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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:55

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Porté par un buzz très enjoué qui annonçait le renouveau du film du superhéros et un grand succès au box-office américain lors de sa sortie, le film de Josh Tank avait des promesses à tenir. L'histoire suit trois lycéens qui se découvrent des pouvoirs de télékinésie après avoir découvert et être entré en contact avec un mystérieux minéral bleu lors d'une soirée arrosée. Chacun appréhende ce nouveau talent à leur manière mais Andrew, le geek persécuté du bahut, y trouve son salut et devient dangereusement incontrôlable.

 

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Le concept du film capturé par la caméra des personnages est loin d'être originale, Cloverfield et compagnie sont déjà passés par là et avec plus de talent. Dès le départ, la justification de ce choix es douteux (« Je veux tout filmer! ») et le manque de cohérence visuelle devient vite fatiguant. De plus, le concept n'est pas assumé tout le temps, sur certaines scènes de la musique accompagne l'action censée être filmée caméra à l'épaule (qui la joue?) et les manipulations scénaristiques pour justifier le concept sont poussives (la copine blogueuse, le méchant qui dans la scène finale fait s'envoler les téléphones et appareils des touristes...).

 

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Le scénario tacle des thèmes éculés du genre des superhéros (responsabilité, problèmes d'adolescents...) mais offre tout de même des scènes intéressantes, notamment dans le traitement des relations entre les héros. Ces derniers manquent d'ailleurs cruellement de charisme pour que l'on s'identifient à eux: Dane Deehan qui incarne le rôle principal a un regard vide et inexpressif et les scènes où il éclate de rage sont conséquemment loin d'être convaincantes. Seul Alex Russell (Matt) tire son épingle du jeu avec une palette d'expressions plus large. Loin du renouveau annoncé, Chronicle prouve qu'un concept ne fait pas un film satisfaisant, au mieux un gadget divertissant.

 

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Sortie en salles: 22.02.2012

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 09:56

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Après Mi$e à Prix etL'Agence Tous Risques, le réalisateur Joe Carnahan a déjà prouvé qu'il savait nous en mettre plein la vue côté action, même si la subtilité n'est pas son fort. Cette année, il nous revient avec un survival intense et redoutable d'intensité. Le Territoire des Loups suit un groupe d'ouvriers envoyé en Alaska et dont l'avion s'écrase en plein désert blanc. Mené par le chasseur John Ottway, les survivants du crash vont devoir affronter un climat polaire et hostile et tenter d'échapper à une meute de féroces canidés.

 

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Le spectateur est rapidement happé par cette course contre la mort où le danger peut surgir à tout moment. La caméra est vibrante, sembler trembler de froid et de peur comme ceux qu'elle filme. La mise en scène est brillante et offre des séquences qui vous scotcheront au fauteuil (le crash de l'avion est particulièrement prenant, les apparitions des loups sont puissantes caressant par moment le gore...). L'usage des jump scares est redoutablement efficace, apparaissant aux moments les plus inattendus, ils relancent le rythme et la course avec brio. L'effet est 100% maîtrisé. Les loups sont particulièrement convaincants, fruits d'un mélange d'animatroniques, de véritables animaux et d'effets numériques. Quand au scénario, il ménage un rythme haletant et alterne les scènes de bravoure et les dialogues avec une justesse idéale.

 

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Liam Neeson est impeccable dans le rôle de ce trappeur moderne, endurci par un passé que l'on devine douloureux (les flashbacks subtils sont très bien amenés) et il distille des notes d'intense blessures secrètes à son image de dur à cuir qui le suit depuis Taken. Crédible et charismatique, on le suit sans sourciller même si celui-ci est en proie à ses peurs et au doute malgré ses connaissances en matière de survie. Autour de ce monstre de cinéma, les seconds rôles (Joe Anderson, Frank Grillo, Dermot Mulroney...) existent tout de même, en dépit d'un léger manque de développement, ils offrent des performances justes et convaincantes. Le Territoire des Loups est un survival diablement efficace, porté par une performance suprême de Liam Neeson, qui vous collera au siège jusqu'à la fin du générique. Et pour peu que le chauffage de votre salle de cinéma soit en panne (comme ce fut le cas lors de la projection), vous serez encore plus en immersion.

 

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Sortie en salles: 29.02.2012

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:41

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Ce classique Disney avait marqué avec La Petite Sirène, Aladdin et Le Roi Lion le second âge d'or des studios de la souris en enchantant le public et la critique. Pour moi, c'est l'un de mes premiers souvenirs de cinéma en salles et l'une des plus belles histoires d'amour portées sur grand écran. L'histoire, déjà adaptée par Jean Cocteau, est connue de tous: Belle, jolie villageoise courtisée par un bellâtre sans cervelle, accepte pour sauver son père de prendre sa place de prisonnier dans le Château de la Bête, créature hideuse victime d'une malédiction. Malgré ses apparences, elle apprendra à l'aimer et rompra ainsi le charme.

