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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 16:34

Snow

 

Depuis le succès de la relecture d’Alice au Pays des Merveilles par Tim Burton (plus d’un milliard de dollars de recette), les grands studios se sont pris d’une nouvelle lubie pour les contes de fées, si bien que deux studios ont développé en parallèle des adaptations de Blanche Neige. Après le Mirror, Mirror de la Metropolitan, c’est au tour d’Universal de dégainer son Blanche Neige & le Chasseur qui se veut une version plus sombre et épique du conte des frères Grimm. C’est à Rupert Sanders, réalisateur de pub, qu’a échoué la tâche de lancer cette nouvelle franchise en signant un premier film racé mais imparfait, nourri de multiples influences. La grande faiblesse du film réside dans son scénario qui utilisent évidemment les éléments familiers et les grandes lignes du conte, mais qui pêche par un manque flagrant de développement des personnages et de l’histoire. 

 

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Résultat, on n’a pas le temps de s’attacher aux héros. Le personnage de la Reine est une exemple probant, les passages censés la rendre plus humaine et incomprises sont bâclés et expédiés, laissant la belle Charlize Theron (Prometheus, Young Adult) se contenter d’une performance hystérique convaincante mais manquant cruellement de nuance. Kristen Stewart (Twilight) est fidèle à sa réputation, monotone et sans charisme. Elle fait une princesse fade et on ne comprend pas comment elle est censée surpasser la beauté de la Reine. Le discours qu’elle donne à la fin pour motiver les troupes est d’une platitude et sonne faux. Chris Hemsworth (Thor, La Cabane dans les Bois)confirme son statut de star émergente et parvient à tirer son épingle du jeu et fait un chasseur bourru et sympathique. Mention également aux nains plutôt bad ass qu’incarnent en groupe d’acteurs british très en forme (Ian McShane, Nick Frost, Toby Jones …). 

 

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Visuellement, le réalisateur offre un spectacle éblouissant regorgeant de bonnes idées et puise ses inspirations un peu partout (Tolkien, Myazaki) et offre des séquences redoutables de beauté et d’efficacité (la traversée de la Forêt Noire est un bel exemple). Le travail sur la lumière et les décors sont également à souligner, sans oublier la richesse des détails dans les costumes. Premier essai plutôt convaincant pour le réalisateur qui sans atteindre les sommets de la fantasy, délivre un blockbuster stylé et efficace. 

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Sortie en salles: 13.06.2012
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 00:26

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Vous ne regardiez pas 21 Jump Street et ne connaissez pas la série originale qui a fait fureur chez les adolescentes des années 80? Ce n’est pas grave tant ce portage sur grand écran n’a puisé que le pitch de départ: des jeunes officiers de police sont envoyés au lycée pour infiltrer un réseau de dealers. Une base qu’utilisent le duo de scénaristes pour dynamiser les codes de la comédie américaine en y insufflant une bonne dose d’humour, d’autodérision et de chouettes scènes d’action. 

 

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Plusieurs qualités se dégagent du film sur lequel on aurait pas parié à l’annonce du projet. Le scénario s’amuse intelligemment à prendre les codes des comédies adolescentes pour mieux les moderniser à travers le regard de ses personnages. La scène dans laquelle le duo d’agents qui retournent sur les bancs de l’école découvrent comment le lycée a changé est jouissive. Les dialogues sont savoureux, les vannes fusent à la minute et sont efficaces et hilarantes et c’est en partie grâce à ses deux acteurs juste parfaits. Jonah Hill n’a rien à prouver côté humour gras depuis Supergrave mais a gagné en finesse en plus d’être totalement déjanté. A ses côtés, Channing Tatum, plus habitué aux rôles de gros durs (G.I Joe) étonne en faisant preuve d’une autodérision surprenante et s’avère être la vraie révélation comique du film. 

