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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 14:49

actionmovie

Die Hard 4 : Retour en Enfer
Retour raté pour John Mclane dans un film auto parodique et bâclé. Bruce Willis, dilettante, se demande pourquoi il rempile aux côté d’un jeune Justin Long pas du tout convaincant. Les scènes d’action sont mal rythmés et m’ont profondément ennuyées, à l’exception de l’explosion finale. Une énormité m’a choqué et qui démontre du baclage de la chose, le montage calamiteux de la scène qui suit l’explosion de la centrale où Justin Long parle sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche, sans parler des raccords pourris. Une grosse déception.
3/10

Hot Fuzz
Après Shaun of the Dead, E.Wright remet le couvert en parodiant avec le flegme britannique le cinéma d’action dans Hot Fuzz. Un film raffraichissant qui se prend pas au sérieux, exagérant les codes du genre. Chaque geste et mouvement est par exemple l’occasion d’y mettre un son THX caractéristique du film bourrin. Le montage clipesque très nerveux, drôle au début, peut s’avérer lourd à la longue tout de même. Au final on passe un moment désopilant au cinéma, avec des scènes qui atteignent des sommets d’absurde (le kick dans la face de la vieille dame). En plus, le film s’offre des caméos de luxe (Peter Jackson en Père Noël et Cate Blanchett dans le rôle de l’ex d’Angel entre autres). A voir !
7/10

Mise à Prix :
Depuis le Snatch de Guy Ritchie, nombreux ont été les films voulant marcher dans ses plates-bandes. Mise à Pris (Smokin’Aces en VO) en est un exemple bien réussi. Réunissant un casting de freaks survoltés, le film monte en intensité pour finir sur une scène de bravoure finale, un brin décevante. Si l’action est au rendez-vous, elle n’atteint pas les sommets que la mise en place pouvait promettre. Outre cette légère déception, on retrouve un casting d’enfer. Ben Affleck, Andy Garcia, Ryan Gosling ou encore Ray Liotta se partagent les rôles injectés de testostérone faisant plus ou moins long feu. Tandis qu’Alicia Keys fait ses débuts sur le grand écran dans un rôle risqué et c’est tout à son honneur . Au moins, elle n’a pas fait comme Mariah Carrey ou Britney Spears qui ont choisi d’incarner des chanteuses lorsqu’elles ont tentées (en vain) de se lancer à Hollywood. Bref, le film est un bon divertissement pour les amateurs du genre explosif.
7/10

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 13:40

simpsonsmovie
N’y allons pas par quatre chemins, le film des Simpson est la production la plus drôle de l’été. Que ceux qui craignaient cette adaptation des aventures de la famille jaune sur grand écran se rassurent, Homer et sa clique tiennent toutes leurs promesses. Dès le logo de la Fox, brillamment détourné par Ralph, le ton est donné. L’introduction est démentielle et laisse vite place au générique bien connu de la série, remanié pour le cinéma. La nostalgie et le bonheur de retrouver ces personnages nous envahissent. Le rythme est soutenu, il y a un gag toutes les 30 secondes voire plus, et on rit aussi souvent. J’ai pour ma part ri aux larmes sur plusieurs scènes (le griffage de crâne pour ne citer que celui là !). Bref, on ne s’ennuie pas un seul instant. Pour les fans, c’est vraiment le pied, il y a tellement de détails dans les décors et les seconds rôles qu’il faudra une deuxième voire troisième vision pour tout capter. Chaque personnages de la série font ici une apparition, allant du sidekick aux caméos savoureux. En parlant de caméo, que seraient les Simpson sans les guest-stars ? Dans le film, c’est le groupe Green Day qui ont l’honneur de se faire lyncher par les habitants de Springfield pour avoir osé aborder le thème de l’environnement, et Tom Hanks présente une publicité.
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Si l’humour est bel et bien présent et est diablement efficace, l’émotion tient aussi une place de choix. Jamais Homer, Bart, Marge et compagnie n’ont été aussi émouvants et touchants que lorsqu’ils se retrouvent emprunts au doute, à la déception et autres conséquences des problèmes familiaux qui éclatent au grand jour, la relation père-fils catastrophique par exemple. Bref, le film redore le blason de la série, dont la qualité devenait inégale selon certains, et ravive l’amour que le public porte à ses personnages attachants et irrésistiblement drôles ! Allez-y les yeux fermés ! Enfin ouvrez-les une fois dans la salle quand même hein ! Restez bien aussi jusqu’à la fin du générique ! Force est de constater en tout cas, que les deux meilleurs films de l’été pour le moment, sont animés. Entre la succulente Ratatouille de Brad Bird et les aventures en Cinémascope des Simpson, l’animation tient le haut de l’affiche, et c’est tant mieux. Pour ma part, je me suis acheté un coffret DVD d’une saison des Simpson en sortant de la salle, je ne veux plus les quitter !
notes9