 

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Les réalisateurs Gary Trousdale et Kirk Wise ont eu la grande idée d'insuffler au film une grande dose de comédie musicale à la Broadway en faisant appel à un duo de compositeurs talentueux, Howard Ashman et Alan Menken. Ainsi, l'histoire avance de manière fluide et agréable au rythme des chansons et des numéros musicaux devenus des classiques (Belle, C'est la Fête, La Belle & la Bête...). L'animation est grandiose et la direction artistique est colorée et soignée, lorgnant vers l'hommage à l'œuvre de Cocteau et les inspirations romantiques. Au niveau technologique, le film marque l'une des premières utilisations de l'ordinateur dans l'animation en mélangeant les personnages animés de manière traditionnelle avec des décors numériques. La magnifique scène du bal reste était à l'époque une révolution et demeure aujourd'hui une scène magique.

 

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La galerie de personnages est irrésistible, à commencer par Belle, une héroïne jolie, cultivée et débrouillarde loin de la niaiserie historique Disney. La Bête et son passé sont étonnamment développés et son regard est intense. Les seconds rôles ne se contentent pas d'être des sidekicks destinés à faire rire le public mais possèdent également des enjeux dans l'histoire: les objets animés du Château, de Lumière le chandelier au charme français à la théière au flegme britannique (et doublée par Angela Lansburry en V.O). La Belle & la Bête est un parfait mélange de romance, d'humour, de musique, d'innovation et d'émerveillement. Ils sont rares les films d'animation qui ont su touché le cœur non seulement des enfants mais aussi à parler à l'enfant qui sommeille en chaque adulte (surtout à l'époque pré-Pixar), mais ce classique y est parvenu, devenant même le premier du genre animé à décrocher une nomination à l'Oscar du Meilleur Film en 1991.

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 00:30

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Après le tonitruant Terminator Renaissance, McG s'assagit mais pas trop avec Target (This Means War en V.O), une comédie romantique et d'action sympathique dont la principale qualité réside dans ses comédiens. Tom Hardy (Warrior, Inception) et Chirs Pine (Star Trek) forment un duo d'espions de choc sur le terrain, l'un a le charme et le bagou d'un James Bond tandis que l'autre lorgne plus du côté de la brutalité virile d'un Jason Bourne bien burné. Mais quand les deux jettent leur dévolu sur la même femme, incarnée par la toujours ravissante Reese Witherspoone, ça fait évidemment des étincelles.

 

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Les partenaires deviennent rivaux et se livrent à une guerre sans pitié où tous les coups sont permis pour empêcher l'autre de conclure. Le réalisateur de Charlie & ses Drôles de Dames s'en donne à cœur joie dans les scènes d'action, efficaces à défaut d'être originales à l'image des premières minutes du film ou de la séquence très drôle de paintball. Le scénario évite les temps morts et propose un rythme soutenu que seules quelques scènes de dialogues viennent ralentir. L'affrontement entre les deux espions est propice à de belles scènes de comédie qui réussissent pour la plupart à faire rire.

 

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Si le film fonctionne c'est aussi grâce au trio d'acteurs au sommet de leur forme. Au delà de leurs belles gueules et de leurs physiques plus qu'agréables, Chris Pine et Tom Hardy prennent un malin plaisir à jouer ensemble et font preuve d'une alchimie très persuasive. Leur jeu plein de légèreté et de charisme ainsi que leur complicité visible à l'écran rendent cette querelle de bromance divertissante. Reese Witherspoone est rayonnante et exploite une nouvelle fois son potentiel comique avec brio. On notera aussi les apparitions très drôles et crues de Chelsea Handler, présentatrice d'un talk show américain, qui apporte un peu de piquant à l'affaire. Sans révolutionner quoique ce soit (ce n'est pas son but), Target est un divertissement mêlant action et humour avec en bonus un casting délicieux pour les yeux, qui vous fera passer un bon moment.

 

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Sortie en salles: 14.03.2012

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 21:48

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Dans la veine du premier volet dans lequel Brendan Fraser s'aventurait au Centre de la Terre, ce Voyage au Centre de la Terre 2: L'Île Mystérieuse mêle une bonne dose d'aventure avec un soupçon d'hommage à Jules Verne et un second degré bienvenu qui évitera aux plus grands de s'ennuyer. Dwayne Johnson prend le relais en incarnant le beau-père du jeune héros incarné par Josh Hutcherson, avec qui le contact est difficile. Tous les deux, ils embarquent dans une expédition pour retrouver son grand-père d'aventurier, disparu depuis deux ans sur une île perdue au milieu du Pacifique.

