Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 00:01

 

0000phenomeneHUNGERGAMES.png

 

C'est un véritable raz-de-marée qui s'est emparé du box-office mondial, Hunger Games s'est immédiatement classé à la troisième place des meilleurs démarrages de tous les temps avec 155 millions de dollars de recettes lors du premier week-end d'exploitation aux Etats-Unis. Même en France où la saga littéraire écrite par Suzanne Collins est beaucoup moins connue, le film parvient à détrôner Cloclo du box-office. Un score qui a rassuré les producteurs car la question que tout le monde avait à la bouche avant la sortie était de savoir si le film avait de quoi lancer une franchise et marcher sur les plates-bandes de la concurrence (Twilight pour ne par le nommer).

 

000phenomenHG.jpg

L'affluence à la séance de minuit, les fans campaient devant le cinéma pour être les premiers à voir le film.

 

Pour le studio Lionsgate qui n'avait pas connu pareil succès depuis belle lurette, c'est une aubaine. Les tickets de la séance de minuit se sont arrachés aux U.S.A et les salles affichent généralement complet tous les soirs. Les chiffres confirment la bonne décision d'avoir d'ores et déjà lancé la production du deuxième opus (Catching Fire) prévu pour une sortie à l'automne 2013. Côté librairies, les livres ont connu un regain d'intérêt depuis quelques mois déjà et les ventes décollent à nouveau. De plus, la saga peut se targuer d'une communauté de fans aussi active, voire plus, que les Twi-hards fans de vampires et de loup-garous. Ces derniers ont largement contribué à l'excellent démarrage via les réseaux sociaux et sont sûrs de ne pas être négligés par la division marketing des films quand il s'agira de créer le buzz autours du tournage et autres actualités.

 

The-Hunger-Games-Premiere.jpg

 

Pour le casting, c'est la consécration. Jennifer Lawrence qui incarne Katniss avait déjà été remarquée au cinéma dans Winter's Bone (elle d'ailleurs été nommée à l'Oscar pour ce rôle) et dans X-Men: Le Commencement, mais c'est avec Hunger Games qu'elle est en ce moment propulsée au sommet de sa popularité. Elle collectionne les couvertures de magazines et les interviews, bref, Hollywood n'a de yeux que pour elle. Pour son camarade Josh Hutcherson qui jusqu'alors s'était illustré dans une myriade de divertissements familiaux (Voyage au Centre de la Terre 3D, Le Secret de Terrabithia, Zathura...) mais aussi dans le sympathique Tout Va Bien! The Kids Are All Right, il s'apprête à rejoindre Daniel Radcliffe et Robert Pattinson dans le cœur des jeunes adolescentes. Liam Hermsworth devrait connaître le même sort quand son personnage aura droit à plus de temps d'apparition dans le prochain volet.

 

000phenomenHG2.jpg

Des fans costumés - Un aperçu du merchandising tiré du film

 

Hunger Games est en passe de venir un véritable phénomène et c'est une mécanique habilement huilée. Si la romance entre les trois personnages principaux passionne le public féminin, la saga peut se targuer de pouvoir attirer les garçons grâce aux scènes d'action, un véritable plus par rapport à la bleuette Twilight décriée pour sa niaiserie. Quand aux adultes, ils finissent par aller voir de quoi il retourne, attiré par le débat sur les limites de la télé-réalité et la société moderne. On a pas fini d'en entendre parler!

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:01

 

AardmanNew.png

 

Si Pixar représente ce qu'il se fait de mieux en matière d'animation en images de synthèses (malgré le dérapage mercantile de Cars 2), les studios Aardman sont sans aucun doute les maîtres de l'animation en stop motion. Aujourd'hui, les héros de Wallace & Gromit sont aujourd'hui ancrés dans la culture populaire, mais comme toutes les success stories, la genèse d'Aardman débute modestement. La grande aventure commence par l'association de trois britanniques qui avaient le même rêve, celui de faire de l'animation au cinéma. Peter Lord et David Sproxton créent le personnage de Morph au début des années 1980, un héros de glaise animé image par image qui rencontre vite le succès. Si bien que les deux compères fondent les studios Aardman (d'après leur toute première création animée, un superhéros) et perfectionnent leur art avec de nombreuses expériences (la série Conversation Pieces, le clip Sledgehammer pour Peter Gabriel...) et sont vite rejoints par le talentueux Nick Park.

