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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 20:53

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Le dernier film de Robert Altman avant sa mort est une plongée remplie de tendresse dans les coulisses et sur la scène de la dernière émission de radio enregistrée publiquement dans un grand théâtre. Pendant 1h30, nous sommes invités à rencontrer les différents protagonnistes de cette émission qui va tirer sa révérence forcée car le théâtre dans lequel elle officie est promu à un funeste destin (parking). C'est donc une atmosphère mélancolique et plein de tendresse que l'on retrouve dans les scènes et l'interprétation des acteurs. Entres les prestations chantées, ambiance country, les personnages se racontent leurs souvenirs, se demandent bien ce qu'ils vont devenir après l'arrêt soudain de l'émission, se livrent aus commérages, se confient sur leurs doutes... le tout dans une atmosphère emplie de tendresse. Le casting parfait donc, est composé de ce qui se fait de mieux en termes d'acteurs à Hollywood en ce moment. Meryl Streep qui passe de la froideur d'une diablesse en Prada à la douceur et à la candeur d'une chanteuse de country mère de famille nostalgique, sa soeur jouée par Lily Tomlin (excellente actrice qu'on a déjà vu dans I love Huckabees") est absolumment délicieuse d'humour, quand à Lindsay Lohan apporte sa fraîcheur sans en faire des tonnes. La gente masculine n'est pas en reste avec un duo de cowboys aux blagues graveleuses campé par Woody Harelsson et John C.Reilly, Tommy Lee Jones sobre dans le rôle du promoteur à qui l'on doit la fin de l'émission, sans oublier dans son propre rôle, le présentateur d'A Prairie Home Companion, Garisson Keillor et un Kevin Kline au sommet dans le rôle de Guy Noire l'agent de sécurité qui se prend pour un détective.

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Des moments et des scènes vous feront sourire comme les publicités radiophoniques qui sont enregistrées en direct, d'autres sauront vosu émouvoir sans artifices tire-larmes. Une mise en scène en l'apparence simple mais qui cache une maîtrise implaccable des mouvements de caméra, ce qui résulte en une fluidité incroyable. Le fantastique se mêle à la réalité de façon étonnante à travers l'angélique Virginia Marsden. L'éclairage reste artificielle tout au long du film, lequel se passant dans un théâtre ce qui explique ce choix, sauf lors de la dernière scène de destruction du théâtre où la lumière du jour se fraye un chemin dans l'intimité de la salle, presqu'agressive montrant que la dure réalité de la vie rattrape celle plus naïve du spectacle. Bref la révérence de Robert Altman est une oeuvre tendre, emplie de sincérité portée par des personnages charismatiques et attachants. Une vraie bouffée d'air frais pour le prix d'un ticket de cinéma.

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 15:54

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Moi qui m'était endormi devant Aviator, j'attendais quand même mieux pour ces Infiltrés de la part de celui qui a quand même réalisé les Affranchis (culte!) et Casino. Et bien oui c'est quand même mieux, le rhytme est plus soutenu que pour la biopic d'Howard Hughes et les acteurs tous charismatiques. La palme revient bien sûr à Jack Nicholson qui s'éclate en parrain mafieux de Boston, vicelard et cruel et maniant l'humour noir à merveille. Il est suivi par les 2 héros du film Di Caprio à des années lumières du Titanic, violent et intense, et Matt Damon toujours bon. Mention spéciale à Mark Whalberg pour ses vannes et son personnage. Les dialogues sont savoureux (à voir en VO s'il vous plaît pour compter le nombre de fos où l'on entend "Fuck" ou "Fucking"!).
L'ensemble du film accumule donc des scènes de bravoures prenantes, très violentes mais encore soutenables. Bref les 2h30 passent assez vite et la fin est vraiment surprenante, pas si surprenante pour un Scorcese par ailleurs !

A Voir!

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 18:24

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Après Batman l'an passé, c'est au tour de James Bond de revenir aux sources et d'effacer les tâches qui commençaient à faire honte à Ian Flemming. En effet la franchise commençait à s'enliser dans le systématique débauche de SFX sans queues ni têtes et à tomber dans l'autoparodie tellement les aventures devenaient grotesques. Surtout qu'à côté des héros comme Jason Bourne (Matt Damon dans la série des Bourne's Identity) ou encore Jack Bauer à la télé réinventaient le genre avec classe et punch. L'ère du changement est arrivé et TANT MIEUX! Je n'ai jamais été fan de James Bond surtout des récents, le brushing parfait de Pierce Brosman et les gadgets à la Power Rangers em laissaient de marbre.

Mais avec CASINO ROYALE, 007 veut remettre les points sur les i. Le mot d'ordre est au réalisme et à la violence, si Daniel Craig a déchaîné les foudres des fanatiques, il s'avère être un choix idéal dans le rôle de ce double 0 au début de sa carrière. Brute épaisse qui surmontera les obstacles qui fera de lui le James Bond classe que l'on connait. Il alterne entres agent musclé et violent pendant les combats et humour corrosif dans les discussions avec la gente féminine. Les scènes de bravoures tiennent en haleine à commencer par cette poursuite déchainée en début de film qui se terminera par une minicrise diplomatique, jouissif! Mais l'action ne fait pas tout dans ce Bond, la scène climax du film est une partie de poker haletante entres Bond et LeChiffre. Eva Green assure en tant que femme fatale qui fera chavirer l'espion et qui lu inculquera quelques lessons malgrè lui dont ils e souviendra pour les prochaines aventures.


