Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 00:01

AmPie

 

Cela fait presque quinze ans que le jeune héros d' American Pie premier du nom se masturbait dans une tarte aux pommes chaude. Deux suites cinéma et plusieurs produits vidéos médiocres plus tard, Universal décide de déterrer la franchise et de refaire appel à ses acteurs qui ont tous pris un coup de vieux, pour une nouvelle fournée d'humour scato et en dessous de la ceinture. Le problème est que depuis treize ans, les blagues de Stifler et les situations cocasses de Jim ont pris un sacré coup de vieux et se sont fait doubler par des nouveaux pros de l'humour.

 

AmPie2

On retrouve le casting original dans la peau de leurs personnages désormais trentenaires qui se retrouvent à une réunion d'anciens élèves dans leur ville natale. Un week-end durant lequel ils vont confronter leurs problèmes de couple et comment leurs vies ont respectivement évoluées. Passé l'effet de nostalgie qu'apporte la vision du retour de Stifler (et sa mère), Jim, Michelle ou encore Finch, le film tombe à plat. La réalisation est peu inspirée et le scénario recycle des gags éculés et qui sombrent dans la vulgarité pour tenter de faire rire un public devenu bien trop exigeant. Les comédies de Judd Apatow et la bande à Jonah Hill ont depuis repris le flambeau et donné un coup de fouet à la comédie adolescente avec un peps et une énergie autrement plus efficaces.

 

AmPie3

Le casting ressemble à une réunion d'acteurs qui n'ont pas réussi à se sortir de leurs rôles en quinze ans (à part Alyson Hannigan qui jouit d'une certaine popularité grâce à How I Met Your Mother). Jason Biggs nous refait son numéro d'ado frustré, Sean William Scott celui de l'obsédé à l'œil lubrique et Chris Klein a le regard toujours aussi vide. Passés la trentaine, ça ne passe pas aussi facilement qu'au lycée et on est limité embarrassés pour eux. Bref, le film de Jon Hurwitz et Hayden Schlossberg est un faux événement qui tente en vain de ressusciter une franchise depuis longtemps ringarde.

 

2.gif

Actuellement en Salles

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 12:00

cabin-copie-1.jpg

 

Cinq jeunes gens passent un week-end entres amis dans une cabane perdue dans les bois. Au programme: alcool, jeux d'adolescents et sexe jusqu'à ce qu'une bande de zombies rednecks ne viennent les décimer un par un. C'est un scénario qui accumule tous les clichés du genre qui nous est présenté en ouverture de La Cabane dans les Bois, un film d'horreur somme toute classique s'il n'y avait pas Joss Whedon et Drew Goddard derrière la caméra. Le premier, producteur, a contribué avec le second, réalisateur, sur le scénario de ce film qu'il sera très difficile de classifier. Les deux hommes s'amusent avec les codes de l'horreur mais y ajoutent également un twist dès les premières minutes pour en faire un divertissement à la fois drôle, original et aux scènes d'effroi plutôt bien menées. La première partie se plient avec brio au genre avec une mise en scène soignée à défaut d'être originale.

 

Cabin2.jpg

 

Derrière les cris de nos personnages, on découvre qu'ils sont manipulés par des hommes en blouses blanches aux yeux rivés sur des caméras à l'affût de leurs moindres gestes. Incarnés par Richard Jenkins et Bradley Whitford, les deux observateurs ponctuent le film de répliques hilarantes et bourrées de références, et proposent une réflexion sur la télé-réalité et ses limites (qui rappellent du coup Truman Show ou Hunger Games). Côté casting, la jeune distribution se livre à un jeu à la limite de la caricature mais c'est totalement dans le ton. Chris Hemsworth (Thor) est le beau gosse sportif, Jesse Williams l'intello mignon, Anna Hutchison la bimbo écervelée, Fran Kranz le looser stone (il en faut toujours un) et Kristen Connollyl'héroïne un peu prude sur les bords. Efficace et réservant une surprise toutes les cinq minutes, le film change souvent de ton et déjoue les meilleures intuitions.