 

AardmanFondateurs.jpg

Les hommes d'Aardman: Peter Lord, david Sproxton et Nick Park

 

C'est à ce dernier que l'on doit le premier Oscar du studio, qu'il a remporté pour son court-métrage L'Avis des Animaux (Creature Comforts), déclinée plus tard en série télévisée, mais surtout la création du duo qui restera à ce jour les icônes de la maison: Wallace & Gromit. C'est avec le court-métrage Une Grande Excursion que l'inventeur maladroit mangeur de crackers et son chien malin font leur début et séduisent le public. L'animation image par image a un charme certain et l'humour so british s'exportent à l'étranger. Wallace & Gromit sont plebiscités pour deux nouvelles aventures: Un Mauvais Pantalon et Rasé de Près (2 Oscars). Le format court commence à être trop étroit pour le fourmillement d'idées des artistes du studio. Ainsi, Dreamworks et Aardman annoncent leur partenariat en 1997 dans lequel le studio de Steven Spielberg co-financera et distribuera les longs-métrages du studio.

 

Aardman2.jpg

Un animateur sur le plateau de Creature Comforts - Wallace & Gromit

 

Le premier fruit de cette collaboration sort sur les écrans au début du nouveau millénaire. Chicken Run, qui revisite La Grande Évasion dans un poulailler anglais, rencontre un succès public et critique. Le charme du studio est intact, l'humour omniprésent et l'animation en stop motion revient sous les projecteurs. En 2005 et après dix ans d'absence, Wallace & Gromit font leur retour sur grand écran avec Le Mystère du Lapin-Garou, dont le casting vocal compte Ralph Fiennes et Helena Bonham Carter. Là encore, le succès est au rendez-vous et le film décroche l'Oscar du Meilleur Film d'Animation, parmi de nombreuses autres récompenses.

 

Aardma3.jpg

Chicken Run - Wallace & Gromit : Le Mystère du Lapin-Garou - Souris City

 

Mais la pâte à modeler ne suffit plus et cinq ans pour délivrer un nouveau film est un délai très long. C'est dans cette optique qu'Aardman se lance dans l'animation en images de synthèse tout en gardant l'identité visuelle particulière de leurs personnages avec Souris City. Le film demeure efficace et rencontre des critiques plutôt positives mais ne renouvelle pas le succès des précédents, et met un terme à la collaboration avec Dreamworks (officiellement pour divergences artistiques).


Aardman5.jpg

Mission: Noël - Les Lapins Crétins - DC Nation

 

Après un incendie qui a ravagé une grande partie de leurs locaux à Bristol, réduisant en cendres trente années d'archives, les studios Aardman reprennent du poil de la bête et signent un nouvel accord avec Sony Pictures pour leurs prochains films d'animation. Après un nouveau court-métrage de Wallace & Gromit (Un Sacré Pétrin) qui a battu des records d'audience à la télévision britannique, ils dévoilent Mission: Noël en 2011, leur deuxième film en images de synthèse. En 2010 et en partenariat avec Nintendo, les studios ont également réalisés une série de courts-métrages dérivée des jeux vidéos des Lapins Crétins destinée à la diffusion sur internet.

 

Aardman4-copie-1.jpg

Sur le tournage de Les Pirates! Bons à Rien, Mauvais en Tout.

 

Ce mois-ci, c'est leur grand retour à la pâte à modeler qui créé l'évènement avec Les Pirates! Bons à Rien, Mauvais en Tout. Une histoire de flibustiers dont le Capitaine est doublé par Hugh Grant en version originale. Le studio s'est également associé à la maison d'édition DC Comics pour une série de courts mettant en scène une vision enfantine des superhéos Batman, Superman et compagnie dans DC Nation. Concernant le futur, le studio reste très discret et on ne sait pour le moment que Nick Park développe son prochain film, qui ne sera pas une aventure de Wallace & Gromit. Dans tous les cas, moi je serai au rendez-vous !

