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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 19:00

 

 

 


tomhanks
Jeudi soir, "vous avez un message" s'affiche sur mon portable, une collègue m'annonçait que je pouvais, si je le désirais, l'accompagner à la conférence de presse de La Guerre selon Charlie Wilson le vendredi matin et y voir de près Tom Hanks ! Sans appel, je réponds d’un " oui " extatique. Dans les conférences de presse avec stars internationales, il y a souvent une interprète pour traduire les questions et les réponses. Le problème quand on veut filmer l’acteur, c’est que lorsque celui-ci répond à la question, il a tendance à regarder l’interprète, pas génial pour le " regard caméra ". Ma mission était donc d’arriver à choper le micro et de poser une question en anglais à Tom Hanks pendant que ma collègue juste devant, pointera l’objectif de sa caméra droit sur ses yeux. Après un petit retard de l’équipe compensé par un brunch succulent dans une salle du Plaza Athénée, nous sommes invités à prendre place.

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Tom, Mike, Tom & Tom...

Et là, il arrive, mieux coiffé que dans le Da Vinci Code. Je dois dire que de voir Forrest Gump, en vrai et tout près, ça fait quand même quelque chose. Il doit pas y avoir d’autres acteurs qui ne symbolisent plus Hollywood que lui. Je me démerde pas mal et accapare le microphone en deuxième position. Je commence ma question en disant " Hello Tom, hello Mike (Nichols, le réalisateur à qui l'on doit déjà l'un de mes films préférés: Closer, Entres adultes consentants) ! ", la traductrice se retourne l'air indignée de se sentir inutile, et je continue ma phrase en anglais. Et ça marche, l’acteur répond en me regardant dans les yeux.. wouhou ! Manque de bol, le son a été coupé deux secondes pendant la réponse, on verra ce que le montage aura pu sauvé. Durant le reste de la conférence, je savoure l’instant et la proximité d’un tel monstre de cinéma, qui ne se prend pourtant pas pour une star et tellement drôle. J’en ai profité pour shooter un maximum de photos, qui illustrent ce petit billet.
La Guerre selon Charlie Wilson sort dans les salles ce mercredi 16 janvier 2008 et vous pouvez lire mon avis en cliquant ici.

MAJ: Et la vidéo de la press conference est en ligne ici: http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=72149-video-10336.html


 

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Published by Kinoo - dans Rencontres
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 13:00

dreamingIl y a des rêves qui vous font voyager, fantasmer voire réveiller en sueur. Il y en a d’autres qui vous laissent un goût amer, mélange de mélancolie et de nostalgie acidulée. Ce sont les songes qui vous ramènent à des temps plus heureux ou différents de ce que sont les choses aujourd’hui. Comme si l’espace d’un rêve, tout redevenait comme avant, comme si rien ne s’était passé. Mes parents ne seraient pas séparés, je vivrais encore avec mon frère avec qui je me disputerai mais avec qui je ferais aussi les quatre cents coups au détriment des habitants du village. On balancerait des bombes à eaux sur les passants dans la rue de notre fenêtre, en se cachant morts de rire juste après. On grimperait encore sur le toit de la jardinière de la voisine grincheuse pour attraper des cerises ou simplement pour se lancer des défis. J’aurais encore ma chambre tapissée de posters en tout genre, accolée à celle de mon frère, dans laquelle je frissonnais la nuit en entendant les grincements du parquet dans le grenier au-dessus. La maison dans laquelle j’aurais vécu dix belles années, dont j’ai du mal à me rappeler chaque pièce à présent. On partagerait encore des repas en famille, interrompus souvent par des clients qui entraient dans la boutique de traiteur que tenaient mes parents. Je ferais encore semblant de dormir quand ma mère venait, après avoir fermer la boutique, vérifier que nous dormions bien. Des moments que l’on aimerait ne pas avoir perdus en cours de chemin. Puis on se réveille soudain, l’espace d’un instant on se croit revenu en arrière puis la réalité du présent revient et nous rappelle que tout cela appartient bel et bien au passé. Plus cruels encore que les cauchemars, ces rêves au goût de madeleine nous rappellent qu’il est nécessaire d’assumer le fait que les choses changent, en bien ou en mal, pour mieux avancer...

