Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:19

RoiLion.jpg

 

Cela fait déjà dix sept ans que je foulais la grande salle du Grand Rex pour découvrir Le Roi Lion, précédé d'un spectacle féérique. L'un de mes premiers souvenirs de cinéma qui demeure à ce jour l'un des plus marquants. Pour fêter la ressortie du film en Blu-Ray le 24 août prochain, Disney avait organisé une projection exceptionnelle du film en 3D, l'occasion pour moi et quelques privilégiés de découvrir à nouveau ce film, apothéose du deuxième âge d'or de Disney, sur grand écran. Dès l'ouverture, on est à nouveau plongé dans les couleurs chaudes de l'Afrique, parfaitement rendues à l'écran par les artistes du studio. On frissonne dès que Lebo M entonne sa chanson alors que le soleil se lève sur la savane et que les animaux commence leur procession vers le Rocher des Lions.

 

RoiLion2.jpg

 

Chaque plan est un régal pour les yeux tant l'animation est soignée, fluide et belle, à l'apogée de son art. La force du film n'a pas perdu de son intensité au fil des années. La scène de la débandade, où l'image de synthèse est utilisée à bon escient, est un exemple parfait d'une scène de cinéma parfaitement maîtrisée. L'animation, la musique, le montage, tous les éléments sont en parfaite harmonie et le climax atteint son but sans problèmes. Comment ne pas verser une larme quand Simba tente de réveiller son père, ou commencer à fredonner les chansons d'Elton John et Lebo M ? Des mélodies qui sont depuis rentrées dans la culture populaire à l'instar d'Hakuna Matata ou encore L'Amour Brille Sous les Étoiles.

 

RoiLion3.jpg

 

Le revoir aujourd'hui permet aussi de se rendre compte de l'admirable travail d'adaptation pour offrir une relecture abordable et originale d'Hamlet, de l'écriture du scénario qui ne néglige aucune minute pour développer l'intrigue et ses personnages ou encore des thèmes abordés tels que le deuil et les responsabilités, qui touchent obligatoirement d'une façon ou d'une autre les spectateurs. Si la 3D n'apporte réellement pas grand chose, le seul fait de revoir ce grand classique au cinéma était un moment de bonheur régressif. Un film historique pour les studios Disney et l'industrie du cinéma en général.

 

10.gif

Le 24 août 2011 en Blu-Ray, Blu-Ray 3D et DVD Disney.

Le 11 avril 2012 en 3D dans les salles équipées.

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:15

0000RAID.jpg

 

Par notre Guest Critic Masao: Prenez des scènes de gunfight à la John Woo, ajoutez-y des combats d'arts martiaux à la Tsui Hark et saupoudrez d'une pincée d'humour à la Tarantinoet vous obtiendrez The Raid. Derrière son titre et son scénario ultra convenu se cache une véritable perle dont le mot d'ordre est fan service. Aux commandes, Gareth Evans, réalisateur britannique qui s'était déjà fait remarquer avec Merantau et qui a pour spécialité les films d'action avec des acteurs indonésiens. L'histoire tient sur un timbre poste : un commando de police est envoyé prendre d'assaut un immeuble au coeur des quartiers pauvres de Jakarta pour en extraire un baron de la drogue. Mais celui-ci, au courant de leur arrivée, verrouille sur eux un piège mortel. Coincés dans cette forteresse, face à des fous furieux (dans tous les sens du terme), les policiers vont lutter pour leur survie à chaque étage.

 

000RAID2.jpg


Ce scénario digne d'un jeu vidéo pourrait nous faire craindre un simple film d'action comme on en a déjà vu mille fois. Et pourtant, dès les premières minutes, The Raid annonce la couleur avec la scène du marteau et des balles dans le tiroir. Vous êtes face à un film qui ne se prend pas au sérieux, à l'humour décalé et à la noirceur sans fin. La réalisation est magistrale. Chaque plan de caméra est minutieusement choisi et la photographie est d'excellente facture. Le film nous surprend à chaque combat en inventant des tours de force et des cascades jamais vues auparavant. Les musiques ne sont pas en reste avec des compositions dignes de Juno Reactor, Rob Douganou Prodigy. Mais outre les musiques, la bande son d'une manière générale est superbe et provoque l'empathie du spectateur en lui donnant presque l'impression de prendre les coups à la place des personnages. La violence est omniprésente, clairement assumée et on sent que le réalisateur était totalement libre. L'intention est clairement de rendre hommage aux meilleurs films du genre. On retrouve notamment l'esprit « montée d'une tour » et combats à chaque étage cher aux films de Bruce Leeou encore le combat final interminable contre un boss infatigable qu'affectionne Tsui Hark.