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 07:16

taylor.png

 

L'année 2012 sera charnière pour Taylor Kitsch, le jeune comédien sera en effet sur tous les fronts et devrait si tout va bien, voir sa carrière décoller. Aujourd'hui, il est à l'affiche de John Carter, la grosse production Disney dans lequel il incarne le sculptural héros bataillant sur Mars dans un science-fiction très réussi. Ce n'est pas tout, puisqu'on le retrouvera cet été dans Battleship, une autre grosse production d'Universal dans lequel la Marine américaine fait face à une invasion extra-terrestre. Il jouera aux côtés de Liaam Neeson, Alexander Skarsgard et de la chanteuse Rihanna. Le jeune comédien y retrouve le réalisateur Peter Berg, qui avait crée la série Friday Night Lights dans lequel il a percé.

 

0000taylor2.jpg

John Carter - Battleship

 

Après une enfance passée à Vancouver où une prometteuse carrière d'hockeyeur fur stoppée net par une blessure au genou, il déménagea à New-York pour poursuivre son rêve de devenir acteur. Il fait ses premiers pas, non pas dans le cinéma, mais face aux objectifs des photographes en tant que mannequin pour Abercrombie & Fitch et Diesel. Mais sa tenacité finit par payer puisqu'il décroche des petits rôles dans Des Serpents dans l'Avion et dans la série Kyle XY. Il décide ensuite de partir pour Los Angeles afin de mettre toutes les chances de son côté et réussit à intégrer le casting du film Le Pacte du Sang aux côtés de Chace Crawford (Gossip Girl). C'est son rôle dans ce film supernaturel qui tapera dans l'œil du directeur de casting de la série Friday Night Lights. En incarnant un jeune joueur de football américain, il est couronné par la critique pour son interprétation, ce qui lui vaudra de commencer à être courtisé par Hollywood.

 

0000taylor3.jpg

Le Pacte du Sang - Friday Night Lights - X-Men Origines: Wolverine

 

C'est ainsi qu'on l'a vu dans la peau du mutant Gambit dans X-Men Origines: Wolverine, un rôle secondaire dans une grosse franchise de superhéros. Après John Carter et Battleship et selon le succès de ces derniers, on devrait le retrouver dans les rangs des acteurs sur lesquels il faudra compter. En attendant, il a tourné sous la direction d'Oliver Stone dans Savages dans lequel il incarne un dealer de marijuana entouré d'un casting royal (John Travolta, Salma Hayek, Blake Lively...). Il retrouvera également Peter Berg pour son projet suivant, Lone Survivor, ou la recréation de l'opération militaire Red Wing durant laquelle des mercenaires américains avaient pour mission de capturer un taliban. Il y partagera l'affiche avec Mark Wahlberg et Ben Foster.

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 00:01

000Burton111.jpg

 

C'est un véritable événement pour les fans de Tim Burton. L'exposition créée par le MOMA de New-York arrive à Paris grâce à la Cinémathèque française. Dès mercredi, les visiteurs pourront donc se plonger dans l'univers merveilleux du maître de l'imaginaire fantastique. Le vernissage pour la presse s'est déroulé lundi matin et nous avons eu la chance d'y assister, ainsi qu'à la conférence de presse avec le maître.

 000bURTON.jpg

 

Dès l'arrivée on est plongé dans le monde psychédélique du réalisateur avec une petite salle éclairée en lumière noire où ses œuvres fluorescentes prennent vie (un carrousel psychédélique en est la pièce maîtresse). La plus grande salle est consacrée à l'artiste Tim Burton et à ses centaines de croquis, de dessins, de peintures et sculptures qu'il a réalisé au cours de sa carrière. De ces gribouillages du lycées à ses notes d'université de CalArts (l'école d'art des animateurs Disney), en passant par ses illustrations du livre pour enfants La Triste Fin de l'Enfant Huître & Autres Histoires, les murs sont remplis de petites pépites. Des clowns inquiétants, des monstres facétieux, des femmes étranges et des créatures burlesques font partie de la riche galerie qui s'offre à vous.

 

000bURTOn2.jpg

 

Il est très intéressant d'observer les premières esquisses de l'artiste, influencé par les films de monstres et de Vincent Price, et on peut également voir un livre pour enfants (dessiné et colorié aux marqueurs!) qu'il avait envoyé à Disney pour publication (accompagné de leur lettre de refus). Vous pourrez également repérer ci et là des dessins préparatoires du projet avorté Superman Lives qu'il devait réalisé avec Nicolas Cage dans le rôle principal. On y voit même le nain de jardin de la publicité Hollywood Chewing Gum qu'il avait réalisé.

