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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 15:00

cloverfieldheader
La nouvelle production de J.J Abrahams est le film le plus intriguant et l’uns des plus attendus de l’année. Fort d’un buzz énorme alimenté par un marketing viral savamment orchestré, Cloverfield avait réussi à rendre fou d’impatience les curieux, en ne dévoilant que le strict minimum. Tout ce bruit en valait-il la peine ? Et bien il faut dire que l’on en ressort en peu mitigé, content d’avoir vécu des sensations inédites au cinéma mais aussi plombé par des défauts irritants.

Le principe du film, vous le connaissez tous à l’heure actuelle, c’est de vivre une attaque de monstre dans la ville de New York, du point de vue des victimes, le tout tourné façon caméra amateur à l’épaule. D’ailleurs, nous sommes censés regarder une bande vidéo récupérée par les services secrets américains. De ce côté là, pas de soucis c’est vraiment intense et spectaculaire. Le fait d’être réduit au statut de victime, déboussolé de pas savoir ce que c’est et d’où ça vient, multiplie l’adrénaline. Durant les trois premiers quarts du film, on ne voit du monstre que quelques bribes, mais pourtant la terreur n’en est que plus forte. " Less is Good ! " comme dirait l’autre.
Cloverfieldbanner
Les images rapportées (tours qui s’écroulent, civils envahis par la poussière, mouvements de panique) rappellent évidemment les attentats du World Trade Center. Après tout, Godzilla en son temps était une métaphore des bombes d’Hiroshima et Nagazaki. Cloverfield réserve même des scènes terrifiantes, à l’image de l’escapade assez angoissante dans les tunnels sombres et mal famés du métro new-yorkais, filmé en mode nuit, ou encore de l’effroyable destruction du pont de Brooklyn. Ce style amateur a aussi le défaut d’être très remuant, les plus sensibles auront sans doute mal à la tête (des cinémas aux Etats-Unis distribuent même des sacs à vomi avant la séance !). Mais dans l’ensemble, Cloverfield en donne pour notre argent si l’on cherche à vivre une nouvelle expérience au cinéma.

Dommage que le tout soit entrecoupé d’une sous-intrigue romantique niaise à souhait, matérialisée par des bouts de vidéos personnelles qui se sont incrustés sur la bande. Totalement inutiles et mal maîtrisées, ces séquences plombent le rythme du film. Du côté des effets spéciaux, on ne peut pas dire que cela soit révolutionnaire. Les incrustations de la créature sont plutôt en dessous de la moyenne et le design du montre est douteux, mélange de rescapé de Tchernobyl couplé au Kraken de Pirates des Caraïbes. Même si c’est le concept, cela reste vraiment frustrant de ne rien savoir sur les origines du monstre, du pourquoi et des comments. J’imagine que cela s’inscrit dans la gigantesque campagne marketing virale, dans laquelle le film n’est qu’un morceau. On reste donc un peu sur notre faim quand les lumières se rallument, un bref " tout ça pour ça ! " retentit. A voir si vous cherchez à vivre un scénario catastrophe d’un point de vue inédit, de ce côté là, le film de Matt Reeves tient ses promesses. Dans les salles le 13 février.
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 19:55

23300300Suite à une discussion avec une amie, il paraîtrait que les scouts soient une source de fantasme pour certaines personnes. Et bien je dois vous l’avouer haut et fort, j’ai été scout ! Pas longtemps c’est vrai mais oui, je me suis baladé en forêt, le foulard noué autours du cou, en short et chemise jaune criarde, à chanter des chansons autours du feu de camps… Oui mesdames et messieurs, j’ai été louveteaux au sein des Scouts de France. Bon ça n’a rien de glamour être scout, loin de là. J’en garde quelques souvenirs épineux d’ailleurs, partagés souvent avec Vincy qui baignait dedans !