000RAID3.jpg


Si on devait trouver un défaut au film qui n'est pas réellement dû à un problème de conception, ce serait que les scènes d'action sont si intenses et font tellement monter l'adrénaline qu'on s'ennuie assez rapidement lors des scènes de dialogues, trop impatients que ça reparte. Coté jeu d'acteur, c'est assez médiocre et sur-joué la plupart du temps, mais n'est ce pas volontaire ? Gareth Evansle dit lui-même avant que le film ne démarre : « don't take this movie too seriously ». Mention spéciale cela dit à Iko Uwaisqui rejoint le panthéon des dieux du combat aux cotés de Bruce Lee, Jet Liet Tony Jaa. En somme, une véritable claque qui mine de rien, fait du bien. Le tonnerre d'applaudissement qui envahissait la salle à la fin de chaque scène d'action en dit long, très long...

 

9.gif

Sortie en salles: 20.06.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 14:35

000MUP1.jpg

 

L'apogée du Muppet Show semblait bien loin, la franchise connaissait un réel passage à vide après la mort de Jim Henson et les téléfilms réalisés à cette période n'avais pas le charme des débuts. Heureusement pour nos amis, les studios Disney et le comédien Jason Segel, fan de la première heure, se sont lancé le défi de relancer la carrière de Kermit et compagnie. Avec Les Muppets: Le Retour et le succès du film outre-Atlantique, on parle déjà d'un retour de l'émission télévisée et d'une suite, et vu la qualité du film c'est amplement mérité!

 

00Muppets2

 

L'acteur révélé par la série How I Met Your Mother s'est attelé à l'écriture du scénario avec l'aide de Nicholas Stoller et a su conservé l'esprit des Muppets intact tout en y insufflant la dose idéale de modernité et en jouant sur la corde nostalgique avec brio. Assumant pleinement la perte de notoriété des marionnettes, le film prend le parti d'en jouer et présente la bande des Muppets disséminée aux quatre coins de la planète après que leur succès n'ait décliné. Un jour, un de leurs plus grands fans, Walter, leur apprend que le légendaire Muppets Studio était menacé de destruction par un homme d'affaire véreux. A l'aide de leurs amis humains, Gary et Mary, ils vont réunir la troupe et monter un grand spectacle pour sauver leur théâtre et leurs studios.

 

000Mippetes4.jpg

 

La trame est des plus classiques mais est parfaitement menée et a l'avantage de laisser libre court à la folie de ces personnages qui ont besoin de place et de temps pour s'exprimer. On retrouve cette galerie de personnalités avec un plaisir non dissimulé: on rit aux blagues qui tombent à l'eau de Fozzie, aux crises de rage d'Animal, à l'irrésistible comportement de diva de Miss Piggy, aux tours ratés de Gonzo... Mais le film aborde brillamment le côté émotionnel et nostalgique à l'instar des émouvantes scènes de retrouvailles entres Kermit et Fozzie ou les dialogues étonnamment touchantes avec Piggy.

 

00Muppets3

 

Ajoutez à cela des numéros musicaux entraînants à la bonne humeur contagieuse dont les chansons ont été écrites par Bret McKenzie (de la série Flight of the Conchords). Côté humains, Jason Segel etAmy Adams font de parfaits compagnons aux Muppets, livrant un jeu mêlant naïveté enfantine et énergie communicative. Chris Cooper (vu dans la trilogie de Jason Bourne) cabotine dans le rôle du méchant de service et ça passe. Côté caméos, il y a de quoi se régaler avec Jack Black, Jim Parsons (oui, Sheldon de The Big Bang Theory), Emily Blunt et d'autres encore dont je vous laisse la surprise. Au final, le film est une franche réussite qui relance avec talent la franchise des Muppets trop longtemps oubliée ou malmenée. Un condensé de bonne humeur, d'émotions et de nostalgie dans lequel on retrouve les Muppets tels que dans nos souvenirs.

 

9.gif

Les Muppets : Le Retour n'a pas eu les honneurs d'une sortie en salles en France (et c'est assez incompréhensible) mais sera disponible en Blu-ray et DVD le 2 mai 2012. Jetez-vous dessus, c'est un ordre !