 

0Burton3.jpg

 

La partie consacrée à ses œuvres cinématographiques est un peu moins fournie mais réserve tout de même de jolies pièces: le costume et un gant d'Edward aux Mains d'Argent, le pull agora d'Ed Wood, des figurines des Noces Funèbres et du prochain Frankenweenie en exclusivité. Un mur est consacré à L'Etrange Noël de M.Jack avec beaucoup de storyboards et de dessins préparatoires ainsi qu'une dizaine de têtes du héros dans diverses expressions. Mars Attack est bien représenté avec les figurines des aliens décortiqués et plusieurs artworks.

 

000bURTOn4.jpg

 

Côté inédits, on découvre ses propositions de monstres (tous refusés) pour Taram & le Chaudron Magique du temps où il faisait ses armes chez Disney. On reste un peu sur notre faim face aux quelques croquis pour Sleepy Hollow, aux deux portraits pour Alice in Wonderland et le set de rasoirs de Sweeney Todd. Mais on se console avec un costume et des accessoires du futur Dark Shadows.

 

0Burton5.jpg

 

L'exposition se termine par une collection de serviettes en papier sur lesquelles Tim Burton a esquissé au fil des années un impressionnante galeries de personnages caractéristiques de son univers. Ces dernières concluent parfaitement la visite, témoignant de la nature personnelle des œuvres présentées, jamais destinées à être vues par le grand public. Une incursion dans l'imaginaire de Tim Burton passionnante et incontournable pour les fans.

 

 

La conférence de presse s'est tenue à midi et le cinéaste est revenue sur sa carrière et ses inspirations, en plus de répondre à quelques questions franchement débiles de journalistes. Puis, il a donné une masterclass devant une foule compacte que vous pouvez retrouver en ligne sur le site de la Cinémathèque française. Vous y retrouverez également le calendrier des projections de la rétrospective et de la carte blanche de Tim Burton. > > > http://www.cinematheque.fr/

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 15:51

Extremely.jpg

 

C’est la deuxième fois qu’un roman de Jonathan Safran Foer est adapté au cinéma. Après Tout est illuminéréalisé par Liev Schreiber avec Elijah Wood, c’est au tour d' Extrêmement Fort et Incroyablement Près de prendre vie sur grand écran sous la direction de Stephen Daldry (Billy Elliot, The Hours…) avec, en tête d’affiche, le tout jeune Thomas Horn incarnant là son premier rôle dans celui d’Oskar Shell, un jeune garçon à l’intelligence supérieure et doté d’une imagination débordante ainsi que d’une extrême sensibilité. Il part à la recherche de la réponse à ce qu’il croit être une dernière énigme laissée par son père avant sa mort soudaine dans les attentats du World Trade Center, le 11 septembre 2001 : trouver ce qu’ouvre une clef trouvée dans un vase bleu avec, pour seul indice, une enveloppe au nom de « Black ». Nous le suivrons dans sa quête à travers New York pour trouver ce qu’ouvre donc cette mystérieuse clef.

 

extremely2.jpg

 

Dans le casting nous trouvons notamment Tom Hanks qui incarne le père d’Oskar que l'on voit dans les souvenirs de son fils. Il y incarne un père aimant et complice, conscient du problème de socialisation de son enfant et près à tout pour l’aider. Sandra Bullock joue la mère du jeune héros et s’avère remarquable dans son interprétation de l’épouse dévastée par le chagrin et sa détresse en tentant de renouer un lien avec un fils hors du commun. Elle est, selon moi, le personnage le plus touchant de ce film malgré ses trop courtes apparitions. Notons aussi celles de John Goodman qui interprète le gardien d’immeuble.

