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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 18:58

goldencompassbanner
Une première adaptation qui manque de grandeur pour l'oeuvre de Pullman.
A La Croisée des Mondes
était l'un de mes films les plus attendus de l'année. Premièrement parce que le premier bouquin m'avait enchanté avec ses mondes fantastiques et ses ours polaires et qu'il constituait un contrepied remarquable face au soporifique et prochristianniste Narnia. La déception n'en est que plus grande en sortant de la salle. Si l'introduction qui établit l'univers de l'histoire (avec ses daemons et la Poussière) est plutôt réussie, le reste du métrage est d'une platitude ennuyeuse. Les scènes de dialogues interminables s'enchaînent sans réel rythme. Du côté des comédiens, si Nicole Kidman et Daniel Craig s
ont comme à leur habitude impeccables, l'héroïne (sosie d'Uma Thurman) est irritante au possible dont on peine à s'identifier. Le reste du casting est réussi, avec des « gueules » charismatiques comme celles de Lee Scoresby. Eva Green, en sorcière, est limite ridicule tant elle prend les poses et en abuse.

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Les daemons (représentations animales de l'âme des humains) sont plutôt bien rendus, tout comme l'ours Iorek (qui a la voix de Gandalf: Ian McKellen), grâce à des effets spéciaux crédibles, même si pas révolutionnaires. Pour une saga de cette ampleur, cela manque cruellement de souffle épique. Les scènes de bravoure sont plates et expédiées et n'arrivent pas à captiver. A l'image du combat entre les deux ours, clairement raté. Quand on repense à ce qu'avait fait Peter Jackson avec son Seigneur des Anneaux, on ne peut qu'être vraiment déçu. La musique, qui ne possède aucune personnalité ni thème marquant, n'est pas là pour relever le niveau. Reste le design mêlant steampunk et architecture victorienne, qui est très réussi. Le tout a un côté trop lisse et mielleux, dommage pour une oeuvre censé être l'anti-thèse de Narnia et du christiannisme. Au final, on se retrouve avec une première adaptation déboussolée de l'oeuvre de Pullman, qui manque cruellement d'épisme et d'ambition. Cela reste quand même un divertissement de qualité, j'en espérait juste beaucoup plus au regard du potentiel énorme que représentait la richesse de l'oeuvre originale. Si la saga devait continuer, je suggère un autre réalisateur que celui d'American Pie pour tenir la caméra.
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 18:38

knepperSC’est avec une certaine appréhension que je me rendais au Plaza Athénée cet après midi. Bin oui quoi, j’allais rencontrer Robert Knepper et si l’on se fie à son personnage dans Prison Break, l’effroyable T-Bag, c’est pas un tendre. Avec une collègue de Comme au Cinema, on allait l’interviewer en vidéo pour le film HITMAN dans lequel il joue un agent froid et droit des services secrets russes, pas de quoi nous rassurer encore. Mais finalement, ça s’est super bien passé ! A peine arrivé, on le croise qui sort d’une entrevue avec M6, il nous salue chaleureusement " How You Doin’ ? ". En attendant notre tour, on installe notre matériel, une première pour moi, la dernière fois, il y avait une équipe vidéo qui s’occupait de tout. En attendant, on papote avec les attachées de presse. Arrive enfin notre tour, il me sert la main, fait la bise à ma collègue et là, il me sort : " Vous savez, vous pourriez jouer le frère d’Olga Kurylenko, vous avez exactement les mêmes yeux qu’elle ! " Pour vous replacer, Olga, c’est la top model abusivement canon qui joue dans le film et que j’ai rencontré la semaine d’avant. Je me suis dit mince, il doit avoir trop de lumière dans les yeux pour me sortir ça, mais en tout cas je l’ai chaleureusement remercié même si il mentait  .

