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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 23:12

wilson
Prenez un sujet polémique, un cadre glamour des années 80, un réalisateur acclamé et un trio de stars habituées aux récompenses, et vous obtenez la recette du parfait film prétendant aux Oscars. Le récit de la plus grande opération clandestine américaine de tous les temps, visant à renverser les Soviétiques pendant la Guerre Froide en armant les afghans, aurait pu donné lieu à un long film à message trop sérieux pour être divertissant. C’était sans compter sur
Mike Nichols qui a préféré une approche pertinente, légère et ironique pour livrer au final une satire engageante servie par un casting prestigieux. Tom Hanks campe Charlie Wilson, qui pour votre gouverne était un député texan connu pour ses frasques nourries d’alcool, filles et drogues. On lui doit aussi la mise en déroute de l’armée soviétique, qu’il a provoqué en convainquant le Congrès américain d’allouer des sommes faramineuses à l’armement des soldats afghans, afin que ces derniers puissent se défendre contre les hélicoptères russes. Un rôle (presque) à contre-emploi pour le comédien, qui prend visiblement plaisir à écorcher son image trop lisse, sans pour autant rendre son personnage détestable.Face à lui et pour la première fois, Julia Roberts plus vamp que jamais, interprète une garce millionnaire qui jouera un rôle crucial dans les desseins du politicien. L’alchimie entre ces deux monstres de cinéma prend aisément et on se demande comment ces deux là ne se sont pas rencontré plus tôt.

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Philip Seymour Hoffman se joint à eux, dans la peau d’un agent grec de la CIA, bourru et grande gueule, à des lieux de la délicatesse d’un Truman CapoteOn retiendra aussi la prestation charmante d’Amy Adams (vue en princesse de contes de fée dans Il Etait Une Fois), dans le rôle de l’assistante au grand cœur de Charlie Wilson. Ce joli monde est admirablement servi par la mise en scène de Mike Nichols, sobre et maîtrisée, elle fait la part belle au jeu des acteurs. Les dialogues d’Aaron Sorkin sont un régal, à la fois cinglants et percutants, ils font inévitablement et à chaque fois mouche. Le script met en avant les manipulations aberrantes et presque incroyables qui se sont tramées dans les coulisses de cette opération. Ainsi, une danseuse du ventre est utilisée pour distraire le président du Pakistan, pendant que Wilson négocie en discrète un accord d’armement. Hallucinant !Si le ton choisi est délibérément léger, le film n’en est pourtant pas moins efficace. L’ironie de la situation (les mêmes armes qui ont servi pendant la Guerre Froide sont aujourd’hui retournées contre l’Amérique) nous revient d’ailleurs en pleine face à travers une scène édifiante, où le Congrès ne trouve aucun intérêt à financer les pourtant moindres coûts de reconstruction d’écoles en Afghanistan. Cette décision qui leur semblait anodine a finalement conduit aux tragiques évènements du 11 septembre. Là où plusieurs s’y sont cassé les dents,  Mike Nichols arrive à interpeller le spectateur sur les problèmes actuels en livrant un film ironique, intelligemment drôle et toujours divertissant en remontant à leurs sources improbables dans les années 80. La Guerre Selon Charlie Wilson est une œuvre qui témoigne du talent incontestable de son réalisateur et prouve qu’il n’est pas nécessaire de se prendre trop au sérieux pour faire réagir. Dans les salles le 16 janvier 2008.
notes8

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 00:01

BONNEANNEE2008
En direct de Londres, je vous souhaite une excellente année 2008. Non en fait, grâce à la magie de Canalblog, je peux publier cet article de voeux alors qu'au même moment, je suis quelque part dans la capitale britannique à fêter la nouvelle année à l'anglaise ! Quoiqu'il en soit, je vous souhaite de tenir vos résolutions que vous pourriez prendre (comme lire IBWK plus souvent :D), du bonheur à foison dans tous les domaines et tout le toutim !
photo © Harmerpr