 

21JUMPST

 

Les seconds rôles ne sont pas en reste avec un Dave Franco beau et drôle, un Ice Cube en grande forme et Rob Riggle tordant. On se réjouit devant un caméo attendu mais très bien amené et satisfaisant. Les réalisateurs, Phil Lord et Chris Miller, issus de l’animation (Tempête de Boulettes Géantes), parviennent à gérer l’humour et l’action avec des scènes bien gérées dans les deux registres et un montage rythmé qui ne laisse aucune place à l’ennui. Loin d’être qu’un simple remake sans originalité (d’ailleurs, le speech du capitaine au début du film est une pique délicieuse envers le manque d’originalité à Hollywood), ce 21 Jump Street est une comédie irrésistible et réussie menée par un duo de comédiens survoltés. A ne pas rater ! 

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Actuellement dans les salles

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:56

MADAGASCAR

 

Franchise lucrative des studios d’animation Dreamworks, Madagascar envoie sa joyeuse ménagerie sur le vieux continent pour un festival de gags plus ou moins drôles, bavard et déjanté. Toujours désireux de retrouver New-York et à la poursuite des pingouins flambeurs, le lion Alex, le zèbre Marty, la girafe Melman et l’hippopotame Gloria atterrissent cette fois à Monte Carlo.  Ils rejoignent la troupe d’un cirque ambulant pour un voyage à travers l’Europe durant lequel ils doivent échapper au capitaine Chantal Dubois, la meilleure ennemie des bêtes doublée en VO par Frances Mcdormand


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Visuellement agréable à l’œil avec une animation de qualité, des couleurs chatoyantes et un feu d’artifice d’effets visuels qui utilisent bien les ressources offertes par la 3D, le film se laisse suivre avec plaisir grâce à un montage rythmé. Le casting vocal trois étoiles toujours fidèle au poste (pas étonnant vu leur cachet respectif!). Les habitués Ben Stiller, Chris Rock (dont le numéro de zèbre afro devient vite lourdingue), David Schwimmer et Jada Pinket-Smith sont rejoints par Jessica Chastain, Martin Short et Bryan Cranston qui doublent respectivement un guépart, une otarie et un tigre du cirque. Si ils prennent visiblement du plaisir à donner de la voix, on regrette un côté excentrique envahissant et fatiguant à la longue, la faute à des dialogues souvent pas très fins et un volume sonore élevé. Ca crie, ça surjoue, ça jacasse, vous allez en prendre plein les oreilles, et pas dans le bon sens. 


MADAGASCAR3

 

Le scénario est clairement construit pour enchaîner frénétiquement les gags et les scènes de bravoure (plutôt efficaces au demeurant). Si quelques trouvailles habiles rappelant les origines indes du scénariste Noah Baumbach et que certaines références et piques sur notre pays vous feront sourire, l’histoire manque cruellement d’originalité et d’ambition. Divertissant sur le moment, le numéro de Madagascar 3: Bons Baisers d’Europe restera plaisant à défaut de tenir la distance sur plus d’un tour de piste. 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 17:36

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L'attente a été longue et fébrile depuis l'annonce par Sir Ridley Scott de la mise en chantier de ce film décrit comme un prequel éloigné de la saga Alien. Vidéos virales, informations disséminées au compte-goutte, bandes-annonces épileptiques laissant entrapercevoir des images émoustillant les fans de science-fiction déjà bien excité par le retour du créateur de Blade Runner au genre. Après de longs mois d'attente le résultat est sur les écrans et si il demeure spectaculaire, ne tient pas tout à fait toutes ses promesses. Le réalisateur n'a pas perdu son talent pour plonger le spectateur dans un univers grandiose et dépaysant. Dès les premières images on est happés par la grandeur des plans et la beauté des paysages qui nous sont offerts, qu'ils soient naturels ou numériques. La 3D est d'ailleurs de grande qualité, offrant une profondeur aux extérieurs spectaculaires et aux effets d'hologramme qui pullulent.