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L’interview s’est passé comme une lettre à la poste, Robert Knepper n’hésitant pas à livrer des anecdotes sur le film et n’est pas avare en humour. Les 10 minutes sont passées très vite, si bien qu’on a peu empiété sur les autres. Je ne sais pas ce qui restera au montage final vu qu’on doit avoir un sujet de 4 minutes tout au plus. Mais en tout cas, ce fût une superbe rencontre. Ca fait bizarre de voir celui que j’ai quasiment détesté dans la série PRISON BREAK en face de soi, super gentil et généreux. Super souvenir ! Bon j'ai pas osé demandé de photo souvenir, parceque ça fait pas super pro, avec les attachées de presse derrière en plus. Mais bon, je suis pas prêt d'oublier cette après midi!

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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 18:18

nozuka
Non je ne vous parlerai pas du Sexyback Timberlake, ni du fabricant de saucisses sèches en série. Non, je vais vous parler un instant d’un nouveau chanteur canadien que j’ai découvert grâce au flair de Toli : Justin Nozuka. Issu d’un métissage asiatique et américain (les métissages asiat’ c’est vraiment les meilleurs non ? :D), et du hait de ses même pas 20 ans, Justin entonne des ballades pop rock inspirées et franchement envoûtantes. Il était en concert à La Maroquinnerie la semaine dernière, j’ai donc pu mesuré l’étendue de son talent en live, entouré de blogueurs curieux. Avec ses musiciens, le petit est habité quand il chante, si bien qu’il en garde les yeux fermés la plupart du temps. Pas terrible question interaction avec le public. Mais bon, je mets ça sur le compte de la jeunesse et de la timidité peut-être. Et puis au fil des chansons, il se dévoile, se lâche et ça marche. Le public, au début dissipé, devient admiratif puis conquis. L’apothéose arrive avec la chanson " Oh Mamma ! ", dédié à toutes les mamans du monde, qu’il attaque seul sur scène et hors micro (ça me rappelle Michael Bublé ça J ). Un vrai pur moment d’émotions.

Bref, au final le petit Justin a tout pour devenir un très grand. Pour les curieux, voici le clip de Mr Therapy Man, l’un de ses tubes.

© photo by Toli

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 15:40

blueberrynights
Wong Kar Waï se fait plaisir et s’offre un road movie américain avec une bonne dose d’acteurs prestigieux. En tête d’affiche, la chanteuse Norah Jones qui fait ses débuts au cinéma, et ça se voit. Pourtant l’innocence de son jeu n’est pas un défaut, il offre un équilibre maîtrisé, totalement en adéquation avec le rôle, face aux performances confirmées des monstres comme Jude Law, Rachel Weitz ou encore Natalie Portman. Et puis, elle mange les tartes à la myrtille comme personne (encore un film qui donne faim !). Tous les acteurs offrent des prestations très convaincantes, avec une mention spéciale à David Strathairn, impeccable en flic et mari désabusé, et à Rachel Weitz parfaite. Le jeu des comédiens est vraiment au centre de la mise en scène, si bien que l’on se dit que le film aurait très bien pu être adapté en pièce de théâtre.

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Comme toujours avec Waï, l’esthétisme du film est très léché. Dans ces " nuits myrtilles ", il joue avec les couleurs flashy des néons et enseignes qui ponctuent le parcours de Norah Jones, et ça rend sublimement bien. Le cinéaste joue aussi avec l’image, usant des ralentis et autres effets optiques. On pourra reprocher quelques longueurs et que le réalisateur ne s’attarde trop sur l’apparence que le contenu, mais au final on prend beaucoup de plaisir à suivre le parcours initiatique de l’héroïne. My Blueberry Nights est un road movie réussi, porté par une galerie de comédiens livrant chacun de très belles compositions enveloppées dans un parfait enrobage.
notes7

