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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 21:00

bise3Pour se dire bonjour, il y a deux choix : soit se serrer la main, soit se faire la bise. Une ou deux, à vous de voir. Généralement, la première solution prédomine chez les hétéros et les premières rencontres. Les hommes ont tendance à ne pas se faire la bise pour ne pas remettre en cause leur virilité. Pourtant, moi je préfère largement faire la bise que serrer la main. Pour la simple et bonne raison que c’est plus hygiénique ma petite dame.

Aujourd’hui, alors que je m’égouttais dans les toilettes publiques d’un grand centre commercial, je me rends compte avec stupeur que sur cinq personnes ayant utilisé les pissotières, une seule a daigné se laver les mains après usage. Une seule personne ! Je trouve ça parfaitement infect, pour moi (et j’espère pour vous lecteurs), se laver les mains après vidange coule absolument de source, c’est une règle d’or, question d’hygiène. Je ne les ai pas suivi après, mais je suppose que ces quatre personnes aux mains souillées sont allé déguster un sandwich à la Brioche Dorée du coin, essayer des vêtements chez Zara à côté, laissant leurs bactéries d’urine sur les tissus, plonger leur doigts dans un sceau de popcorn au cinéma, qu'i partage avec leur copine. Ou encore serrer allègrement des mains pour dire bonjour.

Voilà pourquoi se taper la bise reste et restera le moyen le plus sain de se saluer entres amis. A moins évidemment d'avoir des problèmes d'acné développés...

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 17:00

asterixbanner
Astérix aux Jeux Olympiques, tout le monde en parle et c'est sorti hier. Outre la qualité médiocre du film (critique en bas de billet), ce film est une véritable hérésie et un boulet pour le cinéma français, au même titre que les Taxis de Besson. Astérix, c'est un film formaté pour plaire au plus grand nombre, à savoir à un public vastement européen. On dépense donc 78 millions d'euros pour réunir un casting hallucinant (car je refuse de croire que ce budget est passé dans des effets spéciaux aussi ratés): Des acteurs cultes comme Delon ou Depardieu, les comiques en vogue chez les jeunes comme Dubosc ou le mec de Kaamelot et puis une star de chaque pays européens afin d'en faire une bonne promotion chez eux (Poelvoorde pour les belges, la top model d'Alice pour les italiens etc...). Sans oublier les sportifs, de Tony Parker à Schumacher, venus montrer à tout le monde qu'ils ne savent pas jouer. Voici donc la stratégie des producteurs d'Astérix pour toucher les spectateurs de l'Union, du m'as-tu-vu à outrance sans âme. Même si ça semble compromis, je ne peux qu'espérer que le bouche à oreille plombe le film sur la durée, afin de laisser des petites perles comme Persepolis faire le cinéma français. Si je suis le premier à trouver que la plupart des films français sont barbants, je préfère voir un cinéma frenchy novateur plutôt que des copies ratées de ce que fait Hollywood. Je suis allé voir le film, en achetant un billet pour la séance de Into the Wild (afin d’encourager le box-office de ce petit bijou et de ne pas encourager celui d’Astérix évidemment), et voici mon avis :
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Dire qu' Uderzo a renié la version de Chabat, la plus proche de l'esprit Goscinny, et mis son veto contre le projet de la troupe du Splendid pour ça !!! Astérix 3 c'est un bordel pas possible, qui tente tant bien que mal de caser le nombre incalculable de guest-stars dans 1h57 de film (que c’est long ! ). On se retrouve face à une succession incohérente de gags, le plus souvent insipides et pas du tout drôles, déblatérés par des acteurs prestigieux mais à côté de la plaque, perdus dans une production sans âme. Le scénario n'est d'ailleurs prétexte qu'à cela, dépourvu de quelconque trame ou enjeux importants. On sourit quand Delon arrive à se moquer de lui-même ou devant les trop rares apparitions d’Alexandre Alstier, mais pour le reste, c’est un sentiment de profond ennui, navré devant un tel spectacle, qui prédomine. Même Poolvoerde semble fade. Les effets spéciaux sont ratés, outrageusement criards. Les choix artistiques du film sont de toute façon de mauvais goût. René Goscinny doit se retourner dans sa tombe de voir son œuvre réduite à une comédie aussi abrutissante. notes2

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 21:00

KidKinooA la recherche d'une photo pour mon CV, je suis tombé sur celle-ci dans les abysses de mon disque dur. Un cliché témoin de mon enfance, je devais avoir 4 ou 5 ans.