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 00:01

transformer
Le blockbuster bourrin de l’été débarque dans les salles aujourd’hui et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on en a pour son argent si on vient en prendre plein la vue ! Michael Bay s’approprie les jouets mythiques Transformers pour en faire un popcorn movie détonant mais dénué d’âme. Pour ma part j’ai un avis très mitigé, si il est indéniable que l’action est au rendez-vous, j’ai trouvé le film creux. Premièrement le film pêche par son concept, si je n’ai pas de peine à adhérer à des pirates mutants crustacés ou à un apprenti sorcier à lunettes, les extra-terrestres non biologiques qui se transforment en poids lourds ou Porshe c’est une autre histoire. Bref l’univers des Transformers ne me convainc pas des masses. Niveau casting, si Shia Labeouf est la nouvelle coqueluche d’Hollywood je le trouve toujours aussi fadasse que quand il était coltiné aux seconds rôles d’I, Robot ou Constantine. Megan Fox quant à elle, brille par sa carrosserie torride mais pas pour son jeu insipide. On ne peut totalement leur rejeter la faute tant les rôles sont clichés et peu originaux, et on peine à s’attacher et à s’identifier. Seuls quelques seconds rôles, comme le gros nerd black bouffeur de donuts ou le vendeur de voitures campé par Bernie Mac, tirent leur épingle du jeu. Le scénario n’est pas mieux, se faisant succéder des péripéties prévisibles et sans surprises avec pour ne rien arranger, un rythme inégal et trop lent. meganFOX7Toutefois, les scènes d’actions valent leur pesant d’or et les effets spéciaux sont simplement les plus hallucinants de l’été depuis la bataille finale de Pirates 3. Les artistes de chez ILM peuvent rouler des mécaniques. Les Autobots et les Decepticons sont d’un réalisme dingue et leurs transformations sont vraiment bien rendues, alors quand les deux se livrent une bataille sans mercis dans une ville bondée (merci Michael Bay de montrer des civils, pas comme dans d’autres films catastrophes vierges d’habitants ! Un bon point !), on assiste à un feu d’artifices d’action où la ferraille dérouille. Je suis sûr que les fans de chez fan doivent jouir à la vue de ces gros tas de ferraille prenant vie. On retient la course poursuite entre Bumblebee et la méchante caisse de flic ou encore l’arrivée assez classe d’Optimus Prime et de sa clique. Dommage que la caméra soit si nerveuse, ces mouvements rendent les évènements flous et ces derniers perdent en intensité. Et puis on aurait pu se passer des plans vraiment trop éculés comme le final sur fond de coucher de soleil ou les placements publicitaires pour Nokia entre autres. Au rayon des bons points, on peut souligner la partie comédie réussie, qui rappelle un peu la saga des Coccinelle de Disney au niveau des relations entre Shia et sa bagnole, servie par un humour bien écrit. Bref, Transformers tient ses promesses de blockbusters qui en plein les mirettes mais n’offre que peu d’intérêts derrières les jolies images.
PS: que c'est bon les avant-premières, on a eu que des bandes-annonces en avant-programme, pas une seule publicité parasite! Si seulement ça pouvait être tous les jours comme ça!
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 22:49

