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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 22:00

ironmanheader

Vous en avez marre des super héros qui se prennent trop au sérieux comme Spiderman ou de ceux qui sont tout simplement ratés comme les Quatre pas si Fantastiques ? Ca tombe bien, car Iron Man débarque dans les salles de cinéma. Et c’est une vraie réussite. Moins connu du grand public que ces collègues en collants, ce héros Marvel n’est vraiment pas comme les autres. Tony Stark n’a pas de super pouvoirs, mais il a beaucoup d’argent car il est à la tête d’une gigantesque firme d’armements (pensez Nicolas Cage dans Lord of War). Quand il est capturé en Afghanistan par des terroristes barbus le contraignant à leur fabriquer l’arme ultime, Stark se construit une armure redoutable pour s’échapper. Confronté à la réalité du payx, il ouvre les yeux par la même occasion sur les méfaits de son commerce. Ce qui fait la différence avec les autres films de super héros, c’est le ton résolument léger et très 2nd degrés dont l’humour fait mouche. Le tout est renforcé par la brillante prestation de Robert Downey Jr, clinquant, sur qui personne n’aurait parié il y a quelques années. Il incarne parfaitement ce personnage haut en couleurs et aux vannes acerbes. Dans son ombre, les seconds rôles ont bien du mal à se démarquer, et ils ne sont pas aidés par le scénario qui les éclipse malgré eux. Gwyneth Paltrow fait de la figuration active tandis que Jeff Bridges et Terrence Howard se défendent plutôt pas mal.

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Le film aborde même des sujets délicats (mais ne s’aventure pas à les approfondir, n’en demandons pas trop) comme le trafic d’armes au Moyen Orient et ses conséquences sur les civils. La scène où Stark découvre les armes qu’il fabrique pour « préserver la paix » aux mains des terroristes fait rire jaune. Côté effets spéciaux, ça dépote. Les techniciens d’ILM (Star Wars, Jurassic Park & co…) ont fait des merveilles en concoctant un design résolument cool pour le héros de fer. Personne ne restera de marbre devant les scènes où Iron Man s’envole dans les airs tentant de semer deux avions de chasse. On sent que John Favreau le réalisateur (vous vous souvenez du copain de Monica dans Friends qui voulait devenir le Champion d’Ultimate Fighting ? c’est lui !), s’est éclaté avec les moyens qui lui ont été alloués, même si son cinéma ne fait pas dans l’originalité. Mais l’essentiel est qu’Iron Man délivre un divertissement solide et de qualité : la parfaite ouverture pour la saison des blockbusters de l’été.

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 22:42

blockseason08
Mercredi, Iron Man lancera officiellement la saison des blockbusters de l’été 2008. L’unes des périodes les plus attendues aux USA et sur laquelle reposent bien des enjeux pour les grands studios. L’an dernier, c’était la Guerre des Trois qui avait vu triompher Spider-Man 3, Pirates des Caraïbes 3 et Shrek 3, qui malgré les critiques ont engrangés des sommes astronomiques. Cette année, les majors vont encore sortir les poids lourds, et le grand gagnant dans tout ça sera encore le spectateur qui n’aura que l’embarras du choix. Fin mai, sans doute l'évènement de l'année: un vétéran de l'aventure fait son grand retour et ça va claquer (du fouet en tout cas). Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal promet de déchainer les passions. Côté superhéros, les amateurs seront servis avec Iron Man, dès mercredi en France, dont l’armure sera porté par Robert Downey Jr, une figure peu habituée des blockbusters pourtant. Le 23 juillet, c’est L’incroyable Hulk qui fera son retour qui promet de l’action bourrine cautionné par Edward Norton tout de même, ça ne peut pas être foncièrement mauvais. Dès cet été aux USA, mais seulement en octobre chez nous (une honte !), Hellboy 2 déboulera dans les salles avec son lot de créatures fantasmagoriques signées Guillermo Del Toro, que tout le monde adore depuis son Labyrinthe de Pan. Pour Will Smith, l’été sera chaud dans la peau d’Hancock, un superhéros alcoolique qui va tenter de redorer son blason avec l’aide d’un attaché de presse qui aura les traits de Jason Bateman.
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Enfin, le plus que très attendu Chevalier Noir (The Dark Knight) arrivera le 13 août dans nos salles, suite au très réussi Batman Begins de Christopher Nolan. Le film verra l’homme chauve-souris affronter son plus grand nemesis, le Joker. Une performance du regretté Heath Ledger que tout le monde attend avec la plus grande impatience. A part Batman, Warner mise aussi gros sur Speed Racer, une adaptation en roue libre et ultra coloré du dessin animé par les réalisateurs de Matrix, avec Emile Hirsch, le héros d’Into the Wild, en tête d’affiche. Chez Disney, on met beaucoup d’espoir dans le prochain Pixar : WALL-E. Le petit robot du film a déjà conquis les cœurs du public à travers les premières bandes annonces, en sera-t-il de même du film après le succès français de Ratatouille l’an passé ? En tout cas, les génies de Pixar ne sont pas du genre à se reposer sur leurs lauriers, ce qui laisse augurer le meilleur. La firme de la souris lancera fin juin le deuxième chapitre des Chroniques de Narnia : Prince Caspian. Avec le jeune premier Ben Barnes dans le rôle titre, les studios promettent un film plus sombre et violent que le premier opus. En août, Brendan Fraser refait dans la bandelette avec la Momie 3 qui délaisse les pyramides d’Egypte pour la Grande Muraille de Chine. Il fera face à Jet Li et Michelle Yeoh.
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Enfin, côté humour, Ben Stiller rameute Robert Downey Jr (en black !) et Jack Black (en blond !) dans Tropic Thunder, une comédie mêlant Hollywood et films de guerre. Tout un programme que nous, pauvres français, ne pourrons voir qu’en octobre. Dreamworks quand à eux, misent sur Kung Fu Panda ou les arts martiaux contés par des animaux parlants. En salles en juillet. Sans oublier les autres candidats en lice: Wanted avec Angeline Jolie et James McAvoy, Max la Menace avec Steve Carell et Anne Hathaway, Bons Baisers de Bruges avec Colin Farell, Phénomènes le nouveau Shyamalan ou encore Mamma Mia. Comme vous le voyez, l’été va être chargé, pour ma part j’attends de pied ferme le robot de Pixar, le retour de Batman face au Joker et Hellboy 2. Au cas où la météo serait dégueulasse cet été, au moins, on aura de quoi faire au cinéma. Et vous ? Quels films vous font le plus envie ?

