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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:42

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L'un des plus beaux hommages au cinéma hollywoodien qui m'ait été donné de voir nous vient d'une équipe de français. Avec The Artist, le réalisateur des OSS 117 a relevé l'impensable défi de vendre un projet de film muet et en noir et blanc à l'ère du numérique et de la 3D à outrance. Alors que nos yeux sont inlassablement soumis à des images saturées et tridimensionnelles, se retrouver devant cette ode à l'essence même du cinéma et au glamour des stars hollywoodiennes des années 20 est un véritable bonheur de cinéphile.

 

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Mais résumer le film de Michel Hazanavicius à un brillant hommage serait bien réducteur. Bien qu'il utilise les conventions du cinéma des années 20 avec brio, The Artist est avant tout une histoire et des personnages enthousiasmants. George Valentin est une star du cinéma muet, mais quand le parlant commence à surprendre les spectateurs, il est vite éclipsé par Peppy Miller, une belle comédienne à la voix enivrante. Déjà dans ses précédents films, Jean Dujardin savait manier l'art de la grimace et des poses, mais plus que jamais son talent pour l'expression corporelle et son charme incandescent sont mis à contribution. En plus d'être drôle, il parvient à être émouvant sans prononcer un seul mot grâce à la force d'un regard ou des nuances sur son visage. Son prix d'interprétation à Cannes n'a pas été volé. Bérénice Bejo illumine l'écran à chaque apparition, elle possède l'aura et le glamour des comédiennes à qui elle rend hommage et ne démérite pas face à son camarade. A noter que John Goodman, James Cromwell et Penelope Ann Miller figurent également au générique, et comment ne pas tomber amoureux de la performance de Uggy, le chien du héros qui crève l'écran.

 

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Tourné à Los Angeles et sur des plateaux mythiques, le film peut se targuer d'un esthétisme absolument sublime. La photographie en noir et blanc souligne le charme des comédiens et des décors avec des jeux de lumières et d'ombres finement maîtrisés. La musique, jouée par un orchestre complet (et non un simple piano comme à l'époque), est particulièrement réussie. L'amour du cinéaste pour l'époque est indéniable et les références à des classiques pullulent. La trame rappelle évidemment Une Étoile est Née avec Judy Garland, des numéros dansés nous donnent envie de revoir Chantons Sous la Pluie et la folie destructrice de Valentin fait écho à Citizen Kane. Mais ces clins d'œil n'alourdissent pas l'histoire du film, au contraire, ils font partie intégrante de la réalisation et de la mise en scène. Si on fait fi de certaines longueurs à mi-chemin, The Artist est la plus belle déclaration d'un cinéaste à son art, au charme indéniable et à la candeur touchante.

 

8-copie-1.gifSortie en Salles: 26.10.2011

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 00:01

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Quelques moi après le choc Fighter, Hollywood nous invite à nouveau sur le ring avecWarrior. Il n'est néanmoins pas question de boxe ici mais de freefight, une discipline encore plus violente où les adversaires s'affrontent dans une cage dans laquelle tous les coups, ou presque, sont permis. Réalisé par Gavin O'Connor, le film nous plonge au cœur d'un drame familial dans lequel trois hommes se battent contre les fantômes du passé: deux frères et un père en quête de rédemption qui vont se retrouver lors d'un tournoi de freefight à Atlantic City.

 

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Tommy, ex-soldat à l'âme souillée par la guerre, réapparaît dans la vie de son ex-alcoolique de père pour lui demander de l'entraîner à remonter sur le ring. Son frère, Brendan, professeur de physique criblé de dettes, décide également de remettre les gants pour subvenir aux besoins de sa famille. Des années d'absence, de non-dits, de culpabilité et de tensions familiales s'apprêtent à exploser sous les projecteurs d'une salle de combat. Des combats d'une formidable intensité, filmé au plus près par une caméra nerveuse, avec des plans impressionnants et une photographie sublime. On est vraiment au milieu des corps qui s'entrechoquent et on sentirait presque une goutte de sueur s'écraser sur nos visages tellement c'est immersif.