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 00:01

Ils ont fait mon année 2007 et peut-être la vôtre. Au cinéma, en musique ou sur les planches, les deux hommes et les deux femmes qui ont laissé leurs traces dans le paysage culturel et qui m’ ont le plus impressionés ou influencés ces douze derniers mois sont réunis ici :

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jamesthumbQue ce soit en présentateur des sixties au grand cœur dans Hairspray ou en prince charmant simplet et déjanté dans Il Etait Une Fois, le charisme de James Marsden éblouit. Grâce à ses deux films, cartons au box-office mondial, le comédien met à profit sa voix en poussant la chansonnette sur des titres comme " Nicest Kids in Town " ou " True Love’s Kiss ". Son sourire Colgate et son regard perçant (longtemps caché dans la saga X-Men) rayonnent sur le grand écran. De mon avis, il a effectué des choix plus que pertinents cette année : figurer au casting de l’adaptation de la comédie musicale la plus réussie de l’année et au générique du Disney le plus enchanteur depuis lurette. Nul doute que James se prépare à prendre son envol et à porter de futurs films sur ses épaules musclées. On le verra notamment dans " 27 Robes " en 2008, une comédie avec Katherine Heigl révélée dans Grey’s Anatomy.

mikathmbSi il devait ne rester qu’un chanteur qui a marqué mon 2007 musical, ce serait sans conteste Mika. En l’espace d’un an, il est passé du nouveau petit génie de la pop dont tout le monde parle à l’incontournable megastar monstre des salles de concert. Je l’ai découvert alors que je bossais à MTV, sitôt le clip de Grace Kelly digéré, je m’étais empressé de me jeter sur l’album puis sur un ticket pour son premier concert en France, au Trabendo, dont la capacité ne dépasse pas les 700 personnes. Dix mois et un Olympia plus tard, je le retrouve au sommet de son art au Zénith de Paris, blindé ( 6000 places !) et déchaînant les foules. Outre le carton de son album, le chanteur écoule des cartons de son DVD "Live in Cartoon Motion", dont les ventes sont bosstées par les fêtes. Malgré le succès, l’artiste reste humble et disponible pour ses fans, et promets de ne pas se reposer sur ses lauriers en 2008 ! On attend la suite avec impatience.

WOME2007

nikkithumbC’est LA révélation d’Hairspray ! Pour un premier rôle, Nikki Blonsky livre une performance exaltante et pleine d’énergie dans la peau de Tracy Turnblad. Avec son regard pétillant et ses mimiques craquantes, la jeune comédienne tient sans peine tête à Travolta. Assumant ses courbes et délivrée des complexes, elle secoue ses formes pulpeuses avec passion et sa bonne humeur est contagieuse. Je parie que personne n’a pu se retenir de taper du pied lorsqu’elle chante, toute guillerette " Good Morning Baltimore " ou qu’elle rêve en musique de Zac Efron dans " I Can Hear the Bells ". Un remède imparable contre les déprimes et les clichés anorexiques qui pullulent en unes des magazines. Rien que pour ça, elle mérite d’être l’unes des femmes de l’année. Elle est d'ailleurs nommée aux Golden Globes dans la catégorie du meilleur rôle féminin. Go Tracy ! Go Go Tracy !

zamathumbL’événement de la rentrée parisienne a sans aucun doute été l’arrivée triomphale du Roi Lion sur les planches du théâtre Mogador. Acclamé dans le monde entier, ce musical avait pour pari de séduire le public français encore peu habitué à ces grosses productions. Le pari a été relevé haut la main, et l’ingrédient principal de cette opération séduction a été le talent et l’énergie de Zama Magudulea. Venue de son Afrique du Sud natale, où elle avait déjà interprété le rôle de Rafiki dans le production locale du Roi Lion, cette jeune prodige insuffle une âme et un cœur qui font le charme du personnage. Le public ne s’y est pas trompé, car la vraie star du spectacle, ce n’est pas l’ex-staracadémicien Jee-L, mais bien la force et le charisme de Zama. Quand elle pousse le cri mythique d’ouverture du " Cercle de la Vie ", tout le monde retient son souffle et écoute. Si vous ne l'avez pas fait en 2007, courrez vite au Mogador en 2008 applaudir sa performance inoubliable !