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 22:25

Image70- Mon frère est revenu en métropole pour passer ses vacances de Pâques. Cela faisait un bail que je ne l’avais pas vu et ça fait toujours du bien de retrouver sa famille. Il a pas changé des masses, même si j’ai l’impression d’avoir loupé pas mal d’épisodes de sa vie, tout comme lui en a raté de la mienne. C’est la dure réalité des choses quand on vit à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, séparé par un océan.

- Pourquoi il faut que je craque pour l’inaccessible. Pourquoi il faut que je sois subjugué par le charme de cette fille, que je passe un super moment avec elle, que je commence à me trouver des points communs avec elle… pour que le soir je découvre sur Facebook qu’elle est « in a relationship ». Facebook, je te hais.

- Quand vous allez voir un film en projection, généralement le lendemain ou deux jours plus tard, un attaché de presse vous rappelle pour recueillir vos impressions, afin de tâter le bouche à oreille . Quand j’ai adoré le film, comme pour No Country For Old Men ou Juno par exemple, c’est facile. Je partage allègrement mon enthousiasme et l’interlocuteur est ravi de voir que le film qu’il vend a plu. Mais quand je suis un peu plus mitigé, comme ce fût le cas hier pour Superheros Movie (sortie en juin), mon côté trop sympa me pousse quand même à trouver des bons côtés à un navet. Mais au final, je suis resté franc, car la critique écrite restera la même. Le plus traître, c’est les boîtes qui vous listent en fonction de vos avis, le plus souvent c’est pour les films français. Par exemple, les producteurs d’Astérix 3 avaient établi une blacklist des critiques qui ne bénéficieraient d’aucunes projections presse. Et ceux qui ont détesté Astérix (soit 95% des français), ne seront sûrement pas invité aux projections de Mesrine. Mais bon, quand on voit certains critiques sortir des salles, et qui n’aiment rien, mais vraiment rien, les vieux blasés (sûrement les Cahiers du Cinéma), on comprend un peu. Mais dans les deux cas, c’est tomber dans les extrêmes…