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 02:22

intothewild
Rebelle mais aussi écolo dans l’âme, Sean Penn retourne derrière la caméra et déclare son amour à la nature avec cette biopic (bio et épique) de Christopher Candless. Ce dernier était un jeune américain fraîchement diplômé qui décide de tourner le dos à la société et part se retrouver seul en pleine nature, le tout après avoir changé de nom. Il devient ainsi Alexander Supertramp :D. Porté par l’interprétation sobre et illuminée du jeune Emile Hirsch, la première révélation de l’année, le film offre des paysages grandioses que n’aurait pas renié Nicolas Hulot. Après un démarrage un peu longuet, Sean Penn choisit une construction faite d’allers et retour en ellipse qui souligne le travail physique du jeune comédien (il maigrit à vue d’œil). Tout au long de son périple, le héros rencontre une galerie de seconds rôles attachants et émouvants, à l’image de Wayne l’agriculteur joué par Vince Vaughn ou ce couple hippie qui projette en Alex l’image d’un fils perdu. On se laisse porter par le courant léger et enivrant du long-métrage, bercé par des images à couper le souffle au son d'une bande originale excellente, et rythmé par des scènes de survie marquantes. A l’image du dépeçage d’un élan qui vire à la tragédie. La caméra du cinéaste embellit la faune et la flore qui traverse son objectif. La fin, mêlant joie et mélancolie, nous laisse pantois et nous donne envie aussi de tout plaquer pour se rapprocher au plus près des vraies merveilles de ce monde. Rien que pour ça, le voyage en salle vaut le détour.
notes8

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 17:20

110060_buDepuis le 1er janvier, il est interdit de fumer dans les lieux publics et cela inclut même les bars, cafés et discothèques. J’attendais cette mesure depuis un bail mais je me suis vraiment rendu compte de son application hier soir alors que je prenais un verre avec un ami à Bastille. En arrivant au café, il y avait cinq ou six personnes en train de griller leur clope sur le trottoir, dans le froid. Personnellement, cela m’a amusé de voir à quel point la clope est addictive. Jamais je n’affronterai le froid pour pouvoir manger un bon sushi ou un délicieux muffin aux myrtilles par exemple (moui la comparaison est moyenne je trouve aussi). A Disney, où je travaille le week-end, je suis effaré de voir des gens frustrés de pas avoir fumé pendant 45 pauvres minutes (la durée du spectacle des cascadeurs), que dès la sortie, ils allument leur cigarette à l’unisson. Un spectacle soit amusant, soit effarant, surtout lorsque l’on note qu’il y a 75% d’enfants dans les alentours proches. Bref, cette mesure me réjouit au plus haut point. Je vais peut-être retourner en boîte maintenant que je ne ressortirai plus avec une odeur gerbante collée à la peau et dans les cheveux. De plus, Chupa Chups en a profité pour sortir une gamme de sucettes miniatures emballées dans un paquet rappelant ceux des clopes, génial non ? Même si je n’étais pas fumeur, je pense m’en acheter anyway, pour lancer une nouvelle mode : on ne dira plus " Hey coquine tu as du feu ? " mais " Excusez-moi auriez-vous une Chupa ? " Bref, si vous vivez à Paris, on est plus que jamais incité à prendre soin de nous. Entre la lutte contre le tabagisme pour préserver les poumons de tous et le Velib’ pour se déplacer en faisant du sport, on dit merci Bertrand ! :D Du moment qu’on ne touche pas aux Piña Colada et aux Happy Hours…
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En 2008, fumer c'est has been, la tendance c'est de sucer, la preuve ci-dessus.