Déjà j’étais déçu de ne pas recevoir un guide ou un manuel comme celui des Castors Juniors, où tous les secrets de la nature seraient inscrits à l’intérieur. Je me rappellerais toujours d’un week-end en pleine nature, bien loin de l’épique film de Sean Penn, où nous avions planté notre tente sur une fourmilière. Evidemment on ne s’en était pas rendu compte tout de suite, mais bien plus tard au milieu de la nuit, réveillé par des démangeaisons communes. Que du bonheur ! Il faut aussi savoir que les Scouts, c’est une organisation catholique, donc les dimanches matins, on avait le devoir d’assister à la messe. D’interminables moments à tenter de rester éveillés pendant les discours du curé, à tenter de ne pas se perdre dans de traîtres fous rires. Puis, vient le moment de la distribution des hosties, chaque scout allait chercher chacun à son tour le bout de corps du Christ pour le manger. Sauf que c’était réservé aux enfants ayant fait leur communion, ce qui n’était pas mon cas. J’étais dégoûté de manquer le seul moment un tant soit peu excitant de la messe, mais je n’osais pas tricher pour autant. On ne sait jamais dans une église hein !

Mais bon, dans l’ensemble ça reste une bonne expérience. Je me rappelle les bonnes blagues du soir, comme quand notre tente s’était écroulée sur nos corps endormis parce que les sardines (piquets) étaient enlevées par des malotrus. Ou bien de la jolie image de la brume recouvrant les champs le matin, que l'on découvrait en se levant au sortir de la tente. Dans tous les cas, heureusement que je n’ai découvert le Projet Blair Witch qu’après mon départ des Scouts ! Ca n’aurait pas été pareil je pense.
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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 23:54

HeathIl y a des morts qui vous passent au dessus, il y en a d’autres qui vous surprennent et vous attristent profondément. Le tragique décès d’Heath Ledger fait partie de la seconde. Je viens de l’apprendre via le site de CNN, l’acteur, à peine 28 ans, a été retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, probablement des suites d’une overdose. La nouvelle m’a fait un choc, je pensais à une blague vu que les photos de son dernier tournage (le film de Terry Gilliam), le montrait en train de se pendre pour les besoins du rôles.

Après consultation de plusieurs sites, l’acteur était bel et bien décédé. Personnellement, je le comptais parmi les acteurs les plus talentueux de sa génération aux côtés de Jake Gyllenhaal et Matt Damon. Son rôle dan Brokeback Mountain nous avait tous ému et lui avait valu l’Oscar du Meilleur Second Rôle. Il a également interprété Bob Dylan dans le film de Todd Haynes, I’m Not There. Sa performance dans the Dark Knight, le prochain Batman, dans le rôle convoité du Joker a fait du film l’uns des plus attendus de 2008. Il avait une putain de carrière devant lui... quel gâchis!!!

Je suis vraiment triste, la mort d’une personne si jeune me touche toujours plus, plus encore quand c’est pour des raisons aussi stupides que la drogue. Il laisse derrière lui une fille de 2 ans. Il rejoint les tragiques disparitions prématurées aux côtés de River Phoenix ou encore Brad Renfro, C’est vraiment triste…

Photography Inez van Lamsweerde and Vinoodh Matadin.

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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 16:00

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Un film noir cinglant et percutant aux paysages et personnages hauts en couleurs. Au sommet de leur art, les frères Coen adaptent le roman de Cormac McCarthy et signent un thriller noir percutant qui approche allègrement la perfection. En s’emparant d’une valise remplie de billets verts trouvée sur les lieux d’une scène de crime, Llewyn ne se doutait sûrement pas de ce que son acte anodin allait déclencher. Une réaction en chaîne qui le met au centre d’une chasse à l’homme trépidante. Porté par un casting de premier choix, le film des frangins virtuoses dépeint un nouveau Far West plus violent et sans valeurs en laissant la parodie de côté en faveur d’un humour noir diablement efficace.
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Aux trousses d’un Josh Brolin pragmatique, Javier Bardem, colossal, délivre une performance hallucinante dans la peau d’un tueur à gages psychopathe, dont le calme contraste avec la violence de ses crimes sanguinolents. A la fois terrifiant et imposant, le comédien espagnol manie aussi l’humour noir avec une aisance déconcertante et assène des répliques cinglantes. Un méchant que l’on adore détester, dans la plus grande tradition du cinéma hollywoodien. Sur son chemin, le « vieil homme » du titre, le shérif Bell, dépassé par la nouvelle réalité plus violente de son « pays » où les cow-boys chevauchent désormais des voitures et s’affrontent à coup de fusils à pompe, tente de se raccrocher à ses valeurs. Une interprétation subtile tout en sobriété de Tommy Lee Jones qui confirme son statut de très grand acteur. Si la narration linéaire prend son temps, l’ennui ne s’installe à aucun moment dans l’intrigue. L’ensemble est totalement maîtrisé, du montage précis et toujours juste, à la mise en scène brillante et sans faille. Les dialogues, que le Dude de The Big Lebowski n’auraient pas reniés, sont savoureux, et les paysages arides du Rio Grande sont sublimés à travers l’objectif des frères Coen. La musique est d’ailleurs absente, comme si considérée comme de trop pour pouvoir admirer la beauté des plans à l’état pur. Cette œuvre sonne comme une apogée du style Coen, après quelques essais pas toujours fructueux (Ladykillers, Intolérable Cruauté…), et qui n’aura jamais été aussi abouti. Un voyage mouvementé, drôlet et intense à ne manquer sous aucun prétexte. Dans les salles le 23 janvier 2008
notes9

