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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:00

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logoMarvelWeekLe secret pour rafraîchir le film de superhéros serait-il de la situer dans une période historique? On se le demande après la réussite de X-Men: Le Commencement qui se déroulait dans les années 60, voilà que Captain America – First Avenger s'avère être un réjouissant grand spectacle, et qui se passe au début de la Seconde Guerre Mondiale. Pour les novices, l'histoire raconte comment un gringalet est devenu un héros de guerre en se portant volontaire pour une expérience génétique visant à créer un Super Soldat. Si Captain America reviendra l'année prochaine dans The Avengers qui se déroulera à notre époque, c'est à sa genèse que le film de Joe Johnston se penche et tant mieux.

 

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Car une grande partie du charme du film réside dans la reconstitution fidèle et scrupuleuse des années 40 à travers des décors réels, des costumes sublimes et des looks mêlant rétro et futuriste du plus bel effet (le QG de Red Skull entre autres). Côté effets spéciaux, ça reste discret, le réalisateur de Rocketeer préférant privilégier les techniques artisanales, les vraies cascades et les combats filmés au plus près et l'effet n'en est que plus réussi. Le numérique intervient pour rendre possible l'incroyable métamorphose de Chris Evans, apparaissant squelettique au début du film pour devenir la masse musculaire comme on le connaît. Le comédien est d'ailleurs tout à fait convaincant et réussit à rendre ce personnage patriotique attachant et intéressant. Hayley Atwell parvient à faire de son personnage féminin un véritable second rôle d'action et non une simple potiche qu'on a l'habitude de voir dans les films de superhéros. Tommy Lee Jones est irrésistible dans le rôle d'un général cynique tandis que Dominic Cooper marche avec brio dans les pas de Robert Downey Jr en jouant Howard Stark, le père du futur Iron Man. Dommage que le Red Skull d'Hugo Weaving soit un brin trop caricatural pour vraiment marquer les esprits.

 

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Assumant totalement les origines patriotiques du personnage, le film joue avec humour la carte de l'auto-dérision en faisant débuter la carrière du héros non pas sur le champs de bataille mais sur scène en tant que porte-parole encore plus ridicule que l'Oncle Sam. Si le film prend un peu trop de temps pour démarrer, le rythme se maintient ensuite à une allure effrénée jusqu'au final. Car si tout le monde est excité à l'idée de voir le héros rejoindre Thor, Iron Man et Hulk dansThe Avengers, la fin semble précipitée et dénote violemment avec le reste du film. Mais ne boudons pas notre plaisir, Captain America: First Avenger est l'un des meilleurs blockbusters proposés cette saison, jouissif et joli, c'est une franche réussite.

 

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Précédemment publié le 8 août 2011

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 10:00

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logoMarvelWeekAprès Iron Man et L'Incroyable Hulk, les studios Marvel continuent de porter à l'écran les aventures de leurs héros de papier et de préparer le terrain pour le film qui les réunira tous l'année prochaine (The Avengers). Ce mois-ci, c'est Thor qui débarque dans les salles et c'est à Kenneth Brannagh qu'est revenue la tâche de mettre en scène la genèse de ce superhéros divin peu connu du grand public. Le réalisateur mais aussi acteur britannique est plus habitué des adaptations de Shakespeare que des gros blockbusters estivaux, s'en sort pourtant avec les honneurs. L'univers de Thor n'est pas des plus aisés à adapter: il y a tout un monde divin et une mythologie à mettre en images, des dieux bannis envoyés sur Terre, des géants de glace, un portail arc-en-ciel et des batailles épiques... bref, un sacré programme!