 

extremely3.jpg

 

Pour les amateurs du livre, le film vous paraîtra court et surtout dépourvu de certaines scènes et explications qui donneraient une profondeur et une émotion plus comparables à celle du roman. Il reste néanmoins un film très touchant et très bien tourné qui nous entraîne complètement dans le point de vue d’Oskar (tandis que dans l’ouvrage de J.S Foer nous sommes aussi dans celui du grand-père et de la grand-mère), je pense notamment aux sons qui sont accentués (trains, bruit de circulation, klaxon, sonnerie de téléphone) dans le but nous faire sentir comme le héros et on se surprend à vouloir l’imiter et se boucher les oreilles aussi quand ils surviennent. Le film en lui-même est une réussite et ses nominations aux oscars sont justifiées. Il faut juste savoir oublier le livre durant les 2h00 que dure le film .

 

7-copie-1.gif

Sortie en salles: 29.02.2012

 

Guest Critic: C'est à Cécile que l'on doit cette critique du film du point de vue d'une lectrice du roman original. Elle tient son propre blog personnel (Notes à Moi-Même) et officie occasionellement sur We Are Platform Shoes.

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 01:13

AmazingSpidey.jpg

 

Sony Pictures a organisé hier un événement international pour dévoiler à la presse et quelques privilégiés huit minutes du très attendu The Amazing Spider-Man. Pour annoncer l'évènement, le studio avait projeté le sigle du superhéros sur plusieurs monuments à travers le monde, dont l'Arc de Triomphe à Paris, et c'est à deux pas dans le cinéma Publicis que nous avons eu la primeur de quelques séquences de ce reboot. Pour ma part, j'avais accueilli l'annonce de ce projet avec une grande perplexité: à quoi bon rebooter une franchise aussi jeune alors que le public a encore la trilogie de Sam Raimi et le visage de Tobey McGuire dans les esprits ?

 

AmazingSpidey2.jpg

Le logo de The Amazing Spiderman projeté sur l'Arc de Triomphe et sur l'Opéra de Sydney

 

En plus de la dernière bande-annonce (présentée dans une 3D pas très propre), nous avons donc eu droit à un montage de huit minutes du film établissant l'atmosphère générale et présentant l'intrigue et les axes scénaristiques choisis. Premier détail négatif, malgré l'affiche qui promet « l'histoire jamais révélée », une impression de déjà-vu se manifeste rapidement (Peter Parker maltraité, l'oncle Ben, la découverte des pouvoirs etc...). Passage obligé pour un reboot sortant à peine dix ans après le film original. Le réalisateur Marc Webb, à qui l'on doit la comédie romantique 500 Jours Ensemble, a résolument rajeuni le ton (Peter Parker et son look de skater à tendance geek, le cadre du lycée...) et semble accorder un soin particulier à la romance du héros avec Gwen Stacy qu'incarne une Emma Stone toute blonde.

 

AmazingSpidey3.jpg

Emma Stone (Gwen Stacy) et Rhys Ifans (Dr Connor/Le Lézard)

 

Côté scénario, le film reprend les bases de la genèse du héros tout en se différenciant légèrement de la précédente adaptation: l'accent semble être mis sur Peter Parker (Andrew Garfield, plutôt convaincant et à la répartie et à l'humour fidèles aux comics d'ailleurs) et sa quête de réponses concernant le passé de son père qui s'avère être lié à sa condition de héros et à la nouvelle menace qui plane au-dessus de New-York: Le Lézard. Ce dernier se dévoile un petit peu dans ces extraits et son design est sans surprise et originalité. Côté scènes d'action, le film promet du spectaculaire et laisse entrevoir de grands moments de bravoure plutôt bien maîtrisés: des scènes de voltiges urbaines vertigineuses, une scène de combat nocturne face à une dizaine de policiers démasquant le héros, une antenne gigantesque s'effondrant sur l'homme-araignée. Tout un programme qui devrait rassurer ceux qui s'inquiétaient de la présence d'un cinéaste avec une comédie romantique pour seule filmographie derrière la caméra.

 

AmazingSpidey4.jpg

 

Le montage présentait plusieurs ambiances allant de la comédie adolescente à la romance un brin fleur bleue, en passant par un côté sombre lorgnant du côté de The Dark Knight de Chris Nolan. Manque de cohérence ? Hésitation sur le public à cibler ? Ce qui est sûr, c'est que huit minutes c'est définitivement trop court pour se faire une idée définitive du film. Mais ce qu'on a vu de The Amazing Spider-Man laisse présager un divertissement d'action plutôt efficace et soigné avec un casting solide, mais dont on questionne encore la pertinence. Réponse dans les salles le 4 juillet prochain.