Potter
Le cinquième film des aventures d’Harry Potter est sorti, et je suis allé le voir en tant que non fan et non lecteur de la saga littéraire. Et bien j’ai passé ma foi un bon moment de cinéma. Il faut dire que j’ai découvert les films à la sortie du 4ème opus au cinéma, je m’étais passé les 3 premiers film en un week-end, et si les deux premiers étaient foncièrement chiants et pas inspirés, le troisième de l’excellent Alfonso Cuaron m’avait donné envie d’en voir plus et la Coupe de Feu était plutôt sympathique avec son lot d’action et de magie. Pour l’Ordre du Phoenix, je dois avouer que je me suis un peu ennuyé tant les scènes de bravoure se font rare, à part le combat final entre Dumbledore et Voldemort et la course poursuite dans la salle des prophéties. Le totalitarisme qui s’installe à Poudlard, via l’excellentissime personnage campée par Imelda Staunton absolument jouissif, aurait pu donné lieur à des grandes batailles résistantes et de grandes scènes de bravoure. A la place on a beaucoup de dialogues et d’interrogations qui m’ont pas mal ennuyés donc. Daniel Radcliffe parvient à transmettre beaucoup d’émotions et je trouve qu’il s’est pas mal amélioré, il faut dire qu’il est plutôt bien entouré depuis le début de la saga. Les plus grands acteurs britanniques figurent au casting des cinq films, de Brannagh à Fiennes en passant par Gary Oldman. En parlant de ce dernier, la mort de son personnage fut d’une platitude ! Je n’ai jamais vu une mort au cinéma aussi peu émouvante. Bâclée, ralenti trop classique, coupage du son pas efficace… bref, c’est bien dommage. N’étant pas familiarisé avec les romans, j’ai du loupé plein de trucs et des passages me sont parus décousus ou survolés, on aborde à peine le sujet des parents de Neuville par exemple, et on reste frustré des apparitions trop courtes de Bellatrix Lestrange jouée par la géniale Helena Bonham Carter. Dans l’ensemble, la saga Potter reste tout de même un gage de divertissement de qualité même si très inégal. Mon film préféré restera le Prisonnier d’Azkaban qui a su dynamisé l’univers établi et me captiver en tant que non lecteur.
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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 18:12

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Après avoir roulé des mécaniques avec Cars, les studios Pixar reviennent nous régaler les rétines avec une nouvelle production haute en couleurs. Ratatouille marque la deuxième réalisation de Brad Bird au sein du studio, après le succès des Indestructibles en 2004, et autant le dire tout de suite, c'est (encore) une véritable réussite. Développée à l'origine par Jan Pinkava, l'histoire de Rémy, le rat qui rêvait de devenir un grand chef, a ensuite été repris en main par le réalisateur du Géant de Fer pendant un développement laborieux. Mais cela en a assurément valu la peine au vu du résultat.

A chaque film, Pixar continue de nous éblouir avec une animation au summum de son art. Ratatouille ne fait pas exception et on assiste à une maîtrise technique et artistique parfaite. Les personnages, au design caricatural mais pourtant réaliste, se déplacent avec un naturel déconcertant. Les textures sont superbes, de la fourrure de Rémy aux habits de Linguini, en passant par la reconstitution des rues de Paris, impressionnante. Cette dernière n'a jamais été aussi belle que dans Ratatouille, avec une ambiance intemporelle où le charme et la beauté de la ville prédominent. Avec un scénario tel que l'histoire du rat qui voulait devenir chef, la nourriture se devait d'être appétissante. Et le pari est relevé haut la main. Les plats que confectionnent la brigade sont étonnants de réalismes, magnifiés par les effets de lumières et de transparence, et donnent très vite faim. Un conseil, n'allez pas voir Ratatouille sans avoir au préalable déjeuné ou dîné, la séance pourrait vite se transformer en torture pour l'estomac. Le film regorge de détails qu'une seule vision ne permet pas de débusquer. Que ce soit les milles et un ustensiles de cuisines reproduits fidèlement ou les savoureux détails morbides subliminaux du bureau du critique Anton Ego, vous ne saurez plus où donner des mirettes.