 

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Si Asgard et le design des costumes que portent les héros mythologiques lorgnent beaucoup trop sur le kitsch et les Power Rangers, il faut avouer que l'introduction de trente minutes remplit parfaitement son rôle. Elle établit l'univers, présente les personnages et les liens qui les unissent de manière tout à fait efficace dans une atmosphère intéressante mêlant la fantasy et la science-fiction. Les scènes d'action sont plutôt bien menées, sans coup d'éclat de génie néanmoins, mais elles se laissent regarder sans déplaisir.Mais si Marvel a embauché Brannagh, c'est bien pour ses connaissances en matières de dramaturgie shakespeariennes et dans ce sens, les relations familiales qui lient Thor, son père Odin et son frère Loki, sont traitées habilement, même si on sent pas mal de coupes au montage. Condenser une mythologie aussi riche et distiller des éléments de The Avengers dans moins de deux heures de métrage passe irrémédiablement par un rythme soutenu et une sensation de trop plein trop vite. Heureusement, malgré un caméo de Jérémy Renner dans la peau d'Hawkeye et une scène post-générique, on n'est pas dans le même bordel qu'était Iron Man 2 qui faisait plus penser à une bande-annonce pour The Avengers qu'à un véritable film.

 

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Côté casting, l'australien Chris Hermsworth incarne Thor tous muscles dehors, agaçant d'égocentrisme au début, drôle quand il se retrouve dans notre monde (la scène de l'hôpital) et charismatique, l'acteur n'a pas à rougir de sa prestation (même si personnellement, j'aurai préféré Alexander Skarsgård de True Blood dans le rôle). Anthony Hopkins interprète la figure paternelle et le leader des dieux d'Asgard avec brio, tandis que Natalie Portman, toujours aussi charmante, se livre à une performance de commande sans surprises. Celui qui sort du lot est sans aucun doute Tom Hiddleston dans la peau de Loki, le frère ennemi de Thor. La scène où il se confronte à Odin sur ses véritables origines est d'une intensité rare dans ce genre de film. Au final, Marvel réussit à installer un héros complexe avec un savant dosage d'humour et de spectaculaire, même si il manque la folie douce et charismatique d'un Robert Downey Jr pour que ce soit aussi mémorable qu'Iron Man, premier du nom.

 

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Précédemment publié le 17 avril 2011

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 16:00

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logoMarvelWeekFort du succès du premier opus, les studios Marvel ont rapidement lancé la production de la suite des aventures de Tony Stark et de son alter ego tout en armure avec toujours Jon Favreau aux commandes et Robert Downey Jrsous le masque. Mais les studios ont également passé la vitesse supérieure concernant l'établissement de l'univers Marvel avec le film Avengersen tête. Ainsi, Iron Man 2accumule les références et les apparitions, délaissant la base d'un film, c'est à dire son scénario. On retrouve Tony Stark, toujours incarné par l'irrésistible Robert Downey Jr qui prend un plaisir visible à jouer les playboys millionnaires à la vanne facile, qui est cette fois aux prises avec un vieil ennemi de la famille, le russe Ivan Vanko.

 

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Le premier défaut du film est la première partie qui met vraiment beaucoup de temps à démarrer, il faut attendre quasiment une demi heure avant d'avoir une scène de bravoure digne de ce nom (le face à face sur la piste de F1 à Monaco, qui demeure impressionnante). Le scénario ne brille pas par son originalité et recycle des thèmes éculés (la vengeance, le sens des responsabilités...) et est parasité par de trop nombreux caméos et séquences faisant référence aux Avengers: Samuel L. Jacksonen Nick Fury et ses scènes explicatives, la pulpeuse Scarlett Johansson en Veuve Noire qu'on voit trop faire la potiche pour une minute de baston bad ass.

 

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Dans le reste du casting,
Gwyneth Paltrowgagne en profondeur et en importance avec son personnage de Pepper Potts tandis que Don Cheadle remplace avec brio Terrence Howard dans la peau de Rhodey. On retient la jolie performance de Sam Rockwellqui joue le rival de Tony Stark en cabotinant juste ce qu'il faut, tandis qu'on regrette le look ridicule de Mickey Rourke censé incarné le terrifiant vilain Whiplash. Iron Man 2 demeure un honnête blockbuster avec son lot de scènes d'action efficaces mais reste inférieur au premier volet par manque de fun et un scénario trop léger.

