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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 19:55

Image28A quelques jours de la sortie en France de Tonnerre Sous les Tropiques (excellent au passage !), c’est le moment idéal pour revenir sur la carrière de son acteur/réalisateur, j’ai nommé Ben Stiller. Depuis que je l’ai découvert dans Mary à Tout Prix, c’est un de mes comiques US favori avec Will Ferell et Owen Wilson. Bien sûr, il n’a pas fait que des bons films, ni que des rigolos d’ailleurs (Polly & Moi), mais focalisons nous sur les réussites avec ce top 5 des films de Ben Stiller.
 
dodge5. Dodgeball : Son interprétation d’un coach sportif imbu de sa personne et narcissique est jouissive. Après quelques rôles à jouer les gentils garçons (Polly & Moi, Starsky & Hutch…), c’est avec un pied énorme que l’on regarde Ben Stiller donner vie à l’uns des plus beaux spécimen de gros con du cinéma. Méprisant et méprisable, il a un look atypique qui rend le personnage encore plus ridiculement drôle : collant fluos et moustache fournie, du très bon goût ! « Enfoiré d’Chuck Norris ! »
tenebb4. La Famille Tenenbaum : Ben Stiller prouve dans de ce merveilleux film de Wes Anderson qu’il n’est pas qu’un clown. Il sait jouer et bien en plus ! Dans cette famille au destin hors du commun, il campe l’uns des fils traumatisé par la mort de sa femme. Mêlant, à l’image du film, l’humour et la tristesse, Stiller étonne dans un registre moins délirant, mais est définitivement convaincant.
parents3. Mon Beau Père & moi / Mon Beau Père, Mes Parents & Moi : Dans ces deux films, Ben Stiller le pire des beaux pères qui soient : un impitoyable Robert De Niro en ex-agent de la CIA. Un face à face qui atteint des sommets du rire avec des scènes tordantes, à l’image de la scène du test vérité qu’inflige De Niro à son gendre déconfit. Perso, je ne me lasse jamais de me repasser ces deux films en DVD de temps à autre, à chaque fois les gags font toujours mouche. Et puis dans le deuxième opus, on a droit à un numéro priceless de Barbara Streisand et Dustin Hoffman en parents de Stiller.
mary2. Mary à Tout Prix : L’uns des tout premiers rôles de Ben Stiller mais aussi l’uns des plus marquants. Tous les mecs qui ont vu le film se souviennent avoir psychologiquement souffert en voyant l’acteur se coincer l’engin dans sa braguette. L’humiliation est à son apogée et le personnage encaisse. Ce rôle a lancé Ben Stiller dans sa carrière de comique qui n’a vraiment pas froid aux yeux et qui ne reculera devant rien pour faire rire le public. A notre plus grand bonheur !
zoolander1. Zoolander : Sûrement l’unes de ses plus belles créations. A l’origine un personnage crée pour le Saturday Night Live, Ben Stiller choisit Derek Zoolander pour sa première réalisation. Derrière et devant la caméra, il incarne un top model écervelé dont la stupidité et la naïveté réservent un lot de gags imparables. Et si en plus on rajoute les délires d’Owen Wilson et Will Ferell, on obtient un film juste cultissime.

Et vous, quel est votre film préféré de Ben Stiller ?