Le film bénéficie d'un rythme soutenu qui permet de ne pas s'ennuyer, hormis peut-être le début qui est un peu lent à démarrer, les péripéties de Rémy et compagnie se suivent avec une fluidité bienvenue. Mais le film n'oublie pas pour autant de prendre son temps pour établir les personnages et leur motivations, et c'est très appréciable de nos jours où les films ressemblent plus à des clips musicaux qu'à des histoires à raconter. Les scènes de bravoure sont mises en scène de façon brillante, on pense notamment à la première incursion de Rémy dans les cuisines de Gusteau où le placement et les mouvements de caméra à l'échelle du rat sont virevoltants. La course poursuite dans les rues de Paris entre Rémy et Skinner et aussi prenante et n'a rien à envier aux blockbusters du genre. Le film maîtrise à la perfection l'art de la comédie physique, là où les Shrek succombent à la facilité des blagues potaches et vulgos, Ratatouille rend un vibrant hommage aux classiques du muet tels que Chaplin ou Keaton. Citons les scènes irrésistibles où Rémy contrôle les faits et gestes de Linguini où l'art du burlesque atteint des sommets. Les animateurs de Pixar ne sont pas appelé les " acteurs au crayon " pour rien, les expressions des visages des protagonistes sont hallucinants de vérité, le " dialogue " entre le commis et le rongeur sous le pont Alexandre III en est une brillante illustration.
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La dernière partie du film met le personnage du critique Anton Ego sous les projecteurs, avec ce qui pourrait bien être le meilleur monologue de cinéma depuis des lustres. Il propose une réflexion intéressante sur la passion derrière la critique, que ce soit gastronomique, littéraire ou cinématographique. Via le personnage glauque d'Ego, Brad Bird souligne l'importance de ne pas se déconnecter de ce qui anime nos passions et montre la difficulté de la position du critique.

Brad Bird a toujours revendiqué l'art de l'animation comme un genre à part entière et non simplement destiné au seul jeune public. Il le prouve encore cette fois-ci, en abordant des thèmes adultes, comme la vie et la mort, et ce, sans les aseptiser. Il n'hésite pas à montrer des images fortes nécessaires aux enjeux dramatiques des personnages, comme cette scène traumatisante devant une vitrine de dératisation. Le thème de la famille est également abordé de manière intelligente, avec en problématique le fait d'assumer ses rêves jusqu'au bout en quittant le nid familial, tout en sachant qu'elle sera toujours derrière nous pour nous soutenir.

Le politiquement correct n'a plus sa place chez PIXAR, comme au bon vieux temps de Walt Disney où Pinnochio apprenait les pièges de la vie en fumant sur l'Île aux Plaisirs ou quand Dumbo voyait des éléphants roses en prenant sa première cuite. Dans Ratatouille, le méchant n'hésite pas à faire parler Linguini en le faisant boire allègrement, pour ne citer qu'un exemple parmi tant d'autres. L'humour a un parfait timing et fera rire les plus grands sans oublier les plus petits. Bref, c'est une petite révolution que le réalisateur tient à cœur depuis longtemps, faire un film d'animation non plus formaté pour les enfants et que les adultes apprécieront, mais plutôt un film pour tout le monde et où les enfants trouveront leur compte. Une philosophie que n'aurait pas renié Walt Disney de son temps. Ratatouille rappelle d'ailleurs fortement, de par son ambiance, son rythme et sa construction, les grands classiques de l'oncle Walt, tels que Dumbo, Bambi ou encore les films animaliers comme les 101 Dalmatiens.

N'oublions pas de souligner l'excellente partition de Michael Giacchiano qui est d'une qualité exceptionnelle. Savant mélange d'instruments typiquement français et de rythmes endiablés, la musique accompagne les scènes de façon magistrale. Quant à la chanson " Le Festin ", interprétée par Camille, elle clôt le film sur les meilleures notes.

Bref, Pixar signe avec la précieuse contribution de Brad Bird, à nouveau un chef-d'œuvre. Ratatouille a tout ce qu'il faut pour devenir un classique instantané : des personnages plus qu'attachants, un univers dépaysant (même pour nous français) et une histoire portée par des thèmes universels. Un film à ne rater sous aucun prétexte cet été sur grand écran, jouez les fines bouches !
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 22:42

Ocean
On avait été agréablement surpris avec le premier film, foncièrement déçu en sortant du second. Le troisième volet des frasques de Danny Ocean ne convainc pas totalement non plus. Mais ne boudons pas notre plaisir, le casting le plus classe de l’été prend visiblement son pied à se retrouver et livre un divertissement de bonne facture, en attendant les bourrins Die Hard 4 et Transformers. L’ensemble est sublimement bien emballé par Steven Soderbergh. La photographie est somptueuse, avec des lumières parfois psychédéliques. On reconnaît aussi sa virtuosité dans la mise en scène de certains plans (l’ascenseur ..). Clooney, Pitt, Damon et compagnie prennent plaisir à se redonner la réplique, dans un registre moins second degré qu’ Ocean’s Twelve. Le plus savoureux reste quand les dialogues font référence à l’actualité people des têtes d’affiches, particulièrement la petite vanne de Georges à Brad à propos des enfants à la fin.
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Mais, on s’ennuie ferme pendant la première partie du film. Des longueurs interminables servis par des dialogues lourds la rend indigeste. Jusqu’à la concrétisation du plan de pourrir l’ouverture de l’hôtel d’ Al Pacino (savoureux !) et des divers sabotages. Ca reste classique, mais c’est bien exécuté et on prend plaisir à rire de certaines scènes bien ficelées, je pense notamment au critique hôtelier qui en prend plein la tronche. En somme, un bon petit moment de cinéma, avec un cast classy, mais qui laisse sur la faim.
notes6