Il me semble que ça a été pris à la Mer de Sable, lors d'une sortie familiale, un dimanche sans doute. Ça me manque l'enfance, le temps où tout le monde vous cajole et répond à tous vos caprices. L'insouciance de vivre au jour le jour, sans se demander ce vers quoi vos choix vous amènent, de penser uniquement au présent et à en profiter.


L'innocence de la jeunesse aussi. Chevaucher un éléphant en le tenant par les oreilles, ça ne m'éveillait aucune, mais aucune image ou idée salasse... Non mais vraiment...!

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 18:45

carltonSi je vous dis Vanessa Carlton, ça ne vous dira sans doute rien. Et si je vous rappelais cette petite brunette craquante de 22 ans, qui chantait et jouait sur un piano défilant dans les rues de New York ? La chanson s’appelait " A Thousand Miles " et a rencontré un franc succès international, en 2002.

Depuis, la petite a sorti deux albums, dont le dernier " Heroes & Thieves " l’an passé. Cet album est une franche réussite et tourne en boucle sur mon Ipod. Des textes joliment écrits, brillamment enrobés de mélodies et sublimés par la douce voix de Vanessa. Une voix à la fois vulnérable et puissante, dont je ne me lasse pas d’entendre.

Le premier single, " Nolita Fairytale ", (qui a été d’ailleurs utilisée dans un épisode de la série Gossip Girls) est une ballade pop efficace et démontre de son habileté au piano. Le clip débute avec un clin d’œil pied de nez sympathique à son premier tube. L’album cache d’autres petites perles, comme " Spring Street " et son refrain galvanisant, ou encore l’engageant " More Than This ". La chanson servant de titre à l’album est tout aussi réussie. A 27 ans, la chanteuse conserve la fraîcheur et l’innocence de ses débuts, tout en allant de l’avant avec des textes plus travaillés. Heroes & Thieves est un album à découvrir. Dommage vraiment qu’elle ne soit pas plus connue en France, j’aimerais tellement pouvoir la découvrir en live.

Voici deux clips de Nessa, son tout premier tube " A Thousand Miles" et à côté son single "Nolita Fairytale" tiré de son dernier album:

vidéo 2 envoyée par Alis

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 15:00

cloverfieldheader
La nouvelle production de J.J Abrahams est le film le plus intriguant et l’uns des plus attendus de l’année. Fort d’un buzz énorme alimenté par un marketing viral savamment orchestré, Cloverfield avait réussi à rendre fou d’impatience les curieux, en ne dévoilant que le strict minimum. Tout ce bruit en valait-il la peine ? Et bien il faut dire que l’on en ressort en peu mitigé, content d’avoir vécu des sensations inédites au cinéma mais aussi plombé par des défauts irritants.

Le principe du film, vous le connaissez tous à l’heure actuelle, c’est de vivre une attaque de monstre dans la ville de New York, du point de vue des victimes, le tout tourné façon caméra amateur à l’épaule. D’ailleurs, nous sommes censés regarder une bande vidéo récupérée par les services secrets américains. De ce côté là, pas de soucis c’est vraiment intense et spectaculaire. Le fait d’être réduit au statut de victime, déboussolé de pas savoir ce que c’est et d’où ça vient, multiplie l’adrénaline. Durant les trois premiers quarts du film, on ne voit du monstre que quelques bribes, mais pourtant la terreur n’en est que plus forte. " Less is Good ! " comme dirait l’autre.
Cloverfieldbanner
Les images rapportées (tours qui s’écroulent, civils envahis par la poussière, mouvements de panique) rappellent évidemment les attentats du World Trade Center. Après tout, Godzilla en son temps était une métaphore des bombes d’Hiroshima et Nagazaki. Cloverfield réserve même des scènes terrifiantes, à l’image de l’escapade assez angoissante dans les tunnels sombres et mal famés du métro new-yorkais, filmé en mode nuit, ou encore de l’effroyable destruction du pont de Brooklyn. Ce style amateur a aussi le défaut d’être très remuant, les plus sensibles auront sans doute mal à la tête (des cinémas aux Etats-Unis distribuent même des sacs à vomi avant la séance !). Mais dans l’ensemble, Cloverfield en donne pour notre argent si l’on cherche à vivre une nouvelle expérience au cinéma.