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 22:22

000wrath.jpg

 

Personne ne les attendait et pourtant Persée et ses créatures mythologiques sont de retour. Après le Clash, le héros incarné par Sam Worthington affrontent désormais La Colère des Titans sous la direction de Jonathan Liebesman (responsable du récent World Invasion: Battle Los Angeles). La formule n'a pas changé depuis le premier opus puisqu'après le Kraken, le film s'approprie d'autres monstres de la mythologie grecque et romaine dans un blockbuster bourrin, sans finesse et sans saveur. Le charme des effets spéciaux de Ray Harryhausen de l'originale dont s'inspire cette nouvelle franchise est bien éloignée, le numérique a pris le pas sur l'animation image par image mais pour un résultat pas forcement meilleur.

 

000wrath2.jpg

 

Le design des créatures et de l'imagerie mythologique de l'ensemble lorgne plus du côté des jeux vidéos (God of War) et des films de monstres peu ragoûtants que de la classe que pourraient inspirer les Dieux de l'Olympe. Ainsi, avec toujours une liberté à la limite du blasphème, Persée affronte cette fois une chimère qui dégueule des flammes, des cyclopes au bide plein de bières et le Minotaure et bien sûr le Titan du titre, l'impressionnant Kronos. A sa décharge, le film peut se targuer de scènes d'action plutôt efficaces et d'une 3D meilleure que le précédent volet. Côté casting, Sam Worthington s'affuble d'une nouvelle coupe plus raccord mais pas moins ridicule et prouve qu'il est le nouvel action man d'Hollywood.

 

000wrath3.jpg

 

A ses côtés, la nouvelles venue Rosamund Pyke fait moins potiche que Gemma Arterton mais manque cruellement de charisme, autant que Toby Kebbell qui joue le fils de Poseidon. On se demande encore ce que sont venus faire Liam Neeson, Bill Nighy et Ralph Fiennes dans cette farce, où il cabotinent dans les rôles respectifs de Zeus, Héphaïstos et Hadès. Est-il nécessaire d'évoquer le scénario banal au possible qui reprend la trame du premier et les dialogues qui quand ils ne sont pas beuglés sont horriblement insipides ? Au final, on se retrouve sans surprise devant un pur produit mercantile dont les inspirations mythologiques ne sont qu'une excuse culturelle pour balancer au public un blockbuster bourrin et laid. On a vu les Dieux plus inspirés !

 

3.gif

Actuellement en salles

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:56

marylin.jpg

 

Marilyn Monroe est sans doute l'une des icônes les plus célèbres de l'industrie du cinéma et il est étonnant qu'avec la folie des biopics qui s'est emparée d'Hollywood qu'on ne lui en ait déjà pas consacré un. Cette semaine, l'erreur est réparée ou presque puisque c'est sous les traits de Michelle Williams qu'elle prend vie dans My Week with Marilyn. Cependant, le film de Simon Curtis ne prend pas le parti d'un biopic exhaustif et se focalise sur une semaine de la vie de l'actrice. A travers les yeux de Colin Clark, jeune assistant du réalisateur devenu documentaliste et qui a depuis raconté ses mémoires dans The Prince, The Showgirl & Me (dont est adapté le film), le spectateur assiste au tournage de Le Prince et la Danseuse ainsi qu'aux moments privilégiés qu'il a vécu en compagnie de l'actrice.

 

Marylin2.jpg

 

Le concept peut décevoir tant Marilyn Monroe méritait un grand biopic couvrant une période plus grande de sa riche vie, mais My Week with Marilyn n'est pas exempt de qualité. Visuellement, la reproduction d'époque est de bonne facture: de la photographie soignée aux costumes et décors fidèles en passant par la bande originale entraînante et jazzy. Il offre également une incursion intéressante dans les coulisses d'un film de l'âge d'or hollywoodien: les caprices de stars, les pontes des studios envahissants et les histoires entre les prises. Le jeune Eddie Redmayne est convaincant dans le rôle principal tandis que Kenneth Brannagh brille dans son interprétation de Sir Laurence Olivier, acteur vieillissant et réalisateur exigeant.

 

Marylin3.jpg

 

Rayonnante, Michelle Williams incarne l'icône avec une justesse remarquable. Ne tombant pas dans le piège du mimétisme, elle a su capté les expressions et la personnalité de Marilyn Monroe de façon remarquable. Sa prestation éclipse les seconds rôles qui sont pourtant loin de démériter (Judi Dench, Emma Watson, Julia Ormond...). Le principal défaut du film réside peut-être dans son choix de vouloir aborder qu'un petit moment d'une carrière et d'une vie exceptionnelle. Le rythme un tantinet longuet et sa mise en scène très sobre confère au long-métrage des allures de téléfilm. Au final, My Week with Marilyn se suit dans déplaisir mais on ne peut s'empêcher de penser qu'une telle icône mériterait plus de prestige et de scandale. Tout ceci est bien trop propret et anecdotique.