 

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Et si vous n'êtes pas terrassés par ces scènes jouissives de combat, l'émotion finira de vous achever. L'interprétation des acteurs est parfaite, nuancée et surtout superbement dirigée par un cinéaste qui sait mettre en valeur les performances de ses comédiens qui n'ont pas hésité à se livrer à un entraînement difficile et une transformation physique impressionnante. Tom Hardy, puissant, livre une interprétation remarquable, faisant de son personnage à la fois un colosse redoutable et un être meurtri par son passé. En face, Joel Edgerton (révélé cet année dans Animal Kingdom) se révèle attachant et tient tête à son partenaire dans ce duel fraternel poignant. Nick Nolte, qui joue le père, n'a jamais été aussi émouvant et trouve ici l'un de ses meilleurs rôles. Le climax du film dans lequel les deux frères se retrouvent vous clouera au siège, un final intense et simplement beau, qui se passe de commentaires.

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 01:07

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Il arrive parfois qu'on ressorte d'un film bouleversé, pris par surprise par une œuvre dont on attendait pas grand chose et qui nous touche en plein cœur. Cet exploit, Crazy, Stupid, Love y est parvenu en offrant au spectateur une « dramédie » qui le fera à la fois rire (aux éclats) et pleurer. Dans ce film réalisé à quatre mains, celles de Glenn Ficarra et John Requa (qui nous avaient déjà offert I Love You Phillip Morris), on assiste à plusieurs intrigues décrivant comment trois générations abordent à leurs manières les relations amoureuses.

 

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Si la réalisation est de très bonne facture, à la fois subtile et inspirée, et si le scénario fait également des merveilles en jonglant avec les intrigues et les émotions, la grande force de Crazy, Stupid, Love est sans aucun doute son casting. Steve Carell, qui n'a pas à faire ses preuves dans la comédie, excelle ici dans le rôle principal du quarantenaire Cal dont la femme (Julianne Moore, sublime) lui annonce un divorce avant le dessert. Choqué, il se réfugie dans l'alcool et tombe sur Jacob, un beau gosse tombeur de ces dames qui s'est donné pour mission de l'aider à reprendre du poil de la bête. Ce dernier est interprété par Ryan Gosling, qui en plus de s'embellir considérablement avec l'âge (sans photoshop! :D) semble prendre son pied à jouer les séducteurs sans jamais pourtant rendre son personnage détestable. La jeune Emma Stone qu'on voit partout, rayonne dans le rôle de la jeune avocate en quête de folie et dont Jacob va tomber amoureux. Rajoutez des seconds rôles de premier choix à l'instar de Marisa Tomei irrésistiblement sexy et Kevin Bacon toujours aussi classe.

 

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L'une des sous-intrigues montre comment le fils de Cal tente de séduire sa babysitter de quatre ans son aînée, ce qui serait plus aisé si cette dernière ne nourrissait pas une passion secrète pour son père. L'amour est un thème vu et revu au cinéma, mais le traitement ici est vraiment intelligent et confronte trois façons de l'aborder. L'innocence des premiers émois, le laisser-aller d'un long mariage, le coup de foudre... les thèmes sont habilement abordés à travers de très jolies scènes, alternant l'humour toujours très fin, une mélancolie qui surgit ci-et-là de temps en temps et l'excentricité d'un twist un brin survolté.

 

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Crazy, Stupid, Love est sans aucun doute mon coup de cœur de la rentrée, une comédie romantique réussie et dont l'interprétation parfaite du casting vous charmera à coups sûr. Drôle, mélancolique et optimiste, c'est le film qui fait du bien et qu'il ne faut pas louper cette semaine.

 

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Sortie en Salles: 14.09.2011

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 00:56

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Quelques mois après Sex Friends, il faut croire qu'Hollywood ne pense qu'à ça car voilà que Sexe Entre Amis débarque dans nos salles. Le scénario est sensiblement le même, après la rupture de trop, deux jeunes adultes passent un pacte pour assouvir leurs besoins charnels sans pour autant tomber amoureux et entretenir une relation sérieuse. Bref, du sexe à la carte et rien que le sexe.

 

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Il va sans dire que Justin Timberlake, dont la carrière cinématographique décolle depuis The Social Network, et Mila Kunis font un très joli couple et que vos yeux ne vous renieront pas devant leurs scènes d'amour convaincantes. Le premier incarne un jeune web designer plein de charisme tandis que la seconde interprète la jeune femme moderne à la langue bien pendue, et les deux font preuve d'une complicité qui traverse l'écran. Dans les seconds rôles, on retrouve Woody Harrelson qui fait dans la caricature quand il s'agit de jouer un collègue gay du héros, la prestation de Richard Jenkins est de l'ordre de l'anecdotique tandis que Patricia Clarkson est éblouissante d'extravagance dans le rôle de la mère fêtarde de Jamie.