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 13:45

fk
Pour les amateurs de films de kung-fu bercés par de Bruce Lee et ses comparses, voir s’affronter deux des plus grands de ses représentants était de l’ordre du fantasme. Ce dernier se réalise avec la sortie du Royaume Interdit qui réunit
Jackie Chan  et Jet Li dans un bel hommage respectueux du genre. Réalisé par l’américain Rob Minkoff, le film envoie un jeune new-yorkais de notre époque dans la Chine médiévale dans laquelle il devra réaliser la prophétie du Roi Singe. Il sera aidé dans sa quête par un vieux poète alcoolisé (Jackie Chan), d’une jeune combattante pleine de vengeance et d’un moine sautillant (Jet Li). Dès le générique (vraiment sympa), on sent l’amour du réalisateur et la passion qui l’anime pour les films de kung-fu.
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Malgré quelques clichés qui subsistent, le cinéaste mène son film avec un grand respect pour la culture chinoise et cela se traduit par des plans de toute beauté et de très jolies scènes. Il est bien sûr bien aidé par la qualité indéniable des costumes d’époque et de la photographie haute en couleurs. La force du film réside bien sûr dans les combats, surtout celui voyant s’affronter les deux têtes d’affiches. En rien décevant, le duel des deux monstres des arts martiaux nous laisse tout de même sur notre faim. Le reste est toujours chorégraphié de mains de maître. Le scénario est prévisible et emprunte des chemins balisés, et le jeune héros (vu dans l'Ecole Fantastique) est d'une fadeur incroyable (pourtant des jeunes acteurs charismatiques il y en a pas mal à Hollywood!) mais l’humour et la légèreté dont font preuve Jackie et Jet sont assez rafraîchissants - mention à la scène où Jackie Chan implore la pluie en plein désert - pour que l’on en fasse fi. Ce Royaume Interdit invite à un voyage dépaysant et à de jolis combats pour les amateurs du genre.
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 21:22

mammamia
Après avoir vu et apprécié la comédie musicale en juillet, je me suis enfin décidé à aller voir son adaptation cinématographique dans les salles. Et quelle déception ! La mode des musicals à Hollywood est plus que jamais à son apogée, entre Hairspray, Dreamgirls, Chicago et prochainement Wicked, les planches de Broadway sont devenues une vraie manne pour les producteurs. Mais comme toujours au cinéma, il y a des ratés, et Mamma Mia ! en fait clairement partie. Premièrement, un conseil pour les prochains films, engagez des acteurs sachant danser et chanter. Si Meryl Streep est toujours convaincante dans l’émotion et les scènes jouées, dès qu’il s’agit de chanter (mal), ça surjoue (mal) sur des chorégraphies peu inspirées et à la limite du ridicule. C’est valable pour quasiment l’ensemble du casting (hormis les jeunes héros et la diva alcolo) et le sentiment qui s’en dégage est l’embarras tellement on a l’impression qu’ils ont un balai dans le postérieur.
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Cette dernière remarque est valable pour la mise en scène aussi, qui manque cruellement d’audace. C’est plat, sans originalité, pas génial quand on adapte une comédie musicale aussi survoltée que Mamma Mia ! Les numéros impressionnants sur les planches perdent leur énergie sur pellicule. La dernière partie du film rattrape un peu le tout et c’est toujours un bonheur d’écouter les tubes d’Abba avec une installation sonore digne de ce nom. Et puis le générique, qui présente enfin un soupçon d’extravagance, nous laisse tout de même avec une note finale positive. Mais bon, ça ne vaut guère plus que la moyenne, la comédie musicale sur scène est, vous l’aurez compris, bien meilleure.
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 16:09

getsmart
Adaptation de la série du même nom des années 60, Max la Menace est le terrain de jeu idéal pour le talent comique et « nonsense » de Steve Carell. Accompagnée d’Anne Hathaway, éblouissante, ils tiennent le haut de l’affiche de ce remake inspiré. Steve Carell interprète Maxwell Smart, un analyste de l’agence CONTROL qui a toujours rêvé de devenir un agent secret. Ses chimères deviennent réalité quand il obtient une promotion forcée et doit faire équipe avec la sulfureuse Agent 99 (Anne Hathaway), au grand dam de cette dernière. Ensemble, ils vont tenter de déjouer les desseins machiavéliques de l’association criminelle KAOS. Le scénario de Max la Menace est un peu confus et a tendance à explorer des pistes dans tous les sens sans vraiment les conclure (les seconds rôles joué par le nippon de Heroes et son acolyte, par exemple, sont survolés). La trame manque aussi d’originalité, mais c’est hélas le sort de toute parodie ou satyre.
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Heureusement, ce manque est rattrapé par les excellentes scènes de comédie dans lesquelles les acteurs semblent s’éclater. A l’aide d’une panoplie de gadgets délirants en tout genre, Steve Carell met à contribution ses mimiques irrésistibles et son humour sans logique à profit. Anne Hathaway, au potentiel comique inattendu fait preuve d’une autodérision charmante et l’alchimie avec son partenaire est parfaire. Au second plan, Dwayne Johnson et Alan Arkin ne sont pas en reste et bénéficient aussi de leur moment de gloire. Au final, Max la Menace est une comédie qui manque peut-être d’audace et aurait mérité d’aller plus loin dans le délire, mais qui en fin de compte atteint sans peine son but principal : celui de nous faire passer un bon moment de rigolade.
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 02:00