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 19:00

Live
Oubliez les Koh Lanta et autres Star Academy, la sulfureuse Eva Mendes présente le concept qui va révolutionner la télé réalité dans LIVE ! : la roulette russe remise au goût du jour. C’est de la balle !
A l’heure où les émissions de télé réalité cherchent par tous les moyens à faire toujours plus d’audience, allant toujours plus loin dans les extrêmes, le cinéma commence à se pencher sur ce phénomène. Après l’American Dreamz de Paul Weitz, Bill Guttenbag livre une réflexion pertinente et souvent consternante sur les limites toujours repoussées de la Real TV, avec son film LIVE ! Tourné à la manière d’un documentaire, le film montre une équipe de tournage suivant Katy, une productrice télé sans scrupules qui décide de lancer une nouvelle émission dont le concept est basé sur la roulette russe. Un concept révolutionnaire censé faire exploser les audiences en nourrissant le voyeurisme des téléspectateurs, finement justifié par l’Histoire (les décapitations publiques des rois de France ou les jeux cruels du Colysée). Le style du faux documentaire apporte une touche de réalisme en parfaite adéquation avec le sujet du film, même si au bout d’une heure et demi, celui ci s’avère un tantinet fatiguant. C’est avec une curiosité avide et un plaisir coupable que l’on se laisse entraîner dans les coulisses de la création d’une émission de télévision, entre magouilles, secrets et manipulations. L’envers du tube cathodique est dépeint avec un cynisme maîtrisé et réserve son lot de scènes amusantes.

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Par exemple, la discussion surréaliste où la productrice ordonne à son monteur de cacher le bout de téton d’une candidate car l’Amérique est prête à regarder des gens s’exploser la cervelle, mais pas à apercevoir un bout de sein à l’antenne. Ou encore les séquences vidéo qui dressent le portrait des candidats, clichés à mort mais qui fonctionne tout de même au final. Mention à celui de Rick le fermier, digne des épisodes les plus larmoyants de La Petite Maison dans la Prairie et de Dr Quinn réunis. On finit d’ailleurs par se prendre totalement au jeu, on s’attache aux candidats et on frémit devant le déroulement de l’émission lorsque ceux-ci doivent se mettre le canon sur la tempe. On assiste à ce spectacle fasciné, puis consterné de se laisser prendre au jeu, presque convaincre par les arguments de Katy. Eva Mendes trouve d’ailleurs enfin un rôle à la hauteur de son talent dans la peau de la productrice véreuse, et porte le film sur ses épaules. LIVE ! est une expérience à tenter dans les salles. Son sujet est plus que jamais d’actualité et nous interpelle intelligemment sur les dérives possibles de la télé réalité. Dans les salles le 23 janvier 2008
notes7

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 22:00

 

 

DrQuinnbanner

drqVous n’avez pas pu passé à côté de l’événement de ce début d’année chez votre marchand de journaux. Ne me dites pas que vous avez loupé l’arrivée dans les kiosques de la meilleure série de tous les temps ? Ne me dites pas que vous n’avez pas vu le premier DVD édité en français de Docteur Quinn, Femme Médecin ? ! !
Parce que pour moi c’est vraiment un événement sans précédent (bon ok je dois exagérer un petit peu). En effet, ça me rappelle les mardis soir de mon enfance que je passais devant M6 avec ma mère et mon frère, à dévorer les trois épisodes de la femme médecin, jouée par la toujours très belle Jane Seymour. Cette série reste pour moi l’une des meilleures réalisées, bien plus réussie que La Petite Maison dans la Prairie. On suit donc les aventures de Michaela Quinn, jeune femme médecin au destin d’exception, débarquant pleine de bonne volonté dans la petite ville de Colorado Springs, et qui devra lutter contre les préjugés pour s’affirmer. Comme si cela ne suffisait pas, elle promet à une amie mourante de s’occuper des trois orphelins : Coleen, Bryan et Matthew. Les personnages, joués par un casting impeccable, sont à la fois attachants, détestables et convaincants, que ce soit Horace le télégraphe simplet, Hank le barman bourru mais au fond sympathique ou encore Jake, le barbier alcoolique. Heureusement, elle trouvera du réconfort dans les bras du rustique mais séduisant Sully, un plaisant mélange de Tarzan et Davy Crockett.

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Les personnages: Dr Quinn (ses longs cheveux m'ont toujours fait fantasmés), Matthew Cooper, Byron Sully, Brian Cooper.

Bref, c’était un rendez-vous incontournable, au fil des saisons. Je me rappelle de plusieurs épisodes marquants, comme celui du Klu Klux Klan qui s’en prend au couple noir de la ville, de la mort de la suédoise mordue par le chien de Sully etc… pas mal d’occasions de verser mes petites larmes donc. Sans oublier le mariage tant attendu et mémorable du Dr Quinn et de Sully, ou encore l'accouchement en pleine nature. Que de bons souvenirs !!! Au fil des rediffusions, je ne me lassais jamais de retrouver ces personnages. Je m’étais donc renseigné sur des éventuels coffrets DVD. Après recherche, il s’avérait qu’il existait des coffrets des saisons, mais uniquement aux Etats-Unis, et import oblige, c’était hors de prix. Mes espoirs de voir et revoir la série chez moi étaient tombés à l’eau.