 

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C'est à bord de l'imposant vaisseau spatial Prometheus que nous faisons connaissance avec l'équipage éclectique parti à la recherche d'une forme de vie aux confins de l'univers dans laquelle certain y voit les origines de l'humanité. Mais ce qu'ils vont trouver sur cette planète ne sera que terreur et pour le spectateur, les premiers souffles du Space Jockey (ou baptisé ici Engineer) qui terrorisera Ripley et ses comparses dans la trilogie Alien. Le scénario embrasse plusieurs thèmes et pistes de réflexion métaphysiques plutôt pertinentes mais traités bien trop rapidement pour que l'on en retienne quelque chose. On regrettera aussi le trop plein de dialogues, chaque scène est commentée (les liaisons entres l'expédition et le reste de l'équipage resté à bord) au détriment de l'installation d'une angoisse viscérale basée sur des silences oppressants.

 

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Côté casting, à part un Michael Fassbender fascinant en robot en quête d'humanité et une Noomi Rapace convaincante, le reste de la distribution a bien du mal à exister la faute à un scénario trop fourni. Charlize Theron est sacrifiée alors que les bases de son personnage promettaient quelque chose de plus fort, pareil pour Idris Elba qui ne brille guère que pendant les dernières minutes. Le cinéaste n'a pas perdu de son talent pour filmer la science-fiction avec des mouvements de caméra épiques et lisibles, et conserve son œil pour mettre en valeur un esthétisme léché. Si Prometheus n'est pas une révolution du genre que l'on attendait, il offre néanmoins un spectaculaire moment de science-fiction.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 00:30

30minutes

 

Jesse Eisenberg retrouve le réalisateur Ruben Fleischer pour cette nouvelle collaboration hélas pas aussi épatante que Bienvenue à Zombieland mais pas dénuée de qualités. Le jeune comédien révélé par The Social Network interprète cette fois-ci un livreur de pizza aux prises avec un duo de malfrats un brin idiots sur les bords. Ces derniers lui attachent une ceinture d'explosifs sur le ventre qu'ils menacent de faire sauter si il ne braque pas une banque dans les neuf heures qui suivent. Avec cet argent, le gangster en herbe voudrait engager un tueur à gages pour assassiner son père et toucher l'héritage pour ouvrir son salon de bronzage.

 

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Le scénario est comme vous le voyez tiré par les cheveux et semble écrit sur du papier à rouler. Aussi délirant qu'il puisse paraître, il manque tout de même d'énergie et abuse en scènes de dialogues qui s'avèrent être pénibles à la longue. Les vannes font rire une fois sur deux et Danny McBride (Your Highness, Délire Express) et son show sont fatigants à la longue. Heureusement qu'il existe une bonne alchimie entre un Jesse Eisenberg en terrain connu du type un peu paumé et névrosé, et le délirant Aziz Ansari plus démonstratif et efficace. On retient également l'honorable prestation tout en auto-dérision de Michael Peña qui joue de son image de gangster latino qu'il a traîné dans plusieurs films durant sa carrière.

 

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Côté mise en scène, le réalisateur ne sait pas sur quel pied danser ou alors utilise le film comme d'un terrain de jeu pour trouver son style. Abusant des plans serrés dans le premier tiers, le cinéaste semble passer aux effets de style un peu hors-sujet pour une telle histoire. Au final,30 Minutes Maximum s'avère être une série B mêlant humour et action plutôt paresseux mais néanmoins efficace. A défaut de marquer les esprits, c'est le film idéal pour vos soirées DVD/pizzas entres amis.

 

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Actuellement disponible en Blu-Ray et DVD.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 15:12

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Costards bien repassés, lunettes noires sur le nez, extra-terrestres infiltrés et visqueux, ils n'ont rien oubliés pour ce troisième épisode des aventures des hommes en noir qui offre un honnête divertissement mais n'arrive pas à reproduire le fun et la magie du premier volet. Dans Men in Black 3 on retrouve l'agent J (Will Smith) qui se la joue Marty McFly en remontant le temps pour tenter d'empêcher un biker alien de tuer son partenaire (Tommy Lee Jones).