 

7-copie-1.gif

Sortie en salles: 04.04.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 16:42

000hungergames.jpg

 

Adapté d'une saga littéraire à succès et nouvelle coqueluche du public adolescent, Hunger Games se dévoile enfin sur le grand écran. Pour les néophytes comme moi, une petite présentation s'impose: Dans un monde futuriste et totalitaire, la société divisée en douze districts se passionnent pour les Hunger Games, les Jeux de la Faim. Dans cette compétition filmée, un garçon et une fille de chaque district s'affrontent dans une chasse à l'homme jusqu'à la mort. L'héroïne Katniss, issue du quartier le plus pauvre et très habile au tir à l'arc, se porte volontaire pour remplacer sa petite sœur désignée.

 

000hungergames2.jpg

 

Taclant les thèmes intéressants du livre, des limites de la télé-réalité au conformisme en passant par le dictat de l'apparence, le film a le mérite de proposer un réel contenu et se suit sans trop de déplaisir. Surtout que la distribution est plutôt réussie. Controversé lors de l'annonce de son casting pour le rôle principale, Jennifer Lawrence porte le film sur ses épaules en faisant preuve d'un charisme fou et en donnant à son personnage des nuances et une crédibilités nécessaires. A ses côtés, Josh Hutcherson confirme son aura de nouveau jeune premier d'Hollywood alors que Liam Hermsworth n'a guère à faire à part être beau. Les seconds rôles de prestige (Woody Harelsson, Lenny Kravitz, Elizabeth Banks et Stanley Tucci) sont convaincants malgré le ridicule de leurs costumes et coiffures d'un goût réellement douteux.

 

000hungergames3.jpg

 

Le scénario s'en sort honorablement et installe l'univers et les personnages de manière plutôt efficace mais le réalisateur Gary Ross a du mal à maîtriser son rythme, ce qui résulte en plusieurs scènes en trop et des longueurs agaçantes. Sa caméra n'est pas posée et a tendance à trembler même dans les scènes de dialogue et ça devient vite agaçant. Quand au scènes de bravoure, elles sont à quelques exceptions près, dénués d'intensité et de tensions. On n'a pas le temps de s'identifier et de se mettre dans la peau des jeunes héros et la mort de ceux-ci ne nous touchent guère. Premier volet d'une trilogie annoncée, Hunger Games laisse un peu sur sa faim pour ceux qui comme moi attendaient un peu plus de punch dans la mise en scène et dans la critique sociale. Qualitativement cependant, ça mérite beaucoup plus de rencontrer le succès que les romances vides de Twilight.

 

6.gif

Actuellement en salles

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:00

WomaninBlack.jpg

 

La Dame en Noir est un double événement. Premièrement c'est le retour des mythiques studios de la Hammer qui a fait les beaux jours d'Universal en créant une célèbre galerie de monstres, de Dracula à Frankeinstein en passant par La Créature des Marais. Et puis le film signe aussi le premier rôle adulte de Daniel Radcliffe après la sortie de la franchise Harry Potter, l'occasion de voir comment le jeune comédien amorce ce nouveau virage de sa carrière. Et franchement, c'est plutôt réussi. L'histoire suit Arthur Kipps, jeune notaire et veuf avec un jeune fils dont la mort de sa femme le ronge depuis des années. Pour garder son emploi, il accepte de se rendre dans un village éloigné et pas très accueillant pour traiter les affaires de la propriétaire d'un lugubre manoir, décédée récemment. Là, il est le témoin de l'apparition d'un esprit malsain et d'une étrange malédiction qui pousse les enfants à la mort.

 

WomaninBlack2.jpg

 

Loin de l'horreur actuel qui repose souvent sur de la surenchère de gore qui ravit le public, La Dame en Noir revient aux codes du film d'épouvante à l'ancienne et le fait avec brio. Le réalisateur James Watkins (Eden Lake) effectue un travail remarquable pour établir une atmosphère inquiétante avec un jeu d'ombres et de faibles lumières qui crée un sentiment perturbant à l'image. Le décor est soigné et regorge de jouets glauques qui renforcent l'ambiance malsaine de la maison. L'usage des jump scares (procédé visant à faire sursauter le public) pourrait sembler un peu kitsch mais rentre totalement dans le thème d'un film d'horreur old school et c'est plutôt bien maîtrisé. Les plans regorge de petits détails et d'indices (des ombres qui bougent, des reflets discrets dans les miroirs) qui indiquent qu'une force invisible est tapie dans l'ombre.