 

Cabin3.jpg

Si Avengersest actuellement un fantasme ultime de fans de superhéros, la dernière partie de La Cabane dans les Bois est un rêve éveillé pour les amateurs de gore et de fantastique. Sans rien dévoiler de l'intrigue, sachez qu'une longue séquence complètement démentielle vous clouera au siège jusqu'au final. Lorsque la lumière se rallumera dans la salle de cinéma, vous vous regarderez avec votre voisin en vous disant « Mais qu'est-ce qu'on vient de voir? ». Soigneusement écrit et mis en scène, La Cabane dans les Bois est une expérience de cinéma vraiment surprenante et surtout très divertissante qui en déconcertera sûrement quelques uns. Pas pour tous les publics donc.

 

8-copie-1.gifSortie en salles: 02.05.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 00:00

avengersTOP.jpg

 

logoMarvelWeekAprès des années d'attente et cinq films d'exposition ils sont là, les superhéros phares de Marvelse rassemblent enfin sur le grand écran dans un seul et même long-métrage. Réunir cinq franchises était un rêve de fans et un défi colossal parsemé d'embuches qu'a su relever Joss Whedon, réalisateur maudit (plusieurs projets avortés, des flops retentissants...) qui trouve avec les Avengersson salut depuis longtemps mérité. Un véritable tour de force pas parfait mais qui tient toutes ses promesses.

 

000avengers4

Dans Avengers, le machiavélique dieu Loki (Tom Hiddleston) fait appel à une race belliqueuse d'extra-terrestre pour asservir la Terre. Une menace aussi grande requiert ni plus ni moins que l'association des meilleurs superhéros découverts par Nick Fury (Samuel L. Jackson qui peut enfin passer à l'action après ses courts caméos dans les précédents films Marvel) et son agence S.H.I.E.L.D. Iron Man, Hulk, Thor et Captain America sont donc convoqués à rejoindre les rangs de la Veuve Noire et de Hawkeye pour tenter de sauver la planète. Un synopsis de départ plutôt convenu mais totalement dans la tradition des trames de comic books, qui devient grâce à la plume de Whedon un excellent scénario parvenant à donner à chaque personnage son moment de gloire. Tous les héros sont au même niveau, et même si le débit de vannes de Tony Stark (Robert Downey Jr. irrésistible comme d'habitude) est impressionnant et que Hulk tabasse côté action, l'unité est là et l'alchimie fonctionne à merveille, de leurs premières rencontres explosives à leur union au cœur du combat.

 

000avengers3

Les personnages sont très bien développés, continuant leur parcours personnel face aux autres héros. Ainsi, Captain America (Chris Evans) s'adapte tant bien que mal au monde contemporain et s'affirme comme un leader charismatique mais humain tandis que Thor (Chris Hemsworth) est torturé entre son statut de demi-dieu et son attachement au monde des terriens. Dans la pure tradition des héroïnes fortes de Joss Whedon (créateur deBuffy contre les Vampires), Scarlett Johanssongagne en profondeur et en pirouettes percutantes dans la combinaison sexy de La Veuve Noire tandis que Cobie Smulders qui joue l'agent Maria Hill, renforce le quota féminin avec notamment une scène d'ouverture explosive. Mark Ruffalo fait un Bruce Banner plus drôle mais pas moins intense luttant contre « l'autre type » à l'intérieur tandis que Jeremy Renner confirme son aura d'action star dans la peau d'Hawkeye.