 

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C'est donc en 1969 que la majorité de l'intrigue se déroule, bénéficiant au passage d'une reconstitution sympathique, des décors aux costumes en passant par le look rétro des aliens bien trouvés. Le scénario n'offre pas grand chose de bien original ou d'excitant à part la toute fin du film qui offre une nouvelle profondeur au duo. A part ça, les scènes d'action sont banales et peu nombreuses au détriment d'un humour qui tombe souvent à plat. Will Smith cachetonne et cabotine et le numéro qu'il nous servait il y a quinze ans fonctionne résolument moins bien et est limite ringard. Tommy Lee Jones et Emma Thompson sont à la limite de la figuration tandis que Jermaine Clement tente tant bien que mal à exister sous le maquillage très réussi du méchant Boris L'Animal (qui a apparemment bien trop de soirées disco à son compteur).

 

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Celui-ci qui s'en sort le mieux est Josh Brolin, incarnant l'agent K dans ses jeunes années. Il a su capter les expressions de Tommy Lee Jones tout en s'appropriant le personnage. On retient également l'excellent boulot de Rick Baker sur le design de la riche faune galactique qui peuple le film. On ne l'attendait pas vraiment avec impatience, Men in Black 3 s'avère être une énième tentative de raviver une franchise un peu oubliée. Loin d'être aussi inspiré qu'à ses débuts, Barry Sonnenfeld livre un popcorn movie divertissant mais un peu mollasson.

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:38

dictator

 

Après Borat et Brüno, Sacha Baron Cohen nous présente sa nouvelle création sous une barbe bien fournie et un costume haut en couleurs: The Dictator. Si le film est entièrement scénarisé contrairement à ses deux précédentes sorties sur grand écran, il n'en est pas moins incisif et franchement très drôle à défaut d'être surprenant et original. Le général Aladeen règne sur le pays imaginaire de Wadiya, paye pour coucher avec les plus belles femmes du monde et participe à ses propre Jeux Olympiques organisés en son honneur. Convoqué aux Nations Unies à New York pour répondre de ses actes, le dictateur va confronter sa personnalité à l'ignorance des américains et tout faire pour que son pays ne devienne jamais une démocratie.

 

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On imagine bien la difficulté de piéger de vraies victimes après les succès de Borat et des précédents personnages du comédien, c'est pour cette raison que le réalisateur et complice Larry Charles a cette fois-ci opté pour une fiction, perdant au passage le côté spontané et réaliste des réactions qui faisait partie intégrante de l'expérience Sacha Baron Cohen. D'autant que le scénario est plutôt balourd et n'est que prétexte à accumuler les gags sans réel cohésion ni intérêt pour l'histoire ou les personnages. Ainsi malgré leurs énergies, les personnages incarnés par Anna Farris et Ben Kingsley sonnent creux. Mais il faut avouer que du côté de l'humour, on est pas déçus et le film réserve son lot de scènes à la fois jubilatoires, offensantes et hilarantes.

 

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Tournant une nouvelle fois l'Amérique en dérision, le comique tacle cette fois l'ignorance et les amalgames, les paranos et les écolos sans oublier des blagues vaseuses sur les juifs et les asiatiques. L'introduction du personnage dans son pays est habilement mené et vous donnera de quoi muscler vos zygomatiques et n'omettons pas les caméos étonnants de Megan Fox, John C. Reilly, Edward Norton et Ben Laden (ou presque!). Il n'oublie pas non plus d'être incisif, bousculant ainsi l'hégémonie américaine dans un discours final délicieux d'ironie. Moins surprenant et plus prévisible que ses précédentes créations, The Dictator vous fera toutefois passer un moment de pure déconne dont la folie ne vous laissera pas indifférent. « Aladeen Motherfucker! »