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 19:27

shuflle4En ce moment, j’adore totalement ce que je fais pour Comme au Cinema. Il y a déjà les projections presse qui me permettent de voir certains films quelques semaines avant leur sortie, dans de superbes conditions. Les salles nous accueillant sont souvent pour la plupart équipées de fauteuils moelleux à souhait ^^. Mais il y a surtout les opportunités d’interviews que j’ai pu saisir. Après Gilles de Maistre en octobre, j’ai pu rencontré le réalisateur de La Marche de l’Empereur et du Renard et l’Enfant, Luc Jacquet. Avec plus d’assurance, j’ai mené à bien cet interview écrite avec beaucoup d’aisance et de décontraction. Le plus énorme a été lundi dernier, quand j’ai eu la chance d’être envoyé au press junket du film Hitman, qui sortira le 26 décembre au cinéma. C’est un film réalisé par un français avec un casting international, que j’ai eu la chance d’interviewé. C'est non sans un certain trac que je me rendais à ces rendez-vous, surtout que la veille je commençais à perdre ma voix à cause du froid entre autre. J’ai donc eu la chance d'être en tête à tête avec la sublimissime Olga Kyrulenko pendant 10 minutes chronométrées. C’est assez difficile de se concentrer quand on a une beauté ukrainienne aussi hypnotisante devant soi. J’ai également rencontré le réalisateur Xavier Gens, extrêmement sympa, habillé d’un T-shirt Marvel Superheroes, un nerd assumé qui m’a confié quelques secrets. Sans oublier Timothy Olyphant, acteur américain que l’on a vu dans la série Deadwood et dans Die Hard 4 face à Bruce Willis. Ce dernier est assez fascinant tant il garde une coolitude à toute épreuve ! Bref, énorme !

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De gauche à droite: Timothy Olyphant, Olga Kyrulenko (divine non?) et Xavier Gens. A côté, une suite du Plaza Athénée.

La logistique déployée était assez impressionnante. Ils avaient réservé plusieurs suites à l’hôtel Plaza Athénée dans l’avenue Montaigne dans lesquelles étaient installées les caméras et les postes d’interviews. t_bagUne des suites servaient d’accueil et de salle d’attente pour les journalistes, avec viennoiseries, fruits et boissons à gogo (excellente citronnade d’ailleurs !). Chaque journaliste passait 10 minutes avec chaque personnalités, dont les réponses étaient filmées. On nous remettait ensuite la bande vidéo en partant. Pour ma part j’ai essayé de poser LA question cruciale pour des acteurs jouant dans un film adapté d’un jeu vidéo : " Êtes-vous plutôt Angelina Jolie dans Tomb Raider ou Jean-Claude Van-Damme dans Street Fighter ? " Je vous laisse deviner les réponses :D. Il me reste à rencontrer l’incroyable Robert Knepper mercredi prochain. Vous ne savez pas qui c’est ? Et bien ce n’est autre que l’excellent acteur qui joue T-bag dans Prison Break et qui a un rôle dans Hitman! Est-ce qu'il me fera tenir sa poche comme dans la série ??? J’en frémis d’avance ! (il est pas minuit pourtant :D – private joke-).

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 19:07

enchantedassas
Zcamera1Dans les salles aujourd’hui, sort enfin Il Etait Une Fois, le conte de fées défait avec un grand respect des valeurs Disney. Je l’ai déjà vu trois fois et je compte replonger très vite dans l’univers du film. L’occasion idéale de parler du pourquoi du comment j’alloue une telle affection et passion pour Disney. A l’image de l’héroïne du film, les productions Disney dans leur grande majorité, apportent une touche de fantaisie, d’optimisme et de créativité bienvenues dans un monde trop souvent attaché à la réalité des choses. Depuis tout petit, j’ai été bercé par le traditionnel Disney de Noël. Ma première séance de cinéma remonte à mes cinq ans, quand mon oncle m’a emmené voir La Petite Sirène. Le choc ! Les couleurs, l’animation, les personnages, les musiques et les chansons signées Alan Menken et Howar Ashman, tout était réuni pour passer un moment inoubliable. Je me souviendrais toujours de la scène où Ariel chante la reprise de "Partir Là-Bas sur son rocher, avec la vague qu éclate derrière elle. Magnifique ! Ma passion pour Disney et le cinéma en général était né. Un autre souvenir marquant fût la découverte de La Belle et la Bête au cinéma, qui reste d’ailleurs aujourd’hui au sommet du classement de mes Disney préférés. Je m’étais précipité sur les albums d’images autocollantes Panini à collectionner, au McDo pour avoir les jouets dans le Happy Meal (je me souviens très bien encore de la tasse Miss Samovar qui tournait en toupie !) et la VHS est devenue tellement usée aujourd’hui à force de visionnages. Je me rappellerai aussi toujours de l’avant-première au Grand Rex du Roi Lion. C’était tellement énorme. La file d’attente faisait le tour du pâté de maison et la salle, qui me paraissait immense à l’époque, était magique avec ce ciel étoilé. Et puis il y avait un super spectacle en avant-programme avec les personnages Disney (aujourd’hui on a un vulgaire show de fontaines animées…ça le fait moins). Bref, d’année en année, Disney m’a envoûté.