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 10:00

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logoMarvelWeekAprès un essai décevant de la part d’Ang Lee, les studios Marvel ont décidé de reprendre les affaires du colosse verdâtre en main. Ils ont ainsi décidé de relancer la franchise en confiant les manettes à Louis Leterrier, un français qui a fait ses armes avec la saga du Transporteurchez Besson. Moins porté sur la psychologie que sur l’action pure et dure, ce dernier était donc un choix idéal pour reporter à l’écran l’Incroyable Hulk. Dans ce film, Bruce Banner se cache dans les favelas au Brésil, où il apprend à contrôler son rythme cardiaque (et ainsi les apparitions de son alter ego nerveux). Mais le passé le rattrape quand le général Ross retrouve sa trace et envoie le vil Blonsky et ses hommes à ses trousses. Alors on s’y attendait un peu, mais le traitement des personnages et la direction d’acteur sont vraiment légers.

 

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SiEdward Nortonest irréprochable, il n’est pas aidé par des dialogues peu inspirés. Liv Tylerest transparente et fatigue à continuellement parler sur le même ton (Carla Bruni/Liv Tyler même combat). La palme du jeu le plus irritant revient à Tim Blake Nelson dont le personnage de scientifique fou est insupportable, et son surjeu n’aide assurément pas. Reste Tim Rothqui reste excellent en bad guy assoiffé de puissance. Les enjeux et les relations sont vite expédiés au profit du spectaculaire.

 

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De ce côté là, pas de chichis, c’est assez réussi. Si cela reste toujours difficile de reconnaître les traits de Norton derrière l’amas de 3D que représente Hulk, le monstre est convaincant et sa furie est bien rendue, grâce notamment à la caméra virevoltante du réalisateur français. C’est bourrin mais totalement assumé, donc on prend pas mal de plaisir à voir Hulk affronter Abomination en explosant les bagnoles sur leur passage en plein New York. Il y a aussi de bonnes idées éparpillées ci-et-là (la transformation dans la fumée…) mais au delà de ça ? Et bien pas grand chose justement, les séquences entre les scènes d’action tentent de tirer sur la corde des sentiments en vain et le montage est plat et invite rapidement à l’ennui. A noter tout de même à la fin du film, une apparition jouissive de Tony Stark, aliasIron Man (Robert Downey Jr). Au final, le Géant Vert offre un honnête film pop corn dopé aux OGM non sans un léger goût de déception.

 

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Précédemment publié le 24 juillet 2008

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 10:00

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logoMarvelWeek.gifVous en avez marre des super héros qui se prennent trop au sérieux comme Spiderman ou de ceux qui sont tout simplement ratés comme les Quatre pas si Fantastiques ? Ca tombe bien, car Iron Mandébarque dans les salles de cinéma. Et c’est une vraie réussite. Moins connu du grand public que ces collègues en collants, ce héros Marvel n’est vraiment pas comme les autres. Tony Stark n’a pas de super pouvoirs, mais il a beaucoup d’argent car il est à la tête d’une gigantesque firme d’armements (pensez Nicolas Cage dans Lord of War). Quand il est capturé en Afghanistan par des terroristes barbus le contraignant à leur fabriquer l’arme ultime, Stark se construit une armure redoutable pour s’échapper.

 

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Confronté à la réalité du payx, il ouvre les yeux par la même occasion sur les méfaits de son commerce. Ce qui fait la différence avec les autres films de super héros, c’est le ton résolument léger et très 2nd degrés dont l’humour fait mouche. Le tout est renforcé par la brillante prestation deRobert Downey Jr, clinquant, sur qui personne n’aurait parié il y a quelques années. Il incarne parfaitement ce personnage haut en couleurs et aux vannes acerbes. Dans son ombre, les seconds rôles ont bien du mal à se démarquer, et ils ne sont pas aidés par le scénario qui les éclipse malgré eux. Gwyneth Paltrow fait de la figuration active tandis queJeff Bridgeset Terrence Howardse défendent plutôt pas mal.