Quels ont été vos Men & Women of the Year ? A part moi bien sûr ^^ !

Crédits photos : James Marsden par Peggy Sirota pour GQ, Mika pour The Sun Observer, Nikki Blonsky par Mark J Terril , Zama Magudulea par Alexandre Rosa.

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 23:00

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2007 fût une année des plus satisfaisantes et éclectique au cinéma. Malgré de grosses déceptions, venant pour la plupart de suites de suites (threequels) qui n’ont pas tenu leur promesses. Mais il y a eu aussi beaucoup de bonnes surprises qui nous ont réservés de très bons moments dans les salles obscures. Qu’ils soient animés, musicaux, bourrins ou impressionnants, les films restent toujours le remède idéal pour combler à une envie d’évasion du quotidien. Revue des quinze meilleurs films de l’année, dont mon seul critère pour les sélectionner aura été le pied que j’ai pris en salles.

En quinzième position, on retrouve le Planète Terreur de Robert Rodriguez, qui réussit l’exercice Grindhouse avec plus de brio que son pote Tarentino et met sous les projecteurs la bombasse Rose McGowan. Juste au dessus, Julie Delpy prouve avec son premier film, 2 Days in Paris, qu’elle a réussi son pari de passer derrière la caméra. L’humour newyorkais se transpose à merveille dans notre capitale. Deux figures animées de l’année se classent en 13ème et 14ème position. La biographie en noir et blanc de Marjane Satrapi, Persepolis, et le passage du petit au grand écran des Simpsons, sont deux films d’animations remarquables qui prouvent que la 2D n’est pas morte. L’enquête noire de David Fincher sur le cas Zodiac est 12ème, portée par les interprétations impeccables de Jake Gyllehaal et Robert Downey Jr. Du court au long-métrage, il n' y a qu’un pas qu’a franchi Sean Ellis avec le poétique Cashback.

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Le délicieux premier et tragiquement dernier film d’Adrienne Shelly, Waitress, m’a ému et fait sourire et surtout saliver devant les tartes que concocte Keri Russel pour oublier son quotidien. Le Capitaine Jack Sparrow est 8ème avec le troisième opus de Pirates des Caraïbes, Jusqu’au Bout du Monde. Une explosion d’effet spéciaux et de batailles épiques en pleine mer, le combat final au cœur d’un maelstrom restera mémorable. Du divertissement grand spectacle ! Le motown et les paillettes de Dreamgirls m’auront fait dansé et fredonné " One Night Only " pendant de longs mois, et révéler le talent de Jenifer Hudson au monde entier. Une septième place pas volée. Un film d’héroic fantasy qui ne prend pas au premier degré et doté d’un humour anglais hilarant et d’un cast royal ne pouvait que se retrouver dans le top 2007. Stardust et les performances de Michelle Pfeiffer, Robert de Niro ou encore Rupert Everett restent l’uns de mes meilleurs moment de cinéma. On arrive dans le top 5 des meilleurs films de l’année, avec La Nuit nous Appartient, un excellent polar qui confirme le talent de Joaquin Phoenix et la beauté d’Eva Mendes. Le conte défait avec respect et nostalgie par les studios Disney m’aura redonné mon âme d’enfant avec Il Etait Une Fois. Amy Adams et James Marsden illuminent les fêtes de fin d’année avec leurs interprétations brillantes de la princesse Gisèle et du prince Edward.