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Je reste impressionné par le travail fourni par les animateurs pour donner l’illusion de la vie à ces héros de papier. Le travail des compositeurs qui nous ont livré des mélodies intemporelles comme " Partir Là Bas ", " Hakuna Matata " ou encore " Ce Rêve Bleu ". Les films des années 90, considérés comme le deuxième âge d’or de Disney, avec lesquels j’ai grandi m’ont marqué à jamais et m’ont donné envie de découvrir tout le catalogue de l’oncle Walt. Les classiques comme Blanche-Neige ou Dumbo me fascinent encore aujourd’hui par le soin et l’acharnement mis en œuvre pour les réaliser. Après des années de vache maigre conduites par un PDG peu soucieux du côté artistique de l’empire, qui ont vu naître les pires " films " de la firme ( Chicken Little, Atlantide, les suites en vidéo toutes aussi ignobles les unes que les autres), Disney revient en force. Avec un nouveau PDG motivé et motivant, avec les créatifs de Pixar au pouvoir, Mickey Mouse se revigore et nous prépare des années exaltantes pour le futur. Le retour du film d’animation traditionnel en 2D avec un conte de fées qui prendra place à la Nouvelle Orléans, est prévu pour 2009 avec " The Princess and the Frog ". Mais il faudra aussi compter sur Rapunzel, un conte de fée en 3D révolutionnaire, le retour de Tim Burton chez Disney qui nous livrera sa version d’Alice au Pays des Merveilles et un long-métrage issu de son court Frankenweenie, auquel on ajoute les projets excitants de Pixar. Bref, la poudre de fée refait effet et je ne peux que mieux m’en porter.

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En tout cas, avec la sortie d’ Il Etait Une Fois et Noël qui approche, j’ai envie de me replonger dans mes classiques préférés : La Belle et la Bête, Aladdin, Le Bossu de Notre-Dame, Pocahontas, Dumbo, Mary Poppins et compagnie. Quels sont les votres ?

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 19:04

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Avant même d’avoir fait parlé les manchots de La Marche de l’Empereur, Luc Jacquet avait imaginé une fable animalière qu’il concrétise aujourd’hui avec Le Renard et l’Enfant. A l’origine, il y avait une rencontre hors du temps entre le cinéaste enfant et un renard. Frustré quand le renard s’est enfui alors qu’il tenta de l’approcher, Luc Jacquet a décidé de coucher sur pellicule ce moment qui le hantait depuis sa jeunesse. Brisant encore plus les limites entre la fiction et le documentaire, le réalisateur met en scène la nature avec des images sublimes. En suivant les aventures de l’enfant, joué par la jeune Bertille Noëlle-Bruneau qui a tout d’une grande, dans sa quête pour approcher le renard, le spectateur découvre une nature à la fois utopique et exotique. Pourtant, les animaux que l’on y voit peuplaient ou peuplent encore les forêts de nos régions. On devient presque gâteux face à une famille de hérissons ou devant la portée de renards tellement mignonne. La caméra de Luc Jacquet nous montre ainsi ce que nous ne pouvons jamais voir par nous-même. Les points de vue, à l’échelle du renard et de l’enfant, donnent aux scènes des dimensions épiques que les westerns n’auraient pas démenti. La scène de la poursuite entre le lynx et le renard sur un lit de neige est d’une intensité rare. La musique est aussi belle que les plans qu’elle illustre. Fruit de la collaboration entre trois compositeurs, la partition est à la fois lyrique et multicolore, et exprime parfaitement l’émerveillement suscité par les images. On reprochera au film de tirer quelque fois en longueur et les scènes jouées qui paraissent, naturellement, moins spontanée face au reste du film. Au final, Le Renard et l’Enfant est une comptine en images belle et touchante, qui nous rouvre les yeux sur les beautés de la nature, si proche et pourtant si lointaine. Pas de doute, les enfants réclameront leur renard en peluche au pied du sapin à Noël. Dans les salles le 12 Décembre. En avant-première dès le 28 Novembre au Grand Rex de Paris.
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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 15:40