Dommage que le tout soit entrecoupé d’une sous-intrigue romantique niaise à souhait, matérialisée par des bouts de vidéos personnelles qui se sont incrustés sur la bande. Totalement inutiles et mal maîtrisées, ces séquences plombent le rythme du film. Du côté des effets spéciaux, on ne peut pas dire que cela soit révolutionnaire. Les incrustations de la créature sont plutôt en dessous de la moyenne et le design du montre est douteux, mélange de rescapé de Tchernobyl couplé au Kraken de Pirates des Caraïbes. Même si c’est le concept, cela reste vraiment frustrant de ne rien savoir sur les origines du monstre, du pourquoi et des comments. J’imagine que cela s’inscrit dans la gigantesque campagne marketing virale, dans laquelle le film n’est qu’un morceau. On reste donc un peu sur notre faim quand les lumières se rallument, un bref " tout ça pour ça ! " retentit. A voir si vous cherchez à vivre un scénario catastrophe d’un point de vue inédit, de ce côté là, le film de Matt Reeves tient ses promesses. Dans les salles le 13 février.
notes6

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 23:54

HeathIl y a des morts qui vous passent au dessus, il y en a d’autres qui vous surprennent et vous attristent profondément. Le tragique décès d’Heath Ledger fait partie de la seconde. Je viens de l’apprendre via le site de CNN, l’acteur, à peine 28 ans, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, probablement des suites d’une overdose. La nouvelle m’a fait un choc, je pensais à une blague vu que les photos de son dernier tournage (le film de Terry Gilliam), le montrait en train de se pendre pour les besoins du rôles.

Après consultation de plusieurs sites, l’acteur était bel et bien décédé. Personnellement, je le comptais parmi les acteurs les plus talentueux de sa génération aux côtés de Jake Gyllenhaal et Matt Damon. Son rôle dan Brokeback Mountain nous avait tous ému et lui avait valu l’Oscar du Meilleur Second Rôle. Il a également interprété Bob Dylan dans le film de Todd Haynes, I’m Not There. Sa performance dans the Dark Knight, le prochain Batman, dans le rôle convoité du Joker a fait du film l’uns des plus attendus de 2008. Il avait une putain de carrière devant lui... quel gâchis!!!

Je suis vraiment triste, la mort d’une personne si jeune me touche toujours plus, plus encore quand c’est pour des raisons aussi stupides que la drogue. Il laisse derrière lui une fille de 2 ans. Il rejoint les tragiques disparitions prématurées aux côtés de River Phoenix ou encore Brad Renfro, C’est vraiment triste…

Photography Inez van Lamsweerde and Vinoodh Matadin.

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 16:00

nocountrybanner
Un film noir cinglant et percutant aux paysages et personnages hauts en couleurs. Au sommet de leur art, les frères Coen adaptent le roman de Cormac McCarthy et signent un thriller noir percutant qui approche allègrement la perfection. En s’emparant d’une valise remplie de billets verts trouvée sur les lieux d’une scène de crime, Llewyn ne se doutait sûrement pas de ce que son acte anodin allait déclencher. Une réaction en chaîne qui le met au centre d’une chasse à l’homme trépidante. Porté par un casting de premier choix, le film des frangins virtuoses dépeint un nouveau Far West plus violent et sans valeurs en laissant la parodie de côté en faveur d’un humour noir diablement efficace.
NOCOUNTRY

Aux trousses d’un Josh Brolin pragmatique, Javier Bardem, colossal, délivre une performance hallucinante dans la peau d’un tueur à gages psychopathe, dont le calme contraste avec la violence de ses crimes sanguinolents. A la fois terrifiant et imposant, le comédien espagnol manie aussi l’humour noir avec une aisance déconcertante et assène des répliques cinglantes. Un méchant que l’on adore détester, dans la plus grande tradition du cinéma hollywoodien. Sur son chemin, le « vieil homme » du titre, le shérif Bell, dépassé par la nouvelle réalité plus violente de son « pays » où les cow-boys chevauchent désormais des voitures et s’affrontent à coup de fusils à pompe, tente de se raccrocher à ses valeurs. Une interprétation subtile tout en sobriété de Tommy Lee Jones qui confirme son statut de très grand acteur. Si la narration linéaire prend son temps, l’ennui ne s’installe à aucun moment dans l’intrigue. L’ensemble est totalement maîtrisé, du montage précis et toujours juste, à la mise en scène brillante et sans faille. Les dialogues, que le Dude de The Big Lebowski n’auraient pas reniés, sont savoureux, et les paysages arides du Rio Grande sont sublimés à travers l’objectif des frères Coen. La musique est d’ailleurs absente, comme si considérée comme de trop pour pouvoir admirer la beauté des plans à l’état pur. Cette œuvre sonne comme une apogée du style Coen, après quelques essais pas toujours fructueux (Ladykillers, Intolérable Cruauté…), et qui n’aura jamais été aussi abouti. Un voyage mouvementé, drôlet et intense à ne manquer sous aucun prétexte. Dans les salles le 23 janvier 2008
notes9