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Coleen Cooper, Horace Bing, Hank, Grace (dont les tartes me faisaient saliver) et Loren Bray.

Jusqu’à il y a quelques jours, alors que je me rendais à la Maison de la Presse m’acheter mon magazine préféré EMPIRE, je tombe nez à nez avec le premier numéro de la collection Dr Quinn, Femme Médecin. Contenant un DVD des trois premier épisodes pour 2.99 euros. L’espoir renaît, mais est terni par le fait de devoir attendre très très longtemps avant de se targuer d’avoir l’intégrale. Et puis on ne sait jamais, si ça marche pas (honte à la France !), la collection pourrait se terminer prématurément, et puis en fin de compte ça revient quand même cher… M’enfin, j’aurais tout de même le plaisir de posséder le pilote et d’avoir l’opportunité de me passer le générique quand je veux pour réveiller de vieux souvenirs. Cucu peut-être mais je vous emmerde ! :D "Tout le monde disait qu'une femme médecin ne pourrait pas survivre seule à la limite des terres colonisées mais j'étais bien décidée à lutter de toutes mes forces, je n'étais plus seule maintenant, j'avais une famille et c'était sans doute le plus grand défi de ma vie !"

 

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Published by Kinoo - dans Série
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 13:00

1408
" Personne ne tient plus d’une heure " dit-on de la chambre maléfique dans laquelle s’aventure le sceptique John Cusack. La formule pourrait facilement s’appliquer à l’attention du spectateur, qui au bout de soixante minutes, s’échappe, la faute à un séjour trop longuet et des effets de style fatigants. Dans cette adaptation d’une nouvelle du maître du frisson Stephen King, Mike Enslin, auteur cynique et sceptique de plusieurs ouvrages type " Guide du Routards des lieux hantés américains ", découvre l’existence de cette chambre 1408 du Dolphin Hotel, dans laquelle se seraient produites des dizaines de morts inexpliquées. L’écrivain, malgré les incessantes mises en garde du charismatique mais peu présent Samuel Jackson, décide d’y séjourner. Commence alors une démonstration d’épouvante efficace dans une première partie qui regorge de scènes frissonnantes et ingénieuses, à l’image des scènes avec le poste de radio ou la stressante ballade sur une corniche sans fenêtre que n’aurait pas renié La Quatrième Dimension.

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La musique mixe intelligemment les instruments avec des bruits de parquet qui grince pour donner un résultat original et assez angoissant. Le son est d’ailleurs un des éléments clés dans la mise en scène de l’angoisse selon Michael Hafström, qui joue avec le volume allant du silence complet à la débauche de décibels. John Cusak porte le film sur ses épaules et livre une performance remarquable, son talent n’était plus à prouver. Malheureusement, le reste du film ne suit pas. Le scénario tourne en rond et se perd dans des allers et retours éprouvants pas vraiment nécessaires, avant de basculer dans l’excès et le grand-guignolesque qui enlèvent toute crédibilité que l’on aurait pu trouvé auparavant. Tiré d’une nouvelle, le film paraît pourtant bien long et reste plus que prévisible malgré le potentiel de l’œuvre originale. La Chambre 1408, pour laquelle on émet de fortes réservations, ne révolutionnera donc pas le genre et ne parviendra sûrement pas à se hisser au panthéon des meilleurs adaptations de Stephen King. Les plus inconditionnels de King et les curieux trouveront leur compte avec l’interprétation de John Cusack et les frissons de la première partie réussie. Dans les salles le 16 janvier 2008
notes6