 

WomaninBlacK3.jpg

 

Même si le rôle requérait un acteur plus âgé et avec plus de vécu, Daniel Radcliffe s'en sort vraiment avec les honneurs. Malgré sa relative jeunesse, il a su apporté la dose nécessaire de maturité et possède un charisme assez remarquable pour porter le film sur ses épaules (il est à l'écran durant la majorité du film). Le scénario, signé Jane Goodman (X-Men: Le Commencement, Kick-Ass), offre une belle mythologie à cette Dame en Noir avec une structure et un rythme bien construits dont on regrette juste la fin qui finit sur une note positive alors que le ton du film était résolument ancré dans le désespoir. Dans l'ensemble, le film est un vibrant hommage à l'âge d'or des studios de la Hammer tout en les rendant à nouveau modernes en renouvelant avec respect les codes du genre.

 

8-copie-1.gif

Sortie en salles: 14.03.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 00:01

ProjetX.jpg

 

Produit par Todd Phillips (Very Bad Trip) et réalisé par Nima Nourizadeh, ce film utilise le concept des found footages utilisé récemment par Chronicle et Devil Inside dans des genres différents, en l'appliquant cette fois-ci au film pour adolescents en rut. C'est ainsi que nous suivons trois losers lycéens bien décidés à devenir populaires et surtout à perdre leur virginité en organisant la plus grosse fête qui soit. Ils décident d'en filmer tous les préparatifs et c'est ainsi que nous assistons à leur Projet X. Le premier quart d'heure montre le groupe en pleine organisation, rameutant le maximum de personnes grâce aux réseaux sociaux et rassurant les parents qui n'ont pas idée de ce qui va advenir de leur maison.

 

000ProjetX.jpg

 

Et la fête commence... On retrouve tous les clichés du genre, des ados en train de se murger avec des litres d'alcool dans les fameux gobelets rouge aux jolies filles qui se dévêtissent rapidement, en passant par la visite obligatoire de la police et la destruction de la maison de l'hôte. Mais dans Projet X, la démesure est le mot d'ordre et les compères vont devoir affronter un dealer pyromane, un voisin violent et d'autres surprises. Les situations sont cocasses et font sourire voire rire mais le concept de la caméra subjective est vite fatiguant, et on se demande bien l'intérêt d'un tel film au final.

 

000ProjetX2.jpg

 

La morale est douteuse (bourrez-vous la face et retournez votre quartier pour être populaires, quitte à écoper de quelques années de prison) et c'est aussitôt oublié dès le générique passé. Il n'en reste que la bande originale efficace et le jeu des trois jeunes comédiens (Miles Teller, Martin Klebba, Eddie Hassell) plutôt rafraichissants. Un mix d'American Pie et Cloverfield divertissant mais sans intérêt. Message aux producteurs: des vidéos de mes soirées pendant mon année en Floride sont disponibles pour une suite si vous le souhaitez.

 

5.gif

Sortie en salles: 14.03.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:01

000JohnCarter

 

Artiste talentueux des studios Pixar où il a officié sur Le Monde de Nemo et WALL•E en tant que réalisateur, Andrew Stanton laisse l'animation pour les prises de vue réelles en s'attaquant à un défi colossal: adapter la saga littéraire de science-fiction qui a inspiré les plus grands cinéaste du genre depuis des dizaines d'années. La Princesse de Mars, écrit par Edgar Rice Burroughs, a en effet posé les bases de la science-fiction moderne et George Lucas, James Cameron ou encore Ridley Scott ont tous puisé dans cette œuvre pour bâtir leurs propres univers. Le défi pour Stanton n'en est que plus laborieux, proposer avec John Carter un film à la fois fidèle mais qui ne passe pas également pour une copie de ce qui s'est déjà fait à l'écran. Mission accomplie.