 

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Réalisé par Brad Peyton, le film ne révolutionnera pas le genre de l'aventure et cible clairement les moins de dix ans. Le scénario est convenu, les dialogues caricaturaux et les situations rocambolesques. Mais, l'exécution est de plutôt bonne facture avec des décors saturés de couleurs et des effets spéciaux plutôt honnêtes. Le jeune public en aura pour son argent de poche avec des séquences de bravoure exaltantes à l'image de cette rencontre avec un lézard géant (qui rappellent les films de Ray Harryhausen) ou de la course poursuite sur dos d'abeilles géantes. Heureusement pour les plus grands, le second degré ambiant et l'interprétation du casting qui ne se prend pas au sérieux font que l'on passe tout de même un bon moment en laissant de côté les invraisemblances de l'histoire.

 

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Dwayne Johnson continue d'exploiter son statut de héros baraqué au capital sympathie énorme, et Il se fend d'une interprétation de « What A Wonderful World » au ukulélé qui vaut le détour. Josh Hutcherson fait un héros convaincant tandis que Vanessa Hudgens (qui a bien  grandi depuis High School Musical) ne sert vraiment qu'à (bien) porter le mini short moulant. Enfin, Michael Caine s'amuse et cabotine et semble avoir fait le film pour ses petits enfants. Divertissement familial bien mené et assumé, ce Voyage au Centre de la Terre 2: L'Île Mystérieuse offre un spectacle qui ravira les plus jeunes et possède assez de fun pour ne pas laissert les plus de dix ans sur la touche, grâce notamment à la cool attitude sans faille de Dwayne Johnson dont on ne se lasse pas.

 

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Sortie en salles: 15.02.2012

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:48

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Inédit dans les salles françaises, Easy Girl (titre original: Easy A) est le film qui a lancé la carrière d'Emma Stone que l'on a vu depuis dans des succès tels que La Couleur des Sentiments ou Crazy, Stupid, Love. Comédie adolescente loin des clichés du genre, le film de Will Gluck revisite les thèmes du roman La Lettre Écarlate à travers les yeux d'une lycéenne en quête de notoriété. Emma Stone incarne Olive, une jeune étudiante de 18 ans qui, poussée par sa meilleure amie, prétend avoir perdu sa virginité avec un petit ami imaginaire. Le petit mensonge est tombé dans l'oreille d'une garce à tendances super cathos qui fera de la rumeur un scandale. Très vite, Olive est pris au jeu du mensonge et doit en affronter les conséquences.

 

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Porté par l'interprétation charmante et charismatique d'Emma Stone (dont on ne se lasse jamais) et fort d'un scénario pertinent et rythmé, le film se suit avec un plaisir constant sans jamais que l'ennui ne s'installe. Les dialogues sont souvent exquis et le réalisateur ne manque pas de bonnes idées (. Il propose une plongée intéressante dans le monde lycéen et une approche intelligente et légèrement subversive des thèmes chers à cet univers: l'hypocrisie politiquement correcte, les réseaux sociaux et le culte à la célébrité, les rumeurs etc... On notera la minute critique du réalisateur en direction de l'adaptation de La Lettre Écarlate avec Demi Moore, très drôle et bien exécutée.

 

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Outre sa géniale tête d'affiche, Easy Girl se targue d'une talentueuse galerie de seconds rôles. Stanley Tucci et Patricia Clarkson incarnent les parents libéraux de l'héroïne avec un humour réjouissants, Thomas Haden Church joue un prof sympathique et cool et il est toujours agréable de retrouver Lisa Kudrow à l'écran. Au final, Easy Girl est une comédie bien au dessus de la moyenne, drôle, charmante et cynique. Si elle n'a pas eu les honneurs d'une sortie en salles en France (une hérésie quand des films comme Jack & Julie en bénéficient!), ce n'est pas une excuse pour passer à côté !

 

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Actuellement disponible en Blu-Ray & DVD chez Sony Distribution

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:45

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Aujourd'hui on revient sur l'un des films les plus drôles de l'industrie de l'animation, Kuzco: L'Empereur Mégalo. Le projet baptisé Kingdom of the Sun à ses débuts se voulait être une fresque épique dans la lignée du Roi Lion, de Pocahontas et d'Aladdin. Mais de remaniements de scénarios en réduction de budget et de temps, le film final n'a plus rien à voir avec le projet original et c'est tant mieux. Car si on ne retrouve pas le souffle épique et romanesque d'un grand Disney, Kuzco peut se targuer d'offrir un film d'animation dans la pure tradition cartoon de Tex Avery riche en gags hilarants et doté d'un scénario ficelé avec un rythme soutenu.