BRef une genèse très réussie, violente mais très classe (mention au générique superbe!), parfaitement maîtrisée (Martin Campbell sait vraiment filmé les scènes d'action), bien interprétée (sus aux révoltés du choix Craig) et qui rempli ses promesses de rester fidèle à l'oeuvre d'origine. Un must!

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13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 20:26

delhia

Brian de Palma nous revient avec une adaptation du roman d'Ellroy, le Dehlia Noir, avec un casting des plus alléchant. Le film était attendu au tournant et si il déçoit les plus férus des amateurs de Brian de Palma ou des fans du roman, il réussit à nous plonger durant 2h dans l'ambiance sombre et typique des films noirs de la grande époque. Le film suit les différentes étapes d'une enquête autours d'un assassinat des plus sordide dans le Los Angeles d'après-guerre, menée par deux partenaires campés par Josh Harnett (tout juste convaincant en premier rôle) et Aaron Eckhart (qu'on avait déjà vu dans Thank you for Smoking et qui est ici excellent). La mise en scène est maîtrisée mais sans être surprenante, on y trouve un début de plan séquence juste avant la découverte du corps, mais il est rapidement stoppé, dommage quand deux semaines plus tôt, les Fils de l'Homme nous offrait des plans extraordinaires. On ne retrouve pas la virtuosité qui a fait la renommée de DePalma mais l'atmosphère dans laquelle baigne le film rattrape le tout. Le casting très glamour est sublimée par la photographie et l'éclairage, Scarlett Johanson qu'on voit vraiment partout ces jours-ci réssucite les icônes du cinéma hollywoodien et ça lui va parfaitement, Hilary Swank en femme fatale étonne après des rôles plutôt masculins (Million Dollar Baby). Bref si vous voulez passer un bon moment de cinéma à suivre cette enquête qui ira de surprises en révélations, et que vous êtes prêt à pardonner à Brian DePalma sa mise en scène des moins originales, n'hésitez pas à aller cueillir ce Delhia Noir.

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 22:33

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Deux films, deux cinéastes qui excellent dans leur genre respectif, deux films qui vont sûrement être représentés lors de la prochaine cérémonie des Oscars.

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Avec The Queen, Stephen Frears plonge le spectateur dans le milieu de la famille royale d'Angleterre et dans la crise qu'elle a du traverser la semaine qui a suivi la mort de Diana. Le film n'est en aucun cas une vulgaire parodie de Bucckingham Palace comme on aurait pu le faire en France (ah on me signale qu'on l'a effectivement fait en France: Palais Royal!), mais une analyse très juste de ce microcosme qui fascine beaucoup de gens mais qui en déroute aussi pas mal. Le film est porté par son duo d'acteurs, Helen Mirren la première, épatante dans le rôle de la Reine Elizabeth, inutile de chercher la parodie facile, non elle s'est vraiment impregnée du personnage et cela transparaît à l'écran, on y croit, on s'attache au personnage, ce qui lui vaudrait selon les rumeurs une nomination à l'Oscar de la Meilleure Actrice. L'autre c'est Michael Sheen dans le rôle du fraîchement élu Premier Ministre, Tony Blair, qui dans un jeu bien que sobre, parvient à restituer les mimiques de l'homme politique. Bien que parfois longuet, on se délecte du jeu parfait des acteurs (même les seconds rôles y sont délicieux) et des dialogues remplis d'ironie, surtout quand on voit le contexte politique actuel en Grande Bretagne. Je vous le conseille vivement et en Version Originale bien sûr.

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Clint Eastwood, après Million Dollar Baby, s'est attaqué à un projet qui lui tenait à coeur, raconter les évènements tragique d'un épisode de la Seconde Guerre Mondiale, les batailles d'Iwo Jima au Japon. Avec Flags of Our Fathers (Mémoires de nos Pères en VF), c'est la première partie de son projet qu'il nous livre, un deuxième film retraçant les évènements mais du point de vue des japonais cette fois, sortira début 2007 (Letters from Iwo Jima). Ces Mémoires, Clint Eastwood les a remarquablement mises en scène, dotées d'une photographie magnifique jouant sur les tons bleus et les ombres, il maîtrise les plans qu'ils soient de nature guerrières (la scène du débarquement égale en intensité celle du soldat Ryan de Spielberg), ou intimistes. En décryptant l'histoire qui entoure la célèbre photo des porteurs du drapeau américain, il pose une réflexion sur les "héros" et montre la difficulté qu'éprouvent ceux à qui échout le titre, mais aussi sur le système de propagande visuelle qui a entouré ce cliché. Il évite tout patriotisme larmoyant ou tout côté moralisateur et évite habilement de diaboliser le camps adverse japonais, bref pas de place pour les clichés. Un film qui devrait lui valoir un retour fracassant aux Oscars, après le raz-de-marée qu'il a déjà provoqué avec son Million Dolar Baby. On attend impatiemment le deuxième volet de son projet, tourné entièrement en langue japonaise, gageons que le film sera aussi réussi que ces Mémoires de nos pères et leur sera complèmentaire.