 

000Avengers6.jpg

Les dialogues sont également exquis, finement écrits et placés avec un sens du rythme inné, ils amènent un second degrés parfaitement dosé qui donne au film un recul nécessaire à ce genre de blockbuster. Et côté scènes de bravoure, c'est un festival de pyrotechnie et de destructions massives mais qui restent parfaitement lisibles et sacrément bien menées. L'antithèse de l'école Michael Bay en somme, où on se permet même un plan séquence qui envoie du très lourd en présentant chaque héros tour à tour dans le feu de l'action. Une vraie montagne russe qui vous clouera au fauteuil pendant le troisième tiers du film, que seules quelques incrustations ratées viennent saborder. Quel bonheur de voir Captain America dérouiller de l'alien aux côtés de Thor qui en dégomme tout autant avec son marteau, ou encore Hulk défoncer des immeubles et un avion de chasse tandis qu'Iron Man dynamite un vaisseau ennemi. C'est un fantasme de geeks, de lecteurs de comics qui prend vie devant nos yeux.

 

000avengers2

Défi relevé haut la main pour Joss Whedon qui fait d'un événement sans précédent un divertissement de haute volée. Flanqué d'un scénario parfaitement construit, de dialogues efficaces, d'un casting en pleine forme et de scènes d'action comme on en avait pas vu d'aussi maîtrisées depuis des lustres, Avengerss'affirme comme le parfait popcorn movie de la saison, assumé et réussi. Ne boudez pas votre plaisir !

 

9.gif

Sortie en salles: 25.04.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 12:00

Captain-copie-1.jpg

 

logoMarvelWeekLe secret pour rafraîchir le film de superhéros serait-il de la situer dans une période historique? On se le demande après la réussite de X-Men: Le Commencement qui se déroulait dans les années 60, voilà que Captain America – First Avenger s'avère être un réjouissant grand spectacle, et qui se passe au début de la Seconde Guerre Mondiale. Pour les novices, l'histoire raconte comment un gringalet est devenu un héros de guerre en se portant volontaire pour une expérience génétique visant à créer un Super Soldat. Si Captain America reviendra l'année prochaine dans The Avengers qui se déroulera à notre époque, c'est à sa genèse que le film de Joe Johnston se penche et tant mieux.

 

captain2.jpg

 

Car une grande partie du charme du film réside dans la reconstitution fidèle et scrupuleuse des années 40 à travers des décors réels, des costumes sublimes et des looks mêlant rétro et futuriste du plus bel effet (le QG de Red Skull entre autres). Côté effets spéciaux, ça reste discret, le réalisateur de Rocketeer préférant privilégier les techniques artisanales, les vraies cascades et les combats filmés au plus près et l'effet n'en est que plus réussi. Le numérique intervient pour rendre possible l'incroyable métamorphose de Chris Evans, apparaissant squelettique au début du film pour devenir la masse musculaire comme on le connaît. Le comédien est d'ailleurs tout à fait convaincant et réussit à rendre ce personnage patriotique attachant et intéressant. Hayley Atwell parvient à faire de son personnage féminin un véritable second rôle d'action et non une simple potiche qu'on a l'habitude de voir dans les films de superhéros. Tommy Lee Jones est irrésistible dans le rôle d'un général cynique tandis que Dominic Cooper marche avec brio dans les pas de Robert Downey Jr en jouant Howard Stark, le père du futur Iron Man. Dommage que le Red Skull d'Hugo Weaving soit un brin trop caricatural pour vraiment marquer les esprits.

 

captain3.jpg

 

Assumant totalement les origines patriotiques du personnage, le film joue avec humour la carte de l'auto-dérision en faisant débuter la carrière du héros non pas sur le champs de bataille mais sur scène en tant que porte-parole encore plus ridicule que l'Oncle Sam. Si le film prend un peu trop de temps pour démarrer, le rythme se maintient ensuite à une allure effrénée jusqu'au final. Car si tout le monde est excité à l'idée de voir le héros rejoindre Thor, Iron Man et Hulk dansThe Avengers, la fin semble précipitée et dénote violemment avec le reste du film. Mais ne boudons pas notre plaisir, Captain America: First Avenger est l'un des meilleurs blockbusters proposés cette saison, jouissif et joli, c'est une franche réussite.

