus talentueuse et plus bombasse du plateau (ils ont préféré les deux énergumènes cités avant). Sian, c’est un style original, une plastique de rêve (un mélange de Rosario Dawson et Olga Kyrulenko pour ceux qui connaissent) et une voix enivrante. Bref, heureusement que le jury (fadasse et qui surjoue à mort cette année), l’a repêché in extremis. Pfiou ! C’est pas passé loin.

On va me dire qu’elle a déjà sorti un album, oui et alors ? Vous l’avez acheté ? Et bien l’exposition médiatique de la Nouvelle Star lui donnera un coup de main. Et puis quand je regarde la Nouvelle Star j’attend d’être surpris, d’être ébloui par les voix et le talent confirmé des candidats. Si je veux voir des loosers danser sur des chorégraphies hideuses de Kamel Ouali et de les voir se brosser les dents dans un Château miteux, je zappe sur TF1 pour ça ! Pour le moment, je vais continuer à regarder la Nouvelle Star car les cinq artistes qui ont repris John Lennon en début d’émission m’ont convaincus. Ca me donne envie de les suivre plus loin ! Et vous, vous avez des chouchous ? Si vous regardez bien sûr !

PS: Si quelqu'un sait ce qu'est devenu Roland de la Nouvelle Star 3 ou 3 je ne sais plus, je suis preneur, j'adorais son style! Si rappelez-vous le sosie blond de Viggo Mortensen. (oui je fonctionne assez souvent en sosie :-D)

photo © M6

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:00

alicialiveLes concerts, c’est toujours avec un mélange d’excitation et d’appréhension que je m’y rends. En effet, je déteste le fait d’être compresser dans la fosse avec des milliers d’inconnus, de faire la queue juste avant pour rentrer,  bravant les multiples barrages, les cons et connes qui croient pouvoir te passer devant en arrivant au dernier moment, les mouvements de foule. Et puis il y a aussi le fait de devoir rester debout pendant cinq ou six heures sans s’asseoir, c’est assez fatal pour les jambes le soir en rentrant. Mais, tout de même, quand les lumières s’éteignent et que l’artiste commence son show, on se dit que ça valait vraiment la peine. Plus que jamais jeudi dernier, quand Alicia Keys a enflammé la scène de Bercy. Outre le fait que j’étais bien accompagné par Jess et sa sœur, l’artiste a une fois prouvé son talent. Sa voix incroyable prend carrément une tout autre dimension en live. Quand je vois les places pour Mylène Farmer, une « chanteuse » sans voix qui me débecte, partir comme des petits pains, je me dis qu’il y a un problème quelque part. Alicia Keys, elle, est une artiste accomplie. Musicienne, elle s’installe à plusieurs reprises sur son piano pour nous interpréter des titres phares et forts, avec bien sûr l’incontournable Fallin’. Il n’y a qu’à entendre l’hystérie du public (dont Patrick Bruel et Alain Chabat) quand résonnent les premières notes pour comprendre l’étendue de son aura. Les titres de son dernier album sont bien sûr au rendez-vous, parmi lesquelles je retiendrais les performances de Teenage Love Affair et Wreckless Love que j’adore déjà sur l’album.

aliciabanner

Bon, on passera sur les graphismes pas très inspirés qui servaient d’habillage. Mais on oublie vite car le single No One a bien sûr mis tout le monde d’accord, le titre parfait pour soulever les foules, le refrain a été repris plusieurs minutes après la fin de la chanson par le public conquis. Et puis quand elle clôt la soirée par If I Aint Got You, un moment magique où un véritable échange se fait entre le public et l’artiste. Un final en apothéose pour ce magnifique concert. J’en suis reparti enchanté avec des images plein la tête et des notes plein les oreilles. Y a pas à dire, voir une artiste de sa trempe en live, ça vaut bien de se taper les petits désagréments propres aux concerts.