 

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Sortie en salles: 20.06.2012

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 01:18

DarkShadows

 

Le projet Dark Shadows tenait à cœur au duo Tim Burton – Johnny Depp depuis des années. Les deux hommes étaient des adorateurs de ce soap opera fantastique des années 1960 où se mêlaient vampires, fantômes et sorcières et projetaient de l'adapter sur le grand écran. C'est aujourd'hui chose faite et le film est une excellente surprise, non dénué de défauts mais rappelant la délirante période Beetlejuice du réalisateur. Barnabas Collins est un riche séducteur, fils d'une riche famille qui a fait fortune dans l'état du Maine, qui a eu un jour de 1752 la mauvaise idée de briser le cœur de la servante, qui s'est avérait être une sorcière. Cette dernière le transforme en vampire et l'enterre vivant pendant deux siècles. A son réveil, il se retrouve dans son manoir familial en compagnie de ses descendants hauts en couleurs.

 

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Se plaçant clairement dans le genre de la comédie noire, Dark Shadows se laisse regarder avec un plaisir certain. Jouant avec les cadrages et les codes du soap opera, Tim Burton semble renouer avec l'humour déjanté et gothique de Beetlejuice ou la folie douce de Mars Attack! Les dialogues et les gags sont souvent bien trouvés et font mouche. Johnny Depp est toujours aussi impliqué dans la peau de ce vampire en total décalage et au cœur brisé et au look s'inspirant clairement du classique Nosferatu, même si son registre commence à tourner en rond. Michelle Pfeiffer rayonne de charisme et vieillit vraiment bien dans le rôle de la matriarche tandis qu'Eva Green est la vraie surprise du film. L'actrice française se mêle naturellement au paysage Burtonien et délivre une performance remarquable.

 

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Visuellement, le film ne déçoit pas que ce soit du côté des costumes riches en détails ou des reconstitutions d'époque qui fourmillent d'objets et de références. La photographie est également très belle et les couleurs pop des personnages dénotent joyeusement avec le beau travail effectué sur les ombres et la lumière, que la musique inspirée de Danny Elfman, en forme, sublime. C'est du côté du scénario qu'il faut chercher les défauts qui a tendance à présenter trop d'intrigues pour n'en finir que la moitié. Ainsi, le personnage de Johnny Lee Miller est éclipsé alors qu'il commençait à devenir intéressant, celui de la ravissante Chloé Moretz aurait gagné à être plus présente, comme celui d'Helena Bonham Carter négligée. Imparfait mais tout de même très plaisant, la farce gothique Dark Shadows est un joli condensé de l'univers de Tim Burton qui retrouve de sa folie douce pour notre plus grand plaisir.

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:01

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Brad Bird, réalisateur issu de l'industrie de l'animation à qui l'on doit des perles du genre telles que Le Géant de Fer et Ratatouille, était un choix audacieux pour mettre en scène le quatrième volet des aventures d'Ethan Hunt. Mais les producteurs, Tom Cruise et J.J Abrams, avaient encore en tête les incroyables scènes d'action des Indestructibles quand ils lui ont confié les rênes de Mission Impossible: Protocole Fantôme. On retrouve le héros dans une très mauvaise posture, l'agence Mission Impossible a été discréditée suite à un complot l'impliquant dans un attentat contre le Kremlin. C'est donc privé de ressources qu'Ethan Hunt se lance dans une quête pour déjouer les nouvelles menaces terroristes et laver l'image de l'agence, mais en compagnie d'une équipe de choc.