 

8-copie-1.gif

Précédemment publié le 8 août 2011

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 10:00

ThorHeader.jpg

 

logoMarvelWeekAprès Iron Man et L'Incroyable Hulk, les studios Marvel continuent de porter à l'écran les aventures de leurs héros de papier et de préparer le terrain pour le film qui les réunira tous l'année prochaine (The Avengers). Ce mois-ci, c'est Thor qui débarque dans les salles et c'est à Kenneth Brannagh qu'est revenue la tâche de mettre en scène la genèse de ce superhéros divin peu connu du grand public. Le réalisateur mais aussi acteur britannique est plus habitué des adaptations de Shakespeare que des gros blockbusters estivaux, s'en sort pourtant avec les honneurs. L'univers de Thor n'est pas des plus aisés à adapter: il y a tout un monde divin et une mythologie à mettre en images, des dieux bannis envoyés sur Terre, des géants de glace, un portail arc-en-ciel et des batailles épiques... bref, un sacré programme!

 

Thorbanner1.jpg

 

Si Asgard et le design des costumes que portent les héros mythologiques lorgnent beaucoup trop sur le kitsch et les Power Rangers, il faut avouer que l'introduction de trente minutes remplit parfaitement son rôle. Elle établit l'univers, présente les personnages et les liens qui les unissent de manière tout à fait efficace dans une atmosphère intéressante mêlant la fantasy et la science-fiction. Les scènes d'action sont plutôt bien menées, sans coup d'éclat de génie néanmoins, mais elles se laissent regarder sans déplaisir.Mais si Marvel a embauché Brannagh, c'est bien pour ses connaissances en matières de dramaturgie shakespeariennes et dans ce sens, les relations familiales qui lient Thor, son père Odin et son frère Loki, sont traitées habilement, même si on sent pas mal de coupes au montage. Condenser une mythologie aussi riche et distiller des éléments de The Avengers dans moins de deux heures de métrage passe irrémédiablement par un rythme soutenu et une sensation de trop plein trop vite. Heureusement, malgré un caméo de Jérémy Renner dans la peau d'Hawkeye et une scène post-générique, on n'est pas dans le même bordel qu'était Iron Man 2 qui faisait plus penser à une bande-annonce pour The Avengers qu'à un véritable film.

 

Thorbanner2.jpg

 

Côté casting, l'australien Chris Hermsworth incarne Thor tous muscles dehors, agaçant d'égocentrisme au début, drôle quand il se retrouve dans notre monde (la scène de l'hôpital) et charismatique, l'acteur n'a pas à rougir de sa prestation (même si personnellement, j'aurai préféré Alexander Skarsgård de True Blood dans le rôle). Anthony Hopkins interprète la figure paternelle et le leader des dieux d'Asgard avec brio, tandis que Natalie Portman, toujours aussi charmante, se livre à une performance de commande sans surprises. Celui qui sort du lot est sans aucun doute Tom Hiddleston dans la peau de Loki, le frère ennemi de Thor. La scène où il se confronte à Odin sur ses véritables origines est d'une intensité rare dans ce genre de film. Au final, Marvel réussit à installer un héros complexe avec un savant dosage d'humour et de spectaculaire, même si il manque la folie douce et charismatique d'un Robert Downey Jr pour que ce soit aussi mémorable qu'Iron Man, premier du nom.

 

7-copie-1.gif

 

Précédemment publié le 17 avril 2011

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 16:00

000ironmandeux.jpg

 

logoMarvelWeekFort du succès du premier opus, les studios Marvel ont rapidement lancé la production de la suite des aventures de Tony Stark et de son alter ego tout en armure avec toujours Jon Favreau aux commandes et Robert Downey Jrsous le masque. Mais les studios ont également passé la vitesse supérieure concernant l'établissement de l'univers Marvel avec le film Avengersen tête. Ainsi, Iron Man 2accumule les références et les apparitions, délaissant la base d'un film, c'est à dire son scénario. On retrouve Tony Stark, toujours incarné par l'irrésistible Robert Downey Jr qui prend un plaisir visible à jouer les playboys millionnaires à la vanne facile, qui est cette fois aux prises avec un vieil ennemi de la famille, le russe Ivan Vanko.