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 15:00

penelUn joli moment de solitude. C’est ce que j’ai surmonté pour les beaux yeux de cette talentueuse blogueuse devenue l’auteur de l’uns des livres les mieux vendus sur Amazon : Penelope Jolicoeur. Bon, pas besoin de grande présentation, tout le monde connaît les dessins humoristiques teintés de macarons, de sushis et de problèmes de filles qui font le bonheur chaque jour, des internautes qui se rendent sur son blog. Je fais partie de ces internautes et j’avais noté dans mon agenda qu’elle dédicacera son bouquin, " Ma Vie est tout à fait fascinante ", le vendredi 18 janvier dans une librairie dans le centre de Paris. Alors je ne sais pas pourquoi, mais mon horloge interne s’est complètement déréglée et j’étais archi convaincu que la dédicace se faisait vendredi il y a une semaine, soit le 11. J’arrive à la boutique sur les coups de 14h50 et ne voit pas d’attroupements. Je me dis, chouette, je vais pas devoir poireauter des heures pour avoir la griffe de Pénélope. J’entre et je lance tout fier au libraire :
"Je dois être un peu en avance! "
Lequel me répond :
"En avance pour quoi ? "
"Et bien pour la séance de dédicace de Pénélope Jolicoeur… ! "
Sa réponse fût terrible : " Vous êtes en avance oui, d’une semaine !
Longue pause incrédule, le temps de me rappeler la date du jour :
Me noyant dans la honte, je lance :
" Et bien je repasserai hein ! " suivi d’un faux rire pour se sauver la face.
Je repars dans la rue humide, sans dédicace. Au moins, j’aurais localisé l’emplacement exact de la librairie pour vendredi, le bon cette fois.
peneloppe
Sauf que, vendredi 18 janvier, retenu au Salon du Cinema, je ne parviendrai finalement qu'à arriver à Univers BD que sur les coups de 18h40, où Thomas était déjà là. Mauvaise nouvelle, la séance de dédicace est complète, la belle s'étant fait submergée par un succès surprise. Elle sort (et elle est très mignonne en vrai la Jolicoeur!)  tout de même s'excuser auprès des malchanceux comme moi et nous donne les dates de ces prochaines séances. Partie remise donc, pour la peine je vais m'enfiler des macarons !
Pour ne pas la rater une autre fois, les infos sont sur son site:
http://www.penelope-jolicoeur.com/.
A Paris, les prochains RDV seront le 31 janvier à Album et le 13 février à la Fnac Montparnasse.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 11:00