 

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A la manière d'un Scream pour les films d'horreur, les deux protagonistes aiment à critiquer les codes du film romantique, notamment à travers un faux long-métrage qu'ils visionnent à la télévision, mettant en scèneJason Segel et Rashida Jones. Le problème est que le film en lui même tombe dans les pièges qu'il critique. Faussement débridé, Sexe Entre Amis prend des chemins bien balisés par le genre romantique dans lesquels les sentiments prennent le dessus. Passé la fraîcheur du début, l'ennui s'installe à la moitié, la faute à des sentiments forts de déjà-vu.

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 00:01

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Loin des grands spectacles d'action d'un Iron Man ou d'un Dark Knight, Super aborde le thème des superhéros avec un regard inédit et une atmosphère résolument indé. Pour sauver sa junkie de femme (Liv Tyler, qui ne semble pas vieillir) des griffes d'un dealer aussi charismatique qu'impitoyable (Kevin Bacon), Frank décide de se lancer dans une carrière de justicier masqué, après avoir eu une révélation en regardant un épisode d'une série ridicule sur un héros super catholique. Sur son chemin, il croise celui d'une jeune brunette geek et surexcitée qui deviendra son acolyte.

 

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A la manière d'un Kick-Ass, il combat l'injustice et les bad guys avec une grande ferveur et armé d'une clé à molette (une scène particulièrement jouissive le montre en train de dérouiller un couple de resquilleurs dans une file d'attente, on en a tous rêvé non?). La caméra tremblotante, les idées visuelles colorées et originales, et les dialogues riches et bien écrits donnent une ambiance de film indépendant des plus agréables. Le comédien principal, Rainn Wilson (connu pour son rôle dans la version U.S de The Office), porte le film en livrant une performance à la fois drôle et sensible, toujours très juste dans les émotions. La craquante Ellen Page laisse ici parler son côté hystérique et ça lui va comme un gant.

 

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Sans être grandioses, les scènes de bravoure sont efficaces et vous arrachent des rires en plus. On regrettera le final qui frôle le grand-guignol et qui dénote un peu trop du reste du film. Le message d'auto-justice est également un peu limite et le ton un brin moralisateur de cette dernière partie. Néanmoins, Super offre une nouvelle vision intéressante sur un thème déjà bien balisé ces dernières années, à coups de bonnes idées et de jolies performances d'acteurs.

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 00:01

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Glee est devenu un véritable phénomène de société depuis le lancement de la série en 2009. En l'espace de deux saisons, le feuilleton musical a battu nombre de records d'audience, écoulé des millions de produits dérivés, dont les chansons issues de chaque épisode qui trustent les meilleures ventes en ligne chaque semaine. L'enthousiasme du public est si grand que deux tournées de concerts ont été organisées et jouées à guichets fermés à travers les Etats-Unis et une partie de l'Europe. Et c'est précisément le dernier concert de cette tournée que Glee! On Tour: Le film 3D vous propose de vivre ou de revivre sur le grand écran et en trois dimensions.

 

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La 3D est vraiment efficace et plonge le spectateur au cœur des numéros musicaux, un peu plus et on se prendrait presque pour un choriste ou un danseur de la troupe sur scène. Le talent et le capital sympathique du cast sont bien mis en valeur. De la jeune diva Lea Michele qui entonne « Don't Rain on My Parade » sur les pas de son idole Barbara Streisand, à de jolis morceaux de groupe enlevés à l'instar de « Safety Dance » ou le final « Somebody to Love », en passant par le numéro très chaud de Heather Morris sur « Slave 4 U » sans oublier les excellents Warblers mené par le beau Darren Criss dans un medley à capella enthousiasmant.

 

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Entre chaque numéro, des pastilles vidéo montrent les coulisses et les facéties de la troupe, ainsi que des portraits de fans dont la vie a changé grâce à la série.. Le ton niais et larmoyant de ces vignettes, nous présentant le coming out difficile d'un jeune gay ou encore la vie d'une naine pom-pom girl, peuvent paraître déplacés et alourdissent le film en cassant son rythme. Au final, le film aurait gagné à ne pas se pencher sur les fans et plus sur les coulisses du spectacle entre chaque chanson. Car le concert rend très bien en 3D et l'installation sonore d'une bonne salle de cinéma ne feront que souligner l'impression de se retrouver dans la fosse. Ceux qui n'aiment pas la série passeront leur tour, mais Glee! On Tour: Le Film 3D comblera les fans de la série et de ces personnages attachants et surtout talentueux.