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 02:15

uk08Cette année , j’aurais fêté le passage à la nouvelle année avec une heure de retard par rapport à la France. Puisque 2008 aura commencé pour moi et la Trashi presqu’au complète à Londres. Un réveillon mémorable, impressionnant et aussi très épuisant ! En effet, notre programme était de partir en car Eurolines le 30 décembre à 23h, pour arriver à Londres le 31 au matin, vers 5h. Passer la journée et le réveillon in the city et de repartir le 1er janvier à 10h. Et bien je suis fier d'annoncer que nous avons respecté le-dit programme, presqu'à la lettre. Le voyage commence donc le 30 décembre 2007, après une journée de travail à Mickeyland Paris, je rejoins Sylvain chez lui pour effectuer une ultime toilette. Après une tarte salée engloutie, nous rejoignîmes les autres à la gare routière de Gallieni pour y prendre le bus Eurolines, qui nous mènera 8heures plus tard dans la capitale britannique. Le voyage a été des plus mouvementés, ponctués par deux fouilles des bagages à la douane. Oui je dis bien deux, puisqu’il aura fallu subir celui du côté français mais aussi celui du côté des anglais. " It’s a Joke ! " Il y aura aussi le défi de Thomas, id est de prendre une photo par heure durant le trip, il ne le tiendra pas toujours mais beaucoup d’entres elles illustrent ce billet, merci à lui donc ^^ . Après un périple dans le tunnel sous la Manche, on arrive à la gare Victoria Station vers 5h heure locale.

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Le trajet en car et l'arrivée très fraîche à Londres, à 5h heure locale.

En attendant impatiemment l’ouverture du Starbucks, on joue à Dessinez c’est Gagné sur les bancs publics. 6h30, le messie ouvre ses portes et on savoure un breakfast bienvenu et établissons le programme de la journée. Première étape, traversée du parc St James et toilettage de fortune dans les toilettes gratuites, avant d’aller chercher des tickets pour les comédies musicales disponibles.

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L'attente en gare, le Starbucks régénérateur et la toilette au parc.

Après un essai infructueux à Hairspray ( à 5 places près ! ! ! dé-gou-tés ! ! !), nous assisterons finalement à Mary Poppins (avant qu’elle ne s’en aille le 12 janvier) et à RENT Remixed, deux musicals pour le prix d’une ! Les billets en poche et après un détour vers l’une de nos boutiques préférées à Londres (le Dress Circle ou l’échoppe incontournable pour les fans de musicals), nous écoutons nos estomacs et nous dirigeons vers le Burger King le plus proche. C’est toujours un plaisir ultime de savourer un Double Whooper with Cheese. Direction ensuite Oxford Street pour une séance de shopping afin de profiter des soldes londoniennes. Niveau fringues c’est pas la peine, Topshop est blindé de fashion victimes, et les files aux caisses font littéralement le tour du magasin.

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Oxford Street, Burger King et Picadilly !

Je me rattrape pour ma part en DVD chez HMV où je déniche des affaires (Donnie Darko, Clerks2, LA Confidential…). On flâne aussi sur Carnaby Street, Soho et compagnie...14h, après un autre détour sieste/café chez Starbucks, il est l’heure de retrouver notre nanny préférée pour la comédie musicale de Mary Poppins. La pièce est toujours aussi magique et drôle, même si je préfère de loin les interprètes du casting original. Il fait déjà nuit en sortant, on flâne dans Covent Gardens en grignotant des bouchées locales au poulet, pas mauvais du tout, en passant devant des artistes de rues, dont un black qui reprend des standards soul (ça me rappela le film Once !). L’ambiance festive règne déjà dans les rues.

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Au théâtre, Carnaby Street et Covent Gardens, sublimement décorés.

L’heure d’aller voir RENT Remixed arriva vite, on en ressort mitigés (critique complète dans un autre billet). Commence alors la soirée de réveillon et c’est impressionnant. Les rues sont prises d’assaut par des milliers et des milliers de personnes. Perso, je m’en prends plein la vue. Cette masse énorme de personnes se dirigeant tous vers la Tamise pour assister au feu d’artifices. Une somme colossale de policiers, qui sont au passage efficaces ET gentlemen avec les touristes (c’est à dire rien à voir avec les pitbulls de CRS de l’armée de Sarkozy), est déployée et les hélicoptères tournoient dans le ciel au dessus de nos têtes. Je me suis cru dans la Guerre des Mondes pendant un moment. Les petites boutiques pakistanaises encore ouvertes étaient dévalisées des dernières bouteilles disponibles, nous on avait du champagne bien français grâce à Alexandre.