sweeney
Tim Burton et Johnny Depp s’offrent une sixième collaboration sanglante dans un opéra macabre aux arguments affûtés. Adapté de la comédie musicale de Stephen Sondheim, Sweeney Todd suit le retour à Londres d’un barbier assoiffé de vengeance. Pendant quinze années il fût séparé de sa femme et de son enfant, emmené au bagne par l’injuste juge Turpin, pour un crime qu’il n’avait pas commis. C’est donc tout à fait compréhensible que lorsque l’ homme revient en ville, il soit d’humeur un tantinet aigrie. Aiguisé par la haine, il s’associe à Ms Lovett, vendeuse des pires tourtes de la ville, et devient un abominable tueur, sans vague à lame.
Un pitch de prédilection pour le maître du gothique fantastique, qui lui offrait pourtant un conséquent défi à relever : le style de la comédie musicale de Broadway. Heureux est de constater que le réalisateur a su dompté les contraintes du genre pour les remanier Burton style. Si voir Johnny Depp commencer à fredonner ses états d’âme peut surprendre la première fois, les chansons remplacent naturellement les dialogues par la suite. Les acteurs, qui donnent de la voix avec talent, ont réussis à passer autant, voire plus d’émotions en chantant que lorsqu’ils ne jouent qu’en parlant. La partition originale de Sondheim subit au passage une réorchestration dantesque.
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Johnny Depp, une fois de plus, est magistral. Dans la peau de Sweeney Todd, il est à la fois sombre, drôle, inquiétant et touchant avant de devenir totalement terrifiant au fur et à mesure que le film avance. Son regard noir et transcendant vaut milles discours et exprime les tourments effroyables qui hantent son esprit. Helena Bonham Carter a dû lutté dur pour décrocher le rôle de Ms Lovett, le fait d’être Mme Burton à la vie ne l’aura pas aidé au contraire. Mais le jeu en valait la chandelle car elle a trouvé son plus beau rôle depuis lurette. Secrètement amoureuse du barbier tourmenté, elle passe de la folie douce à une touchante vulnérabilité, dont face au jeune Toby qui fait ressurgir ses instincts maternels. Ses grands yeux très expressifs sont largement mis à contribution. On retiendra aussi la performance marquante de Sacha Baron Cohen (Borat !) dans le rôle du barbier rital et rival de Todd. Les fans de comédies musicales reconnaîtront Laura Michelle Kelly, qui a joué Mary Poppins sur les planches, qui interprète ici le rôle martyr de la femme du barbier.
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L’obscurité gothique et l’humidité glauque de l’ancien Londres est sublimée par les sublimes choix artistiques du directeur de la photographie de Pirates des Caraïbes. Des images saturées par le noir et le blanc, desquelles seul le rouge écarlate du sang ne ressort. Et du sang, il en coule à flot sous les coups de scalpels, nets et précis, de Sweeney Todd. Tantôt crus et sordides, d’autres fois burlesques, les plans tranchants n’épargnent aucun détail. On regrettera une fin très abrupte, qui éclipse des personnages secondaires pourtant bien introduits auparavant, notamment ceux de la sous-intrigue romantique. Cela sent le charcutage au montage. Le final, mené avec maestria par le cinéaste ébouriffé, est un choc intense qui laissera le spectateur cloué sur le fauteuil, avec l’ultime image aussi belle qu’un tableau de maître, gravée dans la tête. Tim Burton, au sommet de son art, signe avec Sweeney Todd l’un de ses meilleurs films avec de nombreuses scènes mémorables. Un spectacle lyrique et mémorable à aller voir, sans rendez-vous !
notes9

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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 00:30

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Si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, pourquoi ne pas faire un saut à la deuxième édition du Salon du Cinéma. Parrainé par Jean-Jacques Annaud cette année, l’événement vous permettra d’occuper deux heures à faire le tour des stands et des animations. Personnellement, le Salon n’est pas transcendant. Il ne s’agit à première vue que de stands posés les uns à côté des autres où les exposants vantent les méritent de leurs écoles / boutiques / magazines / boîtes de prod … Ornant les murs du hall d’expositions, des gigantesques bannières annoncent les prochaines sorties des studios Disney (Benjamin Gates 2, Wall-E, Narnia2…) mais ces derniers ne proposent rien de folichon sur les stands. Alors concrètement, qu’est-ce que l’on peut trouver d’intéressant au Salon du Cinéma ?

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Et bien pour commencer des glaces Ben & Jerry’s gratuites ! Rien de tel qu’un Chunky Monkey à la banane pour arpenter les allées du Salon. Plus sérieusement, vous aurez l’occasion de regarder une démonstration équestre honnête, des cascadeurs qui s’aiment mais qui n’en mettent pas plein la vue ou encore des ateliers de maquillages où les hôtesses vous feront de jolis égratignures peu ragoûtantes. las de marcher? Allez donc vous prélasser dans la salle de projection dans les immenses poufs Fatboy, super tendances en ce moment, en matant des sélections de courts-métrages animés. En exposition, des animaux factices qui ont servis lors de tournages (plus de pubs que de films en fait, ainsi on retrouve l’aigle du spot de Valvert ou encore la marmotte de Milka :D), la voiture et l’armure d’Iron Man, le blockbuster du printemps prochain ou encore des jolis maquettes crées pour le film d’animation Max & Co.

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Au détour des allées, vous tomberez peut-être sur Mme Doubtfire ou des charmantes hôtesses de Comme au Cinema.com ^^ . Le parrain du Salon, Jean-Jacques Annaud donnera plusieurs conférences et masterclass par ailleurs. Sinon, petit coup de cœur à l’atelier bruitages animé par Jean-Karl, sur lequel on s’est éclaté avec Guigui en fin d’après-midi à doubler un court-métrage de la panthère rose. Cela payait pas de mine à première vue mais cela s’est avéré au final l’expérience la plus intéressante et la plus fun de la journée. Si vous y allez ce week-end, passez lui faire un coucou !

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Salon du Cinéma 2008, Paris Expo - Porte de Versailles, Hall 6. Du 18 au 20 janvier, de 9 à 19H. Infos et renseignements sur www.salonducinema.com

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