 

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Le film aborde même des sujets délicats (mais ne s’aventure pas à les approfondir, n’en demandons pas trop) comme le trafic d’armes au Moyen Orient et ses conséquences sur les civils. La scène où Stark découvre les armes qu’il fabrique pour « préserver la paix » aux mains des terroristes fait rire jaune. Côté effets spéciaux, ça dépote. Les techniciens d’ILM(Star Wars, Jurassic Park& co…) ont fait des merveilles en concoctant un design résolument cool pour le héros de fer. Personne ne restera de marbre devant les scènes où Iron Man s’envole dans les airs tentant de semer deux avions de chasse. On sent que Jon Favreaule réalisateur (vous vous souvenez du copain de Monica dans Friendsqui voulait devenir le Champion d’Ultimate Fighting ? c’est lui !), s’est éclaté avec les moyens qui lui ont été alloués, même si son cinéma ne fait pas dans l’originalité. Mais l’essentiel est qu’Iron Mandélivre un divertissement solide et de qualité : la parfaite ouverture pour la saison des blockbusters de l’été.

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Précédemment publié le 1 mai 2008

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:00

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Il y a des films dont vous sortez avec le sourire et une irrésistible envie d'aimer. Nouveau Départ (We Bought a Zoo en version originale) fait partie de ceux là. Cameron Crowe n'est pas le plus prolifique des réalisateurs (4 films en onze ans) et si il n'a pas retrouvé la superbe de Presque Célèbre, il livre avec cette adaptation d'une histoire vraie un feel good movie résolument réussi. Le film suit un journaliste qui vient de perdre sa femme suite à un cancer avec ses deux enfants à gérer en plus d'un deuil difficile. Pour tourner la page, ils décident de déménager et par un heureux concours de circonstance s'installe dans un zoo abandonné mais encore peuplé d'animaux et d'une petite équipe de soigneurs. Alors qu'un grand projet de réfection commence, chacun va y apprendre des valeurs de la vie à travers leur aventure.

 

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Un scénario à la formule étriquée? Oui un peu, mais le traitement du cinéaste qui met toujours ses personnages au premier plan font de ce film un véritable petit coup de cœur. Matt Damon offre une performance tout en justesse dans le rôle de ce mari à la dérive et ne tombe jamais dans le pathos pour exprimer les sentiments de son personnage: la douleur du deuil, l'amour qu'il porte à sa petite fille, la confrontation avec son adolescent de fils en pleine crise... Notons l'interprétation remarquable de la jeune Maggie Elizabeth Jones qui offre au rôle de la fillette un minois craquant mais également une palette d'émotions impressionnante pour son jeune âge. Scarlett Johansson étonne de sobriété et demeure toujours aussi pulpeuse tandis que Thomas Haden Church rayonne de drôlerie dans la peau du frère dubitatif.

 

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Chaque histoire bénéficie d'un temps à l'écran nécessaire pour que le public s'y attache, que ce soit l'amourette attendrissante entre les deux adolescents, le parallèle que le héros établit entre sa vie et celle d'un vieux tigre mourant ou encore des séquences plus légères et humoristiques avec l'inspecteur sanitaire ou l'ours épris de liberté. Seule ombre au tableau, la romance qui s'installe entre Damon et Johansson semble un peu forcée et dénote un peu sur la fin. La musique de Sigur Rós du groupe Jónsi accompagne merveilleusement les belles images du directeur de la photographie Rodrigo Prieto. Dans l'ensemble, le film offre des très belles scènes brillamment amenées et maîtrisées, qui jonglent habilement entre les rires et l'émotion. Vous ne regretterez pas votre ballade dans ce zoo.


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Sortie en salles: 18.04.2012

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 05:01

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C'est un Best-Of Light qu'on vous propose cette semaine mais comme d'habitude très éclectique. N'oubliez pas de partitciper à notre concours Avengers pour gagner des places de cinéma et des goodies du film. C'est par ici que ça se passe !