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 10:30

VanityFairIngenues.png

 

Le nouveau numéro du magazine américain Vanity Fair met à l'honneur les espoirs féminins d'Hollywood sur sa couverture très glamour. C'est le photographie Mario Testino qui a immortalisé le moment avec une ambiance feutrée et jazzy, dans les tons nacrés. Sur la couverture, qui se déplie en trois volets, onze actrices prennent la pose dans de sublimes robes rappelant le faste des années 20. On retrouve entre autre Rooney Mara, qui éblouit le public en ce moment dans Millenium – Les Hommes qui n'Aimaient pas les Femmes de David Fincher, aux côtés de Mia Wasikowski que l'on avait vu l'an dernier dans Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton.

 

VanityFairIngenue2.jpg

 

Jennifer Lawrence est également présente, qui devrait connaître un grand succès cette année avec le premier opus  de Hunger Games, adaptation fantasy très attendue. Jessica Chastain qui fut omniprésente l'an passé (Tree of Life, La Couleur des Sentiments, Take Shelter...), représente les rousses avec classe. Également présente sur cette magnifique photographie: Paula Patton qu'on a vu aux côtés de Tom Cruise dans Mission Impossible: Protocole Fantôme, ainsi que Lily Collins qui sera la Blanche-Neige de Tarsem Singh et la jeune Shailene Woodley révélée dans The Descendants avec George Clooney. Une génération d'actrices glamour et talentueuses qu'il faut suivre de très près donc. Pour les lecteurs parisiens, vous pouvez parfois trouver le magazine Vanity Fair au Publicis Drugstore sur les Champs Elysées.

 

+ d'infos: www.vanityfair.com

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 14:29

profs.png

 

La sortie dans nos salles de l'excellent Detachment, dans lequel Adrien Brody incarne un professeur dépressif dans un système scolaire américain défaillant, est l'occasion pour nous de revenir sur les films où les stars investissent les bancs de l'école. Le milieu scolaire est plutôt propice aux belles histoires avec ces élèves en mal de vivre et dont le corps professoral incarne souvent un modèle et une aide précieuse. Parmi les plus marquants, on se rappelle évidemment de M. Keating, le professeur du Cercle des Poètes Disparus qui encourageait ses disciples à s'épanouir librement à travers la littérature. Acclamé par la critique et le public (cinquième place du box-office annuel en 1989), le film a même valu à Robin Williams une nomination à l'Oscar du Meilleur Acteur.

 

Profs2.jpg

Detachment - Le Cercle des Poètes Disparus

 

Les écoles en milieux défavorisés sont souvent le cadre de films soulignant le besoin et l'envie de réussir des jeunes qui n'y parviendront qu'avec l'aide d'un bon encadrement. Esprits Rebelles s'inscrit tout à fait dans cette lignée. Michelle Pfeiffer y incarne une ex-Marine reconvertie dans l'enseignement à qui l'on confie une classe réputée sulfureuse. Malgré les difficultés et les clash, elle se battra tous les jours pour la réussite de ses protégés. Loin d'être un film exceptionnel, Esprits Rebelles n'est pas avare en bons sentiments et aura marqué le public grâce notamment à la chanson extraite de la bande originale interprétée par Coolio. Après avoir fait swinguer l'église, Whoopi Goldberg et ses nonnes chantantes s'attaquent à un lycée difficile dans Sister Act, acte 2. Prêchant la bonne morale et les bons sentiments à travers la chanson et des numéros musicaux enjoués, le film est réjouissant et peut se targuer d'avoir révélé la chanteuse Lauryn Hill (qui sera plus tard la voix des Fugees).