 

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Sortie en Salles: 28.09.11

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 00:11

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Adapté d'un film culte de 1985, Vampire Vous Avez Dit Vampire?, cette nouvelle version peut se targuer d'un casting solide et talentueux à défaut d'une véritable raison d'exister. Hormis la modernisation des thèmes abordés et du contexte, Fright Night n'apporte rien de neuf par rapport à l'original et au genre vampirique surexploité sur le grand et le petit écran ces dernières années.

 

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Le jeune Anton Yelchin fait un héros convaincant et parvient à porter l'intrigue sur ses épaules, son camarade Christopher Mintz-Plasse semble quant à lui s'enfermer dans le même rôle depuis plusieurs films, celui du geek frustré rappelant son personnage dans Kick-Ass. Colin Farrell, loin de ses performances dans Bons Baisers de Bruges ou Crazy Heart, semble prendre un malin plaisir à cabotiner en marcel dans la peau de l'attirant mais inquiétant voisin aux dents longues. On aurait aimé voir Toni Collette dans un rôle plus intéressant et David Tennant moins s'inspirer de Russel Brand pour son personnage de magicien allumé de Las Vegas. Enfin, on aurait apprécié de voir plus souvent le visuellement agréable Dave Franco.

 

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Si le film offre quelques moments d'effroi très efficaces (la scène d'introduction, la poursuite en voitures...), le réalisateur Craig Gillepsie semble ne jamais parvenir à trouver un véritable style, jouant sur trop de registres à la fois et empruntant à plusieurs influences. Tandis que le scénario est balisé tant il est banal et tacle des thèmes adolescents légèrement lourdingues (les amourettes prudes à la Twilight). Enfin, la 3D n'apporte rien au film si ce n'est d'assombrir encore plus les scènes de nuit et d'alourdir le poids sur votre nez. Loin de révolutionner le genre, Fright Night s'ajoute à la longue liste des remakes pas forcément indispensables tout en surfant sur la mode des vampires. Il demeure toutefois un honnête divertissement, bien calibré, grâce à sa distribution.

 

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Sortie en Salles: 14.09.11

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 00:14

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Alors que Star Wars s'apprête à ressortir ce mois-ci en Blu-Ray Disc, la comédie Fanboys inédite dans les salles françaises est enfin disponible dans les bacs depuis cet été. L'occasion pour le public français de découvrir ce road-trip geek dans une galaxie pas si lointaine. Réalisé par Kyle Newman, Fanboys met en scène quatre potes fans de la saga de George Lucas qui décident de traverser les Etats-Unis et de pénétrer dans le fameux Skywalker Ranch afin de dégoter une copie de Star Wars: Episode 1 – La Menace Fantôme, des mois avant sa sortie en salles.

 

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Destiné à un public averti et de fins connaisseurs de l'univers Star Wars, le film est une comédie sympathique aux multiples clins d'œil et caméos qui feront le bonheur des fans. Au détour d'une scène, on peut ainsi voir Carrie Fisher (Princesse Leïa), Billy Dee Williams (Lando), William Shatner (Capitaine Kirk dans Star Trek) ou encore Ray Park (Darth Maul). Les plus férus reconnaîtront des effets sonores et dialogues issus des deux trilogies. De plus, la rivalité entres les fans de Star Wars et de Star Trek est traitée de manière jouissive grâce notamment à l'apparition de Seth Rogen.

 

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Mais passé le fun des références, le film reste trop sage pour se targuer de marquer les esprits et se faire une place dans le paysage comique américain actuel. Trop lisse, pas assez critique, Fanboys semble surfer sur la vague geek sans réellement s'y pencher (sur le même thème, la série The Big Bang Theory est autrement plus réussie). Ainsi, les personnages principaux sont caricaturaux, du nerd passionné d'informatique incarné par Jay Baruchel au ventripotent et rebutant Hutch, joué par Dan Fogler (un Jack Black junior en plus lourd et moins talentueux). Quant à Kristen Bell, son talent n'est pas exploitée à sa juste valeur (on se consolera avec la scène de fin où elle apparaît dans le célèbre bikini d'esclave de la Princesse Leïa). Le concept de base est sympa mais le résultat s'avère un peu trop sage, cela ne l'empêchera de ravir les fans de Star Wars qui s'y reconnaîtront peut-être.