 

Filmosphere: Tyrannosaur, rédemption d'un monstre ordinaire 

Cineblogywood : Bruce Dern - retour sur la carrière d'un grand oublié

Hollywood&Co:  Rencontre: Ridley Scott, Charlize Theron, Michael Fassbender et Noomi Rapace présentent Prometheus

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:40

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Mercredi 11 avril 2012, une myriade de journalistes s'était donné rendez-vous dans une salle des Champs Elysées pour répondre à l'invitation de la 20th Century Fox à découvrir les premières images de Prometheus en présence de l'équipe du film. Laquelle se composait de Sir Ridley Scott, le réalisateur culte qui signe là son retour à la science-fiction trente après Blade Runner, du charismatique Michael Fassbender au sourire carnassier, de la talentueuse et sympathique Noomi Rapace et de la magnifique Charlize Theron qui a hypnotisé la salle avec sa robe bleue et sa beauté rayonnante. Avant leur arrivée, nous avons eu droit à douze minutes d'images provenant majoritairement de la première partie du film qui établit efficacement l'univers. Soulignons que la 3D est de très bonne facture, du niveau d'Avatar, donnant un sentiment de profondeur impressionnant sur les scènes d'espace qui donnent le vertige et les paysages tout en longueur.

 

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Que ce soit l'introduction dans la grotte d'une île en Ecosse ou une séquence de briefing en hologramme dans le vaisseau, ce qui nous est projeté est très prometteur. Le réalisateur a bien confirmé que le film possède des liens avec Alien et plus précisément dans les huit dernières minutes. Bien sûr, Ridley Scott s'est montré à la fois généreux en anecdotes mais également très secret quand il s'agissait de parler du scénario. Concernant les héroïnes de ses films qui s'avèrent souvent être des femmes de poigne, il souligne avec humour trouver une influence dans sa mère qui savait botter son arrière-train et celui de son frère Tony (également réalisateur) quand il le fallait. Le cinéaste ajoute également qu'il attache une importance particulière au casting de ses films et a tendance à choisir des acteurs qui savent se préparer à un rôle de façon intense et qui n'ait pas peur de proposer des idées sur le plateau. C'est ainsi que son choix s'est porté sur Michael Fassbender, qu'il considère comme l'un des cinq meilleurs acteurs de sa génération depuis Hunger.

 

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L'acteur irlandais, flatté, qu'il n'a pas voulu visionner les films de la saga Alien pour préparer son rôle de cyborg. Pour Noomi Rapace que j'aime appeler la Marion Cotillard suédoise depuis que tout Hollywood se l'arrache, elle a tenu un discours très intelligent quand on lui demande ce que ça fait de passer d'une carrière assez confidentielle aux projecteurs du cinéma américain: « Peu importe le background de chaque acteur quand on commence un tournage, ce qui m'importe c'est ce que je peux apporter au film quand je suis engagé et ce que je peux partager avec l'équipe. Superstar ou inconnue, je pense que chacun a été choisi pour une raison et c'est de livrer le meilleur de soi-même. »

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En plus d'être plus ravissante en vrai qu'à l'écran, Charlize Theron ne manque pas d'humour. Quand on lui demande comment elle passe d'un film comme Young Adult à Prometheus aussi facilement, elle répond qu'elle boit beaucoup, ça aide. Plus sérieusement, les images qu'on a vu sont très enthousiasmantes et on a pas senti une salle aussi fébrile depuis les premières images d'Avatar. Le retour de Ridley Scott a ses premiers amours s'annonce comme l'un des évènements les plus importants de l'année cinéma 2012 et nous serons au rendez-vous. Le 30 mai paraît encore loin.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 10:00

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Straw Dogs est un remake sans grande prétention des Chiens de Paille de 1971 mais qui offre un regard perturbant sur le monde rural américain et un casting solide. Un scénariste de Los Angeles en quête d'inspiration et de quiétude, et sa femme viennent s'installer dans un village du Mississippi où cette dernière a grandi. Sur place, ils sont confronté à la crise de leur couple tandis que le choc des cultures et de vieilles rancœurs annoncent une confrontation des plus violentes. Le film prend (un peu trop) son temps pour démarrer et installer les différents protagonistes. Le rythme assez lent contribue à installer un malaise doublé d'une atmosphère malsaine cultivée par les décors ruraux de la Louisiane (on sentirait presque l'odeur d'urine et de bière dans le bar local).