bangkokNicolas Cage est un grand acteur, c’est indéniable. Même si il a tout de même un lot remarquable de navets à son effectif, on en peut lui retirer son talent. Il n’y a qu’à voir sa performance dans Adaptation ou son jeu cynique dans Lord of War. Mais depuis quelques temps, le comédien traîne un boulet assez conséquent : sa coiffure.

A chaque film, il nous surprend (et pas en bien) avec une coupe de cheveux surprenante et très souvent des plus hideuses. Dans son dernier film, Bangkok Dangerous (sortie dans les salles ce mercredi), il nous démontre qu’encore une fois, il n’a apparemment pas tirer les leçons de Tom Hanks. Ce dernier avait fait couler beaucoup d’encre avec sa coupe affreuse dans le Da Vinci Code de Ron Howard.

Et bien Nicolas Cage n’a rien trouvé de mieux que de reprendre le même style pour se la jouer action guy asiatique. L’effet est pas terrible et on a franchement pas trop envie de voir le film. Mais bon, depuis le début de sa carrière, l’acteur nous a offert des looks et coiffures qui frisent souvent le ridicule. La preuve en image :
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De gauche à droite, de haut en bas : Grosse moustage et broussaille de rigueur dans Raising Arizona – Cheveux longs à la Lorenzo Lamas et barbe de cinq jours pour Con Air – Coupe afro albinos dans Adaptation – Look Jean-Pierre Foucault dans The Weather Man – Retour de la moustache dans World Trade Centre – Implants capillaires douteux dans Ghost Rider – Cheveux mi-longs et gras dans Next – A la Steven Seagal dans Bangkok Dangerous. Bref, Nicolas Cage a le cuir chevelu changeant et la qualité de ses films varie en fonction de la longueur de ses cheveux : plus c’est court (Lord of War, Sailor & Lula) mieux c’est !

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 02:00

clone
Vous pensiez que Star Wars au cinéma, c’était fini depuis la Revanche des Siths en 2006 ? Que nenni ! Grâce à (à cause de) George Lucas, la galaxie très très lointaine revient sur grand écran sous forme de film d’animation. Chronologiquement situé entre les épisodes II et III, Clone Wars s’attarde sur la Guerre des Clones évoquée à plusieurs reprises durant la saga. On retrouve ainsi Obiwan, Anakin, Padmé et les autres figures emblématiques des films (on nous épargne tout de même Jar Jar Binks, heureusement), mais dans un style graphique carré, original mais déconcertant. Si l’on reconnaît sans problèmes les traits d’Ewan McGregor, Samuel L. Jackson ou encore Natalie Portman (qui ne sont pas revenus prêté leurs voix aux personnages), l’animation et les expressions du visages demeurent très limitées et peu convaincantes. Ainsi, on a quelque fois l’impression de regarder évoluer des pantins de bois sans émotions. On nous présente par ailleurs une nouvelle venue, Ahosha, jeune padawan orange, sans charisme et tatouée, qui s’avère des plus irritantes.
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La force de ce film réside dans ses scènes d’action, finement menées. La mise en scène est dynamique et présente des plans intéressants et originaux qui mettent à profit l’attirail et l’arsenal made in Star Wars, à l’instar de cette bataille à la verticale sur un flanc de falaise. Les batailles dans l’espace sont aussi inspirées et rivalisent avec ceux des films live. Bon, on frôle tout de même l’overdose de sabre lasers et de robotique en tout genre sur la fin. Côté scénario, c’est très léger. Les Jedis sont appelé à la rescousse de la grosse limace Jabba the Hutt, dont le fils s’est fait enlevé par les vils droïdes du Comte Dooku. Les dialogues sont aussi pauvres, dignes des séries d’animation pour enfants qui passent le matin. Et ce n’est peut-être pas surprenant, puisque ce Clone Wars n’est autre que le pilote d’une longue série destinée à la télévision, qui s’est payé le luxe (Lucas oblige) d’une sortie au cinéma. Loin, très loin de la grande époque Star Wars, ce Clone Wars plaira surtout au jeune public friand d’action galactique et peut-être aux fans purs et durs (et encore !). Pour les plus grands, vous aurez l’impression d’assister à une partie de jeu vidéo… le plaisir de jouer en moins ! Bref, Star Wars a perdu de sa Force en passant à l'animation.
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 23:30