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 15:00

penelUn joli moment de solitude. C’est ce que j’ai surmonté pour les beaux yeux de cette talentueuse blogueuse devenue l’auteur de l’uns des livres les mieux vendus sur Amazon : Penelope Jolicoeur. Bon, pas besoin de grande présentation, tout le monde connaît les dessins humoristiques teintés de macarons, de sushis et de problèmes de filles qui font le bonheur chaque jour, des internautes qui se rendent sur son blog. Je fais partie de ces internautes et j’avais noté dans mon agenda qu’elle dédicacera son bouquin, " Ma Vie est tout à fait fascinante ", le vendredi 18 janvier dans une librairie dans le centre de Paris. Alors je ne sais pas pourquoi, mais mon horloge interne s’est complètement déréglée et j’étais archi convaincu que la dédicace se faisait vendredi il y a une semaine, soit le 11. J’arrive à la boutique sur les coups de 14h50 et ne voit pas d’attroupements. Je me dis, chouette, je vais pas devoir poireauter des heures pour avoir la griffe de Pénélope. J’entre et je lance tout fier au libraire :
"Je dois être un peu en avance! "
Lequel me répond :
"En avance pour quoi ? "
"Et bien pour la séance de dédicace de Pénélope Jolicoeur… ! "
Sa réponse fût terrible : " Vous êtes en avance oui, d’une semaine !
Longue pause incrédule, le temps de me rappeler la date du jour :
Me noyant dans la honte, je lance :
" Et bien je repasserai hein ! " suivi d’un faux rire pour se sauver la face.
Je repars dans la rue humide, sans dédicace. Au moins, j’aurais localisé l’emplacement exact de la librairie pour vendredi, le bon cette fois.
peneloppe
Sauf que, vendredi 18 janvier, retenu au Salon du Cinema, je ne parviendrai finalement qu'à arriver à Univers BD que sur les coups de 18h40, où Thomas était déjà là. Mauvaise nouvelle, la séance de dédicace est complète, la belle s'étant fait submergée par un succès surprise. Elle sort (et elle est très mignonne en vrai la Jolicoeur!)  tout de même s'excuser auprès des malchanceux comme moi et nous donne les dates de ces prochaines séances. Partie remise donc, pour la peine je vais m'enfiler des macarons !
Pour ne pas la rater une autre fois, les infos sont sur son site:
http://www.penelope-jolicoeur.com/.
A Paris, les prochains RDV seront le 31 janvier à Album et le 13 février à la Fnac Montparnasse.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 11:00