 

000ironmandeux2.jpg

Le premier défaut du film est la première partie qui met vraiment beaucoup de temps à démarrer, il faut attendre quasiment une demi heure avant d'avoir une scène de bravoure digne de ce nom (le face à face sur la piste de F1 à Monaco, qui demeure impressionnante). Le scénario ne brille pas par son originalité et recycle des thèmes éculés (la vengeance, le sens des responsabilités...) et est parasité par de trop nombreux caméos et séquences faisant référence aux Avengers: Samuel L. Jacksonen Nick Fury et ses scènes explicatives, la pulpeuse Scarlett Johansson en Veuve Noire qu'on voit trop faire la potiche pour une minute de baston bad ass.

 

000ironmandironmandeux3.jpg
Dans le reste du casting,
Gwyneth Paltrowgagne en profondeur et en importance avec son personnage de Pepper Potts tandis que Don Cheadle remplace avec brio Terrence Howard dans la peau de Rhodey. On retient la jolie performance de Sam Rockwellqui joue le rival de Tony Stark en cabotinant juste ce qu'il faut, tandis qu'on regrette le look ridicule de Mickey Rourke censé incarné le terrifiant vilain Whiplash. Iron Man 2 demeure un honnête blockbuster avec son lot de scènes d'action efficaces mais reste inférieur au premier volet par manque de fun et un scénario trop léger.

 

6.gif

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 10:00

000hulk.jpg

 

logoMarvelWeekAprès un essai décevant de la part d’Ang Lee, les studios Marvel ont décidé de reprendre les affaires du colosse verdâtre en main. Ils ont ainsi décidé de relancer la franchise en confiant les manettes à Louis Leterrier, un français qui a fait ses armes avec la saga du Transporteurchez Besson. Moins porté sur la psychologie que sur l’action pure et dure, ce dernier était donc un choix idéal pour reporter à l’écran l’Incroyable Hulk. Dans ce film, Bruce Banner se cache dans les favelas au Brésil, où il apprend à contrôler son rythme cardiaque (et ainsi les apparitions de son alter ego nerveux). Mais le passé le rattrape quand le général Ross retrouve sa trace et envoie le vil Blonsky et ses hommes à ses trousses. Alors on s’y attendait un peu, mais le traitement des personnages et la direction d’acteur sont vraiment légers.

 

000hulk2.jpg

 

SiEdward Nortonest irréprochable, il n’est pas aidé par des dialogues peu inspirés. Liv Tylerest transparente et fatigue à continuellement parler sur le même ton (Carla Bruni/Liv Tyler même combat). La palme du jeu le plus irritant revient à Tim Blake Nelson dont le personnage de scientifique fou est insupportable, et son surjeu n’aide assurément pas. Reste Tim Rothqui reste excellent en bad guy assoiffé de puissance. Les enjeux et les relations sont vite expédiés au profit du spectaculaire.

 

000hulk3.jpg

De ce côté là, pas de chichis, c’est assez réussi. Si cela reste toujours difficile de reconnaître les traits de Norton derrière l’amas de 3D que représente Hulk, le monstre est convaincant et sa furie est bien rendue, grâce notamment à la caméra virevoltante du réalisateur français. C’est bourrin mais totalement assumé, donc on prend pas mal de plaisir à voir Hulk affronter Abomination en explosant les bagnoles sur leur passage en plein New York. Il y a aussi de bonnes idées éparpillées ci-et-là (la transformation dans la fumée…) mais au delà de ça ? Et bien pas grand chose justement, les séquences entre les scènes d’action tentent de tirer sur la corde des sentiments en vain et le montage est plat et invite rapidement à l’ennui. A noter tout de même à la fin du film, une apparition jouissive de Tony Stark, aliasIron Man (Robert Downey Jr). Au final, le Géant Vert offre un honnête film pop corn dopé aux OGM non sans un léger goût de déception.