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Et voici venir le podium de 2007. Pour le bronze, on retrouve le bourrin et jouissif Jason Bourne dans la nerveuse Vengeance dans la Peau. Paul Greengrass conclût une trilogie parfaite avec une réalisation millimétrée et des scènes d’anthologie à l’instar de la poursuite sur les toits de Tanger ou de l’intense chasse à l’homme en pleine gare londonienne. Matt Damon, muscles saillants, confirme par la même occasion qu'il est devenu un acteur incontournable à Hollywood. On en a fait du chemin depuis Will Hunting.

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Pour l’argent, sortez la laque puisque nous retrouvons les Nicest Kids in Town de Hairspray. La bonne surprise de l’été. Adaptation enjouée de la comédie musicale de Broadway elle-même adaptée du film de John Waters. Un cast qui prend visiblement son pied à chanter et danser sur les airs prenants de " You Can’t Stop the Beat " ou " Welcome to the 60’s " entre autres. Et puis Travolta en Edna Turnblad ça vaut de l'or en spray ! Nikki Blonsky ne pouvait rêver meilleur premier film pour faire ses débuts à Hollywood. Je l’ai vu 6 fois au cinéma et je devrais recevoir le DVD d’ici peu.

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Et pour la première place du panthéon des meilleurs films de l’année, on retrouve la nouvelle production quatre étoiles des studios PIXAR : Ratatouille. Les aventures du rat gourmet font preuve d’une maîtrise parfaite de l’art de raconter les histoires en images. Visuellement sublime, le film se targue de personnages attachants et d’un scénario original pour finir en apothéose avec une revisite de la madeleine de Proust jouissive. Un chef-d’œuvre de plus pour Brad Bird après le Géant de Fer et les Indestructibles. Vu 5 fois en salles sans m’en lasser.

rat

Un rat, une groupie des sixties et un espion amnésique sont donc les grands gagnants de cette année cinéma riche qui a proposé des films réussis dans des genres très divers. Quels ont été les vôtres?
2008 s'annonce pas mal non plus, avec son lot d'attentes: Sweeney Todd, WALL-E, Indiana Jones 4, Iron Man, Juno, No Country for Old Men etc...

Petit regret au passage : d’avoir loupé Across the Universe, Jesse James ou encore Dans la Valée d’Elah qui auraient eu des chances de figurer dans ce classement. Je me rattraperai en DVD.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 00:45

It's that time of the year . . .
Moi et une sélection de mémorables pères et mères Noël ci-dessous, vous souhaitons un excellent réveillon et un très joyeux Noël.

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De haut en bas, de gauche à droite : les Destiny's Childs, Billy Bob Thorton dans Bad Santa, Chandler et Monica, Jake Gyllenhaal dans Jarhead, Mariah Carey, Ben Affleck, Hayden Pannetière de Heroes, Steven Tyler d'Aerosmith, Jessica Simpson, Goran Visnjic d'Urgences, Shania Twain et Yoda !

Lequel ou laquelle de ces "Santas" préfèreriez-vous voir votre cheminée se faire ramoner cette nuit  ? :)
Encore joyeuses fêtes !

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 15:30

marypoppins
Cela fait déjà deux ans que j’ai été émerveillé par le musical de Mary Poppins à Londres. Le spectacle s’y achève le 12 janvier prochain pour partir en tournée, c’était l’occasion ou jamais d’en parler sur le blog. En juin 2005, je partais dans la capitale britannique avec deux copines pour passer cinq jours de folie. Moi, fan de musical, je tenais absolument à aller voir LA nouveauté du moment, à savoir l’adaptation de Mary Poppins sur scène. Un matin, je délaisse mes amies pour me rendre au théâtre afin de voir les disponibilités. C’est ma chance, des places sont libres pour le lendemain en matinée (en fait c’est 15H une matinée), je dégaine la CB et je suis le plus impatient du monde en attendant le jour d’après. Tout excité, je parcours Londres avec dans la tête les chansons du film. Dans le théâtre, je suis assez bien placé, au balcon. Puis les lumières s’éteignent, les toits de Londres, Bert chante l’arrivée imminente de notre nounou préférée. Le décor de la maison de la famille Banks est immense et impressionne avec son étage aménagé.