luckyluke
A l’Ouest, que du nouveau ! L’homme qui tire plus vite que son ombre s’anime sur grand écran et entraîne les spectateurs de 7 à 77 ans dans une ruée vers le rire. Avant d’être incarné par Jean Dujardin en 2008, l’homme qui tire plus vite que son ombre s’anime au cinéma. Et c’est les talentueux studios Xilam, déjà familiers du personnage pour l’avoir animé à la télévision, qui se sont chargé de l’adaptation. Si le scénario de " Tous à l’Ouest " est assez convenu, cette nouvelle aventure de Lucky Luke est remarquable en plusieurs points. Inspiré de l’album " La Caravane ", le film suit un groupe d’immigrants européens, auxquels notre cow-boy solitaire favori prêtera main forte dans leur traversée des Etats-Unis. Ce road movie a des inspirations très cartoon, de Chuck Jones à Tex Avery, les animateurs s’en sont donné à cœur joie et cela se traduit par des scènes assumées de délires en tout genre, à l’image des pétages de plomb de Joe Dalton ou encore des courses poursuites délirantes. L’animation est d’ailleurs d’excellente facture et a bénéficié d’une attention minutieuse. Le format cinéma permet à l’univers de Lucky Luke de gagner en dimensions épiques et en angles et prises de vue cinématiques. On retrouve une galerie de têtes connues issues de l’imagination de Morris et Goscinny avec un grand plaisir nostalgique. Lambert Wilson, Clovis Cornillac ou encore François Morel composent le casting vocal le plus cool de l’Ouest et s’éclatent visiblement à prêter respectivement leurs voix à Lucky Luke, Joe Dalton et Rantanplan. Le film se paye même le luxe d’avoir la chanteuse Dee Dee Bridgewater qui incarne une pulpeuse meneuse de revue, dont l’accent américain ajoute une touche d’authenticité et un charme certain au film. Entre les gags et les scènes de bravoure, on savoure les clins d’œil et les références cinéphiles qui abondent. Petit bémol qui dénote, on aurait aimé voir Lucky Luke s’illustrer dans plus de scènes de bravoures, les trop peu nombreuses fois où il démontre ses talents d’as de la gâchette étant très réussies et nous laissant un peu sur notre faim. Mais ne boudons pas notre plaisir à retrouver le " poor lonesome cow-boy " dans une aventure cinématographique en tout point éclatant. Les studios Xilam, déjà remarqués à la télévision pour les séries " Les Zinzins de l’Espace " ou " Oggy et les Cafards ", sont assurément à surveiller. Dans les salles le 5 Décembre.
notes7