sweeney
Tim Burton et Johnny Depp s’offrent une sixième collaboration sanglante dans un opéra macabre aux arguments affûtés. Adapté de la comédie musicale de Stephen Sondheim, Sweeney Todd suit le retour à Londres d’un barbier assoiffé de vengeance. Pendant quinze années il fût séparé de sa femme et de son enfant, emmené au bagne par l’injuste juge Turpin, pour un crime qu’il n’avait pas commis. C’est donc tout à fait compréhensible que lorsque l’ homme revient en ville, il soit d’humeur un tantinet aigrie. Aiguisé par la haine, il s’associe à Ms Lovett, vendeuse des pires tourtes de la ville, et devient un abominable tueur, sans vague à lame.
Un pitch de prédilection pour le maître du gothique fantastique, qui lui offrait pourtant un conséquent défi à relever : le style de la comédie musicale de Broadway. Heureux est de constater que le réalisateur a su dompté les contraintes du genre pour les remanier Burton style. Si voir Johnny Depp commencer à fredonner ses états d’âme peut surprendre la première fois, les chansons remplacent naturellement les dialogues par la suite. Les acteurs, qui donnent de la voix avec talent, ont réussis à passer autant, voire plus d’émotions en chantant que lorsqu’ils ne jouent qu’en parlant. La partition originale de Sondheim subit au passage une réorchestration dantesque.
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Johnny Depp, une fois de plus, est magistral. Dans la peau de Sweeney Todd, il est à la fois sombre, drôle, inquiétant et touchant avant de devenir totalement terrifiant au fur et à mesure que le film avance. Son regard noir et transcendant vaut milles discours et exprime les tourments effroyables qui hantent son esprit. Helena Bonham Carter a dû lutté dur pour décrocher le rôle de Ms Lovett, le fait d’être Mme Burton à la vie ne l’aura pas aidé au contraire. Mais le jeu en valait la chandelle car elle a trouvé son plus beau rôle depuis lurette. Secrètement amoureuse du barbier tourmenté, elle passe de la folie douce à une touchante vulnérabilité, dont face au jeune Toby qui fait ressurgir ses instincts maternels. Ses grands yeux très expressifs sont largement mis à contribution. On retiendra aussi la performance marquante de Sacha Baron Cohen (Borat !) dans le rôle du barbier rital et rival de Todd. Les fans de comédies musicales reconnaîtront Laura Michelle Kelly, qui a joué Mary Poppins sur les planches, qui interprète ici le rôle martyr de la femme du barbier.
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L’obscurité gothique et l’humidité glauque de l’ancien Londres est sublimée par les sublimes choix artistiques du directeur de la photographie de Pirates des Caraïbes. Des images saturées par le noir et le blanc, desquelles seul le rouge écarlate du sang ne ressort. Et du sang, il en coule à flot sous les coups de scalpels, nets et précis, de Sweeney Todd. Tantôt crus et sordides, d’autres fois burlesques, les plans tranchants n’épargnent aucun détail. On regrettera une fin très abrupte, qui éclipse des personnages secondaires pourtant bien introduits auparavant, notamment ceux de la sous-intrigue romantique. Cela sent le charcutage au montage. Le final, mené avec maestria par le cinéaste ébouriffé, est un choc intense qui laissera le spectateur cloué sur le fauteuil, avec l’ultime image aussi belle qu’un tableau de maître, gravée dans la tête. Tim Burton, au sommet de son art, signe avec Sweeney Todd l’un de ses meilleurs films avec de nombreuses scènes mémorables. Un spectacle lyrique et mémorable à aller voir, sans rendez-vous !
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 00:30

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Si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, pourquoi ne pas faire un saut à la deuxième édition du Salon du Cinéma. Parrainé par Jean-Jacques Annaud cette année, l’événement vous permettra d’occuper deux heures à faire le tour des stands et des animations. Personnellement, le Salon n’est pas transcendant. Il ne s’agit à première vue que de stands posés les uns à côté des autres où les exposants vantent les méritent de leurs écoles / boutiques / magazines / boîtes de prod … Ornant les murs du hall d’expositions, des gigantesques bannières annoncent les prochaines sorties des studios Disney (Benjamin Gates 2, Wall-E, Narnia2…) mais ces derniers ne proposent rien de folichon sur les stands. Alors concrètement, qu’est-ce que l’on peut trouver d’intéressant au Salon du Cinéma ?

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Et bien pour commencer des glaces Ben & Jerry’s gratuites ! Rien de tel qu’un Chunky Monkey à la banane pour arpenter les allées du Salon. Plus sérieusement, vous aurez l’occasion de regarder une démonstration équestre honnête, des cascadeurs qui s’aiment mais qui n’en mettent pas plein la vue ou encore des ateliers de maquillages où les hôtesses vous feront de jolis égratignures peu ragoûtantes. las de marcher? Allez donc vous prélasser dans la salle de projection dans les immenses poufs Fatboy, super tendances en ce moment, en matant des sélections de courts-métrages animés. En exposition, des animaux factices qui ont servis lors de tournages (plus de pubs que de films en fait, ainsi on retrouve l’aigle du spot de Valvert ou encore la marmotte de Milka :D), la voiture et l’armure d’Iron Man, le blockbuster du printemps prochain ou encore des jolis maquettes crées pour le film d’animation Max & Co.