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 21:47

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Je suis allé voir ce film, attiré par l'affiche qui met en valeur Clive Owen, acteur qui devient depuis Closer et Inside Man l'un de mes acteurs préférés et dont la carrière s'est tissée de rôles les plus étonnants et différents les uns des autres (on lui excusera quelques Dérapages...), et le nom du réalisateur, Alfonso Cùaron (à qui l'on doit le meilleur des films Harry Potter), et je me suis retrouvé devant la plus grosse claque cinématographique de cette année.

A quoi s'attendre en allant voir Children of Men (Les fils de l'homme en VF)? Et bien à un film de science fiction effrayemment réaliste, nous sommes en 2027 et l'humanité est devenu inexplicablement stérile, le plus jeune être humain, âgé de 18 ans, vient d'être assassiné. Ce qui frappe c'est donc le réalisme dans lequel on est plongé dans ce monde ravagé par des guerres civiles et le terrorisme sur fond de catastrophes politiques. Le réalisateur choisit la méthode de la caméra à l'épaule et nous propose de longs plans séquences vraiment maîtrisées pour filmer un décor apocalyptique: rues délabrées, déchets jonchant le sol, réfugiés en cage, camps de réfugiés et guerillas urbaines. Evitant les ficelles du blockbuster hollywoodien, le film n'épargne pas au spectateur la violence de ce futur pas si lointain et qui rappelle pas mal les images que l'on peut voir dans les différents journaux télévisés d'aujourd'hui.

Clive Owen est excellent tout en restant dans un jeu très sobre et sait malgré tout émouvoir (la scène où il s'effondre après l'embuscade de l'autoroute) , passant d'un homme perdu dans ce quest devenu la société et hanté par son passé, au héros de l'histoire. Epaulé par des seconds rôles de premier choix, dont la superbe Julianne Moore que l'on voit trop peu, et Michael Caine dont les apparitions sont remarquées. Le réalisateur méxicain alterne scènes d'une beauté et d'une intensité extrême avec des moments plus légers plus que bienvenus (dont les scènes avec Michael Caine). Mais ces moments sont très souvent subitement interrompus par la violente réalité du contexte, citons l'exemple de la plus belle scène du film où Clive Owen et Claire-Hope Ashitey sortent de l'immeuble du camps de réfugiés en ruines avant que la guérilla ne reprenne crescendo. Des scènes marquantes, le film en accumule plusieurs, comme la scène de l'accouchement dans le squat sordide ou la visite d'une école abandonnée, reflet de ce qu'est devenu le monde stérile. Le combat final dans le camps des réfugiés est d'une intensité rare, les assauts violents, les civils qui subissent, et a suscité pas mal d'émotions en moi, entres consternation, peur et tristesse.

Bref un film qui vosu prend au tripes pour ne plus les lâcher jusqu'au final. Je vous recommande fortement ce film d'anticipation qui confirme les talents de son réalisateur prodige et de sa tête d'affiche qui a décidemment le vent en poupe.

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Le réalisateur Alfonso Cùaron, Claire-Hope Ashitey et Clive Owen.

La bande annonce à découvrir ici: http://www.apple.com/trailers/universal/childrenofmen/

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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 11:01

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Il n'est pas trop tard si vous n'avez pas encore vu ce film magnifique lors de sa sortie en septembre dernier, vu de son succès et de sa qualité, plusieurs salles (dans Paris en tout cas) continuent à le jouer au profit de nouvelles sorties. Quelle bouffée d'air frais que ce road-movie, les personnages sont tous attachants et charismatiques, Toni Colette et Steve Carell en tête qui change de registre au passage et ça lui va plutôt bien. Le tout est superbement écrit avec des dialogues savoureux confrontant plusieurs idéaux qui face à la dure réalité de la vie se retrouveront rattrapés par celle-ci; certains membres de cette famille faisant face à la désillusion. Le film s'attarde aussi sur le phénomène des petites miss dont les prétendantes font plus peur qu'autre chose, surmaquillées et habillées comme des putes à à peine 5-6 ans, la petite héroine du film, déjà complexée, apparait comme la vraie beauté parmi l'étalage de faussetés effarantes.
Les jeux d'acteurs sont irréprochables, de Steve Carell touchant et drôle, Toni Colette qui convainc et émeut en mère dépassée, le grand-père junkie aux mots souvent violents mais justes, le fils en crise d'adolescence et qui ne s'exprime que par l'écrit etc... une gallerie de personnages atypiques à qui on s'attache, on s'identifie sans peine; et ce sans oublier une des star du film, le van jaune atypique.
Bref, Little Miss Sunshine est un film indispensable pour ceux qui aiment l'humour et l'émotion.

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