Crédits photos : Alicia-Zone.net, your Alicia Keys Fan Site

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 15:29

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Après Vin Diesel dans Baby-sittor, Disney s’empare d’un autre vrai dur pour en faire une star de la comédie bon enfant. Dans Maxi Papa, l’ex-catcheur, Dwayne « The Rock » Johnson, se met dans la peau d’une superstar de football américain égocentrique pour qui tout réussit. Jusqu’au jour où le passé frappe à sa porte sous les traits d’une petite fille dont il ignorait l’existence. Comme dans toutes comédies gentillettes estampillées Disney, l’enfant lui en fera voir de toutes les couleurs mais donnera aussi un vrai sens à sa vie. La réalisation des plus classiques accumule les séquences au fort goût de déjà-vu. Pas très inspirée, la mise en scène se contente du strict minimum pour souligner l’improbable potentiel comique de Dwayne « The Rock » Johnson. Ce dernier s’en tire plutôt pas mal dans le registre et le contraste de sa musculature impressionnante avec sa frêle partenaire rappelle le Schwartzy du temps d’Un Flic A La Maternelle. Il n’est pas avare en grimaces et prend visiblement du plaisir à donner la réplique à sa jeune partenaire.

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Même si le tout reste très supportable pour les adultes, le film aurait gagné à ne pas faire de troisième mi-temps (il s’étire sur 1h50 tout de même). Les plus jeunes seront séduits par les gags faciles et efficaces quand les plus grands s’amuseront des clins d’œil au sport et à Elvis. C’est calibré, c’est gentillet, mais après tout, c’est ce qu’on demande d’une comédie signée Disney non ? Maxi Papa remplit tous les critères pour être un divertissement honnête de vacances de Pâques. Dans les salles le 9 avril 2008.
note6

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 18:49

fishEt non, il n' y aura pas de poissons sur IBWK en ce premier avril. Les sites et blogs de la toile s'en sont déjà donné à coeur joie pour que je passe mon tour (ou comment ne pas dire que j'ai eu la grosse flemme d'en chercher un). Pour la peine voici une sélection de mes poissons préférés.

- Un chapeau pour la Tour Eiffel ? Pour ses 120 ans la Dame de Fer va se coiffer d'une gigantesque structure Kevlar visant à accroitre  la capacité de son troisième étage. Victime de son succès, la Tour Eiffel accumulait les files d'attentes à rallonge où les touristes patientaient pour monter au sommet. La célèbre silhouette de la Tour se verrait atrocement modifiée. Bien trouvé ce poisson, comme si les français allaient consciemment défigurer l'emblème de leur capitale.

- Dix ans après le premier film avec Jean-Claude Van Damme, le jeu vidéo culte Street Fighter reviendrait sur les écrans l'an prochain avec un nouveau casting. Le film se concentrerait sur l'héroïne chinoise du jeu, Chun-Li, laquelle serait interprétée par Kristin Kreuk que l'on avait vu dans la série Smallville. La liste des autres comédiens a été révélés et on y retrouve Chris Klein (American Pie), Michael Clarke Duncan (Sin City) ainsi que Taboo des Black Eyed Peas. Dans le genre poisson d'avril, celui-ci fait très fort: des producteurs oseraient lancer un film après le fiasco de Van Damme avec en plus pour casting, des résidus de séries télé ou de films pour ados attardés. Bien trouvé les gars!

- Robbie Williams, dont on attend toujours un retour musical, viendrait d'acheter un observatoire dans le désert de l'Arizona pour y scruter le ciel à la recherche d'extra-terrestres. Le chanteur aurait même déclaré: "Sérieusement, je veux enquêter sur ces choses. Je vais arrêter d'être une pop star et je vais rechercher des OVNIS. " Et puis quoi encore ? Robbie fan de E.T ? Un poisson un peu gros non?

>>> Ah! Que me dit-on? On me signale dans l'oreillette que les trois nouvelles ci-dessus ne seraient pas des poissons d'avril, mais bel et bien des informations sérieuses... Mais où va le monde je vous le demande?