 

000JohnCarter2

 

On sent tout de suite la passion du réalisateur pour son sujet. Le soin accordé aux détails qui font vivre un univers est méticuleux et la genèse du personnage est bien amenée et loin d'être bâclée. On découvre donc John Carter, vétéran et veuf de la Guerre Civile américaine qui se refuge dans une caverne lorsque son convoi est attaqué par des indiens. Après une rencontre du troisième type, il est transporté sur Barsoom, plus connue des terriens sous le nom de Mars. Là, il porte secours à une Princesse en détresse et s'immisce dans un conflit entre les villes humanoïdes de Zodanga et Helium, et les Tharks: une race d'énormes créatures verdâtres à deux paires de bras.

 

000JohnCarter3

Si le scénario tacle des thèmes familiers, il faut tout de même souligner l'effort pour donner de la profondeur aux personnages et au récit en partant d'une œuvre originale vieille de plus de cent ans. C'est classique dans le bon sens du terme à défaut de révolutionner le genre. Taylor Kitsch porte le film sur ses épaules musclées et possède le charisme, le physique et l'humour nécessaires à un tel héros. Lynn Collins incarne la princesse rebelle Dejah avec un peu moins de présence mais avec un physique à se damner. Les seconds rôles humains (Ciaran Hinds, James Purefoy et Polly Walker) sont par contre négligés tandis que Mark Strong continue de jouer au méchant. Les Tharks, créatures incarnées grâce à la magie de la performance capture par Thomas Haden Church et Willem Defoe, rivalisent de réalisme avec les N'avis de James Cameron.

 

000JohnCarter4

John Carter offre aussi de superbes moments de bravoure parfaitement maîtrisée, à l'image du combat dans l'arène avec les deux grands singes blancs. La scène où le héros combat une armée de martiens, entrecoupée de séquences en flashbacks de sa famille disparue, témoigne de la virtuosité du réalisateur et offre une dose d'émotion étonnante pour une séquence d'action. Les décors sont visuellement splendides, offrant des paysages arides et ruines exotiques fidèles aux descriptions du roman. Malgré la durée assez conséquente du film, on sent qu'il aurait fallu plus de temps pour installer un univers aussi riche, le scénario emprunte pas mal de raccourcis et la relation entre Carter le princesse en prend un coup niveau crédibilité. Mais au final, John Carter est un spectacle au charme nostalgique et marqué par une mise en scène moderne. Un blockbuster qui a du cœur et dont on souhaite le succès, car on retournerait volontiers sur Barsoom.

 

8-copie-1.gif

Sortie en salles: 07.03.2012

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:52

ghostrider.jpg

 

La première tentative d'adaptation de ce comic book à l'anti-héros atypique était un échec artistique et publique. Malgré tout, on nourrissait quelques espoirs quand le projet d'une suite est naît entre les mains du duo de réalisateurs Mark Neveldine etBrian Taylor. Les cinéastes derrière Hyper Tension étaient des choix très appropriés pouvant insuffler la verve et la folie nécessaire pour relancer la franchise du Ghost Rider. Hélas, le fun de leurs précédents films semblent avoir manqué à l'appel en dépit des grimaces et de la performance complètement WTF de Nicolas Cage.

 

ghostridezr2.jpg

Un prologue animé plutôt bien foutu nous rappelle la genèse du personnage: un cascadeur casse-cou vend son âme au Diable pour sauver la vie de son père. Depuis son pacte avec Satan, il est condamné à vivre avec les manifestations de son alter-ego diabolique: un motard vengeur au crâne enflammé se nourrissant de la peur de ces victimes. La caméra nerveuse du duo Neveldine/Taylor n'est vraiment pas adapté à la 3D et la scène d'ouverture en devient à la limite du regardable. Des bonnes trouvailles de mise en scène parsèment le film à travers les scènes d'action et les apparitions impressionnantes, mais bien trop rares du Rider.

 

ghostridezr3.jpg

 

Paradoxalement, le héros dans cet opus cherche à tout prix à se libérer du démon qui l'habite alors que le public en redemande. Du coup, on se retrouve devant d'interminables scènes de dialogues mal jouées, un rythme inégal et des costumes et des looks assez ridicules en espérant que la prochaine scène d'action arrive vite. Mention tout de même à Nicolas Cage, plus dingue que jamais, et à l'accent français pas crédible du charismatique Idris Elba. Et on notera l'apparition de Christophe Lambert en moine allumé dont la carrière américaine se résume à porter des toges (souvenez-vous Mortal Kombat). Ghost Rider est le héros parfait pour un film d'action bourrin et barré, second degré et assumé. Ce sera pour une prochaine fois !

 

3.gif

Actuellement en salles

Repost 0
Published by Kinoo - dans Critique
commenter cet article