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Le casting est impeccable, des parents aux enfants, ils sont tous pros. Puis arrive enfin celle que l’on attendait tous, Mary Poppins, incarnée par Laura Michelle Kelly, une talentueuse comédienne qui n’a plus rien à prouver sur les planches. Elle entonne une nouvelle chanson écrite pour le spectacle, " Practically Perfect ". Un titre qui peut résumer la production. Les chansons et mélodies que l’on connaît du film subissent une réorchestration magistrale, et sont (ré)interprétées sublimement. A l’instar de "Supercalifragilisticexpialedocious", qui laisse le public bouche bée avec une chorégraphie complexe où les chanteurs miment les lettres une à une. Ou de "Step in Time", où Bert le ramoneur (joué par Gavin Lee, exceptionnel) va jusqu’à faire des claquettes à l’envers sur le plafond ! La scène de la dame, "Feed the Birds" aux pigeons est aussi émouvante que dans le film. Mais le clou du spectacle, c’est bien le final, apothéose d’émotions. Entre la nostalgie qui nous envahit, la beauté de l’ensemble qui nous éblouit, on est submergé. Puis quand Mary Poppins prend son envol, vers le public, passant au dessus de votre tête, elle vous achève. Comme diraient les mioches :  " We’ll never forget you Mary Poppins ! " Si vous voulez voir la nounou, dépêchez-vous d’aller à Londres, vous avez jusqu’au 12 janvier, après, il faudra aller à New York.
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 19:22

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Les jeux vidéo sont désormais une manne pour les scénaristes d’Hollywood en panne d’inspiration. Après Tomb Raider et avant Prince of Persia, Xavier Gens adapte Hitman au cinéma, et c’est plutôt réussi. Pourtant, le pire était à redouter au vue des précédents essais d’Hollywood dans le genre : le ratage Super Mario Bros, le nanar Street Fighter ou encore la trilogie fadasse Resident Evil récemment.Premier atout en la faveur d’Hitman, un casting de qualité porté par l’interprétation tout en sobriété de Timothy Olyphant révélé par la série Deadwood, dans le rôle titre de l’Agent 47. Son charisme assure la crédibilité de ce tueur à gage sans repères, trahi par ses pairs. A ses côtés, l’actrice Olga Kurylenko
incarne une acolyte sexy et sentimentale intéressante. Quant à Robert Knepper, l’inoubliable T-Bag dans Prison Break, il illumine les scènes où il apparaît dans la peau d’un agent russe perfide et redoutable. Seul l’écossais Dougray Scott peine à tirer son épingle du jeu et délivre une performance moins remarquable.

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La mise en scène est nerveuse et efficace ,sans révolutionner le genre elle abuse allègrement des effets de style comme les ralentis employés à outrance. On assiste à une partie de shoot’em up jouissive à fond les manettes, dont on retiendra les rixes dans le club à Istambul, le combat au sabre dans une rame de métro ou encore le final explosif dans l’église. La musique percutante, sans être inoubliable, accompagne l’action avec brio. Le rythme est haletant, malgré quelques ralentissements dont on aurait pu se passer. On regrettera une psychologie du héros survolée, son passé étant juste évoqué dans la scène d’ouverture ce qui rend ses motivations assez superficielles. Le traitement des personnages est par ailleurs anecdotique, il manque une recherche psychologique plus approfondie pour que l’on s’attache ou que l’on s’identifie complètement à leur sort. Des questions restent au final sans réponses, mais on pardonne facilement au vue du divertissement offert. Hitman est une série B d’action efficace qui remplit au final, parfaitement sa mission. Game Over ! Dans les salles le 26 Décembre
notes6