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Du lèche-vitrine, la foule impressionante dans les rues et le London Eye flou.

On trouve non sans mal un endroit pour assister aux fireworks, et on patiente avant minuit. Après avoir lancé un faux décompte avec Lilly et Thomas et manqué de peut-être se faire assassiner, les douze vrais coups sonnent enfin ! Le London Eye crache du feu, wouh ça en jette Le début des feux est très joli. Je dis le début car nous ne verrons que très peu la suite. En effet, le vent a poussé la fumée des fusée dans notre direction, ce qui a masquer notre visibilité. On entendra que les détonations assourdissantes et les lumières derrière le nuage de fumée. Mais qu’importe, nous nous souhaitons dignement la bonne année avec bisous à foison et en sabrant le champagne en plein Londres. Des fêtards décident de tirer leurs propres feux, bon c’est moins impressionnant mais ça met l’ambiance, et puis on le voit ! Après que la foule ne s’ait un peu dispersé, nous commençons notre déambulation dans les rues de la ville, très très animée.

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Les cadavres de bouteilles jonchent le sol, les anglais bourrés aussi parfois. On assiste à une bagarre de filles en talons devant un pub branché, se fait refoulé d’un club gay trop bien pour nous, Picadilly et Trafalgar sont blindés de monde survolté… c’est la débauche au pays de Shakespeare ! Vers 4h du matin on finit dans un petit pub pour siroter une tisane. La fatigue nous gagne sérieusement pour la plupart, il n’est que 5h et notre bus de retour n’est prévu qu’à 10h, que faire ? Avec Lilly, Alex et Manu, on décide d’aller à la gare en bus et de s’y reposer, pendant que Thom et Sylvain se baladeront encore un peu. Arrivés dans le hall de la gare, on découvre un camps de réfugiés improvisé, des hommes et des femmes sont étalés par terre. Bonheur, j’aperçois au loin le comptoir du Burger King qui est animé. Ayant très faim, je me laisse tenter par mon premier repas de 2008, un Double Whooper, what else ? Ensuite, la fatigue nous assomme tous. On expérience un " Vis ma Vie " de SDF en dormant à même le sol, dans les courants d’air ignobles du hall. Heureusement, une technicienne de surface avait lavé le sol juste avant. La photo ci-dessous parle d’elle même ! Misérables :D ! 10h sonne enfin, et nous repartons en bus pour Paris, le trajet sera très très calme, bercé par les ronflements communs de tous, plongés dans un sommeil profond mais pas réparateur.
Le nouvel an à Londres, c’est une expérience à vivre et à revivre sûrement, surtout entre très bons amis, mais pas de la même façon. La prochaine fois, on s’y prendre à l’avance, avec hôtel et Eurostars. Parcequ'Eurolines, never again hein!
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Après ça, mon lit ne m'aura jamais paru aussi confortable !!!
photos by Thomas & Kinoo + Sylvain pour la dernière

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 23:24

shuflle4Hallucinant, éprouvant, génial, déroutant, fascinant, froid, chaleureux, et plein d’autres adjectifs encore pourraient qualifier ce réveillon à Londres en compagnie de Sylvain, Lilly, Thomas et Manu. Mais je ne vous en dis pas plus puisque je ferais un billet spécial ce week-end.

Pour ceux que ça intéressent, mes interviews de l’équipe du film HITMAN ont été montées et mises en ligne pendant les fêtes sur Comme au Cinema. Vous pourrez y découvrir ma question super intéressante, posée aux comédiens jouant dans cette adaptation de jeu vidéo : " Vous êtes plutôt Angelina Jolie dans Tomb Raider ou Jean-Claude Van Damme dans Street Fighter ? " La réponse a été unanime :D Cliquez ici pour visionner la page vidéo.