 

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La grande force du film réside sans aucun doute dans son casting: James Marsden (X-Men, Il Était Une Fois) laisse de côté son image de beau gosse pour celui du scénariste vulnérable dont la passivité agace sa femme, starlette locale incarnée par la magnifique Kate Bosworth (Superman Returns, Las Vegas 21) qui varie avec brio entre la fragilité et la force sexuelle qu'elle dégage. Alexander Skarsgård (True Blood, Melancholia) interprète le leader du trio de chasseurs qui finiront par persécuter le couple. Du haut de ses 1,93m et fort de ses muscles impressionnants, il dégage un charisme à toute épreuve et incarne une menace dangereuse de façon très convaincante. Une tension palpable est entretenue tout le long du film à coups de dialogues incisifs, de regards insistants, jusqu'à l'escalade finale qui s'achève dans un bain de sang.

 

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Jouant avec les incompréhensions, les mauvais tours, les scènes chocs et psychologiquement dures avant de terminer sur un déchaînement de violences, Straw Dogs est une expérience intéressante qui pêche par une mise en scène somme toute classique et manquant de punch. Il demeure fascinant dans son étude de cette collision de cultures et attrayant grâce à ses têtes d'affiches inspirées.

 

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Actuellement disponible en Blu-Ray et DVD chez Sony Pictures Home Entertainment

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:51

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Si Hollywood nous a déjà vendu trois films sur des jouets transformables, l'idée d'adapter le jeu de société Touché-Coulé était tout de même encore très cocasse. Et pourtant le réalisateur Peter Berg (Hancock, la série Friday Night Lights) s'est tout de même lancé le défi et a rassemblé un casting de gros bras et ajouté une dose d'extra-terrestres et un scénario d'apocalypse pour livrer Battleship, un blockbuster estival efficace mais vite oubliable. Au large d'Hawaï où la flotte internationale s'est rassemblé pour un festival militaire, une armada de vaisseaux belliqueux venus du ciel menace la Terre d'une invasion violente et destructrice. Trois navires rassemblent leurs forces pour leur tenir tête, avec à leur bord une tripotée de marins prêts à en découdre.

 

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Le scénario sent terriblement le réchauffé et la mise en place du récit est laborieuse à coups de dialogues forcés et de clichés éculés (le héros casse-cou, la bimbo blonde à la poitrine prédominante etc...). Mais une fois que la machine de guerre est lancée, la mise en scène nerveuse de Peter Berg tient toutes ses promesses de destructions massives et de feux d'artifices d'explosions. De ce côté là, il rivalise avec les délires de Michael Bay et de Roland Emmerich et nous en en met plein les yeux. Si on met de côté la séquence patriotique avec les vétérans qui frôle le ridicule, le film se targue d'un sens de l'auto-dérision bienvenue dans un genre qui se prend souvent trop au sérieux, qui passe par le jeu de son casting en grande forme.

 

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Taylor Kitsch (John Carter) fait une tête brulée des plus charismatiques et parvient sans peine à porter les scènes de bravoures sur ses épaules musclées, face à son grand frère ainé incarné par le toujours aussi sexy Alexander Skarsgård (True Blood, Straw Dogs). La sulfureuse chanteuse Rihanna fait ses débuts d'actrices dans un rôle pas très exigeant qu'elle assume plutôt bien tandis que Liam Neeson bénéficie d'une apparition plutôt anecdotique. Blockbuster bourrin, bête et grandiose s'assumant comme tel avec un second degré plaisant , Battleship est un popcorn movie redoutable d'efficacité mais qui ne marquera pas le paysage de son empreinte. Touché mais pas coulé !

 

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Actuellement en salles

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