 

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Actuellement disponible en DVD et Blu-Ray chez Wild Side Video

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 00:01

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Emma et Dexter ont failli coucher ensemble la nuit de leur remise des diplômes, mais décident de rester amis en se promettant de se voir un jour par an, à la même date. Adapté d'un best-seller de la littérature romantique, Un Jour nous propose de suivre les destins de ces deux personnages pendant vingt ans. Une comédie à la fois romantique et dramatique qui tient ses promesses sans révolutionner le genre, mais qui bénéficie d'un casting de première qualité.

 

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Même si son accent britannique ne convainc pas totalement, Anne Hathaway rayonne dans le rôle de cette intellectuelle qui ne parvient jamais à s'avouer l'amour qu'elle ressent pour Dexter, que joue un Jim Sturgess (Across the Universe) irrésistible et au sourire craquant. Ils livrent tous les deux des interprétations crédibles de leurs personnages au fil des années et font preuve d'une complicité à toute épreuve. On s'attache rapidement à ce couple complexe qui nous fait rire, réagir et aussi pour les plus émotifs, pleurer.

 

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La réalisation et la touche féminine de Lone Scherbif ne sont pas étrangères à la réussite du film, le rythme est soutenu, on ne s'ennuie pas, malgré le concept de départ de ne montrer qu'une journée par an durant vingt années. On aime aussi le soucis du détail dans la reconstitution des différentes époques, qui passent entres autres par la musique (on entend Corona dans les années 90, nostalgie quand tu nous tiens!). Pour être totalement convaincant, le film aurait gagné à éviter quelques clichés éculés du genre, incluant le twist final un peu trop larmoyant.

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:57

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La saison estivale n'appartient pas qu'aux superhéros et pirates des blockbusters. Depuis le succès des productions de Jude Appatow, les comédies américaines investissent également les salles durant l'été et espèrent empocher le jackpot en faisant rire les spectateurs. Parmi les prétendants cette année, on trouve Comment Tuer son Boss?, qui marque la première incursion sur le grand écran de Seth Gordon, créateur des séries Modern Family et The Office (version U.S). Doté d'un casting de première classe, le film suit trois amis malmenés par leurs chefs respectifs et qui décident d'échafauder un plan pour les liquider.

 

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La grande force de ce film réside sans aucun doute sur sa distribution, à commencer par le trio principal: Jason Bateman fait un attachant trentenaire au bord de la crise de nerfs, Jason Sudeikis excelle dans le rôle du lubrique frustré et Charlie Day par contre, est irritant à la longue. Mais les véritables stars du film sont bien sûr les horribles boss, incarnés par trois pointures qui n'ont pas hésité à salir leur image et à faire preuve d'auto-dérision pour les besoins du film. Kevin Spacey est au top de sa forme et interprète l'image même du salaud capitaliste sans pitié et aux tendances sadiques. Colin Farrell n'a reculé devant rien pour incarner le fils junkie et incompétent qui hérite de la direction de sa boîte suite à la mort de son père, quitte à s'enlaidir et briser son image de beau gosse rebelle. Quand à Jennifer Aniston, plus belle que jamais, elle explose en délivrant cette performance de nymphomane envahissante et vulgaire qui la délivre enfin de son image trop sage qu'on lui colle depuis Friends. Trois interprétations jouissives et inspirées qui ont la fâcheuse conséquence d'éclipser les personnages principaux, pourtant pas moins talentueux. On oublie pasJamie Foxx qui y fait un caméo rapide mais remarqué.

 

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Si il ne révolutionnera pas le genre, ce délire délivre assez de rires pour qu'on en ressorte satisfait. On regrette un scénario qui a tendance à tourner en rond et qui néglige les personnages principaux, qui n'existent que via le conflit avec leur boss, ainsi que l'absence regrettable d'humour noir malgré le thème, propice, du film. Drôle et divertissant, mais trop sage pour marquer les esprits, Comment Tuer son Boss? ne sera pas plus qu'une comédie U.S de plus dans le paysage audiovisuel de l'année.

 

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Sortie en Salles: 17.08.2011

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