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 23:55

shrek3

Après les succès colossaux des deux premiers épisodes, il n’est pas étonnant de voir débarquer un troisième opus des aventures de Shrek. Hélas, l’ogre déçoit. Ce volet est bien le pire des trois et est indiscutablement celui de trop. Le monstre ne s’assume plus et tombe dans la mièvrerie qu’il critiquait pourtant auparavant. Dans cet épisode, les personnages évoluent dans un scénario très cheap : Shrek n’aime pas les responsabilités, il veut pas être toi et veut pas être papa. Il décide donc de partir à la recherche de l’autre héritier du trône, Artie. S’en suit une relation balourde papa-fiston, des scènes de dialogues interminables et de l’humour souvent indigeste. Là où les premiers films étaient une satyre ouverte de la niaiserie Disney, ce troisième film vise particulièrement les jeunes enfants et oublient le public adulte au point de nous gaver avec une morale désolante. L’humour n’est pas aussi décapant, il tombe même très souvent à plat. L’Âne et le Chat Potté, portés par un recours scénaristique vu et revu (l’échange de corps), ne sont pas mis en valeur. Dommage. L’animation n’a pas évolué depuis le deuxième film, les humains se ressemblent tous (le Prince Charmant et Artie sont frère ou quoi ?), ils marchent toujours avec un balai dans le colon. Il n’y a guère que le travail sur les cheveux et habits qui peuvent se targuer d’une once d’améliorations. Quand on compare avec la virtuosité de Pixar, on se dit que les priorités sont ailleurs. De plus, de Shrek en Shrek, on retrouve toujours les mêmes décors ennuyeux : la forêt verte ! Un peu d’imagination que diable !
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Même le doublage est ennuyeux. Blasés par les millions empochés, la A-list qui compose le casting vocal (Cameron Diaz, Eddy Murphy, Antonio Banderas) semble peu motivé à donner vie et caractères à leurs personnages. Le nouveau venu, Justin Timberlake, semble même doubler Artie à contre coeur. Pour relever le niveau du film, on peut citer les quelques (trop rares) scènes drôles incarnées par l’action des personnages secondaires comme Pinocchio ou surtout Gingerbread Man. Mais ça ne suffit pas sauver le film, qui s’oublie très vite tant il peine à briller. Shrek est tombé dans la mièvrerie qu’il décriait, seul point noir, c’est qu’il le fait beaucoup moins bien que les classiques originaux de l’oncle Walt. Il a donc perdu son âme. Dommage.

notes4

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 16:34

deathproof

A l’origine prévue pour être diffusé avec le Planet Terror de Rodriguez, dans un seul et même programme Grindhouse, Death Proof (Boulevard de la Mort en VF) s’est retrouvé rallongé pour sortir tout seul comme un grand dans les cinémas français. Et ça sent, avec des scènes de dialogues interminables qui tirent inutilement en longueur, la première partie du film est assommante. Un ennui profond envahit le spectateur car ces dialogues n’ont pas le charme ni le culte de ceux de Pulp Fiction. Des longueurs qu’on devine obligées pour la sortie française qui alourdissent le film et atténue le fun qu’il peut procurer. Car fort heureusement, on prend quelque peu notre pied dans Death Proof. Les scènes de poursuites sont hallucinantes de mise en scène, les plastiques de rêve des filles sont habilement filmées et les défauts volontaires rendant hommage aux films du genre font tout le charme du produit. On se délecte aussi des références à Pulp Fiction comme les maintes citations du Big Kahuna Burger.

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Quand enfin Rosario Dawson et sa clique (dont Tracie Thoms avec qui elle chantait dans RENT !) entrent en scène, on se retrouve enfin face à un film jouissif qui assume son statut de délires perso. Tarentino se lâche et nous livrent une course poursuite haletante et une fin absolument hilarante. Bref un bon petit moment de fun, plombé par des rallonges lourdes et inutiles. Espérons voir un jour le programme tel qu’il a été originalement conçu, c'est-à-dire avec le Planet Terror de Rodriguez et les fausses bandes annonces.