jokers

La plupart d’entre vous a maintenant vu (ou va très vite voir) The Dark Knight dans les salles, et pour beaucoup (ceux qui ont du goût du moins) vous avez été époustouflés par la performance de Heath Ledger dans la peau du Joker. Pourtant, il y a deux ans de cela, lorsque son nom avait été annoncé pour le rôle, les critiques n’ont pas été tendres. Le cowboy gay de Brokeback Mountain avait-il les épaules assez solides pour un tel personnage ? Pouvait-il faire oublier l’interprétation de Jack Nicholson dans le Batman de Tim Burton, qui pour beaucoup était la référence ? Aujourd’hui, les critiques et le public sont d’accord, le regretté acteur a su réinventer le Joker en lui insufflant un souffle de folie anarchique terrifiant.

nicholsonLa question du jour est donc, laquelle des deux interprétations est au final la meilleure ? Question de goût sûrement. Jack Nicholson avait en son temps joué la carte du psychopathe comique, à la limite du bouffon, ce qui fonctionnait à merveille. Son Joker, proche du cartoon, apportait la touche colorée et humoristique qui n’était pas de trop dans l’univers résolument sombre et gothique de Tim Burton. Cabotin et bien que menaçant (il n’y a qu’à compter le nombre de ses victimes), Nicholson n’inspirait pas la terreur. Pas autant que le Joker du Dark Knight en tout cas. A l’époque où les jeunes s’éclatent sur GTA sur consoles et où la violence fait partie de notre quotidien, on ne pouvait clairement pas les faire peur avec un clown dandy haut en couleur.

Le Joker 2008 servi par Heath Ledger est donc un terroriste anarchiste, pour qui la vie n’aledger aucune valeur et qui prend du plaisir à se faire frapper (regardez donc ses réactions jouissives à se faire tabasser par Batman dans la scène de l’interrogatoire). Avec son maquillage appliqué à l’arrache, ses cicatrices inquiétantes dont on ne connaît pas exactement les origines (il s’en amuse même à raconter des variantes à ses futures victimes), sans foi ni loi, il instaure un climat de chaos très parlant pour nous, qui vivons à l’époque post-11 septembre. I

ll n’est pourtant pas dénué d’un humour noir diablement efficace. Les deux fois où j’ai vu le film, le public a applaudi lors du tour de magie où il fait « disparaître » le crayon.  Pour ma part donc, je suis plus sensible à la version Heath Ledger du Prince du Crime. Plus viscéral, plus intense, plus noir que son prédécesseur. Et vous ? Vous êtes plutôt Heath Ledger ou Jack Nicholson ?