 

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Il faut dire que Tom Cruise s'est bien entourée pour cette nouvelle mission: la divine Paula Patton assure la dose de glamour et de sensualité dans écrin de femme fatale, Simon Pegg revient apporter son sens de l'humour qui fait toujours mouche tandis que Jeremy Renner confirme son statut de nouvelle action star hollywoodienne avec une nuance bienvenue. Brad Bird quand à lui, a su apporter son savoir-faire et ses techniques issues de l'animation pour sublimer l'action démentielle du film. Ainsi, la caméra est dynamique, le montage est fluide et percutant, les plans sont minutieusement choisis et chaque détail compte pour construire des scènes de bravoure absolument enivrantes.

 

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À chaque épisode, le héros relève de nouveaux défis plus fous les uns que les autres et dans ce nouvel opus Tom Cruise s'est surpassé. Il escalade en effet les parois de la plus haute tour du monde (Burj Khalifa à Dubaï) le tout filmé par une caméra IMAX qui donne le vertige, et ce n'est pas la seule bonne idée. Une course-poursuite au milieu d'une tempête de sable peut se targuer de proposer de la nouveauté dans le monde du film d'action, même si certains effets numériques dénotent. Les scènes d'infiltration sont également maîtrisées et sont aussi palpitantes grâce à une armada de gadgets (parfois invraisemblables mais ça fait partie des ingrédients incontournables de la série) et un sens de la mise en scène infaillible. Sans oublier la partition de Michael Giacchino; toujours très inspiré et qui s'approprie le thème culte de la série avec une aisance stylée.

 

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Même si ils sont généralement plus développés que dans les précédents volets, les personnages manquent de de profondeur et les dialogues sont parfois légers et manquent de naturel. Les aficionados savoureront les clins d'œil à la série originale et les retours de certains visages connus. En insufflant sa maîtrise de l'action et son style très animé, Brad Bird délivre un film palpitant et efficace aux scènes d'action résolument fun qui ne manque pas de cachet. Si Tom Cruise continue de choisir des auteurs aussi talentueux pour perpétuer la franchise, Mission Impossible n'est pas prête de s'autodétruire, et c 'est tant mieux.

 

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Sortie en salles: 14.12.11

Désormais disponibe en Blu-Ray et DVD

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 10:18

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Les films de danse ne brillent généralement pas par l'originalité de leurs scénarios, ni de l'interprétation de leurs têtes d'affiche, mais se rattrapent souvent par une mise en scène efficace des numéros musicaux. Street Dance 2 3D ne fait pas exception à la règle et propose un divertissement honnête qui n'enthousiasmera guère que les amateurs de danse. Après s'être fait humilié sur la piste par le groupe Invincible dans le précédent opus, Ash part en Europe recruter les meilleurs danseurs du vieux continent pour sa revanche.

 

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Suivant les étapes d'un scénario prévisible, le héros tombe amoureux de la jolie danseuse de salsa, un clash des différentes cultures laisse place à une union qui fera des étincelles et une bonne dose de compétition virile et de corps suintants pendant l'effort. Côté acting, George Sampson reprend son rôle sans transcender l'écran,Tom Conti s'en sort mieux dans la peau de l'oncle de l'héroïne, incarné par Sofia Boutella qui est beaucoup plus à l'aise avec son corps qu'avec son jeu d'acteur. Car de ce côté là, l'ex-danseuse de Madonna assure et offre des prouesses enflammées sur une bande originale mêlant les influences latines et hip-hop très efficace.

 

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Le montage et la mise en scène très clipesques mettent les mouvements et les chorégraphies à l'honneur et le réalisateur ne fait pas dans la demi-mesure concernant les effets de style. La 3D est plutôt inutile et n'offre rien aux séquences déjà pleine d'énergie. Street Dance 2 3D est un pur produit destiné à un public de connaisseurs auquel il manque une certaine ambition et de vrais comédiens en plus de bons danseurs. Ceux et celles qui ont passé un bon moment devant le premier film ne seront pas déçus et c'est bien là l'essentiel en fin de compte.

 

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Sortie en salles: 09.05.2012

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