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 01:59

potc3

Après la déception Spider-Man 3, l’été des blockbusters continue avec le retour du Capitaine Jack Sparrow qui nous entraîne " Jusqu’Au Bout Du Monde ". Attendu depuis la fin du deuxième épisode qui laissait en suspens beaucoup d’intrigues, cet ultime volet de la trilogie tient ses promesses. Gore Verbinsky achève sa saga avec une apothéose épique, qui réservera de très bons moments de cinéma aux spectateurs. On retrouve avec un immense plaisir les personnages, qui ont tous acquis en maturité et noirceur. Elizabeth Swan en est le meilleur exemple, son évolution depuis le premier film est très intéressant, de la belle qu’on kidnappe elle es devenue une femme forte et dirigeante. Quant à Will Turner, il gagne en000499871548 crédibilité avec un objectif défini (sauver son père). Geoffrey Rush qui fait son grand retour dans le rôle du capitaine Barbossa est l’une des pièces maîtresses du film. Son interprétation est d’une douce folie irrésistible. Quant à Johnny Depp, il ne se lasse pas de cabotiner, amenant Sparrow à un nouveau degré de folie, particulièrement dans les moments très surréalistes du purgatoire. Ceux que la scène de l’île aux cannibales a gênée dans " Le Secret du Coffre Maudit ", seront sans doute aussi perturbés cette partie du film. Johnny Depp s’y lâche en s’inspirant des comédiens du muet dans des actes démentiels. D’autres hommages ponctuent le film, comme un clin d’œil énorme aux classiques du western, avec musique rappelant Morricione et plans typiques à la clé. Le nouvel arrivant, Chow Yun Fat, impose sa classe qui force le respect, dans le rôle hélas un peu court, du Seigneur Pirate de Singapour. On retrouve bien sur les grandes figures de la saga comme Davy Jones, Lord Beckett ou James Norrington devenu Amiral, mais on retrouve aussi des figures familières du premier opus comme le bras droit de Norrington maintenant sous les ordres de Beckett. Cette continuité renforce la crédibilité de la saga. Et on oublie pas bien sur l’apparition de Keith Richard, absolument génial en Capitaine Teague, père de Jack Sparrow.

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Les enjeux et les intrigues, commencés dans " La Malédiction du Black Pearl ", trouvent dans le film leur point d’orgue. La piraterie est menacée par l’avide Compagnie des Indes, et les flibustiers doivent s’unir pour survire…ou pour sauver leurs intérêts personnels. La trahison étant le thème principal du film, le scénario accumule les retournements de situations pour rester dans la tradition pirate, où l’on ne peut décidément faire confiance à personne. Chaque personnage réserve son lot de surprise. Coté scènes de bravoure, on en a pour notre argent. Entre la scène d’ouverture à Singapour qui finit de manière explosive, à l’apothéose finale du combat nautique en plein tourbillon, le film prend le temps d’en mettre plein la vue. On est pas frustré de pas en avoir vu assez, comme pour Spider-Man 3 par exemple, où les scènes d’action s’achevaient au moment où ça allait décoller. A l’image du climax du film, où s’enchaîne un duel au sommet entres les deux figures les plus charismatiques de la saga, Sparrow contre Davy Jones, toujours magnifiquement interprété, par le flegmatique Bill Nighy et les effets ahurissants d’ILM ; une bataille sur les ponts des navires dantesque, un Barbossa en action très classe, et une chorégraphie de couple de la part de Will & Elizabeth. Le tout est porté par la musique toujours efficace de Hans Zimmer, insufflant un souffle épique à l’action. Le film verse parfois dans le " too much ", notamment dans l’incarnation titanesque de 000503676999Calypso, mais c’est vite rattrapé par la suite. A la fin, les personnages trouvent tous une conclusion à leur histoire. Sans vous dévoiler l’intrigue, les destins de Will et Elizabeth sont scellés (restez jusqu’ à la fin du générique), pareil pour Davy Jones et Tia Dalma dont on nous fournit les réponses à nos interrogations, quant aux autres personnages, ce serait vous gâcher la surprise si je vous en disais un peu plus. Reste le Capitaine Jack Sparrow, qui semble être paré pour de nouvelles aventures comme le montre les derniers plans du film. Si le film effectue un aussi bon score que le précédent, il est fort à parier qu’il reprendra du service dans un futur pas si éloigné, mais sûrement sans Will et Elizabeth. En bref, si vous cherchez le film qui vous donnera un maximum d’émotions fortes, du grand spectacle, des grands moments de comédie et des scènes qui vous en mettent plein la vue, Pirates des Caraïbes – Jusqu’au Bout du Monde est le film idéal. Du divertissement à grande échelle, qui rappelle l’âge d’or des péplums hollywoodiens aux têtes d’affiche glamours, comme savent le faire les américaines. Ne boudons pas notre plaisir !