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Au détour des allées, vous tomberez peut-être sur Mme Doubtfire ou des charmantes hôtesses de Comme au Cinema.com ^^ . Le parrain du Salon, Jean-Jacques Annaud donnera plusieurs conférences et masterclass par ailleurs. Sinon, petit coup de cœur à l’atelier bruitages animé par Jean-Karl, sur lequel on s’est éclaté avec Guigui en fin d’après-midi à doubler un court-métrage de la panthère rose. Cela payait pas de mine à première vue mais cela s’est avéré au final l’expérience la plus intéressante et la plus fun de la journée. Si vous y allez ce week-end, passez lui faire un coucou !

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Salon du Cinéma 2008, Paris Expo - Porte de Versailles, Hall 6. Du 18 au 20 janvier, de 9 à 19H. Infos et renseignements sur www.salonducinema.com

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 23:29

 

 



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Aujourd’hui, les fans de Tim Burton et de Johnny Depp étaient sur les Champs Elysée. Tout d’abord le maître du cinéma fantastique gothique rencontrait ses fans au Virgin Megastore. Malgré le quota de 80 places, les irréductibles malchanceux qui n’ont pas gagné leurs invitations ont tout de même tenté d’apercevoir le cinéaste. Et ça a marché, le chevelu réalisateur de Sweeney Todd, a lancé à ses amateurs un amical salut avant de partir. Les costumes que Johnny Depp et Helena Bonham Carter portent dans le film étaient également exposition.

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Juste après, en face au Gaumont Marignan a eu lieu le tapis rouge de Sweeney Todd avec " Johnnyyyyyyyyyyyy ! ! ! " (comme le criait allègrement une espagnole dans mon oreille). Mes collègues féminines de Comme au Cinema, en émoi, se battaient pour avoir des images et des paroles de Johnny Depp donc, et de Tim Burton.

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Après les interviews rapides, Johnny Depp est resté fidèle à lui-même, très généreux, et a fait le tour de tous les coins où les fans l’attendaient depuis des heures, bravant les dizaines d’agents de sécurité qui s’affolaient autours de lui.
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Il est venu pile poil en face de moi, à une dizaine de centimètres. L’un de mes acteurs vénérés juste devant moi ! ! ! Ce qui m’a permis de prendre quelques photos bien agréables. Super impressionnant de le voir d’aussi près, un charisme bouillonnant et une gentillesse à toute épreuve. C’était l’effervescence en tout cas ce soir sur les Champs, et mon impatience de voir le film n’en ait que grandie. Pour fêter ça, admirez la nouvelle bannière du blog aux couleurs du diabolique barbier de Fleet Street et à samedi, 23h pétantes, pour mon avis sur le film.

 

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Published by Kinoo - dans Rencontres
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 00:01

annafaris
C’est indéniablement le premier film de 2008 où j’ai le plus rigolé. Smiley Face est le nouveau film de Gregg Araki, le réalisateur qui a gagné ses galons avec le sombre Mysterious Skin. Très loin de la noirceur et du sérieux de son précédent film, le cinéaste s’est lancé dans la pure comédie avec Smiley Face. Jane F est une jeune actrice pleine d’espoir, seulement elle est un peu porté sur le joint. Un matin, elle avale goulûment la fournée de gâteaux que son colocataire avait préparé avec amour. Elle découvre peu après qu’ils s’agissait en fait de spacecakes allègrement garnis de cannabis. Les conséquences se font vite sentir et Jane F se retrouve embarqué pour une aventure délirante aux situations plus que cocaces (et c’est peu dire). Incarnée par l’excellente Anna Faris, que l’on avait découvert dans Scary Movie ou F.r.i.e.n.d.s (la mère porteuse de Monica et Chandler c’était elle !) et vue depuis dans Lost in Translation ou Brokeback Mountain, l’héroïne est à la fois attachante et diablement drôle. Complètement " stone " et n'ayant pas peur du ridicule (et tant mieux!), elle use de mimiques et d’expressions faciales à tomber par terre. Les trouvailles, qu’elles soient de mise en scène ou de scénario, sont pertinentes et apporte au film une originalité bienvenue. Le rythme est soutenu même si il perd un peu en dynanisme en fin de course. Pour ma part, j’ai ri quasiment en non-stop pendant les trois premiers quarts du film, et j’y ai vu pas mal de comportements qui m’ont rappelé des soirées arrosées (Laura si tu me lis). Smiley Face est une comédie assumée et c’est très rafraîchissant. Un moment de cinéma qui défoncera vos zygomatiques.
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 21:30