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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 19:40

CesarAu risque de paraître sans cœur vis-à-vis des animaux, mais il y a des spots de pub qui me " choquent " en ce moment. Bon, " choquer " est un bien grand mot, on peut dire " interpeller " si vous voulez, bref à chaque vision, j'hésite entre rire et consternation. Ces spots sont ceux vantant les produits gastronomiques… pour chiens et chats ! Ambiance luxueuse, étoiles et joyaux scintillants décorent l’écran, au milieu trône César, petit canidé mignon tout plein au poil long et blanc. Il attend que sa sublime maîtresse ne lui serve un délicieux plat de viandes et de légumes cuits à la vapeur ( ! ! !), le tout dans une ASSIETTE ( ! ! ! !). Autre publicité, même atmosphère feutrée, cette fois c’est Sheba, une féline chatte persane qui déguste avec volupté une mousse de saumon raffinée. Vous allez pas me faire croire que ces chiens et chats font la différence entre ces terrines et les croquettes hein ! Okay, on va dire que les maîtres veulent faire plaisir à leur animal, mais je trouve que l’on va un peu trop loin non ? Et je ne parle pas en non connaissance de cause. J’ai eu un chien dans mon enfance, Coster, un magnifique animal, robuste et joueur. Dans mon village, il aimait à sauter par dessus les portails des voisins du quartier, effrayant la ménagère. Coster, ce qui lui faisait le plus plaisir c’était qu’on joue avec lui, qu’on le sorte pour courir dans les champs, qu’on lui donne un maximum d’affection. Ah et je l'aimais mon chien! Croyez-moi ou non, mais mes parents m'ont fait le coup du "on l'a emmené dans une ferme en Bretagne" lorsqu'il est mort. Et bien j'y ai cru pendant longtemps avant de percuter! La désillusion. Pour en revenir à nos mets royaux, je ne pense pas qu’il aurait été plus content si je l’avais nourri avec des mousses de canard ou des fricassées de viande cuites à la vapeur plutôt que des croquettes Royal Canin ou les restes de nos repas. C’est comme ceux qui habillent leur caniches avec des accessoires au summum du ridicule, la pauvre bête doit être plus gênée qu’autre chose devant ses congénères. M’enfin, on peut pas empêcher les gens de dépenser leur argent dans ce qu’ils veulent…
PS : je viens de jeter un œil sur le site de Cesar, et on y trouve une rubrique Canino-gastronomie… amusant non ? Qui a dit navrant ?
sheba

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 14:27

legende
Will Smith dans la peau du dernier homme sur Terre, cela sonne un peu comme l’ultime fantasme féminin. Pourtant le pitch de « Je Suis une Légende » lorgne plus du côté de « 28 jours plus tard » avec son lot de mutants pas ragoûtants. Tout de suite, c’est moins sexy. En adaptant le best-seller de Richard Matheson, le réalisateur de Constantine livre un thriller post-apocalyptique efficace, porté par un Prince de Bel-Air au sommet de sa forme. En 2012, Londres n’accueillera pas les Jeux Olympiques puisque la ville, comme le reste de la planète aura été décimée par un virus mortel. Dans un New York désert, Will Smith est le dernier survivant et tente de trouver un remède pour soigner les Infectés, devenus d’ignobles mutants albinos mangeurs de chair humaine. L’acteur est d’ailleurs plus que convaincant, interprétant tout en sobriété un homme dont la solitude finit par peser et à rendre un peu fou. Heureusement, il est accompagné de son chien, un acteur à part entière tant l’animal arrive à être expressif face à Will Smith. Les dresseurs méritent un coup de chapeau. Dès les premières minutes, nous sommes plongé dans une ambiance pesante, glauque, dans une ville vidée de toute vie humaine, grâce aux fabuleux décors que l’on doit au chef opérateur du Seigneur des Anneaux. La vision du pont de Brooklyn en ruines fait son effet, de même pour celle de Times Square sur laquelle la nature semble avoir repris ses droits.