Juste après le réveillon, j’ai revu avec grand bonheur mes amies de la fac, Marilo revenue de SanPC05p Francisco pour les fêtes, et Alexia Blunt, désormais vendeuse de charme chez Sonia Rykiel. D'ailleurs, on a eu droit à une présentation privée de la gamme des réputés sextoys de la créatrice. Mon coup de coeur va indéniablement au vibro discret, caché dans un faux rouge à lèvre. Classe! Ca m’a fait très très plaisir de pouvoir les revoir, parler de nos expériences depuis qu’on a quitté la fac, de ceux qui sont restés à la fac :D. Même si ce sont des routes plus incertaines et peut-être plus risquées que nous avons empruntées, c’était mieux que de croupir sur les bancs miteux de l’université pour un diplôme sans grande valeur et pas motivant. Tout ça dans le cadre du Pub Saint Germain et de ses joyeuses heures alcoolisées.

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Entres anecdotes, ragots et projets, la soirée défilera bien vite avant qu’on aille au cinéma. Et quel meilleur film à choisir pour la première séance de 2008 que l’enthousiasmant " Il Etait Une Fois " ? Bref, une petite soirée nostalgie pour démarrer la nouvelle année sous les meilleurs auspices !

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 23:12

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Prenez un sujet polémique, un cadre glamour des années 80, un réalisateur acclamé et un trio de stars habituées aux récompenses, et vous obtenez la recette du parfait film prétendant aux Oscars. Le récit de la plus grande opération clandestine américaine de tous les temps, visant à renverser les Soviétiques pendant la Guerre Froide en armant les afghans, aurait pu donné lieu à un long film à message trop sérieux pour être divertissant. C’était sans compter sur
Mike Nichols qui a préféré une approche pertinente, légère et ironique pour livrer au final une satire engageante servie par un casting prestigieux. Tom Hanks campe Charlie Wilson, qui pour votre gouverne était un député texan connu pour ses frasques nourries d’alcool, filles et drogues. On lui doit aussi la mise en déroute de l’armée soviétique, qu’il a provoqué en convainquant le Congrès américain d’allouer des sommes faramineuses à l’armement des soldats afghans, afin que ces derniers puissent se défendre contre les hélicoptères russes. Un rôle (presque) à contre-emploi pour le comédien, qui prend visiblement plaisir à écorcher son image trop lisse, sans pour autant rendre son personnage détestable.Face à lui et pour la première fois, Julia Roberts plus vamp que jamais, interprète une garce millionnaire qui jouera un rôle crucial dans les desseins du politicien. L’alchimie entre ces deux monstres de cinéma prend aisément et on se demande comment ces deux là ne se sont pas rencontré plus tôt.

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Philip Seymour Hoffman se joint à eux, dans la peau d’un agent grec de la CIA, bourru et grande gueule, à des lieux de la délicatesse d’un Truman CapoteOn retiendra aussi la prestation charmante d’Amy Adams (vue en princesse de contes de fée dans Il Etait Une Fois), dans le rôle de l’assistante au grand cœur de Charlie Wilson. Ce joli monde est admirablement servi par la mise en scène de Mike Nichols, sobre et maîtrisée, elle fait la part belle au jeu des acteurs. Les dialogues d’Aaron Sorkin sont un régal, à la fois cinglants et percutants, ils font inévitablement et à chaque fois mouche. Le script met en avant les manipulations aberrantes et presque incroyables qui se sont tramées dans les coulisses de cette opération. Ainsi, une danseuse du ventre est utilisée pour distraire le président du Pakistan, pendant que Wilson négocie en discrète un accord d’armement. Hallucinant !Si le ton choisi est délibérément léger, le film n’en est pourtant pas moins efficace. L’ironie de la situation (les mêmes armes qui ont servi pendant la Guerre Froide sont aujourd’hui retournées contre l’Amérique) nous revient d’ailleurs en pleine face à travers une scène édifiante, où le Congrès ne trouve aucun intérêt à financer les pourtant moindres coûts de reconstruction d’écoles en Afghanistan. Cette décision qui leur semblait anodine a finalement conduit aux tragiques évènements du 11 septembre. Là où plusieurs s’y sont cassé les dents,  Mike Nichols arrive à interpeller le spectateur sur les problèmes actuels en livrant un film ironique, intelligemment drôle et toujours divertissant en remontant à leurs sources improbables dans les années 80. La Guerre Selon Charlie Wilson est une œuvre qui témoigne du talent incontestable de son réalisateur et prouve qu’il n’est pas nécessaire de se prendre trop au sérieux pour faire réagir. Dans les salles le 16 janvier 2008.
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