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J’ai découvert RENT grâce au film sorti l’année dernière. L’œuvre de Jonathan Larson transcendait la réalisation pas extraordinaire de Chris Colombus. Les chansons, les personnages et leur destin me hantaient, je dévorais toutes les vidéos disponibles sur YouTube, j’étais officiellement devenu un Renthead. Mon rêve suprême (qui a été réalisé par Lilly, slut !) c’est d’aller à Broadway et de voir la pièce originale. Faute d’aller à New York, j’ai profité d’un séjour à Londres pour aller voir RENT REMIXED, non sans appréhension. Cette production veut remettre Rent au goût du jour, or, je trouve l’original bien ancré dans son époque même si les thèmes sont toujours d’actualité. Soit, une fois pénétré le théâtre, je découvre la scène, aussi simpliste que l’original mais tout en blanc. Première surprise. Le spectacle commence par un medley de " Seasons of Love " et " Will I ? " et là, premier mauvais point, la musique n’est pas jouée en direct. Ca fait tâche dans le West End où la majorité des pièces bénéficient d’un orchestre dans la fosse. Pour le reste du spectacle, et bien oui, ça change de l’original et il y a du bien, mais aussi du mauvais voire du très mauvais. Commençons par la musique, les chansons de RENT, je les connais par cœur, elles tournent en boucle par période sur mon Ipod ou dans ma chaîne. Les arrangements de cette version Remixed sont bien surprenantes. Si le Tango Maureen est vraiment magistral, qu’Out Tonight version cabaret jazzy surprend en bien (mais perd en énergie), que What You Own en acoustique guitare est carrément mieux que l’original, on assiste médusé à quelques massacres. Ainsi Today 4 U devient un tube tektonik du plus mauvais goût, ou encore Take me or Leave me qui devient une chanson dance techno house qui fait mal aux oreilles.

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Comparaison entre le cast de Rent Remixed et du cast de Broadway de Rent (de gauche à droite): Roger et Mimi, Angel et Collins, Joanne et Maureen, Mark.

Du côté du casting, c’est pareil on a du très bon et du très minable. Le minable étant pour Maureen, qui est quand même le rôle emblématique de RENT (jouée à l’origine par la Wicked Idina Menzel excusez du peu !). Dans cette production, elle est incarnée par Jessie Wallace, une comédienne en constant surjeu, boudinée dans ces résilles et vulgaire au possible. Bref, elle est complètement à côté de la plaque. Pour Roger et Benny, on a eu droit aux doublures, fadasses. Angel, qui dans l’original est un travesti black enjoué et attachant, devient un espèce de teufeur queer folasse pas génial. Mimi est joué par une ex Sugababes anorexique, qui n’a rien de sexy et dont les minauderies finissent par agacer. Dans le bon et le très bon, on cite le tangomaureenrôle de Collins, superbement bien joué et chanté par Leon Lopez. Mais aussi Francesca Jackson dans le rôle de Joanne, petite blonde à la voix impressionnante, elle contrebalance la médiocrité de Maureen. C’est elle qui envoie la sauce sur le Tango Maureen, en duo avec Olivier Thorton qui joue Mark. Sûrement le plus gros changement par rapport à l’original. A New York, Mark est un rêveur au look intello, à Londres c’est le mec le plus sexy du show et il n’hésite pas à tomber la chemise.Côté mise en scène, c’est aussi mitigé. Il y a des choix que je ne comprends toujours pas. Par exemple, les trois chansons Life Support/Out Tonight/Another Day. On ne sait pas où ça se passe, Mimi débarque de nulle part au milieu de la réunion des malades du SIDA et Roger arrive aussi avec des transitions douteuses. What the Hell ? Mauvais point aussi pour le dernier instant d’Angel où la scène est envahie par des créatures sadomasochistes sur fond de techno hardcore. Du très mauvais goût. Au final, ce Rent Remixed ne casse pas des briques, on y passe un bon moment mais on n’est à aucun moment ébloui par ce qu’il se passe on stage. Pour ma part, cela ne m’a donné que plus envie d’aller à New York voir l’original !
notes5

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