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 22:16

00009902" Il y a deux ans, pendant le lancement de mon album " Intensive Cares ", j’effectuais ma tournée de promotion qui m’a conduit en France. Sur le plateau de l’émission potache d’un français grassouillet et capillairement pas gâté, j’ai remarqué parmi les groupies en furie, un jeune homme bien sapé avec une cravate et tout, et qui semblait très content de me voir. Je sentais qu’il était fan puisque je voyais bien qu’il essayait de se faire la même coupe que la mienne, c’était marrant. L’interview terminée, qui m’a paru longue au possible, ce Kauwet est d’un lourd, je suis parti enregistrer une autre émission pour Canal+ où j’interprétais en live mes nouvelles chansons. Après ce show, je me dirigeais vers ma troisième émission, qui était en fait celle qui sera diffusait pendant le réveillon du 31 décembre, car ils l’enregistraient un mois et demi à l’avance. Il y avait plein d’animateurs que je ne connaissais pas qui se bourraient la gueule en coulisses. J’avais demandé à être le premier à enregistrer ma chanson pour partir le plus vite possible ensuite. Un présentateur de la chaîne, accompagnée d’une femme amatrice de sado maso apparemment m’ont annoncé, en français donc j’ai pas tout compris, mais assez pour voir que c’était des vannes foireuses. J’ai donc débarqué sur la scène afin de chanter, pour la 3ème fois de la journée mais toujours en live (je ne suis pas comme Mariah Carey qui fait du playback pendant sa promotion :D), mon titre " Trippin’ ". Arrivé sur scène, je remarque que le même fan que j’ai vu dans la première émission était encore là ! Accompagné de deux de ses amis et de deux copines aux tenues aguicheuses. Voilà un vrai fan passionné, j’ai donc décidé en pleine chanson d’aller lui serré la main ( à 2 minutes et 2 secondes sur la vidéo Youteube ndlr). J’aurais pu lui faire la bise, mais ça aurait fait ressurgir ces rumeurs persistantes sur ma sexualité, je hais ces tabloïds. Il était visiblement content de ce geste anodin de ma part. Ca ne m’a coûté que dalle et je suis sûr que ce moment lui ai resté marqué très longtemps. Peut-être s’en souvient-il encore aujourd’hui ? En pleine préparation de mon nouvel album, et récemment sorti de cure de désintox, j’espère tomber sur ce fan lors de mes prochaines promos. "

R.W

Pour lire mon post hystérique sur le même sujet datant d'il y a 2 ans, cliquez par ici.

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Published by - dans Fun!
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 23:39

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Après le Pôle Express et Monster House, Robert Zemeckis revient jouer avec la technologie de la motion capture avec La Légende de Beowulf. Cette trouvaille permet au réalisateur de modéliser ses acteurs en images de synthèses et de modifier ainsi leurs apparences, tout en gardant soi-disant intact le jeu de ces derniers. Personnellement, je suis assez réticent à cette technologie du photoréalisme, à quoi bon vouloir recréer à l’identique un comédien en numérique si on pouvait les avoir en vrai ? C’est pourquoi des films comme Le Pôle Express ou Final Fantasy m’ont toujours déçus, comparés aux productions plus cartoon assumé de chez Pixar ou Blue Sky. Beowulf ne déroge pas à cette règle, les héros de cette adaptation d’un poème nordique paraissent paradoxalement moins naturels que si on les avait animé plus traditionnellement. Les personnages ont l’air de pantins articulé que l’on déplace dans les décors, quant aux expressions du visage, elles sont digne d’être sponsorisées par les injections au Botox. Ainsi, on reste un peu frustré et un brin sceptique devant une Angelina Jolie pixellisée, un Anthony Hopkins excentrique et un John Malkovich empâté dans la 3D.

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Les images de synthèse possèdent néanmoins un avantage. Robert Zemeckis demeure un prodige de la mise en scène, et la 3D lui permet de laisser libre court à sa fertile imagination sans limites de faisabilité. Ainsi, les mouvements de caméra sont illimités et défient les lois de la physique. On assiste à des plans séquences hallucinants et à des travellings démesurés. Quand aux scènes de bravoures, elles gagnent en intensité et en virtuosité. Le tout, accompagné par une bande originale percutante d'Alan Silvestri. Du côté du scénario, ça tourne un peu en rond. La dimension épique du mythe est un peu sous-exploitée, la faute à l’action du film qui ne se déroule que dans deux endroits mémorables, et les thèmes abordés sont éculés et ne révolutionnent pas le genre. Au final, Beowulf est un honnête divertissement qui profite de toutes les occasions pour en mettre plein la vue, mais qui sonne un peu creux pour être qualifié de " Legénde ".
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