 

5.gif

Précédemment publié le 24 juillet 2008

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 10:00

000ironman.jpg

 

logoMarvelWeek.gifVous en avez marre des super héros qui se prennent trop au sérieux comme Spiderman ou de ceux qui sont tout simplement ratés comme les Quatre pas si Fantastiques ? Ca tombe bien, car Iron Mandébarque dans les salles de cinéma. Et c’est une vraie réussite. Moins connu du grand public que ces collègues en collants, ce héros Marvel n’est vraiment pas comme les autres. Tony Stark n’a pas de super pouvoirs, mais il a beaucoup d’argent car il est à la tête d’une gigantesque firme d’armements (pensez Nicolas Cage dans Lord of War). Quand il est capturé en Afghanistan par des terroristes barbus le contraignant à leur fabriquer l’arme ultime, Stark se construit une armure redoutable pour s’échapper.

 

000ironman2.jpg

Confronté à la réalité du payx, il ouvre les yeux par la même occasion sur les méfaits de son commerce. Ce qui fait la différence avec les autres films de super héros, c’est le ton résolument léger et très 2nd degrés dont l’humour fait mouche. Le tout est renforcé par la brillante prestation deRobert Downey Jr, clinquant, sur qui personne n’aurait parié il y a quelques années. Il incarne parfaitement ce personnage haut en couleurs et aux vannes acerbes. Dans son ombre, les seconds rôles ont bien du mal à se démarquer, et ils ne sont pas aidés par le scénario qui les éclipse malgré eux. Gwyneth Paltrow fait de la figuration active tandis queJeff Bridgeset Terrence Howardse défendent plutôt pas mal.

 

000ironman3.jpg

 

Le film aborde même des sujets délicats (mais ne s’aventure pas à les approfondir, n’en demandons pas trop) comme le trafic d’armes au Moyen Orient et ses conséquences sur les civils. La scène où Stark découvre les armes qu’il fabrique pour « préserver la paix » aux mains des terroristes fait rire jaune. Côté effets spéciaux, ça dépote. Les techniciens d’ILM(Star Wars, Jurassic Park& co…) ont fait des merveilles en concoctant un design résolument cool pour le héros de fer. Personne ne restera de marbre devant les scènes où Iron Man s’envole dans les airs tentant de semer deux avions de chasse. On sent que Jon Favreaule réalisateur (vous vous souvenez du copain de Monica dans Friendsqui voulait devenir le Champion d’Ultimate Fighting ? c’est lui !), s’est éclaté avec les moyens qui lui ont été alloués, même si son cinéma ne fait pas dans l’originalité. Mais l’essentiel est qu’Iron Mandélivre un divertissement solide et de qualité : la parfaite ouverture pour la saison des blockbusters de l’été.

8-copie-1.gif

Précédemment publié le 1 mai 2008

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:00

weboughtazoo.jpg

 

Il y a des films dont vous sortez avec le sourire et une irrésistible envie d'aimer. Nouveau Départ (We Bought a Zoo en version originale) fait partie de ceux là. Cameron Crowe n'est pas le plus prolifique des réalisateurs (4 films en onze ans) et si il n'a pas retrouvé la superbe de Presque Célèbre, il livre avec cette adaptation d'une histoire vraie un feel good movie résolument réussi. Le film suit un journaliste qui vient de perdre sa femme suite à un cancer avec ses deux enfants à gérer en plus d'un deuil difficile. Pour tourner la page, ils décident de déménager et par un heureux concours de circonstance s'installe dans un zoo abandonné mais encore peuplé d'animaux et d'une petite équipe de soigneurs. Alors qu'un grand projet de réfection commence, chacun va y apprendre des valeurs de la vie à travers leur aventure.