 

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A des lieux des standards des studios de la souris et de ses valeurs bien pensantes, le film tourne autours de son héros antipathique et détestable: un jeune empereur inca égoïste et imbu de sa personne qui n'hésite pas à mettre à la rue des paysans pour construire sa villa estivale. Mais un jour, sa conseillère et sorcière Yzma (dessinée comme une vieille diva hollywoodienne ridée et accompagnée de son gigolo écervelé Kronk) le transforme en lama à la suite d'un licenciement abusif et il devra faire équipe avec le bon Pacha pour remettre de l'ordre dans sa vie. Commence alors un buddy movie déjanté accumulant les gags et les dialogues exquis (la version française est d'ailleurs, et c'est rare, d'excellente qualité voire meilleure que l'américaine). L'humour lorgne avec brio du côté des Monty Pythons, de Tex Avery et de Chuck Jones sans rougir. Jouant avec les codes du cinéma, les moindres détails du décor, les poses des personnages, les temps de pause dans les dialogues, les regards intensifiés... tout est mis à contribution pour les besoins du rire. Et ça fonctionne à merveille.

 

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On a rarement ri dans un Disney depuis longtemps. La scène de l'écureuil martyrisé par le héros qui prend ensuite sa revanche avec un ballon de baudruche est irrésistible de drôlerie, quand à la scène du restaurant, elle démontre en dix minutes l'étendue des talents des réalisateurs et des animateurs pour faire rire. Si le design paraît simpliste, l'animation est soignée et très fluide tandis que les couleurs sont chatoyantes, ce qui donne un look agréable au film. Audacieux, drôle, très drôle, Kuzco L'Empereur Mégalo fait partie de ces perles dont trop peu ont entendu parler face aux grands classiques plus connus de la maison Disney. Alors si vous n'avez pas encore visionné ce petit bijou animé, réparez vite votre erreur.

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 22:28

detachment

 

Le réalisateur Tony Kaye, bien que très discret, aime les sujets qui fâche et l'avait déjà prouvé en traitant le racisme et l'extrémisme dans American History X et en filmant le documentaire Lake of Fire sur l'avortement. Douze ans plus tard, il s'attaque au système scolaire américain avec Detachment, un film aux allures de docu-fiction qui suit le quotidien d'un professeur remplaçant qui jongle entre les difficultés rencontrées dans l'école où il officie et ses problèmes personnels.

 

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Detachment est un bilan déprimant du programme « No Child Left Behind », une restructuration du système scolaire signée sous l'administration de George W. Bush et dont les résultats sont loin de l'utopie escompté. Adrien Brody incarne le malaise ambiant du corps professoral en livrant une performance très juste d'un mentor qui tente tant bien que mal à guider ses élèves malgré les difficultés. Les seconds rôles sont tenus par quelques grands acteurs, on y voit par exemple l'excellente Marcia Gay Harden dans le rôle de la principale désabusée ou encore le prof shooté aux pilules joué par James Caan et une conseillère au bord de la crise de nerf interprétée par une Lucy Liu étonnante. On regrette qu'ils soient un brin sous-exploités, à l'image du personnage joué par Christina Hendricks dont la relation avec le héros aurait mérité plus de temps.

 

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Le réalisateur n'y va pas de main morte pour dépeindre les différentes aberrations qui jalonnent le parcours des enseignants (violences et menaces des élèves, parents irresponsables, culture des résultats au profit des marchés immobiliers, suicide des jeunes etc...) et utilisent mille et une techniques, d'images en noir et blanc façon documentaires à des animations à la craie sur tableau noir en passant  par des confessions en gros plan du personnage principal, pour montrer les raisons du désespoir. Car l'atmosphère pesante du film est totalement assumée et n'y allez pas en vous attendant à ne serait-ce que sourire une minute. Les thèmes traités y sont noirs (le héros tente de sauver une jeune prostituée de la rue, que joue la jeune et talentueuse Sami Gayle) et le réalisateur ne propose aucune solution, aucun espoir, juste un témoignage en l'état, brut, qui aurait peut-être mérité plus de finesse.