Update: c'était ma première impression après la première, maintenant j'ai quelques petits défauts après une 2ème vision:

- Sao Feng sous exploité mais je l'ai déjà dit
- Frustrant de pas voir les Pirates Lords en action lors du final, alors qu'ils sont en liesse à la fin.
- La transformation Rayharryhausenienne de Calypso un chouilla déplacée.


Sinon je suis toujours aussi fan de la  partie totalement barré à la Terru Gylliam (Las Vegas Parano avec Depp déjà!) du purgatoire avec Johnny Depp qui s'éclate en mêlant toutes ses influences (Chaplin, Keaton, les cartoons de Chuck Jones...) Délicieux. Sans oublier le duo comique que forme Depp et Barbossa, digne de Daffy Duck et Bugs Bunny!
Des scènes d'action (Singapoure très classe et le final superbe!). Je laisse le 9 car c'est amplement mérité vu la concurrence décevante (qui a dit Spider-Man ?)

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 21:45

zodic

Je l’attendais comme le messie, le nouveau David Fincher est arrivé. En compétition à Cannes, Zodiac a plutôt bien été reçu. Loin de la démonstration gratuite technique de Panic Room, le réalisateur met son talent au service d’une mise en scène plus simple mais pas moins virtuose pour autant. Suivant l’enquête obsessionnelle de quatre hommes sur les meurtres du tueur en série auto baptisé Zodiac, le film est d’une beauté visuelle épatante. Comme toujours avec Fincher, des plans absolument superbes nous garantisse la surprise, comme le plan séquence du postage de la lettre, la scène où l’on suit le taxi jusqu’au meurtre ou encore celle, magistrale, du pont de San Francisco. La direction employée étonnera ceux qui attendaient un Se7en 2, car ici il n’est pas question de mettre en scène les crimes. Le film suit l’enquête avec une fidélité minutieuse, le fait divers a traumatisé le réalisateur quand il était petit, et les crimes sont représentés de la manière la plus froide qui soit. On suit donc avec grand intérêt la traque du Zodiac par quatre protagonistes dont l’excellent Robert Downey Jr dans le rôle d’un journaliste dont la recherche de la renommée lui brûlera les ailes. Le beau et talentueux Jake Gyllenhaal campe avec subtilité un jeune dessinateur dont l’obsession à identifier le tueur lui coûtera de perdre sa vie de famille (Cholé Sévigny pas extraordinaire). Quant à Mark Ruffalo, il incarne le symbole de l’abandon de l’autorité à pourchasser une menace qui s’est transformée en mythe. L’intrigue est si bien écrite que malgré la longueur, on se sent toujouts impliqué par les interrogations les énigmes de l’enquête. Le réalisateur dissémine des indices très discrets ou nous envoie sur les pistes des agents, en deux trois figures de style.

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Si le style est moins tapageur que celui de Fight Club, il sait se révéler efficace et toujours original, comme quand les écrits du Zodiac tapissent les murs de la rédaction du SF Chronicle pour illustrer l’obsession du personnage de Downey Jr. On oublie pas non plus la scène du sous-sol, où Gyllenhaal, bluffant, fait face au projectionniste. Un moment où la peur monte crescendo avec des plans (reflets dans le miroir étudiés, ombres/lumières…) et une mise en scène merveilleuse. A la fin du générique, on en ressort un peu frustré de ne pas pouvoir mettre un visage définitif sur le tueur, mais bon étant tiré d’une histoire vrai, le film ne pouvait pas prendre trop de libertés. Fincher ne déçoit pas, et s’illustre brillamment dans le film d’enquête prenant.

notes9

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