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 21:40

rec
Le cinéma fantastique espagnol se porte plus que très bien. Après le très réussi Orphelinat, ils nous livrent une nouvelle dose d’angoisse avec [REC]. Le spectateur suit ici, quasiment en direct, une équipe de télévision suivant des pompiers dans une mission au premier abord anodine, mais qui vire très vite au cauchemar. En optant pour un huis clos sombre et glauque ainsi que le procédé encore original de la caméra à l’épaule, les réalisateurs Balaguero et Plaza ne délaissent pas pour autant les bases du cinéma classique. L’héroïne (un brin gueularde, mais on la comprend faut pas déconner) est dignement présentée dans une introduction beaucoup moins balourde que celle des new-yorkais de Cloverfield. On ne tarde pas à rentrer dans le vif du sujet et à cet instant, on est quitte pour une montagne russe de frissons qui atteint vraiment des sommets. Certaines scènes m’ont scotché à mon siège, j’étais en train de me bouffer les doigts lors de la montée des escaliers avant le final. Terrifiant. Le tout, renforcé par le côté « temps réel » et la caméra subjective dont les possibilités ont été exploitées au maximum. Avec de telles sensations fortes, on pardonne rapidement au film les personnages un brin clichés et quelques raccourcis scénaristiques alambiqués. Au final, [REC] est un renouveau du genre bienvenu et diablement efficace. Petit conseil, c’est une expérience à ne pas faire seul ! A noter qu'Hollywood, pensant que les américains sont vraiment trop cons pour apprécier un film sous-titré, est en train de réaliser un remake plan par plan du film. Baptisé Quarantined, il sort pour Halloween. Honteux...

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 17:15

Vous avez sûrement eu l’occasion de passer devant une affiche du film Ca$h avec Jean Dujardin, sorti hier dans les salles. Vous avez peut-être eu une légère impression de déjà-vu en passant devant d’ailleurs, et ce serait tout à fait normal. En effet, cette affiche est une copie quasi conforme de celle d’Ocean’s Eleven, sorti en 2001. On remplace Clooney par Dujardin, qui portera aussi un nœud papillon dénoué. Jean Reno portera le même costard clair que Brad Pitt (avec moins de classe forcément) et Alice Taglioni sera la Julia Roberts frenchie. Le tout dans les mêmes tons et couleurs, bien sûr. Je n’irais sûrement pas voir le film, qui m’a l’air aussi inspiré que l’affiche, concernant le synopsis. Mais bon, ce n’est pas la première fois que les distributeurs français s’inspirent des affiches américaines pour vendre leurs films. Le plus scandaleux restera quand même le plagiat de l’affiche de Closer, le film de Mike Nichols avec Jude Law et Julia Roberts, par celle du film de Téchiné, Les Témoins. Les images étant plus parlantes que les écrits, je vous laisse admirer. Flagrant non ?

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Et puis quand les français veulent faire un blockbuster comme les yankees, avec Jacquou le Croquant, pourquoi ne pas reprendre les codes US pour l’affiche aussi ? Ainsi, on retrouve Gaspard Uliel et ses partenaires dans une affiche reprenant allègrement celle de Pirates des Caraïbes. Les grosses têtes de vedettes se taillent le haut de l’affiche épique, tandis que le bas représente les scènes marquantes du film. On retrouve même un personnage qui court vers le premier plan dans les deux affiches.

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Et puis il y a eu le cas Hell, un film français faussement avant-gardiste avec Sarah Forestier. Son affiche s’est voulu aussi dévergondée que son héroïne en la montrant avec une photo de plein pied, mais avec le visage tronquée. Une fausse bonne idée puisqu’il s’agit simplement d’une reprise du concept utilisé pour le lancement de Matrix Reloaded en 2003. Désolant ce manque d’imagination non ? Et les autres exemples ne manquent pas : L'illustre pompage de Mr & Mrs Smith par Désaccord Parfait,  Le Huitième Jour qui reprend l'affiche de Rain Man, Danny the Dog qui reprend les codes couleurs de Kill Bill, Nos Amis les Terriens reprenant l'affiche teaser de La Guerre des Mondes de Spielberg... Vous avez d'autres exemples ?

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 00:01

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Les comédies romantiques, elles se ressemblent toutes. On en a vu une et généralement, on les a toutes vues. Les recettes sont pour la plupart éculées, entre histoires d’amour impossibles ou improbables et complexes de jeunes célibataires. Pourtant, de temps en temps, ça fait du bien de se laisser prendre au jeu de ces films légers sans se prendre la tête, surtout quand elles sont plutôt réussie. 27 Robes fait partie de cette catégorie, aidé indéniablement par un casting talentueux et frais. Katherine Heigl, en cloque l’été dernier, tient ici le rôle de Jane, une éternelle célibataire qui en pince pour son boss. Mais Jane est surtout une demoiselle d’honneur dévouée pour ses nombreuses amies à qui on a passé la bague au doigt, et elle possède 27 robes dans son armoire pour en témoigner. L’apogée est atteint lorsqu’elle arrive à marier deux de ses proches en une seule et même soirée. Un exploit qui n’est pas passé inaperçu aux yeux d’un jeune journaliste (James Marsden toujours aussi beau gosse), dont l’histoire insolite de Jane pourrait bien lui apporter la gloire qu’il attend au sein de sa rédaction.