 

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Sortie en salles: 01.02.2012

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 01:30

Descendants

 

Alexander Payne est un cinéaste très doué pour dépeindre la comédie humaine, il l'avait déjà démontré dans Sideways il y a sept ans. En adaptant le roman de Kaui Hart Hemmings, le cinéaste offre à George Clooney la plus belle interprétation de sa carrière. Il y incarne Matt King, avocat à Hawaï et père de famille dont la vie bascule quand sa femme tombe dans le coma, le laissant seul et perdu avec ses deux filles. Lorsque la plus grande lui révèle l'infidélité de sa femme avant son accident, il se met en tête de partir avec ses enfants à la recherche de son amant. Entre rencontres, révélations, clash et réconciliations, il va passer une semaine qui lui mettra face à son véritable défi: reconstruite sa famille.

 

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Si le scénario semble accumuler les pistes scénaristiques à la manière d'un soap opera, le géniel du réalisateur intervient en jonglant avec l'humour et l'émotion avec une dextérité brillante. C'est littéralement une comédie dramatique: d'une situation tragique, le film traite de thèmes forts tels que le deuil, l'infidélité, les relations familiales avec une légèreté rafraîchissante mais sait aussi viser juste au niveau des émotions en balayant les clichés. Ces scènes  percutantes niveau émotions nous tombent dessus aussi subitement que pour le personnage principal, à l'image de cette séquence magnifique où l'aînée assène à son père les maux d'une enfance et l'infidélité de sa femme. Poignant. Le tout se déroule dans les superbes paysages d'Hawaï, pourtant loin des cartes postales de touriste, le réalisateur souhaitant également montrer comment ce paradis terrestre est également entaché par les complexes hôteliers et divers gratte-ciels.

 

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Si George Clooney ne s'était jamais autant dévoilé face à une caméra, délivrant un jeu subtil et touchant, le reste du casting mérite également les honneurs. La jeune Shailene Woodley (de la série La Vie Secrète d'une Ado Ordinaire) est impressionnante d'intensité et incarne une adolescente en proie aux maux de son âge en évitant les images préconçues. Les seconds rôles sont également saisissants, parvenant à marquer le spectateur avec seulement quelques minutes à l'écran à l'instar du beau-père incarné par Robert Forsters ou encore Judy Greer qui joue la femme trompée. Alexander Payne nous offre un drame d'une rare nuance, qui parvient à traiter de douloureux sujets tout en conférant quelques éclats de rire. Espérons que l'on ait pas à attendre encore sept ans avant son prochain.

 

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Sortie en salles: 25.01.2012

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:21

Sherlock

 

La relecture explosive et pas très fidèle de l'œuvre d'Arthur Conan Doyle par le survolté Guy Ritchie avait remporté un grand succès il y a deux ans. La franchise se poursuit avec ce Sherlock Holmes: Jeu d'Ombres qui reprend les mêmes ingrédients, dont le duo irrésistible que forment Robert Downey Jr. et Jude Law, tout en promettant toujours plus comme toute suite qui se respecte. Comme le laissait supposer la fin du premier épisode, notre détective affronte cette fois le redoutable Professeur Moriarty, dont le génie intellectuel est mis à contribution pour arriver à ses desseins machiavéliques. Un face à face au sommet qui intervient au moment où le Docteur Watson s'apprête à se marier.

 

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Robert Downey Jr. et Jude Law refont équipe et font à nouveau preuve d'une alchimie visible. Déjà remarqué dans le premier opus, leur relation est plus que jamais à la limite du crypto-gay totalement assumé (scène du train, Watson réanimant Holmes...). Charismatique, drôle et émouvant, le duo fonctionne à merveille et les deux personnalités se complètent avec brio. Noomi Rapace (La Lisbeth du Millenium suèdois) fait une entrée convaincante dans la franchise tandis que Jarred Harris (Mad Men) campe un vilain à la hauteur même si il frôle parfois la caricature.

 

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Guy Ritchie semble toujours en forme et s'amuse à déstructurer les scènes d'action avec toujours autant de verve. Les amateurs de finesse passeront leur chemin. Alternant les ralentis, les changements de vitesse, de focale et les travellings à en donner le vertige, il délivre des moments assez jouissifs et diablement efficaces avec un cachet bien à lui. La séquence à bord du train et la poursuite en forêt sont deux exemples probants. La photographie poisseuse est du plus bel effet et souligne la reconstitution méticuleuse des capitales européennes de l'époque victorienne. On pardonnera le scénario inutilement complexe et les longueurs (le film aurait pu être aussi bon en coupant 20 minutes) pour ne pas bouder son plaisir devant un spectacle efficace, stylé et avec un duo d'acteurs irrésistibles. Un film d'action joliment emballé.

 

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Sortie en salles: 25.01.2012

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