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 00:01

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Personne ne l’attendait vraiment, mais pourtant Hollywood l’a fait. Tout le monde pensait la franchise de La Momie définitivement enterrée après l’insipide Roi Scorpion, c’était sans compter sur les producteurs qui laissent cette fois les pyramides en Egypte pour se consacrer aux bandelettes asiatiques. On prend donc tous les mêmes (ou presque) et on recommence, et le résultat est à la hauteur des espérances, c’est à dire pas bien hautes. Mais ne boudons pas notre plaisir, la Momie III offre un divertissement estival efficace et sans temps morts. Le scénario est très léger : Rick et Evy sortent de leur retraite quand leur fils déterre le tombeau d’un empereur chinois, dont le réveil menacerait l’Humanité toute entière. Avec un tel pitch propice au délires asiatiques en tout genre, le réalisateur Rob Cohen, pas habitué à faire dans la dentelle (xXx, Cœur de Dragon) n’a pas lésiné sur les effets visuels et s’offre une ménagerie diverse et variée. Tous les clichés chinois sont au rendez-vous : ninjas, feux d'artifices, Nouvel An Chinois, kung-fu, dragons à trois têtes et même des Yétis rugbymen ! Les scènes d’action s’enchaînent à toute allure et sont pour la plupart convaincantes (la course poursuite dans les rues de Shangaï, l’avalanche…). On regrettera une caméra parkinsonienne peu maîtrisée qui donne mal à la tête.
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Un Brendan Fraser en forme et cabotin endosse à nouveau le rôle de Rick O’Connell et prend visiblement du plaisir à affronter les momies de terre cuite, en la compagnie de Maria Bello, qui remplace Rachel Weisz. La première partie du film les présentant à la retraite et nostalgique est très réussie par ailleurs. L’acteur jouant le fils est à peine moins âgé que ses parents et est anti-charismatique au possible. Côté asian stars inévitables quand Hollywood aborde la culture chinoise, Jet Li et Michelle Yeoh se retrouvent respectivement dans le rôle de l’Empereur Dragon et de son ennemie jurée qui rêve de vengeance. Dommage que leur affrontement prometteur ne soit réduit qu’à quelques secondes de combat. Dans la lignée des précédents volets, cette Momie offre un cocktail naïf d’humour un peu lourdingue (les répliques tombent souvent à plat), de grand spectacle (les effets spéciaux sont tout de même réussis) et d’un brin de gore (à l’image de l’écartèlement suggéré). Loin d’être abouti, le film reste un divertissement à prendre au second degré et qui peut vous faire passer un agréable moment dans les salles obscures… en attendant The Dark Knight la semaine prochaine !
note6

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 10:00

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Après un essai décevant de la part d’Ang Lee, les studios Marvel ont décidé de reprendre les affaires du colosse verdâtre en main. Ils ont ainsi décidé de relancer la franchise en confiant les manettes à Louis Leterrier, un français qui a fait ses armes avec la saga du Transporteur chez Besson. Moins porté sur la psychologie que sur l’action pure et dure, ce dernier était donc un choix idéal pour reporter à l’écran l’Incroyable Hulk. Dans ce film, Bruce Banner se cache dans les favelas au Brésil, où il apprend à contrôler son rythme cardiaque (et ainsi les apparitions de son alter ego nerveux). Mais le passé le rattrape quand le général Ross retrouve sa trace et envoie le vil Blonsky et ses hommes à ses trousses. Alors on s’y attendait un peu, mais le traitement des personnages et la direction d’acteur sont vraiment légers. Si Edward Norton est irréprochable, il n’est pas aidé par des dialogues peu inspirés. Liv Tyler est transparente et fatigue à continuellement parler sur le même ton (Carla Bruni/Liv Tyler même combat). La palme du jeu le plus irritant revient à Tim Blake Nelson dont le personnage de scientifique fou est insupportable, et son surjeu n’aide assurément pas. Reste Tim Roth qui reste excellent en bad guy assoiffé de puissance. Les enjeux et les relations sont vite expédiés au profit du spectaculaire.
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De ce côté là, pas de chichis, c’est assez réussi. Si cela reste toujours difficile de reconnaître les traits de Norton derrière l’amas de 3D que représente Hulk, le monstre est convaincant et sa furie est bien rendue, grâce notamment à la caméra virevoltante du réalisateur français. C’est bourrin mais totalement assumé, donc on prend pas mal de plaisir à voir Hulk affronter Abomination en explosant les bagnoles sur leur passage en plein New York. Il y a aussi de bonnes idées éparpillées ci-et-là (la transformation dans la fumée…) mais au delà de ça ? Et bien pas grand chose justement, les séquences entre les scènes d’action tentent de tirer sur la corde des sentiments en vain et le montage est plat et invite rapidement à l’ennui. A noter tout de même à la fin du film, une apparition jouissive de Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr). Au final, le Géant Vert offre un honnête film pop corn dopé aux OGM non sans un léger goût de déception.
note5

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 00:01

DKheaderDes mois et des mois de buzz médiatique, de suspense et de rumeurs aboutissent enfin avec la sortie en salles de The Dark Knight, soit la suite des aventures du nouvel homme chauve -souris que Chris Nolan avait rebooté avec Batman Begins en 2005. Après tant d’attente, le film se devait d’être à la hauteur de l’excellente campagne marketing orchestrée avec une maestria remarquable.