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 23:00

hortonheader
Quand les créateurs de la saga givrée de l’Âge de Glace s’attaquent à la littérature américaine, cela donne Horton. Adapté d’une nouvelle pour enfants du Dr Seuss, un auteur mythique aux Etats-Unis au même titre que Jean de La Fontaine chez nous, ce long-métrage d’animation nous entraîne dans les aventures d’un héros aux dimensions épiques qui se la joue Jeanne d’Arc. En effet, dans la jungle bigarrée de Nool, notre éléphant entend des voix semblant émanées d’un grain de poussière. Convaincu qu’une véritable communauté y vit, il se met en quête de trouver un coin sûr pour protéger  cette ville microscopique, en dépit des recommandations de la hautaine Madame Kangourou et de son sbire, Vlad le vautour. Graphiquement somptueux, la nouvelle création des studios BlueSky est une franche réussite. Fort d’une animation de grande qualité, qui dépasse sans peine celle de Shrek et qui arrive à se comparer aux sommets de Pixar, Horton est un régal pour les yeux.
hortonbanner
Les décors colorés et riches en détails, sont un cadre parfait pour les aventures résolument cartoons de notre éléphant, doublé en VO par Jim Carrey en grande forme qui retrouve, après le Grinch, un personnage du Dr Seuss. Steve Carell quant à lui, donne vie au Maire de Zouville, en lui prêtant sa voix très animée.Les animateurs s’en sont donné à cœur joie et leurs délires sont hilarants, à l’image d’une séquence totalement barrée rendant hommage aux codes du manga. On retient aussi des scènes exquises, qui muscleront vos zygomatiques sans pour autant en faire des tonnes, à l’instar de la traversée dantesque du pont aux conséquences directes sur le Maire de Zouville en visite chez le dentiste. Des situations cocasses et des gags efficaces que n’aurait pas renié Chuck Jones ou Tex Avery.Horton offre un divertissement haut de gamme et haut en couleurs. Il confirme la place de choix qu’occupe les studios Blue Sky dans l’industrie de l’animation. On attend désormais avec une plus grande impatience, l’Âge de Glace 3 prévu pour 2009. Dans les salles le 2 avril 2008.

note8

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 00:01

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Dans le monde des comédies musicales, The Phantom of the Opera fait figure de classique parmi les classiques. A Londres, il entre dans sa vingt-deuxième année de représentation sur la scène du Her Majesty’s Theatre. Comparé aux mises en scènes plus modernes des musicals comme Wicked ou Hairspray que j’ai adoré, je redoutais d’être un peu déstabilisé face au Fantôme. Et bien à mon grand bonheur, je suis sorti conquis de la salle où le spectacle mythique continue d’en mettre plein les yeux. Déjà quand vous vous installez avant le premier acte, la scène est découverte et y gît les décors de l’Opéra mis aux enchères au début du spectacle, dont le fameux Chandelier qui prendra son envol un peu plus tard. Et dès l’Ouverture, la musique d' Andrew Lloyd Webber envahit la salle en grande pompe. Les notes cultes de ce thème magistral  nous plongent directement dans l’ambiance de cette histoire d’amour et de vengeance. On ne tarde pas à assister à une débauche de décors et de costumes à faire pâlir les meilleures costumières. C’est vraiment magnifique, ils ont même un éléphant sur scène !

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Et je ne parle même pas de la fin du premier acte marqué par la chute impressionnante du lustre situé au dessus de nos têtes. Parmi une flopée de scènes mémorables on retient sans hésiter « Masquerade » qui ouvre la deuxième partie. Une parade de costumes et de masques hauts en couleurs rythmée par une chanson exaltante. Le classicisme de l’œuvre se ressent à travers des moments un peu longuets. Certaines chansons paraissent interminables, comme celle qui se situe sur le toit de l’Opéra. Katie Knight Adams, l’interprète de Christine, l’héroïne et ange de la musique que convoite le Fantôme, est phénoménale. En plus d’être physiquement angélique, elle possède une voix lyrique enivrante. Le spectre n’est pas en reste en étant incarné par Ramin Karimbo qui parvient à retranscrire les émotions brutes de ce héros meurtri. Ce Phantom of the Opera se compare sans complexes aux dernières grosses productions de Broadway, malgré les deux décades à son actif. Un spectacle mythique qui mérite assurément le coup d’œil.
note8

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