 

SisterAct2.jpg

Sister Act, acte 2

 

Toujours dans la musique avec Rock Academy, Jack Black incarne un artiste raté qui se retrouve à enseigner à une jeune classe pour pouvoir payer son loyer. Découvrant les multiples talents de ses jeunes élèves, il décide de monter un groupe avec ces derniers en leur transmettant les valeurs et l'histoire du rock. Le comique grimaçant y trouve son meilleur rôle (avec High Fidelity bien sûr) dans ce film jouissif au jeune casting parfait et à la bande originale culte. Moins recommandable, le professeur incarné par Ryan Gosling dans Half Nelson, un film dramatique franchement réussie dans lequel le héros a du mal à jongler entre sa passion de l'enseignement et sa vie privée désastreuse qui le pousse à la drogue et le désespoir. Le film peut se vanter d'une interprétation sans faille de la part de Gosling et d' une réalisation mûrie et réfléchie. Encore moins fréquentable, la prof trash de Bad Teacher que joue une Cameron Diaz en roue libre dans un film faussement méchant, aux quelques scènes drôles, qui finit par retomber dans les clichés et les bons sentiments.

 

Profs3.jpg

Rock Academy - Half Nelson

 

Ceci n'est qu'une petite liste exhaustive des professeurs au cinéma, d'autres sont également allé au tableau pour les besoins d'une belle histoire: la Palme d'Or 2008 d'Entre les Murs, Julia Roberts dans Le Sourire de Mona Lisa ou encore Takeshi Kitano dans Battle Royale. Et vous, quels profs vous ont marqué sur le grand écran ?

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 20:08

RDJcomeback2.png

 

A le voir caracoler en tête du box-office en duo avec Jude Law dans Sherlock Holmes: Jeu D'Ombres ou s'éclater dans son armure de superhéros dans les franchises Marvel, on oublierait presque que Robert Downey Jr revient de loin. On se souvient de ses débuts remarqués dans la peau de Charlie Chaplin dans le film biographique de Richard Attenborough, une performance nommée à l'Oscar qui laissait augurer une carrière prometteuse. Mais les démons de la drogue et de l'alcool vont avoir raison de lui et il entame une véritable descente aux enfers. Hollywood le boycotte, seuls les producteurs de la série télévisée Ally McBeal lui font confiance et lui offrent un rôle récurrent.

 

RDJ3.jpg

Chaplin - Ally McBeal

 

Mais là encore, ses démons le rattrapent et il fait la une de la presse people lorsqu'il est viré du plateau de la série après une arrestation médiatisée en possession de drogues et armes à feu. Fustigé par les journalistes, le comédien touche le fond et décide de rentrer en cure de désintoxication. Le premier pas vers la renaissance, c'était sa dernière chance. Un séjour en rehab qui lui fera le plus grand bien et qui l'aidera à nouer de meilleures relations avec son fils de huit ans à l'époque.

 

RDJ4.jpg

 

Son comeback, il le doit en partie à Shane Black, le scénariste de L'Arme Fatale qui réalisait son premier film au milieu des années 2000: Kiss Kiss Bang Bang. Petit bijou de polar à l'humour délicieusement noir dont il confie le premier rôle à Robert Downey Jr. Sa performance tout en auto dérision séduit la critique et il commence à reprendre le chemin des studios qui lui proposent plusieurs petits rôles: Good Night, Good Luck de George Clooney, la comédie familiale Raymond avec Tim Allen, le film expérimental A Scanner Darkly de Richard Linklater. David Fincher lui offre même un rôle dans son polar Zodiac.

 

RDJ5.jpg

Iron Man

 

Au même moment, une célèbre maison d'édition de comics book se lançait dans la production de films et cherchait l'acteur idéal pour incarner le héros de Iron Man, leur premier film. Le succès de Pirates des Caraïbes avait convaincu les producteurs de Marvel qu'un blockbuster pouvait cartonner avec un bad boy en tête d'affiche et ont donc proposé le rôle à Robert Downey Jr, le casting parfait pour interpréter Tony Stark selon les fans. Le succès est au rendez-vous, acclamé par la critique et le public, le film truste le sommet du box-office pendant des semaines en 2008 et propulse à nouveau l'acteur sous le feu des projecteurs. Il savoure son retour triomphal qui a un doux goût de revanche sur la vie.