Le réalisateur du Prestige ne déçoit pas, bien au contraire, il place ici la barre encore plus haut et efface les frontières entre les genres, faisant de cette adaptation de comics book un polar sombre et violent se mesurant aux plus grands films du registre. Plus ancré encore dans la réalité que le premier opus, Bruce Wayne/Batman doit faire face à son plus redoutable ennemi, le Joker, dans une Gotham City corrompue et contaminée par la mafia et la pègre. Dans la peau du millionnaire justicier, Christian Bale approfondit son personnage, plus torturé que jamais, tiraillé par les responsabilités de sa double vie. Il sera aidé dans sa lutte contre le crime par des vieux de la veille comme le commissaire Gordon campé par Gary Oldman, qui trouve dans cette suite matière à  étoffer son rôle. Son fidèle confident Alfred (Michael Caine que l’on retrouve à chaque fois avec plaisir) est bien sûr de la partie, et si James Bond a Q, Bruce Wayne peut compter sur Lucius Fox (Morgan Freeman) pour lui fournir les dernières avancées technologiques nécessaires à son combat (dont une nouvelle Batpod sensationnelle).

Parmi les nouveaux venus, Aaron Eckhart endosse le rôle du nouveau procureur de la ville, Harvey Dent, voué à une tragique destinée. L’acteur a su dépeindre l’ambition et la détermination de l’homme visant à nettoyer les rues de Gotham des criminels, tout en l’affublant de nuances inquiétantes, prémices d’un futur aux deux visages. Mais celui vers qui tous les yeux sont rivés est sans aucun doute le regretté Heath Ledger, qui livre ici une performance phénoménale et incarne un Joker anarchique et redoutable. Complètement habité par le personnage, le regard perçant, il ne joue pas, il EST le méchant par excellence qui ne se soucie guère des dégâts qu’il cause avec allégresse et non sans un humour aliéné. Sa prestation est telle qu’elle fait oublier dès sa première apparition (magistrale) la version de Jack Nicholson qui paraît désormais bien fade, et regretter encore plus sa mort prématurée. Il est juste magistral. Tellement que le buzz autour d’une nomination posthume à l’Oscar commence à prendre de l’ampleur.
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Outre le casting parfait, The Dark Knight est aussi un excellent polar noir, qui s’articule autour d’un scénario riche et haletant et abordant des thèmes aussi divers que la politique et le social. Résolument sombre, le spectre du 11 septembre plane sur le film (le Joker est un terroriste qui n’a aucune tendresse pour le genre humain) et la population est ici dépeinte avec pessimisme (et réalisme ?). Contrairement au patriotisme d’un Spiderman, Batman est une peinture noire peu reluisante de l’Amérique paranoïaque. Les scènes de bravoure sont également de très bonne facture. Moins brouillonnes que sur Begins, les combats sont percutants et surtout, lisibles. La course poursuite dans les rues de Gotham impliquant une Batmobile survoltée, un Joker au volant d’un poids lourds nerveux qui finira par faire trois saltos, reste un monument du film. Le tout évidemment dans un univers esthétique bleu sombre de toute beauté, et accompagné d’une partition dantesque issue de la collaboration entre Hans Zimmer et James Newton Howard, deux grands noms de la musique de film.
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The Dark Knight parvient à dépasser son statut de simple blockbuster estival et se hisse sur la panthéon des grands films de genre. Fort d’un casting remarquable qui nous livre des performances incroyables, d’une réalisation sans faille et à un esthétisme marqué, Chris Nolan vient de réaliser Le Parrain des films de superhéros, rien que ça !
note10

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