 

weboughtazoo2.jpg

 

Un scénario à la formule étriquée? Oui un peu, mais le traitement du cinéaste qui met toujours ses personnages au premier plan font de ce film un véritable petit coup de cœur. Matt Damon offre une performance tout en justesse dans le rôle de ce mari à la dérive et ne tombe jamais dans le pathos pour exprimer les sentiments de son personnage: la douleur du deuil, l'amour qu'il porte à sa petite fille, la confrontation avec son adolescent de fils en pleine crise... Notons l'interprétation remarquable de la jeune Maggie Elizabeth Jones qui offre au rôle de la fillette un minois craquant mais également une palette d'émotions impressionnante pour son jeune âge. Scarlett Johansson étonne de sobriété et demeure toujours aussi pulpeuse tandis que Thomas Haden Church rayonne de drôlerie dans la peau du frère dubitatif.

 

weboughtazoo3.jpg

 

Chaque histoire bénéficie d'un temps à l'écran nécessaire pour que le public s'y attache, que ce soit l'amourette attendrissante entre les deux adolescents, le parallèle que le héros établit entre sa vie et celle d'un vieux tigre mourant ou encore des séquences plus légères et humoristiques avec l'inspecteur sanitaire ou l'ours épris de liberté. Seule ombre au tableau, la romance qui s'installe entre Damon et Johansson semble un peu forcée et dénote un peu sur la fin. La musique de Sigur Rós du groupe Jónsi accompagne merveilleusement les belles images du directeur de la photographie Rodrigo Prieto. Dans l'ensemble, le film offre des très belles scènes brillamment amenées et maîtrisées, qui jonglent habilement entre les rires et l'émotion. Vous ne regretterez pas votre ballade dans ce zoo.


8-copie-1.gif

Sortie en salles: 18.04.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:51

0000Battleship

 

Si Hollywood nous a déjà vendu trois films sur des jouets transformables, l'idée d'adapter le jeu de société Touché-Coulé était tout de même encore très cocasse. Et pourtant le réalisateur Peter Berg (Hancock, la série Friday Night Lights) s'est tout de même lancé le défi et a rassemblé un casting de gros bras et ajouté une dose d'extra-terrestres et un scénario d'apocalypse pour livrer Battleship, un blockbuster estival efficace mais vite oubliable. Au large d'Hawaï où la flotte internationale s'est rassemblé pour un festival militaire, une armada de vaisseaux belliqueux venus du ciel menace la Terre d'une invasion violente et destructrice. Trois navires rassemblent leurs forces pour leur tenir tête, avec à leur bord une tripotée de marins prêts à en découdre.

 

000Battleship2

 

Le scénario sent terriblement le réchauffé et la mise en place du récit est laborieuse à coups de dialogues forcés et de clichés éculés (le héros casse-cou, la bimbo blonde à la poitrine prédominante etc...). Mais une fois que la machine de guerre est lancée, la mise en scène nerveuse de Peter Berg tient toutes ses promesses de destructions massives et de feux d'artifices d'explosions. De ce côté là, il rivalise avec les délires de Michael Bay et de Roland Emmerich et nous en en met plein les yeux. Si on met de côté la séquence patriotique avec les vétérans qui frôle le ridicule, le film se targue d'un sens de l'auto-dérision bienvenue dans un genre qui se prend souvent trop au sérieux, qui passe par le jeu de son casting en grande forme.

 

000Battleship3

 

Taylor Kitsch (John Carter) fait une tête brulée des plus charismatiques et parvient sans peine à porter les scènes de bravoures sur ses épaules musclées, face à son grand frère ainé incarné par le toujours aussi sexy Alexander Skarsgård (True Blood, Straw Dogs). La sulfureuse chanteuse Rihanna fait ses débuts d'actrices dans un rôle pas très exigeant qu'elle assume plutôt bien tandis que Liam Neeson bénéficie d'une apparition plutôt anecdotique. Blockbuster bourrin, bête et grandiose s'assumant comme tel avec un second degré plaisant , Battleship est un popcorn movie redoutable d'efficacité mais qui ne marquera pas le paysage de son empreinte. Touché mais pas coulé !

 

7-copie-1.gif

Actuellement en salles

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article