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Evidemment, ces deux là vont se détester, se trouver des points communs et se rapprocher, sans grande surprise. L’originalité ne sera pas le fort de ses 27 robes, on l’aura compris. Ni les dialogues et l’humour trop sage d’ailleurs. Mais l’interprétation des acteurs est solide et le film réserve de très bonnes idées ou de vérités voilées (les demoiselles d’honneur sont toujours moins bien habillée que la mariée pour ne pas lui voler la vedette) et des scènes enjouées. L’inévitable clip présentant l’héroïne dans les 27 robes du titre est par ailleurs agréable et pas cliché. C’est mignon et sage, mais l’on en demandait guère plus après tout.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 01:00

grapes5Aujourd’hui, j’ai fait mes petites courses pour la semaine. Ce qui est pratique, c’est que juste en bas de chez moi, il y a un Franprix, une boulangerie, un tailleur, la Poste et un marchand de journaux. Tous ces petits commerces sont implantés les uns à côté des autres sur le même côté de la rue, forcément ça favorise le relationnel entre les commerçants, quand leurs échoppes sont vides.

Après mes courses chez Franprix, où je me suis ressourcé en fruits (les raisins blancs sans noyaux sont ma lubie du moment), je suis allé feuilleter des magazines chez le libraire donc. Alors que je survolais le nouveau GQ, ne voilà-t-il pas que la boulangère d’à côté débarque et fricote avec le marchand de journaux. Elle, la quarantaine, surmaquillée, décolorée, fringuée comme une coiffeuse et au regard qui peut paraître au premier abord sévère. Lui, je dirais qu’il a dépassé le demi siècle, il a vécu. Calvitie avancée, lunettes épaisses pesant sur son nez, les yeux discrets et habillé comme un agriculteur. Rien ne laissait penser que ces deux là se seraient plus (j’ai l’impression de voler les paroles d’une chanson de La Belle et la Bête :D) et pourtant… Ca reste super soft, mais à travers leurs discussions sur les stylos multicolores trop petits car on les perd, ça respirait le sexe et l’adultère à plein nez. Pour ne pas les déranger, je suis reparti sans même avoir demandé au mec de me mettre de côté le prochain numéro de la collection Docteur Quinn. Je suis vraiment trop sympa.

En tout cas, ça m’a fait marrer et sourire, mais je trouve ça mignon. J’avais pas retrouvé ce genre d’ambiance où les commerçants se connaissent et se parlent depuis que j’ai quitté le petit village de Méréville où j’ai grandi. A Paris, les gens ont tendance à rester dans leur établissement à surfer sur facebook ou, comme le traiteur chinois, à regarder Les Feux de l’Amour après le premier service.

NB: Non je n'ai vraiment rien trouvé de mieux à mettre en illustration qu'une photo de raisins blancs !

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 00:01

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George Clooney n’est pas seulement qu’un très bon acteur (nommé aux Oscars pour Michael Clayton, excusez du peu) et un amateur averti de caféine, l’homme est aussi un réalisateur accompli. Ses premiers essais derrière la caméra s’étaient soldé par un succès critique et son lot de récompenses. Pour sa nouvelle réalisation, Georges a choisi de se replonger dans les années 1920 en filmant cette comédie romantique et très sportive. Au sommet de sa forme, Clooney se met lui-même en scène dans le rôle de Dodge Connely, un joueur de football américain dans la force de l’âge, qui pour redorer le blason de son équipe fatiguée, recrute un jeune héros de guerre. Tout se serait passé pour le mieux si Lexie Littleton (Renée Zellweger plus Roxie Hart que jamais), une journaliste de renom, n’y avait pas mis mettre son nez et gagné le cœur des deux coéquipiers.

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Décrivant une époque où le football américain n’était pas encore un gigantesque espace publicitaire (cf le Superbowl), mais un terrain de boue où s’affrontaient des brutes épaisses, Jeux de Dupes se penche aussi sur la question de la place des règles dans le sport. Le tout est enrobé d’une ambiance ragtime des plus agréables, soulignée par la musique de Randy Newman, que l’on sent plus à l’aise que jamais et qui fait d’ailleurs un caméo lors d’une scène de bagarre générale dans un bar, jouissif, comme à la grande époque. Décapant, le film se perd un peu dans un scénario peut-être un peu gourmand. Il aurait gagné à aller droit au but et à moins tirer en longueur. Mais le charme et le talent des têtes d’affiches rattrapent le tout. L’alchimie entre le sieur Clooney et la vamp Zellweger se fait naturellement, et l’autodérision dont ils font preuve est réjouissante à voir à l’écran. Le petit nouveau, John Krazinsky, révélé par la série « The Office », incarne le jeune premier et se défend honorablement face à ses aînés. Résonnant comme un hommage nostalgique aux balbutiements d’un football plus « nature » et aux années jazz insouciantes, Jeux de Dupes s’avère être une comédie au charme certain qui sent bon le cuir et la sueur
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 00:15