 

RDJ65.jpg

Tonnerre Sous les Tropiques - Sherlock Holmes

 

Tout s'accélère pour Robert, les studios et les producteurs se l'arrachent mais le comédien n'accepte que des projets qui le motivent. A l'instar de la super comédie Tonnerre Sous les Tropiques mené par Ben Stiller et dans lequel il partage l'affiche avec Jack Black. Son interprétation d'un acteur blanc qui se prend pour un black est plusieurs fois cité dans les cérémonies de récompenses. Il peaufine sa réputation d'acteur respectable face à Jamie Foxx dans Le Soliste de Joe Wright. Cettte année encore, Robert Downey Jr semble intouchable. Depuis son retour fracassant, il  a tourné dans deux franchises qui continuent en 2012. Actuellement à l'affiche de Sherlock Holmes: Jeu d'Ombres, le deuxième opus de la franchise initiée avec Guy Ritchie, on le retrouvera dans l'armure d'Iron Man dans The Avengers en mai où il fera équipe avec Captain America et Thor. Deux grosses productions qui vont continuer de l'installer confortablement dans la catégorie des acteurs incontournables.

 

Sherlock Holmes: Jeu d'Ombres: Actuellement en Salles

The Avengers: Sortie le 25 avril 2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article
23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 00:15

JohnCarterHeader.png

 

La semaine dernière, le comédien Taylor Kitsch et le producteur Jim Morris ont fait le déplacement jusqu'à Paris pour présenter à la presse les premières images de John Carter, la nouvelle grosse production des studios Disney. On y était et voici notre compte-rendu. Le producteur a été le premier à prendre la parole pour nous présenter à l'univers de John Carter, qui est une adaptation du roman Une Princesse de Mars écrit par Edgar Rice Burroughs, plus connu pour avoir été l'auteur de Tarzan. Cette œuvre littéraire est considérée comme la source d'inspiration des grandes sagas de science-fiction au cinéma, de Star Wars à Avatar en passant par Star Trek. Le projet traînait à Hollywood depuis plusieurs années et on apprend que John McTiernan (Piège de Cristal) l'avait développé dans les années 1990 avec Tom Cruise en tête d'affiche.

 

JohnCarter.jpg

 

Le roman raconte les aventures d'un soldat de la Guerre Civile américaine qui se retrouve mystérieusement envoyé sur la planète Barsoom peuplée d'étranges et belliqueux habitants. Pour donner vie à cette imagerie aussi riche, il a fallu attendre que la technologie soit prête: la performance capture développée ces dernières années le permettait enfin. C'est Andrew Stanton, réalisateur de WALL-E et Le Monde de Nemo chez Pixar, qui est allé chercher Jim Morris pour monter le projet qui lui tenait à cœur depuis plusieurs années. Disney, qui entretenait de bonnes relations avec la famille de Burroughs depuis la sortie du film d'animation Tarzan, accepta de financer la production.

 

JC4.jpg

Le réalisateur Andrew Stanton en réunion de travail (à gauche) et sur le tournage (à droite)

 

Les premières images qui nous ont été projetées sont pleine de promesses. Nous avons pu voir une séquence du début du film se déroulant dans le Far West sur Terre qui font preuve d'une reconstitution soignée, que ce soit dans les décors ou les costumes. L'arrivée de John Carter sur la planète et sa première rencontre avec les Tharks, gigantesques créatures vertes dotées de quatre bras et guerrières, fut l'occasion de témoigner de l'excellent travail numérique pour leur donner vie. Enfin, la touche du réalisateur s'est ressentie dans une scène de bataille impressionnante dont le montage met en parallèle le passé tragique du héros avec les actions en plein affrontement. Pour clôturer la présentation, le début de la scène de l'arène avec les deux primates blancs nous a donné envie d'en voir plus. Taylor Kitsch possède le charisme pour porter le film sur ses épaules et fait preuve d'un humour rappelant Indiana Jones, ce qui est fort rafraîchissant pour un tel blockbuster.

 

JohnCarter3.jpg

Concept-Art d'un Thark

 

John Carter est un projet ambitieux avec un vrai cinéaste aux commandes et une technologie qui semble convaincante. De plus, le casting est constitué de véritables comédiens (Mark Strong, Willem Defoe, Lynn Collins) ce qui est toujours un atout. Le succès du film dépendra aussi de la campagne marketing, dont la première douteuse action (retirer le suffixe « -Of Mars » du titre) a enlevé la touche épique du film. En espérant me tromper car les images dévoilées sont vraiment réjouissantes.

 

Sortie en salles: 07.03.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Cinéma
commenter cet article