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Côté action, les deux premiers tiers du film sont diablement efficaces et proposent leur lot de scènes à adrénaline, notamment les terrifiantes qui impliquent les Infectés. Caméra à l’épaule, on ne peut être plus prêt des aléas du héros. Le scénario réserve son lot de surprises bienvenues dans un film hollywoodien. Hélas, la dernière partie du film perd en intensité avec un évènement mal amené et qui plombe le rythme général. Les effets spéciaux sont d’honnête facture sans révolutionner le domaine, les Infectés (crées en employant la performance capture récemment vue dans Beowulf) sont effrayants dans la pénombre mais perdent de leur pouvoir horrifique une fois la surprise passée. Au final, le film ne rentrera peut-être pas dans la « légende », mais délivre un divertissement efficace et supérieur aux deux précédentes tentatives d’adaptation avec Charleton Heston et Vincent Price. Dans les salles le 19 Décembre.
notes7

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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 13:25

bullons
image_gaston_lagaffeQuand il pleut et qu’il fait grisaille dehors, quoi de mieux que de pouvoir rester au chaud à siroter un cacao bouillant en se replongeant dans les cases d’une bonne bande dessinée ? On a tous eu nos héros d’enfance, pour lesquels on se passionnait au point de collectionner minutieusement toutes les aventures. Je pense aux classiques avec qui j’ai découvert les joies de la B.D : Astérix (ma toute première planche fût celle d’Astérix Légionnaire, dégoté dans la chambre de ma cousine), Tintin (intemporelle le reporter à la houppette) ou encore Gaston Lagaffe pour qui j’ai voué un culte sans précédent et dont l’auteur Franquin apparaît pour moi comme un Dieu. Aujourd’hui encore, j’aime à me plonger dans des albums pour m’évader un moment, ou pour rire aux facéties de nouveaux personnages coups de cœur. Nouveaux oui, car Astérix sans Goscinny c’est vraiment très nul quant à Gaston Lagaffe, son papa étant mort…Parmi eux, il y a les œuvres de Lewis Trondheim que j’adore, notamment les aventures de Lapinot. Avec un graphisme tout léger et saturé de couleurs, ce rongeur contemporain nous partage ses péripéties bien modernes et avec un humour atypique et auxquelles on s’identifie sans problème. Je suis un fan de Titeuf aussi, que j’ai découvert à ses débuts (bien loin du succès qu’il rencontre aujourd’hui) alors qu’il officiait en noir et blanc dans son premier album. Je me souviens avoir pleurer de rire sur certains gags tellement c’était bien amené et découpé. De Zep, j’affectionne aussi ces autres séries comme " L’Enfer des Concerts " ou " Les Filles Electriques ".

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Deux dédicaces dont je suis très fier par Julien Neel et Lewis Trondheim.

Récemment, je suis attentivement la carrière de Julien Neel et de son héroïne Lou. C’est à première vue plus axée pour les jeunes nénettes, mais graphiquement c’est le paradis. Un trait raffiné et des couleurs pastels chaudes font de ces albums de véritables petits bijoux. Autre genre avec Blacksad, une superbe œuvre d’art par des anciens de chez Disney où les héros de polars haletants ont des têtes d’animaux. Ce qui permet de démultiplier les émotions au combien plus efficaces sur des visages bestiaux. Et puis il y a aussi Luuna, une jeune indienne plus sexy que Pocahontas et qui a des pouvoirs mystiques, et graphiquement ça assure aussi pas mal ! Je citerais aussi la mini série du Magicien d’Oz par Chauvel & Fernandèz, Zblu Cops par Bill et Gobi ou encore Sky Doll. Et vous quels sont les héros de papier que vous aimez aujourd’hui ?

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