rainJ’ai la crève, c’est génial, je renifle toutes les trente secondes, j’écoule le stock de mouchoirs à vitesse grand V et je vais me coltiner un nez rouge irrité ignoble ce week-end. Tout ça car sans crier gare, la pluie a décidé de se déverser sur moi ce soir. Je rentre tranquillement chez moi vers 21h30. Arrivée à la gare d’Antony, le bus me passe sous le nez. De bonne humeur, je me dis que c’est un signe du destin pour me faire marcher et commencer le sport avec plus d’ardeur que jusqu’alors.

Bien, le temps ne semble pas trop être dégueulasse et j’ai pas vu une goutte aujourd’hui, je me lance dans les quinze minutes de marche qui sépare la gare de mi casa. Le fait que la Nationale 20 sur laquelle j’habite est en pente montante dans le sens du retour à la maison rend le tout un peu plus difficile, mais bon, j’écoute le dernier Madonna sur mon ipod et ça me motive pour marcher sur un rythme soutenu et déterminé. Quand soudain, le ciel décide de me dégueuler dessus. Sans crier gare, la pluie se déverse allègrement sur ma pauvre personne, qui avait bien sûr omis de prendre le parapluie. Ma veste, achetée il y a à peine une semaine, morfle et je me mets à courir en rangeant mon Ipod, qui ne manque évidemment pas de se casser la gueule.

La pluie qui s’invite comme ça sans préavis, j’aime pas. Arrivé dans l’ascenseur, je dégoulinais de partout, l’eau se mêlant au gel de mes cheveux et devenait collant et visqueux. Autant je ne déteste pas la pluie pour autant, mais il faut que je sois au courant. Le parapluie étant un accessoire que je trouve plutôt classe et cool comme l’a chanté la grande Rihanna d’ailleurs ^^. Et puis je rêve de faire des claquettes en sautant dans les flaques comme Gene Kelly dans Singin’ in the Rain, le summum de l’entertainement cette scène. Mais bon, en attendant, je continue à me vider (le nez seulement, hélas…) en regardant la saison 3 d’Entourage (merci GM !).

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 00:49

nbd
Parce qu’il est hanté par la mort de son père alcoolique et qu’il ne connaît personne dans la ville d’Orlando en Floride où il vient d’emménager avec sa mère et son petit frère, Jake va trouver son salut dans les arts martiaux enseignés par un certain Jean Roqua. Au départ, le jeune homme incarné par un sosie troublant d’Eric Bana, espère se venger d’un vilain passage à tabac en public par un frimeur de première expert dans l’art de donner des coups. Peu à peu, au contact de son professeur de combat, il comprend qu’il doit trouver sa place en mettant de côté son orgueil et son envie de vengeance.
Rien ne nous est épargné dans ce film bourrin et sans grande personnalité. Les clichés éculés du genre sont ici réutilisés sans vergogne : le héros est beau et musclé, son pote est un geek qui ne quitte jamais sa caméra et squatte YouTube, il sortira avec la bimbo du lycée qui souffre d’être trop populaire, l’ex de la bimbo est vraiment très très méchant et fronce continuellement des sourcils.

backdown

Rajoutez à cela des dialogues risibles et une mise en scène tape à l’œil mais sans punch, une bande originale dopée aux rock et au Rnb pour plaire aux ados et vous obtenez une série B honnête mais qui casse pas des briques. On se demande ce qu’est venu faire le plus que respectable Djimon Hounsou (Amistad, Blood Diamond) dans cette galère. Il n’a pas l’air très inspiré dans le film ceci dit, indéniablement pas aidé par les dialogues et une direction d’acteurs pauvre. Il se contente de délivrer des lignes moralisatrices entendues dans pléthores d’autres films d’arts martiaux et que n’auraient pas renié Chuck Norris.
Aborder le thème du partage des vidéos de violences au lycée sur internet était intéressant, mais c’est fait ici de manière assez lourde que finalement ça tombe à plat. Il reste que les combats sont bien filmés et devraient régaler ceux qui sont friands de castagnes qui font mal. Les autres se rinceront l’œil sur les corps parfaitement sculptés du casting masculin et féminin de ce Karaté Kid raté.
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